Éducation sexuelle

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Satire anglaise du XVIIIe siècle contre l'éducation sexuelle des jeunes filles : le poème condamne « la démangeaison salace de connaître des Choses secrètes / et de remonter la nature humaine jusqu'à sa source ».

L'éducation sexuelle consiste à informer sur la sexualité et à transmettre un certain nombre de valeurs et de recommandations. Elle commence dans l'enfance et se poursuit dans une certaine mesure tout au long de la vie ; elle peut notamment avoir pour objet l'expression et la discussion autour des sentiments amoureux, des pratiques sexuelles, de la santé sexuelle et reproductive, des notion de consentement et de respect mutuel[1].

Histoire de l'éducation sexuelle[modifier | modifier le code]

Éducation par l'exemple[modifier | modifier le code]

L'apprentissage de la sexualité a longtemps pu être débuté par l'observation des pratiques animales ou humaines. Ainsi, autrefois, dans le Japon traditionnel, les enfants couchaient dans le lit des parents jusqu'à l'âge de neuf ans[2]. Cette première découverte pouvait être ou non complétée par des avis moraux ou pratiques.

Aujourd'hui dans le monde[modifier | modifier le code]

Les pratiques d'éducation sexuelles varient considérablement selon les pays, écoles et familles, mais la plupart des pays reconnaissent qu'elle est nécessaire au bien-être général et au développement personnel de l'enfant et du jeune[1].

En 2018, selon l'UNESCO seuls 34 % des jeunes ont des connaissances précises sur la prévention et la transmission du VIH ? Et dans certains pays, les 2/3 des jeunes filles ignorent encore ce qui leur arrive quand leurs règles apparaissent[1].

l’UNESCO a mis à jour en 2009 ses principes directeurs internationaux sur l’éducation sexuelle pour notamment mieux y intégrer le problème du HIV/SIDA, puis début 2018, en plaidant pour une éducation sexuelle "complète et de qualité" promouvant la santé et le bien-être, le respect des droits de l'homme et l'égalité des sexes, pour un passage plus facile et sûr de l'enfance à la vie adulte[1].
Cette éducation doit être intégrée aux programmes scolaires, en incluant des informations et savoirs fiables sur les aspects cognitifs, émotionnels, physiques et sociaux de la sexualité ; en apportant des "connaissances, compétences, attitudes et valeurs" nécessaire au droit à la santé, au bien-être et à la dignité et à une sexualité épanouie ; afin de permettre des relations sociales et sexuelles respectueuses ; les enfants et les jeunes doivent pouvoir comprendre pourquoi et comment leurs choix affectent leur bien-être et celui d'autrui ; et comprendre et permettre la protection de leurs droits tout au long de leur vie « dans un monde où la violence fondée sur le sexe, les inégalités sexuelles, les grossesses précoces et non désirées, le VIH et d'autres infections sexuellement transmissibles (IST) continuent de faire peser de graves risques sur leur santé et leur bien-être »[1]. L’éducation sexuelle doit les protéger de comportements sexuels néfastes, de relations toxiques, subies et de toute forme d'exploitation sexuelle. Selon l'UNESCO, c'est une occasion de « présenter la sexualité sous un angle positif en mettant en avant des valeurs comme le respect, l'inclusion, la non-discrimination, l'égalité, l'empathie, la responsabilité et la réciprocité »[1].

Effets positifs d'une éducation sexuelle complète[modifier | modifier le code]

Selon l'Unesco elle permet aux jeunes en ayant bénéficié de mieux connaitre leurs corps et sexualité, d'en être plus responsables et d'avoir des comportements plus autonomes et adaptés à leur santé sexuelle et à leur santé reproductive ; Elle contribue à "l’amélioration de leurs capacités d’analyse, de communication et d’autres compétences utiles dans la vie, afin d’assurer la santé et le bien-être en termes de sexualité, de droits de l'homme, de valeurs, de relations saines et respectueuses, de normes culturelles et sociales, d’égalité des sexes, de non-discrimination, de comportement sexuel, de violence et de violence sexuelle, de consentement, d’abus sexuel et de pratiques néfastes"[1] ;

  • qu’elle ait été acquise à l'école et/ou ailleurs, l'éducation sexuelle "n’accroît pas l'activité sexuelle, les comportements sexuels à risque ou les taux d'infection IST/VIH" ;
  • les programmes qui ont proposé l'abstinence comme unique option pour la sexualité des jeunes n'ont pas retardé l'initiation sexuelle, ni réduire la fréquence des rapports sexuels ni même le nombre de partenaires sexuels[1] ;
  • les programmes « axés sur le genre » se sont montrés bien plus efficaces que ceux n'en tenant pas compte en termes de résultats pour la santé et de réduction du taux de grossesses non-désirées ou d’IST[1] ;
  • les résultats les meilleurs sont obtenus quand les programmes dispensés à l'école sont "complétés par la participation des parents et des enseignants, des instituts de formation et des services axés sur les jeunes"[1].

Les Principes directeurs révisés insistent sur les aspects positifs d'une éducation sexuelle complète dans le cadre des droits de l'homme et de l’égalité des sexes et contribuant à la réalisation des engagements de l'ONU mis à jour en matière de santé sexuelle et reproductive de soutenabilité du développement pour 2030 (bien-être, la qualité et l'éducation inclusive, égalité des sexes et autonomisation des femmes et des filles")[1].

En France[modifier | modifier le code]

Les préludes de l'éducation sexuelle apparaissent dans les débats de médecins hygiénistes du XIXe siècle puis dans le contexte des politiques natalistes suivant les guerres mondiales (mouvement familialiste de l’Alliance nationale pour l'accroissement de la population française, comité de l'Éducation nationale présidé par M. Louis François qui publie en 1948 le « Rapport du Comité d'études concernant l'éducation sexuelle dans les établissements d'instruction publique »). À la faveur de la légalisation de la contraception orale par la loi Neuwirth en 1967 et de la libération des mœurs qui s'ensuit, le groupe national d'information et d'éducation sexuelle (GNIES) est créé à l'automne 1969. Mais c'est la circulaire Fontanet du 23 juillet 1973 qui, pour la première fois, prévoit une information sur la sexualité en milieu scolaire, mais qui n'est que facultative[3].

L’éducation à la sexualité est en France théoriquement délivrée (depuis 2001 selon la législation et le code de l'Éducation) dès l’école primaire : « une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d’au moins trois séances annuelles et par groupes d’âge homogène ; Elles peuvent associer les personnels contribuant à la mission de santé scolaire et des personnels des établissements mentionnés au premier alinéa de l'article L. 2212-4 du code de la santé publique ainsi que d'autres intervenants extérieurs conformément à l'article 9 du décret n° 85-924 du 30 août 1985 relatif aux établissements publics locaux d'enseignement. Des élèves formés par un organisme agréé par le ministère de la santé peuvent également y être associés » [4]. La circulaire d'application de ce droit ne date cependant que de 2003 et en 2018 Marlène Schiappa fait remarquer que la loi reste mal appliquée (en tous cas inégalement selon les écoles) ; Une évaluation commandée par le Haut conseil à l’égalité pour l’année scolaire 2014-2015 a en effet conclu que pour un panel de 3 000 établissements publics et privés, 25% ont dit n’avoir mis aucune mesure ou formation en place ; les classes ayant effectivement reçu les trois séances obligatoires n'étaient selon ce sondage que de 47% en CM2, 10% en 6e, 21% en 4e, et seulement 12% en seconde. Le code de l’Éducation demande que ces cours «contribuent à l’apprentissage du respect dû au corps humain», cependant le mot «consentement», n’est apparu dans une circulaire d'application qu'en 2003 note le journal Libération en 2018.

L'éducation sexuelle dans le cadre scolaire ou institutionnel[modifier | modifier le code]

Enjeux[modifier | modifier le code]

Alors que l'éducation sexuelle peine à se développer, notamment à l'école, les enjeux liés à son développement restent considérables :

  • Les comportements sexuels à risques (rapports sexuels non protégés...) sont en augmentation, notamment chez les jeunes
  • Le taux de grossesse (et d'avortement) chez les très jeunes filles reste élevé
  • Une identité sexuelle mal vécue augmente le risque suicidaire[5]

Objectifs[modifier | modifier le code]

L'éducation sexuelle scolaire vise à dédramatiser les angoisses des néophytes, ainsi qu'à avertir les jeunes des risques liés aux pratiques sexuelles (maladies sexuellement transmissibles, grossesse non désirée) et à les informer sur des pratiques sûres.

Méthodes[modifier | modifier le code]

On utilise traditionnellement des coupes anatomiques des organes reproducteurs masculin et féminin, avec des explications sur le modus operandi des spermatozoïdes en compétition face à l'ovule, souvent unique dans l'utérus. On projette parfois leur parcours filmé via un microscope.

Dans les années 1970, il était également fréquent de montrer des scènes d'accouchement sans douleur, notamment celui dans l'eau.[réf. nécessaire]

L'éducation sexuelle dans le cadre familial[modifier | modifier le code]

Comment j'ai instruit mes filles de choses de la maternité par Jeanne Leroy-Allais (1907)

Elle est généralement assurée par les parents, plus précocement que dans le cadre institutionnel, sous la forme de conversations éventuellement accompagnées par un manuel d'éducation sexuelle adapté à l'âge de l'enfant ou du jeune.

Objectifs parentaux[modifier | modifier le code]

L'éducation sexuelle parentale se propose en outre de réglementer (âge, modalités) et d'orienter la sexualité des jeunes vers les valeurs auxquelles elle doit, selon les parents, correspondre.

Les autres vecteurs d'éducation sexuelle[modifier | modifier le code]

Les antennes des radios jeunes abordent librement ces sujets avec des adolescents à des heures de grandes écoutes. Lovin' Fun, première émission de ce type, animée par Doc et Difool, diffusée sur Fun Radio au début des années 1990, est un exemple de ce type d'émissions. La fameuse phrase « Ce n'est pas sale » du doc, montrait une volonté de dédramatiser les sujets liés au sexe et de mettre à distance la morale traditionnelle, qui fait du sexe et du sexuel un tabou.

Certaines associations mêlent aujourd'hui éducation à la sexualité (notamment par la prévention des pratiques à risques) et au respect mutuel.

De plus, internet, bien qu'étant la source de bien des désinformations, peut parfois s'avérer très instructif, que ce soit médicalement parlant ou abordé d'une façon plus pragmatique.

Critiques de l'éducation sexuelle[modifier | modifier le code]

Normativité[modifier | modifier le code]

L'éducation sexuelle fait l'économie d'une dimension considérée comme incommunicable de la sexualité ; Wilhelm Reich dénonce ses « variantes mystiques et mécanistes »[6], la première comme mièvre et la seconde comme froidement distanciée. Roger Dadoun estime avec lui qu'il s'agit surtout de domestiquer et de normer la sexualité[7].

Dans les années 1970 en France, à la suite de la vague libératrice de mai 68, les éditions Hachette publient une encyclopédie de la vie sexuelle illustrée en cinq tomes destinée au grand public, elle rencontre un grand succès mais suscite aussi des critiques[8]. Cette publication sera rééditée plusieurs fois jusqu'à aujourd'hui mais en modifiant les couvertures. L'écrivain Tony Duvert publie en 1973 aux éditions de minuit Le Bon Sexe illustré qui est un essai critique en réaction à cette encyclopédie, dénonçant son conformisme.

Indécence[modifier | modifier le code]

L'éducation sexuelle a longtemps été condamnée par l'Église catholique comme plus susceptible de mener au péché que d'en détourner[9],[10].

Aujourd'hui, certains catholiques considèrent toujours d'un mauvais œil l'éducation sexuelle dispensée à l'école[11].

Confusion et concurrence avec la pornographie[modifier | modifier le code]

Beaucoup de jeunes pensent avoir bénéficié d'une éducation sexuelle par le biais de revues et de films érotiques ou pornographiques. On y rencontre des pratiques spécifiques au genre telle que l'épilation du pubis, ainsi que des pratiques à risques comme des rapports non protégés ; en revanche, la relation de complicité, d'amour ou de tendresse qui est souvent liée à la sexualité réelle, est généralement absente de la pornographie.

Or l'éducation sexuelle vise à informer, notamment sur des pratiques (par exemple, de contraception, ou de lutte contre les maladies sexuellement transmissibles), et à permettre une libre parole sur le sujet, tandis que la pornographie sert uniquement à provoquer l'excitation de celui qui la lit ou la regarde, sans souci didactique, prophylactique ou de représentativité.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michelle Rouyer, La Sexualité, Bayard Jeunesse, collection « La vie de famille », 2003
  • Inès Pélissié du Rausas, S'il te plaît, parle-moi de l'amour ! l'éducation affective et sexuelle de l'enfant de 3 à 12 ans , édition Saint-Paul, 2000
  • Wilhelm Reich, La lutte sexuelle des jeunes, Maspero, 1972.
  • Harold Portnoy et J-P Bigeault, Le sexe entre à l'école, Magnard, 1973.
  • Jean Cohen et al., Encyclopédie de la vie sexuelle, Hachette, 1973.
  • Dominique Wolton, Le nouvel ordre sexuel, Seuil, 1974.
  • Émile Durkheim, Sur l'éducation sexuelle, Paris, Payot, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2011 (ISBN 978-2-228-90680-7).
  • Sigmund Freud, Le Petit Hans, suivi de Sur l'éducation sexuelle des enfants, Paris, Payot, coll. Petite Bibliothèque Payot, 2011 (ISBN 978-2-228-90673-9).
  • Jeanne Leroy-Allais, Comment j'ai instruit mes filles des choses de la maternité Chez Maloine à Paris (1907) 123 pp[12].
  • Mounir, Ch., Éducation sexuelle : comment (bien) faire? Med & Hyg 1997, 55, 661-3
  • Mounir, Ch., L’indispensable éducation sexuelle aujourd’hui, REISO revue d'information sociale, Thème Education-Prévention, lundi 7 novembre 2011; en ligne: http://www.reiso.org/spip.php?article1574
  • Pelège, P., & Picod, C.(2e éd. rev. corr. 2010) Éduquer à la sexualité : Un enjeu de société, Paris, Éd. Chronique sociale, 279 p.
  • Picod, C. (2005) Sexualité: leur en parler c'est prévenir, Toulouse, Édition Erès, 145 p.
  • Samson,J.-M., Problématique de l'éducation sexuelle de la maternelle à l'université, Cahiers sexol.clin. Vol 8 No 48,1982
  • Le cadre de l'IPPF (International Planned Parenthood Federation) pour une éducation sexuelle intégrée (s.d.) sur le site: http://ippf.org/system/files/ippf_framework_for_comprehensive_sexuality_education_french_0.pdf
  • Claude Lelièvre, Francis Lec, Les profs, l'école et la sexualité, Odile Jacob, 2005, (ISBN 9782738116239).
  • Sexuality Education in Europe. A Reference Guide to Policies and Practices (seul. en angl.) (2006), publication de l'IPPF (International Planned Parenthood Federation)European Network, Brussels, 87 p.
  • L'éducation à la sexualité au collège et au lycée, Guide du formateur Ministère de l'Éducation nationale, Direction de l'enseignement scolaire, Bureau de l'action sanitaire et sociale et de la prévention, Paris août 2008, 56 p.
  • Marcela Iacub et Patrice Maniglier, Antimanuel d'éducation sexuelle, Bréal, 2005. (ISBN 9782749505404).

Organismes ; sites Internet[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k UNESCO/ONU (2018) Pourquoi l'éducation sexuelle complète est importante 15 Février 2018
  2. Ruffié, Jacques, Le sexe et la mort, Éditions Odile-Jacob, Paris, 1986, page 144.
  3. Lydie Garreau, Sexes, morales et politiques : Une reconnaissance progressive du plaisir sexuel (1956-2000), Editions L'Harmattan, , p. 151
  4. article L312-16 du Code de l’Éducation (Modifié par Loi n°2016-444 du 13 avril 2016 - article 19)
  5. De nombreuses études attestent du lien entre homosexualité et suicide (http://www.refdoc.fr/Detailnotice?idarticle=24121589), le risque étant augmenté en cas de sentiment de rejet (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/20665326)
  6. Les proliférants discours de l'éducation sexuelle se répartissent aisément sur les deux pôles distingués par Reich : le mystique et le mécaniste. Mécanistes, les discours bourrés de « scientificité », monopolisés par les « spécialistes » rarement peu pédants proposant, avec gants, pincettes et asepsie garantie, ce qui n'est bien souvent qu'infantiles robinetteries sexuelles. Mystiques, les discours du lyrisme versificateur, des imageries romanesques, des candeurs nuptiales, forçant vers le haut, vers le cœur, vers l'âme, vers le vague-à-l'âme une sexualité enfoncée piétinée dans sa bassesse essentielle ; c'est la main sur le « cœur » que l'on parle, par contrainte, du sexe. Cent fleurs pour Wilhelm Reich de Roger Dadoun, (Payot, Paris, 1975, pages 187-190 de l'édition Payot & Rivages 1999)
  7. [...] dans une hiérarchie sexuelle culminant dans l'hétérosexualité reproductrice, dans un couple harmonieux comme une composition de magazine, dans une famille heureuse, dans une société bonne ; la puissance-désir, tout doux, tout doux, est apprivoisée, et la sexualité, innommable dramaturgie universelle s'épelle, se dédramatise en gentils accouplements normalisés. Cent fleurs pour Wilhelm Reich, déjà cité
  8. [http://editeurslesloisdumetier.bpi.fr/bpi_loi-edition/fr/affaires/sexe_et_bonnes_moeurs/encyclopedie_de_la_vie_sexuelle/encyclopedie_de_la_vie_sexuelle.html La première édition sur le site Éditeurs, les lois du métier.bpi.fr.
  9. « Très répandue est l’erreur de ceux qui, avec des prétentions dangereuses et une manière choquante de s’exprimer, se font les promoteurs de ce qu’ils appellent «l’éducation sexuelle». Ils se figurent faussement pouvoir prémunir la jeunesse contre les périls des sens, uniquement par des moyens naturels, tels que cette initiation téméraire et cette instruction préventive donnée à tous indistinctement, et même publiquement » Pie XI, le 31 décembre 1929
  10. « Cette propagande menace encore le peuple catholique d’un double fléau, pour ne pas employer une expression plus forte. En premier lieu, elle exagère outre mesure l’importance et la portée, dans la vie, de l’élément sexuel. Accordons que ces auteurs, du point de vue théorique, maintiennent encore les limites de la morale catholique; il n’en est pas moins vrai que leur façon d’exposer la vie sexuelle est de nature à lui donner dans l’esprit du lecteur moyen, et dans son jugement pratique, le sens et la valeur d’une fin en soi. » Pie XII, le 18 septembre 1951
  11. L’enseignement sans Dieu a entrepris cette abomination de révéler à des petits innocents les mystères délicats de la transmission de la vie, mystères qui relèvent uniquement de la compétence des parents, aidés de la grâce de Dieu, à eux seuls conférée par le sacrement de mariage. site du journal catholique Vers demain
  12. Jeanne Leroy-Allais (1853-1914) est la sœur d'Alphonse Allais