Wilhelm Reich

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Wilhelm Reich
Portrait de Wilhelm Reich
Wilhelm Reich
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à DobrzcynicaVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 60 ans)
à Comté d'UnionVoir et modifier les données sur Wikidata
Enterrement Orgonon (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Autriche-Hongrie
États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint Annie Reich (en) et Ilse Ollendorf (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de VienneVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Psychothérapeute (d), psychologue, psychiatre, philosophe, universitaire (d), formateur en éducation sexuelle (d), essayiste (d) et sociologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Wilhelm Reich est un médecin, psychiatre, psychanalyste et critique de la société autrichienne, né le à Dobrzcynica (alors en Autriche-Hongrie, aujourd'hui en Ukraine) et mort en prison le (à 60 ans) à Lewisburg, Pennsylvanie, États-Unis.

Âgé de 22 ans lorsqu'il prend contact avec la psychanalyse, il est le plus jeune collaborateur intégré dans le cercle intime de Sigmund Freud à Vienne ; il est connu pour ses contributions à la sexologie et à la thérapie psychanalytique, son engagement en faveur de l'émancipation de la satisfaction sexuelle (la « fonction de l'orgasme ») et ses recherches sur l'« énergie d'orgone ». Ses prises de positions relatives au fait social comme maintien de la névrose individuelle, l'ont ensuite éloigné du créateur de la psychanalyse, et exclu de l'Association Psychanalytique Internationale en 1933.

Biographie[modifier | modifier le code]

Premières années[modifier | modifier le code]

Wilhelm Reich naît en 1897 à Dobrzcynica. Ses parents, Leon Reich, un fermier aisé, homme froid et jaloux, et Cecilia Roniger, sont juifs. Peu après sa naissance, sa famille s'installe plus au sud dans une ferme de Jujinetz, près de Tchernivtsi, en Bucovine. Il attribue plus tard son intérêt pour l'étude des rapports sexuels et des bases biologiques des émotions à son éducation dans la ferme paternelle, où les fonctions naturelles de la vie ne lui furent jamais cachées.

Il suit un enseignement à domicile jusqu'à l'âge de 13 ans. À 14 ans, il joue un rôle important dans le suicide de sa mère en révélant à son père la liaison de celle-ci avec l'un de ses précepteurs. Il fuit son domicile peu après la mort de son père en 1914, lors de l'arrivée de l'armée russe.

Dans Passion of Youth, il écrit :

« Je ne revis jamais ni ma terre natale, ni mes biens. De ma vie passée aisée, il ne m'est rien resté. »

Vie en Europe[modifier | modifier le code]

Vienne[modifier | modifier le code]

Après la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il a combattu sur le front italien, il devient médecin, puis psychiatre, et s'intéresse à la philosophie, aux sciences naturelles et à la sexologie naissante. Il entreprend une analyse didactique avec Radó, puis avec Paul Federn. Après des conférences sur la psychanalyse données en marge de ses études de médecine, il rencontre à l'université de Vienne Sigmund Freud, qui lui offre deux de ses livres et l'encourage. Il participe activement au séminaire de psychanalyse dont il devient rapidement le sous-directeur ; il est notamment avec Sándor Ferenczi l'initiateur d'un nouveau séminaire e séminaire technique, et publie plusieurs ouvrages (cf. bibliographie), dont l'un sur la « fonction de l'orgasme » (1927) qu'il dédicace à [son] Maître, où sont clarifiés les concepts « d'économie sexuelle » et de « caractère génital ».

Reich pose le constat que, pour une grande part, la cause des névroses est d'origine socio-économique (problèmes de logement, indépendance économique de la femme, difficultés de contraception). Il forme un groupe de médecins et d'infirmiers pour aider les personnes des quartiers pauvres de Vienne et crée un dispensaire psychanalytique gratuit pour les plus démunis. En septembre 1929, il voyage en U.R.S.S. où il rencontre la pédagogue Vera Schmidt[1].

Berlin[modifier | modifier le code]

Plaque sur la maison de W. Reich à Berlin. Il y réside de 1931 à 1934.

Il déménage en 1930 à Berlin où il adhère au K.P.D, le parti communiste d'Allemagne. Là, il dispense des conseils en matière de sexologie et donne des cours à l'école marxiste des travailleurs. Il s'implique également dans les travaux de l'Institut psychanalytique de Berlin. En désaccord avec l'apolitisme de la Société de psychanalyse, il regroupe autour de lui des psychanalystes « de tendance marxiste ou sympathisants tels qu'Erich Fromm, Otto Fenichel, Siegfried Bernfeld, Barbara Lantos »[2]. Il contribue à la théorisation du freudo-marxisme.

Poursuivant son engagement auprès des masses, il crée Sexpol, un centre public de recherches et de discussion sur les conditions de vie contemporaines et les conditions d'épanouissement de la satisfaction sexuelle dans les milieux populaires. Le Sexpol attire de nombreuses associations, plus de cent mille adhérents, puis est interdit lors de la montée du nazisme. Il en reste son journal, Zeitschrift für Politische Psychologie und Sexualökonomie, et sa maison d'édition créée en 1932 Verlag für Sexualpolitik. Dès cette époque, il introduit dans sa pratique psychanalytique le concept de cuirasse caractérielle.

Ses relations avec Sigmund Freud sont amicales tant que Reich « s'en tient à la psychanalyse », et il fait partie du cercle de ses intimes. Mais un désaccord survient à propos de la théorie freudienne sur Thanatos et Éros : selon Reich, Thanatos — « l'instinct de mort » qui permet à la psychanalyse de justifier le masochisme et la compulsion de répétition — n'est qu'une pulsion secondaire[3], acquise au cours de la vie du souffrant, et non comme chez Freud une fonction primaire. Avec le risque consécutif à la persécution des communistes par le nouveau régime nazi, leurs relations se détériorent.

En 1933, il est secrètement exclu de l’association psychanalytique internationale (ce qu'il n'apprend qu'en 1934). Pour Lore Reich Robin, ses relations avec Anna Freud expliquent cette exclusion[4]. Il est aussi exclu du parti communiste allemand en 1933.

En danger en tant que juif[5] et communiste, il fuit l'Allemagne nazie.

En 1935, la Gestapo décrète l’autodafé de tous ses ouvrages[6].

Exil[modifier | modifier le code]

Autriche[modifier | modifier le code]

Il s'exile en Autriche, à Vienne, d'où « l'hostilité croissante des milieux psychanalytiques »[7] le contraint à repartir.

Danemark[modifier | modifier le code]

Il accepte l'invitation de Jonathan Leunbach, l'un des fondateurs de la Ligue mondiale pour la réforme sexuelle, au Danemark, d'où des « manœuvres staliniennes » du parti communiste danois le font expulser[8].

Suède - Norvège[modifier | modifier le code]

Il se rend ensuite en Suède et en Norvège, où il entreprend des recherches sur la « fonction biologique de la sexualité et de l'angoisse » (Biological function of sexuality and anxiety) avec l'aide d'une nouvelle équipe, formée de médecins, de psychanalystes, d'un ingénieur en électricité. Ces travaux le conduisent à s'intéresser à la biogénèse et à élaborer la théorie des « bions ». À l'invitation du professeur Schjelderup, directeur de l'Institut de physiologie de l'université d'Oslo, il donne des cours sur l'analyse caractérielle. Les résultats de cette période norvégienne sont publiés en 1937 sous le titre « Étude expérimentale de la fonction électrique de la sexualité ». C'est en ces années qu'il pose les bases de la thérapie psychocorporelle, en collaboration avec Ola Raknes (en). Il se lie dans le même temps avec Alexander Sutherland Neill[9].

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En 1939, il passe en Grande-Bretagne où il rencontre l'ethnographe Bronislaw Malinowski. À cette occasion, il relève que les observations de Malinowski sur les peuplades primitives des îles Trobriand confirment les théories sur l'évolution du matriarcat au patriarcat et l'influence primordiale des conditions économiques sur les pratiques sexuelles, thèses qu'il avait déjà formulées dans un ouvrage publié en 1932, L'Irruption de la morale sexuelle . Il entreprend une nouvelle rédaction de ce livre à la lumière de ces nouveaux éléments. Malinowski l'invite à le rejoindre aux États-Unis, pour occuper un poste de maître de conférences.

Vie aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Embarqué le 19 août 1939, Reich est accueilli aux États-Unis à la fin du mois par son traducteur Theodore Wolfe. Il s'établit à New York, où il enseigne la psychiatrie et l'analyse caractérielle à la New School for Social Research. Il exerce parallèlement comme psychiatre-psychanalyste dans son cabinet privé. En 1939, il est élu membre honoraire de la société internationale de plasmogénie. Après perquisition de son appartement par le FBI, il passe Noël 1941 en prison[pourquoi ?]. Il est libéré le 5 janvier 1942.

Après quelques années, il achète en 1945, dans le Maine, une grande propriété qu'il baptise Orgonon, où il crée l'« Orgone Energy Clinic », destinée au dépistage des maladies énergétiques (biopathies), et l'« Orgonomic Infant Research Center », consacré à l'étude de l'enfant depuis le stade prénatal jusqu'à l'adolescence. Il y poursuit ses travaux avec ses assistants dans le domaine de la biologie et de la biophysique, y tient des conférences sur ses découvertes, ses inventions et l'évolution de ses recherches, y édite un journal[10] et reçoit les visites de ses collaborateurs. Ce lieu est actuellement le musée Wilhelm Reich ; il se situe à Rangeley (en).

ORANUR[modifier | modifier le code]

Le 15 décembre 1950 commence l'expérience Oranur (Orgonotic Anti-Nuclear Radiation). Reich enferme une aiguille de radium soigneusement isolée par une couche de plomb dans un de ses accumulateurs. Son but est de vérifier si l'orgone concentré peut contrer les effets mortifères des radiations atomiques. En février de l'année suivante, l'expérience aboutit à une catastrophe énergétique, le lieu devenant inhabitable.

Par ailleurs, Reich propose à des patients volontaires un traitement expérimental susceptible de les aider à mieux vivre leur cancer, les malades s'irradiant dans un « accumulateur d'orgone » et bénéficiant parallèlement d'une « végétothérapie caractério-analytique ». Des prélèvements sanguins (quelques gouttes de sang) sont réalisés pour évaluer les effets de l'irradiation sur l'organisme[11].

Reich suscite les critiques de la communauté psychanalytique et médicale américaine. En dépit de ses titres de docteur en médecine et de psychiatre et de son passé de chef de séminaire au cours de sa période psychanalytique, ces expériences sont considérées comme privant les malades de thérapie et les mettant en danger. À cette époque, comme lors de sa période scandinave, des rumeurs le qualifient de fou et de lubrique. « À partir de janvier 1942, attaqué de toutes parts, traité de charlatan par les psychiatres et de schizophrène par le milieu psychanalytique américain, Reich s'enfonça dans la folie, se croyant victime du grand MODJU, c'est-à-dire des fascistes rouges. Ce nom forgé par lui dérivait de MO (cenigo), personnage anonyme qui avait livré Giordano Bruno à l'Inquisition, et de DJOU (gachvili), alias Staline[12]. » Selon Bela Grunberger et Janine Chasseguet-Smirguel, Wilhelm Reich était devenu paranoïaque[13], alors qu'Otto Fenichel le qualifie de schizophrène[14].

Cloudbuster[modifier | modifier le code]

Parmi ses inventions, figure le cloudbuster (« téteur d'éther », ou « brise-nuage ») à l'aide duquel il prétendit faire pleuvoir, d'abord au cours de sécheresses dans le Maine, ensuite dans les régions arides (essais en Arizona en 1955-1957) ; et aussi repousser les tempêtes. Plusieurs versions de l'appareil ont existé, le principe demeurant le même. La chanson Cloudbusting de Kate Bush et son clip vidéo sont inspirés des mésaventures qui ont entouré l'invention et son inventeur[15].

Des versions plus récentes de cet appareil, appelées « chembusters », sont censées pouvoir contrer les effets des supposées « chemtrails ».

Mort en prison[modifier | modifier le code]

Après des vérifications entreprises par la Food and Drug Administration, organisme public de répression des fraudes, un tribunal lui interdit la location d'accumulateurs d'orgone aux États-Unis. Outrepassant ces injonctions, il est arrêté deux fois. Jugé une première fois, il refuse de se présenter devant un tribunal une seconde fois, car il estime qu'il n'est pas de la compétence d'un tribunal civil de juger le propos d'une découverte scientifique. Il est condamné pour outrage à la cour à deux années d'emprisonnement en 1956 ; il meurt d'une crise cardiaque en prison le 3 novembre 1957, mais aucune autopsie n'est pratiquée[16].

En mai 1957, depuis la bibliothèque de la prison, il écrivait ces mots à son fils Peter :

« Je suis fier de me retrouver en si bonne compagnie avec les Socrate, Christ, Giordano Bruno, Galilée, Moïse, Savonarole, Dostoïevski, Gandhi, Nehru, Mindszenty, Luther et tous les autres qui combattirent contre le démon de l'ignorance, les décrets illégitimes et les plaies sociales… Tu as appris à espérer en Dieu comme nous avons compris l'existence et le règne universels de la Vie et de l'Amour.[réf. nécessaire] »

Le verdict est toujours aujourd'hui objet de controverse. Le contexte politique américain de la fin des années 1950, marqué par le maccarthisme, son appartenance passée au parti communiste, qui avait été à l'origine de certains de ses déboires lors de son entrée aux États-Unis, mais surtout le verdict du jugement concernant l'orgone : « l'énergie d'orgone n'existe pas », tout semblait prouver aux yeux de ses adeptes que Reich était un savant persécuté pour ses découvertes extraordinaires. Cependant, d'après Roudinesco, leur attitude n'était pas moins sectaire que celle de ses opposants[17].

Ses œuvres connaissent un second autodafé, elles sont, par décision de justice, brulées dans l'incinérateur de Gansevoort, à Manhattan (New York)[18].

Le dossier du FBI sur le cas Wilhelm Reich, contenant les relations entre l'État et l'auteur, a été déclassifié et donc ouvert au public[19].

Les éditeurs du texte de l'entretien, Reich parle de Freud affirment « que cette interview [avec Eisller] a été sollicitée et réalisée dans le cadre des efforts désespérés pour discréditer et ruiner Reich et son œuvre par des calomnies gratuites[20]. »

Sexologie[modifier | modifier le code]

Reich, qui influence la sexologie, pense que le désir peut être réalisé dans la satisfaction, évitant ainsi l'idéalisation du (des) partenaire(s), et théorise l'équivalence entre les objets. Au contraire, Freud théorise l'idéalisation comme projection de l'idéal du Moi sur l'objet[21].

Les sexologues américains W.H Masters et V.E Johnson poursuivent la recherche bio-physique reichienne dans le domaine de la sexualité[22].

Reich et ses successeurs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Analyse reichienne.

Après sa mort, Reich a connu un regain d'intérêt dans les années 1970, qui ont vu le développement des psychothérapies. La végétothérapie découle directement des concepts de Reich, ainsi que les travaux du docteur John Pierrakos. L'analyse bioénergétique (bioénergie) a été développée par son élève le docteur Alexander Lowen, qui s'est tenu éloigné de l'« impression de persécution » de Reich à l'époque de l'orgonothérapie et évoque dans La Bioénergie l'enthousiasme et l'excitation des années 1945-1947, qui ont disparu à son retour d'Europe en 1952.

D'autres thérapeutes se réclament de la pratique reichienne (végétothérapie et orgonthérapie). Citons, par exemple, la somatothérapie de Richard Meyer, à Strasbourg, l'analyse reichienne développée par Gérard Guasch (Paris, Mexico) et enseignée en particulier en région parisienne au Cercle d'études Wilhelm Reich qu'anime Jacques Lesage de La Haye.

Les thérapies primales, l'intégration posturale de Jack Painter et la psychothérapie corporelle intégrée de Jack Rosenberg et Marjorie Rand sont des pratiques d'inspiration néo-reichienne.

Les chercheurs canadiens Paulo et Alexandra Correa, l'Allemand John Joachim Trettin et James DeMeo, à Ashland dans l'Oregon, travaillent sur l'aspect scientifique des travaux de Reich[23].

Ses écrits sur les régimes totalitaires d'Europe sont repris dans le domaine des sciences politiques, notamment aux États-Unis[24].

Le concept de peste émotionnelle[25] qu'il développe dès les années 30, est réactualisé dans la société contemporaine[26] et se retrouve transposé dans la notion moderne de panique morale.

Œuvre[modifier | modifier le code]

[Abréviations : FSG pour Farrar, Straus and Giroux, New York. Les maisons d'édition françaises sont domiciliées à Paris sauf mention contraire.]

  • Premiers écrits, vol. 1 (articles, 1920–1925), dont Conflits de la libido et formations délirantes dans Peer Gynt d'Ibsen (1920), Payot, 2006 (ISBN 2-2289-0090-7)
  • Premiers écrits, vol. 2 : la génitalité dans la théorie et la thérapie des névroses, Payot, 2006 (ISBN 2-2289-0102-4). Original allemand : Die Funktion des Orgasmus, 1927, remanié à partir de la théorie de l'orgone
  • Die Funktion des Orgasmus (1927), traduction du texte original dans une édition pirate épuisée (1975) chez les Éditions du Nouveau Monde, 17 impasse Lénine, 93 Montreuil
  • Matérialisme dialectique et psychanalyse dans La crise sexuelle, Éditions sociales, 1933. Original allemand : Dialektischer Materialismus und Psychoanalyse, 1929. Publié également dans la revue communiste internationale Sous la bannière du marxisme et dans la revue Kitej automne 2011
  • La Lutte sexuelle des jeunes, François Maspero, 1972. Original allemand : Der Sexuelle Kampf der Jungend, 1932
  • Qu'est-ce que la conscience de classe ? écrit sous le pseudonyme d'Ernst Parell, traduction et édition de Constantin Sinelnikoff, 1971
  • L'Irruption de la morale sexuelle, Payot, 1999. Original allemand : Der Einbruch der Sexualmoral, 1932
  • L'Analyse caractérielle, Payot-poche, 2006 (ISBN 2-2289-0059-1). Original allemand : Charakteranalyse, 1933. Édition américaine : Character Analysis, 1945, 1949, réimp. FSG, 1980
  • La Psychologie de masse du fascisme, Payot, 1999. Original allemand : Massenpsychologie des Faschismus, 1933. Édition américaine : The Mass Psychology of Fascism, 1946, réimp. FSG, 1970
  • The Bions Experiments: on the Origine of Life, FSG, 1979. Original allemand : Die Bione, Oslo, 1938
  • La Révolution sexuelle, Christian Bourgois, 1982. Original allemand : Die Sexualität im Kulturkampf, 1936
  • The Bioelectrical Investigation of Sexuality and Anxiety (articles, 1934–1938), FSG, 1982
  • Children of the Future: On the Prevention of Sexual Pathology (articles, 1928–1938), FSG, 1983
  • La Fonction de l'orgasme, L'Arche, 1986. Original allemand : Die Funktion des Orgamus. Traduction américaine : The Function of the Orgasm, 1942, 1948, réimp. FSG, 1973
  • La Biopathie du cancer, Payot, 1985. Original allemand : Der Krebs. Traduction américaine : The Cancer Biopathy, 1948, réimp. FSG, 1973
  • Écoute, petit Homme ![27], illustré par William Steig, Payot, 1999. Original allemand : Rede an den kleinen Mann. Traduction américaine : Listen, Little Man!, 1948, réimp. FSG, 1974
  • L'éther, Dieu et le diable, Payot, 1999. Original allemand et américain : Ether, God and Devil, 1949, réimp. FSG, 1973
  • La superposition cosmique, Payot, 2001. Original américain : Cosmic Superimposition, 1951, réimp. FSG, 1973
  • The Oranur Experiment, 1951, xerox Wilhelm Reich Museum, Rangeley.
  • The Orgone Energy Accumulator, Its Scientific and Medical Use, 1951, xerox Wilhelm Reich Museum, Rangeley[28]
  • Le meurtre du Christ, traduit de l'américain par Pierre Kamnitzer, Champ Libre, 1971. Original américain : The Murder of Christ, 1953, réimp. FSG, 1978
  • Les hommes dans l'État, Payot, 1978. Original américain : People in Trouble, 1953, réimp. FSG, 1978
  • Contact with Space, 1957, xerox Wilhelm Reich Museum, Rangeley
  • Selected Writings: An Introduction to Orgonomy, FSG, 1961
  • Reich parle de Freud, Payot, 1998. Original américain : Reich Speaks of Freud, FSG, 1967
  • L'Accumulateur d'orgone et son usage médical[29]
  • The Record of a Friendship: The Correspondence of Wilhelm Reich and A. S. Neill, FSG, 1984
  • Passion de jeunesse, L'Arche, 1997. Original américain : Passion of Youth: An Autobiography 1897–1922, FSG, 1988, 2005
  • Beyond Psychology: Letters and Journals 1934–1938, FSG, 1994
  • American Odyssey: Letters and Journals 1940–1947, FSG, 1999

Les œuvres complètes américaines de Wilhelm Reich (livres, articles et journaux de recherche) sont disponibles sur microfiches à la bibliothèque Sainte-Geneviève de Paris. Les œuvres psychanalytiques sont dans les archives des revues Internationale Zeitschrift für Psychoanalyse, Zeitschrift für Sexualwissenschaft, Zeitschrif für Aerztliche Psychotherapie, International Psychoanalyse Verlag, etc.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En langue française[modifier | modifier le code]

  • Martin Gardner, Les Magiciens démasqués (chapitre 21), Presses de la Cité, 1966. Original américain : Fads and Fallacies in the Name of Science, Dover Publications, NY, 1952, 1957
  • Boris Fraenkel Pour Wilhelm Reich, Paris, Maspero, 1968
  • Jean-Michel Palmier Wilhelm Reich. Essai sur la naissance du Freudo-marxisme, éd. U.G.E., Paris, 1969
  • Michel Cattier, Ce que Reich a vraiment dit, Verviers, Marabout Université n° 254, 1969, 1974
  • Ilse Ollendorff (ex-compagne de Wilhelm Reich), Wilhelm Reich, P. Belfond, 1970. Original américain Wilhelm Reich: A Personal Biography, St Martin's Press, NY, 1969
  • Constantin Sinelnikoff, L'œuvre de Wilhelm Reich, 2 volumes, François Maspero, Petite collection Maspero, 1970. Réédition Les Nuits rouges[30], 1970, 2002
  • Alexander Sutherland Neill Wilhelm Reich[31], le chapitre manquant systématiquement dans les trois éditions traduites de Summerhill School: A New View of Childhood, St Martin’s Griffin, New York, 1995 (ISBN 0-312-14137-8) sous le titre Libres enfants de Summerhill aux Éditions François Maspero, 1970, puis réédition aux Éditions La Découverte, 1995 et dans la coll. "Folio essais", n° 4, 2004
  • Jean-Pierre Voyer, Reich, mode d'emploi, Champ Libre, 1971, sur le net
  • Charles Rycroft, Wilhelm Reich, Seghers, 1972. Original américain : Wilhelm Reich, Viking Press, NY, 1971
  • Luigi de Marchi, Wilhelm Reich, biographie d'une idée, Paris, Fayard, 1973
  • Roger Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich, Payot, 1975, 1999
  • Numéro double de la revue Sexpol[32] consacré à Wilhelm Reich, Paris, 1977
  • Bela Grunberger et Janine Chasseguet-Smirguel Freud ou Reich. Psychanalyse et illusion, éd. Tchou, coll. Les Abysses, 1976 (ouvrage critique)
  • Peter Reich, À la recherche de mon père : rêves éclatés, Albin Michel, 1977. Original américain : A Book of Dreams, Harper & Row, NY, 1973
  • Ola Raknes, Wilhelm Reich et l'orgonomie, Érès, Ramonville, 1989, 2002. Original américain : Wilhelm Reich and Orgonomy, Penguin, 1970
  • Elsworth F.Baker, L'Homme pris au piège, éd. de Verlaque, Aix-en-Provence, 1993. Original américain : Man in the Trap, Macmillan, NY, 1967, réimp. American College of Orgonomy, 2000
  • Jacques Lesage de La Haye, Une psychopolitique du corps, l'Analyse reichienne, Lyon, Atelier de création libertaire, 1996
  • James DeMeo Le Manuel de l'accumulateur d'orgone, Vannes, Sully, 2001
  • Orson Bean, Moi et l'orgone, Érès, Ramonville, 2002. Original américain : Me and the Orgone, St Martin's Press, NY, 1971, réimp. American College of Orgonomy, 2000
  • Georges Bertin, Un imaginaire de la pulsation : lecture de Wilhelm Reich, Presses de l'université de Laval, Québec, 2004
  • Gérard Guasch
    • Quand le corps parle, Vannes, Sully, 1998/2002/2007
    • Wilhelm Reich, énergie vitale et psychothérapie, Paris, Retz, 1998
    • Wilhelm Reich, biographie d'une passion, Vannes, Sully, 2007
  • A. Lucca and ISFA commitee : Wilhelm Reich (1897-1957) - Biographie Critique[33], Akronos Publishing, Concordia, Ontario, Canada, 2012

En langue anglaise[modifier | modifier le code]

  • Robert Spitezer « Wilhelm Reich and Orgone Therapy - An Examination of Wilhelm Reich's Demonstrations of Orgone Energy[34] », 1953, Cornell University
  • David Boadella, Wilhelm Reich, the Evolution of his Work, Henry Regnery, Chicago, 1973
  • Mildred Edie Brady  :
    • « The Strange Case of Wilhelm Reich », in The New Republic, 26 mai 1947
    • « The New Cult of Sex and Anarchy », Harper's, avril 1947
  • Robert Corrington, Wilhelm Reich, Psychoanalyst and Radical Naturalist, FSG, 2003
  • W. Edward Mann, Orgone, Reich and Éros: Wilhelm Reich's Theory of the Life Energy, Simon and Schuster, NY, 1973
  • Myron R. Sharaf, Fury on Earth: A Biography of Wilhelm Reich[35],[36], St Martin's Press, NY, 1983, réimp. Da Capo Press, NY, 1994
  • Robert Anton Wilson, Wilhelm Reich in Hell (pièce de théâtre), Falcon Press, Phoenix, 1987
  • Archives américaines : voir sur archive.org
  • « Wilhelm Reich and the Mass Psychology of Fascism (1935) » in Robert Graham, Anarchism: A Documentary History of Libertarian Ideas, From Anarchy to Anarchism (300 CE to 1939), volume I, Black Rose Books, 2005, pp. 444-448

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Misterije organizma (« Les mystères de l'organisme »), docu-fiction de Dušan Makavejev, 1971. Film sur les théories développées dans La Révolution sexuelle. Mise en perspective de l’analyse bioénergétique dans le contexte historique de l’évolution des mœurs
  • Wilhelm Reich — Viva Little Man !, documentaire de Digne Meller-Marcovicz, 1987
  • (en) Man's Right to Know[37],[38]
  • (en) Wilhelm Reich and the Orgone Energy[39]
  • Der Fall Wilhelm Reich, film d'Antonin Svoboda sorti en 2012

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roger Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich, page 120.
  2. Roger Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich page 121.
  3. Voir sur lesatomesdelame.narod.ru.
  4. « Anna Freud et l’expulsion de Wilhelm Reich de l’Internationale psychanalytique », conférence ayant eu lieu le 15 mars 1997, à l’occasion du centenaire de la naissance de Wilhelm Reich au Goethe Institut de Boston (traduction française de Christian Isidore Angelliaume, 2006).
  5. « On January 17, Reich wrote his last letter to Raknes. Its main point concerned a reference in a paper by Raknes to the fact that Reich’s father was “Jewish-born.” 11 Reich acknowledged this but described at length how his father had moved away from “Jewish chauvinism” and reared his children in a progressive, international way. Reich himself did not follow Jewish customs or beliefs and he did not wish to be categorized as a Jew despite the conventional practice in this matter. » Fury on Earth, Myron Sharaf, p. 463.
  6. « En 1935, la Gestapo interdit ses publications et brûle ses œuvres de "pornographe juif". » Source : Revue québécoise de psychologie, vol. 18, no 1, 1997, « Il y a cent ans : Wilhelm Reich, chef de file de la gauche psychanalytique et enfant terrible de la psychologie » par René F. Marineau, université du Québec à Trois-Rivières.
  7. Roger Dadoun, Cent Fleurs pour Wilhelm Reich, page 125.
  8. « Reich, les hommes et l'état » Sinelnikoff, Nice, 1972. Ainsi que la revue Partisans : sexualité et répression (2), nos 66-67, juil-oct 1972
  9. Le pédagogue de Summerhill School.
  10. Disponible en microfilms à la bibliothèque Sainte-Geneviève à Paris
  11. La Biopathie du cancer, éditions Payot. Dans cet ouvrage Reich précise que la prévention du cancer passe par une santé sexuelle minimale, un contexte social dont la morale n'est pas excessivement anti-sexuelle, une prévention des chocs émotionnels agressifs et une protection de la femme enceinte, une protection du couple mère-nourrisson et de l'enfant de tout agression sexuelle. En outre, selon lui, la guérison du cancer ne peut s'approcher qu'à un stade précoce du fait que la vitalité du sujet est encore à même de reprendre son amplitude respiratoire.
  12. Dictionnaire de la psychanalyse, Elisabeth Roudinesco et Michel Plon, nouvelle édition augmentée, 2006, page 909.
  13. Bela Grunberger et Janine Chasseguet-Smirguel : Freud ou Reich. Psychanalyse et illusion, éd. Tchou, coll. Les Abysses, 1976
  14. Roger Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich. page 392.
  15. (en) Rob Jovanovic, Kate Bush: The biography, Little, Brown Book Group, , 304 p. (ISBN 9780349411255, lire en ligne), p. 159 et suivantes
  16. L'acte de décès parle d'un infarctus (occlusion coronarienne) in R. Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich. Payot, Paris, 1975, p. 32.
  17. « Les adeptes de Reich ne furent pas moins sectaires dans l'adoration de leur grand homme, dont ils nièrent la folie pour le présenter comme un héros sans peur et sans reproche, victime de persécutions répétées », Dictionnaire de la psychanalyse, 2009.
  18. Roger Dadoun, « Wilhelm Reich », Dictionnaire international de la psychanalyse (sous la direction d'Alain de Mijolla).
  19. Dossier FBI de Wilhem Reich.
  20. Roger Dadoun, Cent Fleurs pour Wilhelm Reich, page 242.
  21. Grunberger et Chasseguet-smirgel, « Freud ou Reich. Psychanalyse et illusion. », p. 130
  22. Roger Dadoun, Cent fleurs pour Wilhelm Reich, page 60.
  23. Site orgonelab.org.
  24. (en) Diggins John, Fascism, the View from America. Princeton University press, 1972.
  25. [PDF] Croyances et idéologies : le concept de « Peste émotionnelle » chez Wilhem Reich sur le site Écologie libidinale.org.
  26. Peste émotionnelle et imaginaire social chez Wilhem Reich par Georges Betin sur le site Researchgate.net.
  27. Fichier PdF en accès libre.
  28. Traduction : L'accumulateur d'orgone et son usage médical, 2003.
  29. Voir sur classiques.uqac.ca.
  30. Voir sur les.nuits.rouges.free.fr.
  31. http://lesatomesdelame.narod.ru/ASNeill_WilhelmReich.pdf
  32. Voir sur acorgone.free.fr.
  33. Texte sur classiques.uqac.ca.
  34. Texte intégral en ligne.
  35. Fichier PdF.
  36. ou disponible ici
  37. Sur YouTube.
  38. Voir sur ia600301.us.archive.org.
  39. Sur YouTube.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]