Introcision

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L'introcision consiste à élargir l'entrée du vagin par une incision de l'hymen et l'orifice vaginal. Elle serait pratiquée dans certaines tribus aborigènes d'Australie et indiennes du Pérou. Néanmoins, la réalité de ces pratiques est mise en doute par certains chercheurs qui dénoncent une possible falsification.

Australie[modifier | modifier le code]

L'introcision serait pratiquée notamment les Pitta-Patta où le mariage de fillettes à peine nubiles et insuffisamment développées peut rendre les rapports sexuels impossibles[réf. nécessaire].

Chez les aborigènes Pitta-Patta d'Australie, lorsqu'une fillette atteint la puberté, l'ensemble de la tribu (des deux sexes) se réunit[réf. nécessaire][1]. L'officiant, un homme âgé, élargit l'orifice vaginal en le déchirant vers le bas à l'aide de trois doigts attachés par une ficelle d'opossum[réf. nécessaire]. Dans d'autres régions, le périnée est déchiré à l'aide d'une lame en pierre. Cette opération est généralement suivie d'actes sexuels, sous la contrainte, avec de nombreux jeunes hommes[réf. nécessaire].

Pérou[modifier | modifier le code]

L'introcision est également pratiquée au Pérou, notamment chez les Conibos, branche des indiens Panos dans le Nord-Est du pays : dès qu'une fillette atteint sa maturité, elle est droguée et soumise à des mutilations devant son groupe. L'opération est pratiquée par une femme âgée, à l'aide d'une lame en bambou. Elle consiste à découper l'hymen à l'entrée du vagin et à le séparer des lèvres, tout en exposant le clitoris. Des herbes médicinales sont ensuite appliquées avant d'introduire dans le vagin un objet légèrement humecté, en forme de verge, fabriqué en terre cuite[2].

Cette pratique a les mêmes effets secondaires que l'excision : infection, hémorragie plus des douleurs et complication à l'accouchement ou lors des rapports[3].

Critique documentaire[modifier | modifier le code]

Les sources étant peu nombreuses, la documentation n'est pas suffisante pour déterminer l'étendue ou la répartition géographique de cette pratique. En 2004, Helen Pringle a publié une étude[4] démontrant l'extrême faiblesse des sources concernant la pratique australienne, concluant que cette dernière n'est pas démontrée de manière actuelle a n'a peut-être jamais été établie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

"Harmful Traditional Practices Affecting the Health of Women and Children" (Pratiques traditionnelles préjudiciables affectant la santé des femmes et des enfants) Bureau du haut commissaire aux droits humains (ONU) Fiche n° 23 [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]