La Garnache

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La Garnache
La mairie de La Garnache.
La mairie de La Garnache.
Blason de La Garnache
Blason
La Garnache
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Challans
Intercommunalité Challans-Gois-Communauté
Maire
Mandat
François Petit
2014-2020
Code postal 85710
Code commune 85096
Démographie
Gentilé Garnachois
Population
municipale
4 859 hab. (2015 en augmentation de 8,15 % par rapport à 2010)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 29″ nord, 1° 49′ 47″ ouest
Altitude 27 m
Min. 8 m
Max. 52 m
Superficie 60,52 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

La Garnache est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Aujourd'hui petite ville de moins de 5000 habitants, elle fut jusqu'aux Guerres de religion du XVIe siècle, une seigneurie redoutée, et la ville la plus importante de la région.[réf. nécessaire]

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal de La Garnache s’étend sur 6 052 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 27 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 8 et 52 mètres[1],[2].

La commune est située dans le nord-ouest de la Vendée, à environ 40 km de La Roche-sur-Yon, 50 km de Nantes, 4 km de Challans et 35 km de Noirmoutier.

La Garnache se situe en bordure du Marais breton[3].

Rose des vents Châteauneuf Châteauneuf Saint-Étienne-de-Mer-Morte Rose des vents
Challans N Froidfond
O    La Garnache    E
S
Challans Challans Froidfond

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Environ 1 000 ans avant notre ère, le territoire de La Garnache était situé sur un promontoire dont Beauvoir-sur-Mer était le cap extrême et entouré des marais de Bouin au nord et de Sallertaine au sud.

Deux siècles av. J.-C., la tribu gauloise des Agnutes s'installa dans le pays de Retz, alors couvert d'immenses forêts. C'étaient des marins, des agriculteurs et des éleveurs.

La civilisation romaine laissa des traces de constructions dans la région (Pont-Habert, Déas, Ampan). Le territoire des Agnutes est rattaché à la civitas (circonscription administrative) des Pictons (capitale : Poitiers).

Un monastère dépendant de La Garnache est fondé en 673 dans « l'île d'Hero » (Noirmoutier) par saint Philibert. La commune abrite un cimetière mérovingien.

La dynastie des seigneurs de La Garnache débute vers 1045, sous la dépendance du vicomte de Thouars et s'étend sur un vaste territoire (Beauvoir, Bois-de-Céné, îles de l'île d'Yeu et Noirmoutier, Sallertaine...). Jusqu'en 1214, six seigneurs édifièrent et fortifièrent le puissant château, avant que terres et bâtiments ne passent successivement aux familles de Belleville, de Clisson de Parthenay et de Rohan, puis de Rohan-Chabot. Au XVe siècle la seigneurie de La Garnache était rattachée à la vicomté de Thouars qui appartenait à la famille d'Amboise. Elle passa ensuite aux ducs de Villeroy jusqu'à la Révolution..

La ville est disputée pendant les guerres de religion entre les calvinistes et les catholiques. Ce fief, faisant partie du Bas-Poitou, dont il ne reste, de son château, que deux tours et les ruines du donjon médiéval, donne son nom à Françoise de Rohan, duchesse de Loudun, que le parti lorrain nomme alors la Dame de La Garnache. Le fils qu'elle a eu des amours du duc de Nemours, et qui usurpe le titre d'Henri de Genevois, lui dérobe ce château en 1585. Mais le fief est repris en 1588 par les troupes du futur roi Henri IV. En 1622, Louis XIII ordonne le démantèlement de la forteresse.

François-Athanase Charette de La Contrie, futur chef de l’Armée catholique et royale, s’établit à La Garnache, au château de Fonteclose, après son mariage, en 1790. Le 14 mars 1793, les paysans qui venaient de s'insurger contre la République viennent le chercher pour en faire leur chef.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs[4]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
??/??/1794 ??/??/1799 Jacques Gervais Laidin    
??/??/1799 22/08/1815 François Mas    
22/08/1815 ??/08/1830 Marie-François de la Rochefoucault    
??/08/1830 17/08/1848 François Guyard    
17/08/1848 21/02/1850 Marie-Henri de Billon    
21/02/1850 13/02/1853 Henri de la Rochefoucault    
13/02/1853 15/01/1863 François Guyard    
15/01/1863 09/08/1863 Germain Cantin   adjoint, maire par intérim
09/08/1863 ??/09/1870 Henri de la Rochefoucault    
??/09/1870 12/11/1870 Jean Briand   maire provisoire
12/11/1870 30/04/1871 Auguste Herbert    
30/04/1871 07/05/1871 Jean Briand   maire provisoire
07/05/1871 14/10/1888 Henri de la Rochefoucault    
14/10/1888 15/05/1892 Armand de Baudry d'Asson    
15/05/1892 02/09/1906 Ernest Faucheron    
02/09/1906 19/05/1912 Joseph Fonteneau    
19/05/1912 19/05/1935 Armand de Baudry d'Asson fils    
19/05/1935 01/10/1941 Louis de Boisdavid    
01/10/1941 27/03/1977 Armand de Baudry d'Asson    
27/03/1977 20/03/1989 Pierre Rouillon[Note 1]    
20/03/1989 18/03/2001 Eugène Achard    
18/03/2001 2014 Claude Bobière[Note 2],[5] Divers droite  
2014 en cours
(au 12 janvier 2017)
François Petit Divers droite chef d'entreprise

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Garnachois[6].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8].

En 2015, la commune comptait 4 859 habitants[Note 3], en augmentation de 8,15 % par rapport à 2010 (Vendée : +5,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 000 2 182 2 461 3 093 2 743 2 880 2 885 2 994 2 926
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 956 3 005 3 204 3 153 3 167 3 185 3 329 3 386 3 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 447 3 470 3 510 3 102 3 101 2 935 2 888 2 779 2 837
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
2 710 2 628 2 807 3 152 3 379 3 576 4 202 4 557 4 859
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,6 %, 15 à 29 ans = 16,3 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 21,6 %, plus de 60 ans = 18,3 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 19,9 %, 15 à 29 ans = 14,6 %, 30 à 44 ans = 22,3 %, 45 à 59 ans = 21,9 %, plus de 60 ans = 21,3 %).
Pyramide des âges à La Garnache en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90 ans ou +
1,1 
6,1 
75 à 89 ans
8,7 
11,7 
60 à 74 ans
11,5 
21,6 
45 à 59 ans
21,9 
23,2 
30 à 44 ans
22,3 
16,3 
15 à 29 ans
14,6 
20,6 
0 à 14 ans
19,9 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • École privée élémentaire - Saint-Joseph[13].
  • École privée maternelle - Sainte-Marie.
  • École publique maternelle et primaire Jan-et-Joël-Martel.
  • Les écoles maternelle et primaire Sainte-Marie et Saint-Joseph ont été réunies en un établissement pour la rentrée 2010 sous le nom de l'école Notre-Dame-de-la-Source (établissement privé catholique).

Sports[modifier | modifier le code]

  • Zone de loisirs : à proximité du bourg, le plan d'eau de 3,54 hectares ouvert à la pêche est un espace détente et promenade avec un coin pique-nique. De nombreux sentiers pédestres sillonnent la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments remarquables[modifier | modifier le code]

La commune compte quatre monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[14] :

La Pierre du Diable[modifier | modifier le code]

Mégalithe de La Garnache (Vendée) dit "Pierre du Diable."

Cette pierre méconnue est située en plein champ, sur un îlot boisé, aux frontières de Challans, Sallertaine et de La Garnache. Le docteur Marcel Baudouin en fait une description complète dans le Bulletin de la Société préhistorique de France n°4 de 1925 : Le Menhir tombé de La Grande Emonnière, Commune de La Garnache (Vendée). Il indique dans son article avoir découvert ce mégalithe en 1907 (alors propriété de Léon Martel-Boucher, père des sculpteurs Jan et Joël Martel), et qu'il n'a été signalé par personne. Mais l'abbé Baudry en parle déjà en en 1864, dans l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée. Où il rapporte cette légende : « Les habitants de Sallertaine n'ont respecté qu'un menhir, dit Pierre Levée ou Pierre du Diable. Un jour, ils l'entourèrent d'une fune (un câble), et la firent tirer par douze bœufs. Mais la fune, pourtant neuve, se brisa comme du verre, et la pierre resta immobile, ce qui n'étonna personne. Car, dirent-ils, c'est une pierre que le Diable portait au pont de Saint-Martin et qui est toujours sous sa puissance. Et elle est, ainsi que la croisée de la Croix-Joslin, le rendez-vous des sorciers. »

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'église de La Garnache.

On peut également citer :

  • l’église Notre-Dame, reconstruite au XIXe siècle, ornée d’une Assomption polychrome du XVIIIe siècle, d’un christ de bois, maître-autel et chemin de croix contemporains (à noter, comme l'église de Challans, que l'édifice est orienté "à l'envers," l'abside n'étant pas tournée vers l'Est, ou le Sud-Est - comme Notre-Dame de Paris ou d'Amiens, - mais vers le Nord-Ouest).
  • la chapelle Notre-Dame-de-la-Victoire (ancienne chapelle Saint-Léonard), de style gothique. Dédiée à saint Léonard depuis 1150, elle changea de patronage en 1571 pour commémorer la victoire navale de Lépante[19] ou Bataille de Lépante. En ruine après les guerres de Religion, elle fut restaurée à partir de 1711 sur la demande du père Louis-Marie Grignion de Montfort (dans la Revue de la Vendée historique de 1911, on lit également (p. 103) : "Montfort, qui avait construit ou relevé tant de chapelles, affectionnait tout particulièrement celle de la Garnache. Dans son testament, écrit à Saint-Laurent-sur-Sèvre la veille de sa mort, le 27 avril 1716, (on) relève cette clause bien significative : « Je donne trois de mes étendards à Notre-Dame de Toute-Patience, de la Séguinière ; les quatre autres à Notre-Dame de la Victoire, à la Garnache... » On ne sait ce qu'ils sont devenus. La "Bannière de Lépante," qui a été restaurée fin 2017 à Nantes par Marie-Flore Lenoir[20], a quant à elle a été commandée par la paroisse de La Garnache en 1888 pour fêter la béatification du père de Montfort.)
  • des châteaux du XIXe siècle : château des Planches, château de La Poirière, manoir des Laumiaires ;
  • des moulins ;


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Musée du passé et des traditions.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Françoise de Rohan (v. 1540-1591), dame de La Garnache, duchesse de Nemours pour les protestants, faite duchesse de Loudun par Henri III, protectrice du mathématicien François Viète. Le poète André de Rivaudeau (1540 - 1580) a dédié des œuvres « A Françoise de Rohan, très-illustre & très-vertueuse princesse, dame de La Garnache et Beauvoir-sur-Mer. »
  • François Athanase Charette de La Contrie (1763-1796), militaire qui s'opposa à la République, surnommé « roi de la Vendée ». Il a habité au manoir de Fonteclose.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti : au premier, d'or aux sept merlettes d'azur ordonnées en orle, au franc-quartier de gueules ; au second, coupé : au premier, parti d'argent à la moucheture d'hermine de sable et d'or à la fleur de lys d'azur, et au second, d'azur à l'ostensoir d'or.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1983.
  2. Réélu en 2008.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune 8007 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  2. « La Garnache », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  3. « Carte géographique », sur maps.google.fr (consulté le 16 juillet 2010).
  4. (fr) Mairie de La Garnache.
  5. (fr) Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  6. « Nom des habitants », sur www.habitants.fr (consulté le 16 juillet 2010).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  11. « Évolution et structure de la population », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  12. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 » [archive du ], sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)
  13. (fr) Site de l'École privée élémentaire - Saint-Joseph
  14. « Liste des monuments historiques de la commune de La Garnache », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Tumulus dit La Butte Cavalière », notice no PA00110126, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Menhir dit Pierre-du-Diable », notice no PA00110125, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Manoir dit La Vieille Fonteclose (Maison de Charette) », notice no PA00110124, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Château (ancien) », notice no PA00110123, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. http://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/85-Vendee/85096-Garnache/143023-ChapelleNotre-Dame-de-la-Victoire
  20. Le Courrier Vendéen, jeudi 04 janvier 2018, p. 14.