Chlamydia

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Les chlamydies (Chlamydia) forment un genre de bactéries de la famille de Chlamydiaceae. Tout comme les rickettsies, les chlamydies sont des bactéries parasites intracellulaires obligatoires et de petite taille (300-500 nm). Elles sont responsables de diverses maladies chez l'humain et l'animal.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

Les chlamydies sont incapables de synthétiser leur propre ATP et utilisent celui de la cellule eucaryote qu'elles parasitent. Elles sont également dotées de petits génomes (900 gènes codant 500 protéines).

Leur cycle de développement est particulier (Figure 1). Deux formes se succèdent :

  • Corps élémentaire : sphérique ou ovale de petite taille. Le nucléoïde est très dense et se trouve à la périphérie du cytoplasme. Ils sont dotés d'une paroi très épaisse (proche de celle des bactéries à Gram négatif). Leur métabolisme est inactif. C'est la forme infectieuse ;
  • Corps réticulé : de grande taille et dépourvu de paroi rigide. Le nucléoïde est relâché dans le cytoplasme et le métabolisme est actif. C'est la forme réplicative.
Figure 1 : Cycle de développement des chlamydies.

Pouvoir pathogène[modifier | modifier le code]

Diverses formes de Chlamydia trachomatis provoquent le trachome, une infection de la membrane muqueuse des paupières, et le lymphogranulome vénérien, une maladie sexuellement transmissible. La même espèce provoque une autre infection sexuellement transmissible, la chlamydiose. Chez la femme, la chlamydiose est une cause fréquente de maladie inflammatoire pelvienne, pouvant entraîner une stérilité et augmenter le risque de grossesse extra-utérine. Les hommes sont des porteurs, mais une miction douloureuse peut conduire ceux-ci à se faire traiter avant l'apparition d'une infection des testicules et la stérilité masculine.

Celles ci peuvent apparaitre des suites d'une congélation prolongée.

L'infection par des chlamydies chez la femme augmente le risque de fausse couche[1].

En 2014, des chercheurs de l'institut Max-Planck de biologie infectieuse ont établi une relation entre les infections à Chlamydia et les cancers abdominaux : Chlamydia est capable de décomposer la protéine p53, gardienne de l'intégrité du génome humain, et empêche de ce fait la mort programmée d'une cellule dont le génome est différent de celui de l'organisme porteur ; les cellules « mutantes » peuvent alors survivre, permettant le développement de cancers[2],[3].

Les chlamydies sont sensibles aux antibiotiques à large spectre (tétracycline, chloramphénicol) et aux sulfamidés.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. David Baud, Genevieve Goy, Katia Jaton, Maria-Chiara Osterheld, Serafin Blumer, Nicole Borel, Yvan Vial, Patrick Hohlfeld, Andreas Pospischil, and Gilbert Greub, Research Role of Chlamydia trachomatis in Miscarriage ; Volume 17, Number 9–September 2011 (Article complet, en anglais).
  2. (en) Sur le site de l'Institut Max Planck lire en ligne
  3. (en) González E, Rother M, Kerr MC, Al-Zeer MA, Abu-Lubad M, Kessler M, Brinkmann V, Loewer A, Meyer TF, « Chlamydia infection depends on a functional MDM2-p53 axis », Nat Commun, no 5,‎ , p. 5201. (PMID 25392082, PMCID PMC4243245, DOI 10.1038/ncomms6201, lire en ligne [html]) modifier