Âge apostolique

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Une représentation de Jésus apparaissant à ses Apôtres après sa résurrection.

L'Âge apostolique de l'histoire du christianisme est traditionnellement la période des douze apôtres, allant de la Grande Commission des Apôtres par le Jésus ressuscité à Jérusalem vers 33 jusqu'à la mort du dernier apôtre, considérée comme étant celle de l'apôtre Jean en Anatolie vers 100. Traditionnellement, on croit que les Apôtres se sont dispersés depuis Jérusalem (en), fondant les sièges apostoliques. Cette période revêt une importance particulière dans la tradition chrétienne en tant qu'âge des disciples directs de Jésus-Christ. Les Actes des Apôtres et les épîtres de Paul constituent les principale sources pour l'histoire de l'« Âge Apostolique », bien qu'elles soient fragmentaires et que leur exactitude historique soit parfois remise en question.

Selon la plupart des spécialistes, les disciples de Jésus venaient principalement des sectes juives apocalyptiques de la fin de la période du Second Temple du Ier siècle. Certains groupes paléochrétiens étaient strictement juifs, comme les ébionites et les dirigeants de l'Église débutante de Jérusalem, collectivement appelés judéo-chrétiens. Pendant cette période, ils furent dirigés par Jacques le Juste. Paul de Tarse, communément appelé Saint Paul, persécuta les premiers judéo-chrétiens comme Saint-Étienne, puis se convertit et adopta le titre d'"Apôtre des Gentils", parmi lesquels il commença à faire du prosélytisme. Il a convaincu les dirigeants de l'Église de Jérusalem de permettre aux païens de s'abstenir de la plupart des commandements juifs au Concile de Jérusalem, ce qui peut être parallèle aux[pas clair] lois noahides dans le judaïsme rabbinique.

Selon l’Oxford Dictionary of the Christian Church, l'influence de Paul sur la pensée chrétienne est plus importante que celle de tout autre auteur du Nouveau Testament[1], mais sa relation avec le judaïsme est encore contestée aujourd'hui (voir le lien pour plus de détails). Après la destruction du Second Temple en 70 lors de la Première Guerre judéo-romaine, ou au plus tard après la révolte de Bar Kokhba de 132, Jérusalem cessa d'être le centre de l'Église chrétienne, ses évêques devenant suffragants (subordonnés) du Métropolite de Césarée[2]. Au IIe siècle, le christianisme s'est établi comme une religion essentiellement Gentile qui s'étendit sur l'Empire romain et au-delà.

Signification[modifier | modifier le code]

Le Cénacle sur le Mont Sion, lieu prétendu de la Cène et de la Pentecôte. Bargil Pixner[3] affirme que l'église des Apôtres des origines est située sous la structure actuelle.

La période apostolique entre les années 30 et 100 produit des écrits attribuées aux disciples directs de Jésus-Christ. Cette période est traditionnellement associée avec les apôtres, d'où les noms de « temps apostoliques » et « écrits apostoliques ». Les livres du Nouveau Testament ont été reliés par l'Église primitive aux apôtres. L'érudition libérale moderne a jeté le doute sur la paternité de certains livres du Nouveau Testament, mais la plupart conviennent que ces livres ont été écrites durant cette période. Dans l'histoire traditionnelle de l'Église chrétienne, l'histoire de l'Église tout entière est fondée sur l'Âge Apostolique [4].

L'Âge Apostolique est particulièrement important pour le restaurationisme, qui prétend qu'il représente une forme plus pure du christianisme qui doit être restaurée pour l'Église telle qu'elle existe aujourd'hui.

Le caractère unique des écrits du Nouveau Testament est mis en évidence par la rareté de la forme littéraire[Laquelle ?] dans des écrits ultérieurs. Une fois que le canon du Nouveau Testament a commencé à prendre forme, le style[Lequel ?] cesse d'être utilisé sur une base régulière. Les écrits non canoniques persistèrent, mais se sont éteints dans une courte période de temps. La littérature patristique précoce est dominée par l'apologétique et permet l'utilisation d'autres formes littéraires empruntés à des sources non chrétiennes[5].

Les premiers dirigeants[modifier | modifier le code]

Les proches de Jésus vécurent à Nazareth à partir du Ier siècle. Certains d'entre eux furent des premiers chrétiens éminents. Parmi ceux cités dans le Nouveau Testament, se trouvent sa mère et quatre de ses frères : Jacques, Siméon, Joseph et Jude. Selon les Évangiles, une partie de la famille s'est opposée à la mission de Jésus. Les proches de Jésus ont occupé une position particulière dans l'Église primitive, comme indiqué par la direction de Jacques à Jérusalem[6].

Selon le théologien allemand du XIXe siècle F. C. Baur, le christianisme primitif a été dominé par le conflit entre Pierre, qui était observateur de la Loi, et Paul qui préconisait la liberté partielle ou même complète de la Loi. Plus tard, des constatations ont contredit cette théorie. Ce conflit prétendument permanent n'est pas étayé par les preuves disponibles. Cependant, le conflit théologique entre Paul et Pierre est enregistré dans le Nouveau Testament et il a été largement discuté dans l'Église primitive.

Le spécialiste James D. G. Dunn a proposé que Pierre était le "pont" entre les deux autres dirigeants de premier plan : Paul et Jacques le Juste. Paul et James étaient tous deux fortement identifiés avec leurs propres "marques" du christianisme. Pierre a montré une volonté de s'accrocher à son identité juive, contrairement à Paul. Il a montré en même temps une flexibilité vers les désirs de la communauté chrétienne plus large, contrairement à Jacques. Ainsi, Pierre est devenu une force unificatrice dans l'Église.

Milieu juif[modifier | modifier le code]

Selon les spécialistes modernistes de la critique radicale qui a émergé depuis le XVIIIe siècle dans l'Europe protestante, le christianisme primitif était une foi eschatologique juive. Les Actes des Apôtres rapportent que les premiers disciples ont continué à fréquenter quotidiennement le Temple et à pratiquer la bénédiction traditionnelle juive du foyer. D'autres passages des Évangiles reflètent un respect similaire de la piété juive traditionnelle comme le jeûne, le respect de la Torah (communément traduite par « la Loi » dans les traductions anglophones de la Bible) et le respect des jours saints juifs. La première forme de la religion de Jésus s'explique mieux dans ce contexte.

Il y avait cependant de grandes variations locales, chacune réussissant ou échouant de différente manière. Quoi qu'il en soit, Jésus était un juif pieux, adorant le Dieu juif, prêchant des interprétations de la loi juive et accepté comme le Messie juif par ses disciples. Les partisans de la critique radicale affirment qu'indépendamment de la façon dont on interprète la mission de Jésus, il doit être compris dans son contexte comme un juif de Palestine du Ier siècle[7],[8]. Les christianismes orthodoxe et catholique, y compris les Pères de l'Église, pour leur part, tendent à faire une distinction nette entre Israël (dont l'Église prétend être l'héritière) et les pharisiens (c'est-à-dire les « Juifs », ancêtres du judaïsme moderne), et à se concentrer sur sa nature divine.

Climat religieux[modifier | modifier le code]

Le climat religieux de la Judée du Ier siècle était très divers, avec de nombreuses variantes de la doctrine judaïque, de nombreuses tentatives pour mettre en place une communauté sainte idéal et des idées divergentes sur les espoirs futurs d'Israël. Les spécialistes modernes placent le judaïsme rabbinique normatif après l'époque de Jésus (voir aussi Synode de Jamnia). Les pharisiens n'étaient qu'une secte et n'avaient pas l'influence écrasante qui leur est traditionnellement attribué dans la Judée du Ier siècle. L'historien antique Flavius Josèphe distingue quatre groupes de premier plan dans le judaïsme de l'époque : les pharisiens, les sadducéens, les esséniens et les zélotes. Jésus a traité avec une variété de sectes, particulièrement en discutant la loi avec les pharisiens et en débattant de la résurrection des corps avec les sadducéens. Jésus est aussi directement associé à Jean le Baptiste, qui est souvent associé aux esséniens[9].

Relations avec les esséniens[modifier | modifier le code]

Des spécialistes comme James Tabor (en) affirment que les esséniens et les premiers chrétiens avaient un certain nombre de croyances similaires. Les esséniens pratiquaient le baptême, croyaient en une Nouvelle Alliance, étaient messianiques et croyaient être les derniers fidèles qui préparaient le règne de la gloire de Dieu. Ils ont appelé leur groupe par des noms qui allaient plus tard être utilisés par les chrétiens, comme la Voie et les Saints. Jésus prêcha un certain nombre de doctrines similaires à la Halakha des esséniens. Ils ont suivi un leader charismatique qui s'opposa aux pharisiens et fut peut-être tué à leur instigation. Jean le Baptiste semble être apparu dans ce contexte[10].

Certains chercheurs, comme Carsten Peter Thiede (en), contestent cette présentation. Les dirigeants chrétiens n'avaient pas besoin de visiter Qumran pour entendre parler des croyances esséniennes et lire leurs textes. Les divers groupes juifs, y compris les chrétiens et les esséniens, étaient reliées entre eux et adoptèrent simultanément certaines pratiques et croyances, tout en en rejetant d'autres. Bien qu'il existe certaines similitudes, il y a aussi beaucoup de différences et des parallèles similaires peuvent également être établies entre les premiers chrétiens et les pharisiens, et d'autres sectes juives. Beaucoup de caractéristiques de la foi chrétienne n'ont pas de parallèles dans les textes de Qumrân, et celles qui en ont sont fondamentalement distinctes des pratiques et des croyances des Esséniens. L'acte du baptême pénitentiel de Jean, notamment, ne ressemble guère aux rituels baptismaux quotidiens des esséniens[11].

Conversion des premiers Gentils[modifier | modifier le code]

La Vision du centurion Corneille par Zanobi Rosi (1577-1621).

Le centurion Romain Corneille, de Césarée, est traditionnellement considéré comme le premier Gentil converti. Sa conversion, relatée dans les Actes des apôtres (Actes 10), a une grande importance. Corneille a été cité par Pierre et Jacques lors de leur plaidoyer pour l'inclusion des Gentils au Concile de Jérusalem. Sa conversion est largement considéré comme ayant été le début d'une mission plus large à destination des païens, qui allaient finir par éclipser les juifs parmi les chrétiens.

L'histoire de la conversion de Corneille est thématiquement liée, et parallèle, aux histoires des conversion des Samaritains, de Paul de Tarse et d'un eunuque éthiopien dans les Actes. L'Éthiopien était un étranger et un castrat, dont la présence dans l'assemblée du culte aurait été interdite selon la loi de Moïse (Deutéronome 23. 1). Ceci est cohérent avec le thème de Luc, qui préconise une foi et mission « universelles ». Dans l'Antiquité, l'Éthiopie était considérée comme l'extrémité sud du monde. La conversion de l'Éthiopien peut donc être interprétée comme un accomplissement partielle de la mission présentée au début des Actes d'apporter l'évangile « jusqu'aux extrémités de la Terre » (Actes 1. 8).

Certains chercheurs affirment que l'eunuque éthiopien est le premier converti Gentil, et que ceux qui refusent cette conclusion le font pour préserver l'interprétation traditionnelle de Corneille comme le premier converti. Quel que soit le premier converti, cet épisode représente le point de vue de Luc sur la manière de transmettre (par l'intermédiaire de Philippe) l'Evangile « aux extrémités de la Terre » et la mission à destination des païens était lancée[12].

La controverse de la circoncision[modifier | modifier le code]

Saint Paul, par El Greco (vers 1608-1614).

Les différends sur la loi mosaïque générèrent une vive polémique dans le christianisme primitif. Cela est particulièrement vrai au milieu du Ier siècle, quand la controverse de la circoncision est venue à l'avant-plan. Alister McGrath affirme que la plupart des judéo-chrétiens étaient des juifs religieux totalement fidèles, qui ne différaient des autres que par leur acceptation de Jésus comme le Messie. En tant que tels, ils croyaient que la circoncision et les autres exigences de la loi mosaïque étaient nécessaires pour le salut. Les païens convertis en nombre croissant se sont trouvés sous pression des chrétiens juifs pour être circoncis selon la tradition abrahamique. La question a été abordée lors du Concile de Jérusalem, où Saint Paul a soutenu que la circoncision n'était pas une pratique nécessaire, avec le soutien oral de Pierre, comme le relate Actes 15. Cette position a reçu un large soutien et a été résumée dans une lettre distribuée à Antioche[13].

Bien que la question ait été théoriquement résolue, elle a continué à être un problème récurrent parmi les chrétiens. Quatre ans après le Concile de Jérusalem, Paul a écrit aux Galates sur cette question, qui était devenue une grave controverse dans leur région. Il y avait là un mouvement en plein essor de judaïsants, qui prônaient le respect des lois traditionnelles mosaïques, dont la circoncision. Selon McGrath, Paul a identifié Jacques le Juste comme la force motrice derrière ce mouvement. Paul considérait celui-ci comme une grave menace pour sa doctrine du salut par la foi et a abordé la question avec beaucoup de détails dans Galates 3[14].

L'Église apostolique à Jérusalem[modifier | modifier le code]

En 66, les Juifs se sont révoltés contre Rome[15]. Rome assiégea Jérusalem et la ville tomba en septembre 70[15]. La ville fut détruite, y compris l'immense Temple, et la population fut, pour la plupart, tuée ou déportée[15]. Cependant, selon Épiphane de Salamine[16], le Cénacle aurait survécu au moins jusqu'à la visite d'Hadrien en 130. Une population dispersée survécut[15]. Traditionnellement, on croit que les chrétiens de Jérusalem ont attendu la fin des guerres judéo-romaines à Pella dans la Décapole. Le Sanhédrin reforma le judaïsme à Jamnia[17]. Les prophéties de la destruction du Second Temple se trouvent dans les évangiles synoptiques[18], et font partie des arguments de la théologie de la substitution. Après la révolte de Bar Kokhba, Hadrien exclut tous les Juifs de Jérusalem, qui a été rebaptisée Ælia Capitolina, raison pour laquelle tous les évêques ultérieurs de Jérusalem ont été des Gentils.

Les chrétiens de saint Thomas[modifier | modifier le code]

L'apôtre Thomas aurait apporté le christianisme au sud de la Côte de Malabar, en Inde, censément en 52[19] et de cette venue provient le christianisme thomasien. Ces chrétiens syro-malabars (ou nasranis) conservèrent une identité chrétienne unique jusqu'à l'arrivée des Portugais au XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Oxford Dictionary of the Christian Church ed. F.L. Lucas (Oxford) entry on Paul
  2. (en) Catholic Encyclopedia: Jerusalem (A.D. 71-1099): "As the rank..."
  3. (en) Bargil Pixner, The Church of the Apostles found on Mount Zion, Biblical Archaeology Review 16.3 May/June 1990
  4. Brown (1993). p. 10.
  5. Brown (1993). pp. 10–11.
  6. Taylor (1993). Pg 224.
  7. White (2004) page 127–128.
  8. Ehrman (2005) page 187.
  9. Wylen (1995). Pg 133, 136.
  10. Tabor (1998)
  11. Thiede (2003) page 189-192
  12. Mills (1997) pages 22–23
  13. McGrath (2006). Pg 174.
  14. McGrath (2006). Pp 174–175.
  15. a, b, c et d (en) "Jerusalem." Cross, F. L., ed. The Oxford Dictionary of the Christian Church. New York: Oxford University Press. 2005
  16. (en) Catholic Encyclopedia: Jerusalem (A.D. 71-1099) : « Epiphane (m. 403) déclare que quand l'empereur Hadrien vint à Jérusalem en 130, il trouva le Temple et la ville entière détruite, sauf quelques maisons, dont celle où les apôtres avaient reçu le Saint-Esprit. Cette maison, dit Épiphane, est « dans cette partie de Sion qui a été épargnée quand la ville a été détruite » - donc dans sa "partie supérieure (De mens. et pond., chap. XIV.). Depuis l'époque de Cyrille de Jérusalem, qui parle de « l'Église supérieure des Apôtres, où le Saint-Esprit descendit sur eux » (Catech., ii, 6; PG, XXXIII), il existe des témoignages abondantes sur cet endroit. Une grande basilique y a été construite au quatrième siècle ; les croisés construisirent une autre église après la destruction de la précédente par Hakim en 1010. C'est le fameux Cénacle ou Cénacle - maintenant un sanctuaire musulman - près de la porte de David, et censé être le tombeau de David (Nebi Daoud) » Epiphanius' Weights and Measures at tertullian.org.14: "For this Hadrian..."
  17. (en) Jewish Encyclopedia: Academies in Palestine
  18. Harris, Stephen L. Understanding the Bible. Palo Alto: Mayfield. 1985.
  19. (en) A. E. Medlycott, India and The Apostle Thomas, pp.1–71, 213–97 ; (en) M. R. James, Apocryphal New Testament, pp.364–436 ; (en) Eusebius, History, chapter 4:30 ; (en) J. N. Farquhar, The Apostle Thomas in North India, chapter 4:30 ; (en) V. A. Smith, Early History of India, p.235 ; (en) L. W. Brown, The Indian Christians of St. Thomas, p.49-59.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Brown, Schuyler. The Origins of Christianity: A Historical Introduction to the New Testament. Oxford University Press (1993). (ISBN 0-19-826207-8).
  • Dunn, James D.G. Unity and Diversity in the New Testament: An Inquiry into the Character of Earliest Christianity. SCM Press (2006). (ISBN 0-334-02998-8).
  • Ehrman, Bart D. La construction de Jésus: Aux sources de la religion chrétienne. H&o (2010). (ISBN 284547217X).
  • Keck, Leander E. Paul and His Letters. Fortress Press (1988). (ISBN 0-8006-2340-1).
  • McGrath, Alister E. Christianity: An Introduction. Blackwell Publishing (2006). (ISBN 1-4051-0899-1).
  • Pelikan, Jaroslav Jan. The Christian Tradition: The Emergence of the Catholic Tradition (100–600). University of Chicago Press (1975). (ISBN 0-226-65371-4).
  • Tabor, James D. "Ancient Judaism: Nazarenes and Ebionites", The Jewish Roman World of Jesus. Department of Religious Studies; University of North Carolina at Charlotte (1998).
  • Taylor, Joan E. Christians and the Holy Places: The Myth of Jewish-Christian Origins. Oxford University Press (1993). (ISBN 0-19-814785-6).
  • Thiede, Carsten Peter. The Dead Sea Scrolls and the Jewish Origins of Christianity. Palgrabe Macmillan (2003). (ISBN 1-4039-6143-3).
  • Volp, Ulrich. Idealisierung der Urkirche (ecclesia primitiva). European History Online (2011), retrieved: 1 March 2013.
  • White, L. Michael. From Jesus to Christianity. HarperCollins (2004). (ISBN 0-06-052655-6).
  • Wylen, Stephen M. The Jews in the Time of Jesus: An Introduction. Paulist Press (1995). (ISBN 0-8091-3610-4).