Châtelperron

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Châtelperron
Vue de l'église et du château
Vue de l'église et du château
Blason de Châtelperron
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Arrondissement Vichy
Canton Moulins-2[1]
Intercommunalité Communauté de communes Entr'Allier Besbre et Loire
Maire
Mandat
André Ratinier
2014-2020
Code postal 03220
Code commune 03067
Démographie
Population
municipale
148 hab. (2014)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 23′ 59″ nord, 3° 38′ 14″ est
Altitude Min. 234 m – Max. 352 m
Superficie 20,8 km2
Localisation

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Châtelperron

Châtelperron est une commune française située dans le département de l'Allier en région administrative Auvergne-Rhône-Alpes. Les découvertes préhistoriques qui y ont été faites lui ont valu de donner son nom à une période de la Préhistoire, le châtelperronien.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue sur Châtelperron

Localisation[modifier | modifier le code]

  • Longitude est : 03° 39′ 00″ (degrés-minutes-secondes)

3,65 degrés décimaux 0,063705 radians

  • Latitude nord : 46° 23′ 00″ (degrés-minutes-secondes)

46,3833 degrés décimaux 0,809542 radians

Châtelperron est longé par la Besbre sur la limite occidentale de la commune et traversé par le Graveron, ruisseau qui se jette dans la Besbre en rive droite, à la pointe nord de la commune.

Ses communes limitrophes sont[2] :

Communes limitrophes de Châtelperron
Vaumas
Thionne Châtelperron Saint-Léon
Jaligny-sur-Besbre
Chavroches
Sorbier

Héraldique[modifier | modifier le code]

Chatelperron 2.png

« Écartelé d'or et de gueules. »
Blason des seigneurs de Châtelperron

Armes châtelperron.png

« Écartelé aux 1 et 4 d'or au dauphin pâmé d'azur aux 2 et 3 de gueules au lion d'hermine, lampassé et couronné d'or. »


Armes présentées sur site de la commune de Châtelperron.
L'écartelé est composé en 1 et 4 des armes des Dauphins d'Auvergne et en 2 et 3 de celles des Chabannes-La Palisse

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier possesseur connu de la terre de Châtelperron est Guichard de Castro Petri qui reconnaît la détenir du seigneur de Beaujeu en 1132. En 1215, Étienne, fils de Régnier de Chastel-Perron est homme lige du sire de Bourbon.

Église. Litre funéraire aux armes des Charry des Gouttes

En 1220, Vilhelmus de Castro Petri ou Castropertis, est, en 1220, seigneur de Saint-Léon, Vaumas, Liernolles et Lenax.

En 1329, Châtelperron est rattaché, par le mariage d'Isabeau de Châtelperron à Robert Dauphin de Jaligny, à la terre de Jaligny. Il le restera jusqu'au début du XVe siècle et, après avoir été quelques années propriété de Claude Montaigu, il sera vendu à Jacques Ier de Chabannes, seigneur de La Palice, le 17 mai 1443, pour « neuf mille trois cents écus d'or vieil ». Marie de Meulun, veuve de Charles de Chabannes, s'installera à Châtelperron où elle décédera en 1553. C'est à cette période qu'auraient été percées les fenêtres supplémentaires sur la façade principale du château qui possède, sur le linteau de la cheminée du premier étage, les armes des Chabannes.

Famille de Charry des Gouttes

À l'extinction des Chabannes, le fief revient, comme le reste de leurs biens, à la famille de Tournon puis, en 1571, à la famille de La Guiche. Châtelperron sera vendu en 1682 puis, de nouveau en 1685 à Gabrielle de Marmande. Après avoir été en possession d'Antoine de Charry des Gouttes, ce qui subsiste de la propriété – le château, quelques maisons du bourg et quatre domaines[Note 1] – sera racheté, en 1803[Note 2], par Jean-Baptiste Collas, qui réussira à reconstituer presque entièrement l'ancienne terre[Note 3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours André Ratinier[3]   Agriculteur retraité
réélu en 2014

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 148 habitants, en augmentation de 1,37 % par rapport à 2009 (Allier : 0 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454 464 457 442 452 459 454 483 503
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500 521 499 563 559 589 622 616 589
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
566 577 532 499 467 456 405 374 345
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
315 287 250 219 189 137 141 149 148
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Chapelle latérale nord

XIIe siècle : Comprise dans l'ancienne enceinte du château, elle appartenait à sa première construction. Elle se compose d'une seule nef, dont les arcades sont à plein-cintre et le mur latéral droit décoré d'arcades appliquées, et de deux chapelles latérales, de chaque côté du chœur, formant un transept de taille réduite ; celle de gauche a été entièrement reconstruite au XIXe siècle par la famille Collas de Chatelperron. Les trois autels – dont le maître-autel en marbre du pays – sont d'un travail postérieur à l'édifice. Le portail est orné d'un tympan en bâtière, de grès fin rouge, représentant en bas-relief l'Agneau pascal, entouré de motifs végétaux, posé sur une croix pattée[Note 5]. Ce fronton est soutenu par six colonnes dont cinq ont été remplacées, dans la seconde partie du XXe siècle par des colonnes de grès rose, sous l'égide de Marcel Génermont, architecte des Monuments historiques et président de la Société d'émulation du Bourbonnais.

Le portail est classé monument historique depuis le 7 juin 1933. Le reste de l'église a été inscrit à l'inventaire supplémentaire le 8 février 1986.

Château[modifier | modifier le code]

XIIe et XVe siècles : Ce qui reste du bâtiment d'origine est du XVe siècle. Il avait, à l'origine, la forme d'un parallélogramme flanqué de quatre tours. Le château est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques le 9 décembre 1929.

Site préhistorique de la grotte des Fées[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grotte des Fées (Châtelperron).

La grotte des Fées est située à environ 1 km au nord du bourg, sur la rive gauche du Graveron (03° 03’ 18”E, 46°24’42”N), à 5 ou 6 m au-dessus du niveau du ruisseau. C'est au site de la grotte des Fées (35 000 - 30 000 ans av. J.-C.) que le « castelperronien » ou « châtelperronien » doit son nom. Les résultats des fouilles ont notamment alimenté la controverse sur la cohabitation ou non entre les hommes anatomiquement modernes et les Néandertaliens.

Ce site a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles aux XIXe et XIXe siècles, initialisées, pour les premières, lors de la construction du chemin de fer devant relier les mines de Bert à Dompierre-sur-Besbre.

Autres[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • H. Delporte, F. Surmely, A. Urgal, Châtelperron : un grand gisement préhistorique de l’Allier, Moulins, Conseil général de l’Allier, 1999, 48 p.
  • René Germain (dir.), Dominique Laurent, Maurice Piboule, Annie Regond et Michel Thévenet, Châteaux, fiefs, mottes, maisons fortes et manoirs en Bourbonnais, Éd. de Borée, , 684 p. (ISBN 2-84494-199-0)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En Bourbonnais, le vocable domaine désigne une exploitation agricole.
  2. Le cinquième jour complémentaire de l’an XI.
  3. Cette famille deviendra par la suite Collas de Chatelperron.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Certains ont voulu voir dans cet emblème la preuve de la présence d'une commanderie de Templiers. Une telle présence aurait été incompatible avec celle, au même endroit et à la même période, du seigneur attesté de ces terres, Vilhelmus (Guillaume) de Castro Petri.
  6. Les seigneurs des Escures étaient seigneurs de Pontcharraud, de La Tour-du-Bois, de Gincay, de Brulle, de Lesparre, de La Vernède, de PIaisance, de Sauzat, de La Vivère, de Marcellange, du Reray, de Prabillard.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret no 2014-265 du 27 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Allier.
  2. Géoportail (consulté le 26 mai 2017).
  3. Liste des maires de l'Allier [PDF], sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de l'Allier, 8 avril 2014 (consulté le 26 juin 2014).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .