Tourisme sexuel

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Le tourisme sexuel est un type de tourisme qui regroupe les individus qui voyagent dans le but d'avoir des relations sexuelles, souvent négociées, avec des autochtones. Ces relations peuvent être avec des prostitué(e)s ou des locaux cherchant eux-mêmes des relations sexuelles pour en obtenir un bénéfice pécuniaire. Toutefois, cette définition reste limitée face à l'ensemble des pratiques observées, notamment le tourisme sexuel impliquant des enfants (ou tourisme pédophile).

Les conséquences de ce tourisme sont de plusieurs ordres. On peut ainsi observer un impact économique relativement important dans certains pays ou encore constater la diffusion des infections transmises sexuellement et du VIH/sida.

Définition et approches disciplinaires[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel est une catégorie du tourisme dans laquelle on regroupe les touristes profitant de leur séjour pour avoir des rapports sexuels de nature commerciale. Cette pratique peut d'ailleurs être le but même de leur voyage.

La définition de tourisme sexuel est apparue vers la fin des années 1970, selon le sociologue Sébastien Roux[1],[2]. Elle émerge avec une prise de conscience multiple d'acteurs dans le monde, notamment « militantes asiatiques [...], des activistes chrétiens, en lutte contre le tourisme international, des féministes et des abolitionnistes qui condamnent la prostitution »[2]. Les féministes japonaises utilisent notamment pour la première fois l'expression sex tourism pour qualifier les voyages des hommes japonais en Corée afin de consommer des prostituées, cette pratique est appelée « Kisaeng tours »[1].

L'une des premières prise de conscience au niveau international du lien entre le tourisme et la sexualité est la conférence de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT) à Manille, en 1980[1]. Les pays du Nord « semblent découvrir avec stupéfaction [cette] internationalisation de la prostitution » ainsi que les liens entre ces deux activités, comme l'observe le sociologue Sébastien Roux[3]. Les diverses condamnations de ces pratiques amènent les acteurs à définir cette catégorie touristique. Les membres de l'OMT, lors de la cinquante-deuxième session de l'institution au Caire en octobre 1995, rédigent la Déclaration sur le prévention du tourisme sexuel organisé, dans laquelle le tourisme sexuel est défini comme « les voyages organisés de l'intérieur du secteur touristique ou de l'extérieur de ce secteur mais en se servant de ses structures et de ses réseaux, avec pour objet essentiel la réalisation d'une relation sexuelle à caractère commercial entre le touriste et des habitants au lieu de destination »[4].

Sébastien Roux souligne, notamment dans sa thèse de doctorat, que cette catégorie nécessite toutefois d'être abordée comme un objet social en prenant ainsi une distance nécessaire avec les représentations ou les émotions qu'elle suscite[3], « le discours militant, moral et politique et sans une analyse critique de la genèse de cette catégorie »[5]. Il écrit notamment « la catégorie reste problématique : les phénomènes qu’elle est censée recouvrir disparaissent derrière la force des émotions qu’elle suscite »[3].

Dans leur analyse des disciplines abordant le tourisme sexuel —  anthropologique, sociologique, économique, très rarement géographique —, les géographes Emmanuel Jaurand et Stéphane Leroy relèvent les différentes approches et critiques faites à l'encontre de cette catégorie de tourisme depuis les années 1970, notamment dans les pays anglo-saxons, la France s'intéressant à cet objet plus récemment notamment avec les travaux de l'anthropologue Franck Michel[5]. Ils rappellent ainsi la « critique radicale du phénomène, souvent dans une perspective marxiste ou postcoloniale », citant notamment l'ouvrage des new-zélandais Chris Ryan et C. Michael Hall (2001), voire la possible perspective néocolonialiste occidentale de la féministe Anne McClintock ou encore « expression de rapports de domination inhérents à l’expansion de l’impérialisme américain » pour la féministe Cynthia Enloe[5]. Cette forme du tourisme permet également de critiquer l'activité touristique dans son ensemble, citant par exemple, les travaux de l'australien Malcolm Crick, et notamment son rôle dans la diffusion des « risques sociaux et sanitaires pour les prostituées et les populations locales, en particulier en liaison avec l’épidémie de sida »[5].

Le tourisme sexuel revêt en fin de compte diverses formes, liées à la « complexité des échanges et des relations, trop souvent dissimulée derrière le fantasme et l’indignation »[3]. Il désigne ainsi non seulement la prostitution consommée par les touristes, mais également d'« autres types de relations sexuelles existant dans les lieux touristiques et qualifiées de “normales” »[5]. Il comprend ainsi les pratiques des touristes masculins et féminins, les pratiques homosexuelles, ainsi que le tourisme sexuel impliquant des enfants, dit aussi tourisme pédophile.

Emmanuel Jaurand et Stéphane Leroy citent quelques autres exemples appartenant à cette catégorie de tourisme : le « tourisme de romance »[6], le « tourisme d’idylle » ou « tourisme de l’amour » pour qualifier les liaisons entre les femmes en provenance des pays développés et les (jeunes) hommes des pays du Sud ou encore le « tourisme libertin », auxquels peuvent être ajoutés certaines formes du « tourisme gay »[5].

Les formes du tourisme sexuel[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel bien que relevant principalement d'une consommation de la prostitution, revêt plusieurs formes dont le tourisme sexuel masculin, le tourisme sexuel féminin, le tourisme sexuel homosexuel, ainsi que les autres formes de tourisme liées à la sexualité, dont le tourisme libertin. Le tourisme sexuel impliquant des enfants fait l'objet d'une analyse spécifique ci-après.

Ce tourisme sexuel utilise une prostitution locale préexistante, voire l'entretient. Toutefois dans certains pays, face à une législation contraignante, la prostitution peut prendre des formes diverses. Sébastien Roux observe, dans sa thèse de doctorat consacrée à la Thaïlande, que la prostitution dite traditionnelle est en concurrence avec des établissements de divertissement — des go go bar (en) aux salons de massage —, répondant à une autre législation moins contraignante, et favorisant tout autant les rencontres, qui relèvent également du monétaire. L'anthropologue Christine Salomon distingue ces nouvelles relations qui « vont d’un soir, ou de quelques jours, à des formes plus stables entretenues par une communication à distance et l’envoi de mandats »[7].

Les prostitué(e)s modernes, dont les dénominations varient, vendent leurs charmes et/ou leur compagnie aux touristes de passage, selon leur sexe, parfois sans distinction, et de tout âge, sur les plages, aux alentours des hôtels[8],[9] ou encore dans les boîtes de nuit[7]. Les prostitués masculins sont parfois appelés gigolos ou désormais beach-boys ou playboy[8],[9], ou escorts, professionnels ou amateurs, parfois simplement dragueurs ou bezness en Tunisie[8],[9], jinetero (jinetera pour les filles) à Cuba[10], buggaron sanky-panky (en) en République dominicaine[11],[12], antiquaires et businessmen au Sénégal[7],[13] ou encore bumsters dans la région touristique de Sénégambie[14].

Si le touriste trouve dans ces échanges une forme de satisfaction personnelle d'ordres multiples, les populations locales soumises à ces pratiques trouvent là un moyen de contribuer à leur subsistance, voire parfois d'obtenir un niveau social qui leur était jusque-là interdit. L'auteur haïtien, Dany Laferrière, résume notamment dans son ouvrage Vers les Sud (2006) cette forme de pragmatisme, « les filles et les garçons se servent de leur corps comme des cartes de crédits qui leur permettent d'acheter de la nourriture, de la boisson, des parfums (…) Je n’ai jamais vu personne autour de moi regarder cela autrement que comme la chose la plus naturelle du monde ».

Tourisme féminin[modifier | modifier le code]

Longtemps occulté, le tourisme sexuel féminin se place dans la droite ligne de son homologue masculin[7]. Franck Michel observe ainsi que ce « succès croissant du tourisme sexuel féminin montre que, dans ce domaine, la femme marche sur les pas de l’homme, réitérant les représentations du pouvoir, de la domination et de l’exploitation »[15]. Cette forme de tourisme s'est d'ailleurs observée dans la région des Caraïbes, notamment en Haïti ou en République dominicaine, avant de se déplacer vers l'Afrique

Le film Vers le sud (2006) de Laurent Cantet a mis à l'écran la pratique de ce tourisme sexuel féminin, où l'on voit une femme d'une cinquantaine d'années s'offrir la compagnie d'un jeune garçon haïtien[7],[16]. Cette pratique, bien que peu décrite, est également une thématique abordée par l'auteur haïtien Dany Laferrière, notamment dans son ouvrage La Chair du maître en 1997.

Le tourisme sexuel féminin privilégie, tout comme le tourisme masculin, les destinations du Sud, notamment le pourtour méditerranéen (Israël, Grèce, Maghreb), l'Asie (Indonésie), l'Afrique subsaharienne (Cap-Vert, Gambie, Kenya, Madagascar, Sénégal, Tanzanie), ou encore dans les îles Caraïbes (Bahamas, Cuba, Haïti, Porto Rico, République dominicaine) pour prendre leur « vacances sexuelles »[15],[7],[17],[18].

Tourisme homosexuel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme gay.

Tourisme libertin[modifier | modifier le code]

Les libertins et échangistes qui pratiquent la sexualité de groupe, libre et non tarifée, peuvent fréquenter des établissements touristiques qui leur sont réservés, des agences de voyage sont spécialisées dans ces prestations touristiques. La revue Espaces consacre un numéro en 2009 au tourisme libertin. Les auteurs définissent celui-ci comme « Ni tourisme classique, ni tourisme sexuel lié à la prostitution, le tourisme libertin pourrait se définir comme le secteur qui s'intéresse au libertinage, c'est-à-dire au “plaisir joyeux du corps”, qu'il soit hétérosexuel ou homosexuel »[19].

L'aspect libre et consenti et non tarifé permettrait ainsi de différencier cette pratique du tourisme sexuel[5]. Toutefois, les géographes Emmanuel Jaurand et Stéphane Leroy relèvent dans un article que le sexe reste ici « un élément de motivation essentiel dans le choix de la destination touristique » mais aussi que cette forme de sexualité n'est pas toujours dénué de contrainte dans la pratique, citant notamment l'ouvrage La Planète échangiste (2005) de Daniel Welzer-Lang[5].

Origines des touristes et principales destinations[modifier | modifier le code]

La provenance des touristes sexuels[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel concernaient à l'origine principalement une clientèle issue des pays occidentaux ou des pays émergents, caractérisés par un niveau de vie élevé, vers des pays du Sud, dits en développement, où la part de la population pauvre est élevée[15], même si la demande sexuelle locale était parfois encore plus importante[20].

L'anthropologue Christine Salomon observe par exemple pour le tourisme sexuel féminin en Afrique qu'« à Zanzibar et au Malawi elles sont européennes et sud-africaines, au Kenya allemandes et anglaises, en Gambie scandinaves et anglaises et au Sénégal majoritairement françaises »[7].

En 2016, une étude globale indique qu'il n'y a plus de profil type, les touristes étant de diverses régions, en affaires, migrants, militaires, membres associatifs, etc.[21].

Les lieux des pratiques du tourisme sexuel[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel est généralement associé à l'Asie du Sud-Est ; toutefois, comme le soulignent les géographes Emmanuel Jaurand et Stéphane Leroy, « le phénomène de la prostitution touristique a accru son ampleur en liaison avec la diffusion et la massification du tourisme international et avec la circulation de l’information sur internet »[5]. La consommation de prostitués ou des liaisons sexuelles se retrouvent ainsi pour l'ensemble des destinations touristiques.

Les législations plus souples ou plus faciles à contourner (corruption, etc.), les cultures locales parfois peu répressives vis-à-vis de la sexualité, les institutions peu sensibilisées au phénomène ainsi que la pauvreté et la promiscuité favorisent le développement de la prostitution, même lorsque celle-ci est illicite, et dont profitent certains touristes.

La Fondation Scelles produit une carte consultable permettant de situer dans le monde les pays où la prostitution est développée, permettant de distinguer des pays comme les Philippines ou la Thaïlande, mais aussi ceux appartenant aux ensembles régionaux de l'Europe de l'Est, l'Afrique du Nord, le Proche-Orient ou encore des Caraïbes[22]. Franck Michel, dans son ouvrage Voyage au bout du sexe (2006), considère que l'on peut établir « une sorte de cartographie du tourisme sexuel : les femmes vont à Goa, en Inde, en Jamaïque, en Gambie ; tandis que les hommes préfèrent les pays du Sud-Est asiatique, le Maroc, la Tunisie, le Sénégal, la République dominicaine, Cuba, le Panamá, le Surinam, le Mexique, sans oublier le Brésil où l’on ne compte pas moins de 500 000 enfants tombés dans la prostitution »[23].

Économie[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel en lien avec l'industrie du commerce sexuel, de par ses formes multiples, à la fois légal et illégal, relève de l'économie souterraine. Les chiffres disponibles sont pour la plupart du temps des estimations[24].

Les Kisaeng tours ou encore sex tours des hommes japonais en Corée, encouragés par le gouvernement coréen, « représentaient 5 % du PNB », en 1989[25].

Une étude indique qu'en 1995, la prostitution concernait une part estimée entre « 59 et 60 % du budget du gouvernement » thaïlandais[26].

Plusieurs ouvrages indique que la part de la prostitution représenterait de 2 à 14 % du PIB des économies nationales des pays de l'Asie du Sud-Est (Thaïlande, Indonésie, Malaisie et Philippines), reprenant les observations faites en 1998 par l'Organisation internationale du travail (OIT) sur le sujet[27],[23],[26],[28].

Législation[modifier | modifier le code]

Selon les pays[29] la législation autour du tourisme sexuel n'est pas la même, même si on observe des points communs. Une différence majeure entre les pays sur ce sujet concerne l'âge à partir duquel un individu est considéré comme ayant atteint une « majorité sexuelle », soit à partir duquel il peut librement avoir des relations sexuelles.

Le tourisme sexuel impliquant des enfants (TSIE)[modifier | modifier le code]

Le tourisme sexuel impliquant des enfants (TSIE), en anglais Child sex tourism, ou encore tourisme pédophile est une forme de tourisme dans lequel des individus profitent de la prostitution infantile pour abuser sexuellement des enfants. Le Protocole facultatif concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants reconnaît l'existence de cette forme de tourisme et engage ses signataires à lutter contre le « tourisme pédophile » (Article 10)[30]. Les travaux préparatoires à ce Protocole prévoyait la définition suivante — non retenue — « On entend par tourisme sexuel impliquant des enfants le tourisme organisé dans l’intention de faciliter ou réaliser [directement ou indirectement] [la vente d’enfants], [de la pornographie impliquant des enfants], la prostitution des enfants [ou toute autre pratique sexuelle illicite] »[31].

La lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants[modifier | modifier le code]

Certains touristes sexuels cherchent des relations avec des enfants[32], ce qui constitue un délit ou un crime (voir l'article Abus sexuel sur mineur). Pour contrer ce phénomène, des pays (comme le Canada[31], la France[33] et la Belgique) ont adopté des lois d'exception permettant de punir eux-mêmes leurs ressortissants lorsqu'ils ont eu de telles relations dans un pays étranger, voire se sont dotés d'une compétence dite universelle afin de punir eux-mêmes quiconque se trouve sur leur territoire et a commis un tel délit à l'étranger (comme la Suisse).

Le Code criminel du Canada contient des dispositions permettant d'arrêter et de poursuivre les Canadiens au Canada pour des infractions commises à l'étranger, notamment la prostitution des enfants ou encore les infractions d'exploitation sexuelle d'enfants. Une condamnation entraîne une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à 14 ans. Les dispositions du Code criminel relatives au tourisme sexuel impliquant des enfants (projets de loi C‑27 et C‑15A) sont entrées en vigueur le 26 mai 1997 et le 23 juillet 2002 respectivement. Le Code criminel s'est attribué une compétence extraterritoriale pour plusieurs infractions concernant l'exploitation sexuelle des enfants[Note 1].

Représentation dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Un certain nombre d'œuvres cinématographiques ou encore littéraires décrit ou aborde le tourisme sexuel et ses dérivés comme la prostitution touristique.

Le tourisme sexuel se développe avec les voyages des fils de la bourgeoisie dès la fin du XVIIIe siècle et tout particulièrement au début du XIXe siècle. Goethe, Lamartine, etc. et un grand nombre d'autres grands écrivains, ont ainsi raconté, en les enjolivant, leurs « amours » de voyage, en Italie notamment, avec des filles du peuple comparables aux actuelles jineteras (« accompagnatrices ») cubaines. Flaubert est plus explicite encore dans ses textes de voyages en Égypte, longtemps censurés. Comment considérerait-on aujourd'hui les amours orientaux de Pierre Loti ? Les voyages des enfants issus de la bourgeoisie sont ainsi souvent l'occasion d'obtenir de femmes étrangères des services sexuels difficilement accessibles chez soi.[réf. nécessaire]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Ouvrages, articles sur le tourisme sexuel[modifier | modifier le code]

  • Denise Brennan, What's Love Got to Do with It? Transnational Desires and Sex Tourism in the Dominican Republic, Duke University Press, 2004.
  • Georges Cazes, Le tourisme international en Thaïlande et en Tunisie. Les impacts et les risques d’un développement mal maîtrisé, Reims, Travaux de l’Institut de Géographie de Reims, (ISSN 0048-7163), chap. 53-54. Issu de la thèse de doctoral Le tourisme international dans le Tiers-Monde, Université de Bordeaux III, 1983.
  • Corinne Cauvin Verner, « Du tourisme culturel au tourisme sexuel. Les logiques du désir d’enchantement », Cahiers d'études africaines, vol. 1, no 193-194,‎ , p. 123-146 (ISBN 978-2-71322-207-8, lire en ligne)
  • Chen Mei-Hua, « 10. Sexualité et ethnicité dans le tourisme sexuel. Les consommateurs taïwanais de sexe à Dongguan », dans Marylène Lieber, Tania Angeloff, Chinoises au XXIe siècle, La Découverte, coll. « Recherches », , 284 p. (ISBN 978-2-70717-155-9), p. 195 - 213
  • C Michael Hall
    • (en) « Gender and Economic Interests in Tourism Prostitution. The nature, devlopment and implications of sex tourism in South-east Asia », dans Stella Leivadi, Andrew Yiannakis, The Sociology of Tourism: Theoretical and Empirical Investigations, Psychology Press, , 358 p. (ISBN 978-0-41513-508-5, lire en ligne), p. 265-278
    • (en) « Sex Tourism in South-East Asia », dans D. Harrison (dir.), Tourism and the Less Developed Countries, Londres, Belhaven Press, , p. 64-74
  • Emmanuel Jaurand et Stéphane Leroy, « Tourisme sexuel : « clone maudit du tourisme » ou pléonasme ? De la sexualité dans le tourisme en général et dans le tourisme gay en particulier », Mondes du tourisme, no 3,‎ , p. 53-65 (lire en ligne)
  • Franck Michel (Anthropologue, il enseigne à l’université de Corse)
  • (en) Martin Oppermann, « Sex Tourism », Annals of Tourism Research, vol. 26, no 2,‎ , p. 251-266.
  • Thierry Paquot, « Le tourisme sexuel, destinations rêvées et réelles... », Hermès, vol. 2, no 69,‎ , p. 174-176 (lire en ligne)
  • (en) Chris Ryan, C. Michael Hall, Sex Tourism. Marginal People and Liminalities, Londres, Routledge, , 172 p. (ISBN 0-415-19510-1)
  • Sébastien Roux (sociologue)
  • Dossier « Tourisme et sexualité » de la revue Téoros (2003)
    • Joseph J. Lévy, Élyzabeth Lacombe, « Le tourisme sexuel : ses plaisirs et ses dangers », Téoros, vol. 22, no 1,‎ , p. 4-9 (lire en ligne)
    • Franck Michel, « Le tourisme sexuel en Thaïlande : une prostitution entre misère et mondialisation », Téoros, vol. 22, no 1,‎ , p. 22-28 (lire en ligne)
    • Isabelle Beaulieu, Joseph J. Lévy, « Tourisme, sexualité et érotisme dans quelques romans contemporains », Téoros, vol. 22, no 1,‎ , p. 44-50
  • Jean-François Staszak, « L’imaginaire géographique du tourisme sexuel », L'Information géographique, vol. 76, no 2,‎ , p. 16-39 (lire en ligne)

Ouvrages sur le tourisme sexuel impliquant des enfants[modifier | modifier le code]

  • 1er et 2e Congrès mondial contre l'exploitation sexuelle d'enfants à des fins commerciales, Stockholm, 1996, Yokohama, 2001.
  • L'exploitation sexuelle des mineurs des pays en développement est abordée dans l'ouvrage de référence « Le travail des enfants dans le monde », Bénédicte Manier. Éd. La Découverte ; coll. Repères, Paris, 2003.
  • Joseph J. Lévy, Élyzabeth Lacombe, « Des solutions internationales et canadiennes à la problématique du tourisme sexuel impliquant des enfants », Téoros, vol. 22, no 1,‎ , p. 15-21 (lire en ligne), paru dans le dossier « Tourisme et sexualité » de la revue Téoros (2003)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur le tourisme sexuel impliquant des enfants :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La compétence extraterritoriale du Code criminel concerne les infractions suivantes :
    • les contacts sexuels ;
    • l'incitation à des contacts sexuels ;
    • l'exploitation sexuelle ;
    • les relations sexuelles anales ;
    • la production, la distribution, la mise à la disposition, la transmission, la vente ou la possession de pornographie juvénile ;
    • les actions indécentes ou l'exhibitionnisme ;
    • la prostitution d'une personne âgée de moins de 18 ans.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Sébastien Roux, « 5. « On n'est pas Génées ». La compassion à l'épreuve du tourisme sexuel en Thaïlande », dans Didier Fassin, Jean-Sébastien Eideliman, Économies morales contemporaines, La Découverte, , 432 p. (lire en ligne), p. 121-39.
  2. a et b Sylvain Pattieu et Sébastien Roux (interview), « Penser le tourisme sexuel », Contretemps,‎ (lire en ligne).
  3. a, b, c et d Roux, 2010.
  4. « Déclaration de l'OMT sur la prévention du tourisme sexuel organisé - Le Caire (Egypte), octobre 1995 », sur le site de l'Organisation mondiale du tourisme - www.e-unwto.org (consulté le 8 octobre 2016).
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jaurand, Leroy, 2011, p. 53-65.
  6. (en) Deborah Pruitt, Suzanne Lafont, « For Love and Money. Romance Tourism in Jamaica », Annals of Tourism Research, vol. 22, no 2,‎ , p. 422-440 (lire en ligne).
  7. a, b, c, d, e, f et g Christine Salomon, « Vers le nord », Autrepart, vol. 1, no 49,‎ , p. 223 - 240 (ISBN 978-2-72463-164-7, lire en ligne).
  8. a, b et c Joseph Lévy, Stéphanie Laporte, Mansour El Feki, « Tourisme et sexualité en Tunisie », Anthropologie et sociétés, vol. 25, no 2,‎ , p. 143-150 (p. 144) (lire en ligne).
  9. a, b et c (en) Paul Farmer, AIDS and Accusation: Haiti and the Geography of Blame, Updated with a New Preface, University of California Press, , 338 p. (lire en ligne), p. 144.
  10. (en) Dra. Patricia A. Taus, The Ecumenical violence from a gender perspective, Lulu.com, , 360 p. (lire en ligne), p. 265.
  11. Hugues Séraphin, Le Tourisme: l'ouverture pour le peuple de Toussaint ? Précis sur le tourisme en Haïti, Editions Publibook, , 148 p. (ISBN 978-2-92431-269-8, lire en ligne), p. 93.
  12. (en) Robert A. Hahn, Marcia Claire Inhorn, Anthropology and Public Health: Bridging Differences in Culture and Society, Oxford University Press, , 730 p. (ISBN 978-0-19537--464-3, lire en ligne), p. 147.
  13. Christine Salomon, « Antiquaires et "businessmen" de la Petite Côte du Sénégal. Le commerce des illusions amoureuses (Antique Dealers and Businessmen from Petite Côte in Senegal: The Trade in Amorous Illusions) », Cahiers d'études africaines, vol. 49, no 193-194,‎ , p. 147-173 (ISBN 978-2-71322-207-8, lire en ligne)
  14. (en) Stella Nyanzi and Ousman Bah, « Rice, Rams and Remittances: Bumsters and Female Tourists in The Gambia », dans Felicity Thomas, Mary Haour-Knipe, Peter Aggleton, Mobility, Sexuality and AIDS, Routledge, , 240 p. (ISBN 978-1-13524-810-9, lire en ligne), p. 109 ou ici.
  15. a, b et c Michel, 2006 b, p. 3.
  16. a, b et c Saskia Cousin, Bertrand Réau, Sociologie du tourisme, La Découverte, , 128 p. (ISBN 978-2-70716-592-3, lire en ligne), p. 48 , Encadré 7. Le tourisme sexuel dans la fiction.
  17. Delphine Barrais, « Gigolos : à consommer sur place ou à emporter », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne).
  18. Documentaire « Cowboys in Paradise: Sex Tourism in Bali », diffusé sur le site de la Société Radio-Canada - www.cbc.ca.
  19. « Tourisme libertin », Espaces tourisme & loisirs, coll. Revue ESPACES, n°267, février 2009, 50 pages (Lire en ligne).
  20. Michel, 2013, p. « Clients étrangers… et locaux » (Lire en ligne).
  21. [PDF] Angela Hawke et Alison Raphael, « Offenders on the move, Global study on sexual exploitation of children in travel and tourism - 2016 », ECPAT International, mai 2016, 154 pages.
  22. « La prostitution par pays (Carte consultable en ligne) », sur le site de la Fondation Scelles - www.fondationscelles.org (consulté le 8 octobre 2016).
  23. a et b Michel, 2006 a, p. 329 (Lire en ligne).
  24. Éditorial de Pierre-Antoine Delhommais, « "Sexe tarifé" et PIB, l'impossible équation », lepoint.fr,‎ (lire en ligne).
  25. [PDF] Richard Poulin, « Le système de la prostitution militaire en Corée du Sud, en Thaïlande et aux Philippines », Bulletin d’histoire politique, vol. 15, no 1,‎ , p. 81-92 (lire en ligne).
  26. a et b Richard Poulin cite le rapport de Coalition Against Trafficking in Women (en) (CATW), Statistics on Trafficking and Prostitution in Asia and the Pacific, 1999 (Facts and statistics sur catwap.wordpress.com), paru dans Richard Poulin, « La mondialisation du marché du sexe », Actuel Marx, vol. 1, no 31,‎ , p. 109 - 122 (lire en ligne).
  27. (en) Jeffreys Sheila, « Globalizing Sexual Exploitation : Sex Tourism and the Traffic in Women », Leisure Studies, vol. 18, no 3,‎ , p. 188.
  28. Richard Poulin, La mondialisation des industries du sexe, Imago, , 247 p. (ISBN 978-2-84952-013-0), p. 22.
  29. http://www.ecpat.com/EI/CSEC_onlineDatabase.asp
  30. « Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant, concernant la vente d'enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants », sur le site de l'Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés www.ohchr.org (consulté le 8 octobre 2016).
  31. a et b Roberge, 2003, p. 15-21.
  32. http://ecpat-france.fr/exploitation_sexuelle.html
  33. [PDF] Carol Bouquet, Patrick Midy, Chantal Merchadou, « Rapport du groupe de travail sur 'La lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants : pour une stratégie française' », sur le site de La Documentation française - www.ladocumentationfrancaise.fr, (consulté le 8 octobre 2016), p. 110.
  34. Présentation du programme sur le site Web de la chaîne Arte