Anet (Eure-et-Loir)

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Anet
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte, Classé MH (1960).
Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte,
Logo monument historique Classé MH (1960).
Blason de Anet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Anet (bureau centralisateur)
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Aliette Le Bihan
2017-2020
Code postal 28260
Code commune 28007
Démographie
Gentilé Anétais
Population
municipale
2 676 hab. (2014 en augmentation de 1,9 % par rapport à 2009)
Densité 341 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 20″ nord, 1° 26′ 25″ est
Altitude Min. 57 m
Max. 132 m
Superficie 7,85 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-anet.fr/

Anet (prononcé [a.nɛt]) est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Anet est située à 15 kilomètres de Dreux et de Houdan, deux villes à proximité de la route nationale 12.
Anet compte près de 3 000 habitants (le canton en compte près de 24 000).

Elle est surtout connue pour son château, construit par Philibert Delorme sous Henri II pour Diane de Poitiers, ses promenades du bord de l'Eure et la forêt de Dreux qui est à proximité (le pavillon de chasse de Dreux étant le rendez-vous des chasseurs à courre).

Forêt suffisamment vaste et idéale pour les amateurs de jogging ou de VTT, à proximité de Boncourt (15 minutes à pied) et dans la vallée des Cailles, préservée par le conseil général. De même, l'étang d'Oulins est doté d'un parcours sportif, permettant de s'entretenir dans un environnement de verdure. À découvrir, les ruines de « la Robertière », ancien château en pleine forêt (commune d'Abondant) et à la lisière de la forêt, le château de Sorel (commune de Sorel-Moussel).

Communes, département et région limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Anet[1]
Ézy-sur-Eure (Eure) Ivry-la-Bataille (Eure) Oulins
Saussay Anet[1] Boncourt
Sorel-Moussel Rouvres

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte d'Anet et des communes limitrophes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[2][3][modifier | modifier le code]

Durant la période gauloise, l'emplacement d'Anet faisait partie du territoire des Carnutes, peuple qui occupait le pays compris dans les diocèses de Chartres, de Blois et d'Orléans, tels qu'ils existaient avant 1790. Le pays des Carnutes était alors presque entièrement couvert de forêts : Anet était compris dans la forêt de Crothais - aujourd'hui de Dreux.

  • Sous les Mérovingiens (VIe siècle-VIIIe siècle), les forêts s'éclaircirent, la cité des Carnutes, plus peuplée, se divisa en plusieurs pays (pagi) gouvernés par un comte. Les textes anciens mentionnent comme ayant été démembrés de la cité chartraine les pays suivants : le Pagus carnutenus (le pays chartrain), le pagus dorcassinus (pays drouais), le pagus meduntensis (le Mantois), le Pincerais, le Vendômois, le Dunois, le Perche et le Thimerais. Aux dépens des cités de Chartres et d'Evreux se forma le pays de Madrie (Pagus madracensis) dans lequel Anet commença à se peupler.
  • Sous les Carolingiens (VIIIe siècle-Xe siècle), le pays/comté de Madrie est souvent mentionné à propos des Missies (légations instituées pour l'inspection des provinces par les Missi Dominici). Le pays de Madrie et le Maine sont réunis aux sept pays qui formeront, un siècle plus tard, la Normandie. Après l'invasion normande (début du Xe siècle ; 911, traité de St-Clair-sur-Epte), qui enlève de fait la Normandie à l'autorité du roi de France – même si le roi reste le suzerain suprême, le souverain théorique – et fait de la rivière Eure une frontière naturelle, la partie occidentale de la Madrie (vallée de l'Eure) fut incorporée à la Normandie, et la partie orientale alla aux comtes de Vexin (aussi maîtres des comtés de Meulan et de Dreux, et de la seigneurie châtelaine de Mantes ; mais cette dynastie comtale s'étiole peu à peu au XIe siècle), ou encore à l'Yveline francilienne (sous influence du roi capétien et des familles féodales des Montfort, Mauvoisin, Estavel vicomtes de Mantes, Châteauneuf, Le Riche (de Gallardon, Maule, Auneau, Lèves), Richebourg et Poissy, Montmorency et Montlhéry, Bardoul...). Mais la frontière constituée par l'Eure n'a rien d'infranchissable ni d'intangible : au cours des Xe-XIIe siècles, elle ne cesse d'être mise en cause et disputée, au profit du duc de Normandie (qui pousse vers l'est), ou bien du roi de France (qui pousse vers l'ouest ; vainqueur final en 1203-1204 avec Philippe Auguste ci-dessous) ; d'autant que les complicités, les allégeances multiples, les possessions de part et d'autre de l'Eure par une même famille seigneuriale, sont nombreuses. Ainsi la Maison comtale du Vexin (avec ses comtés de Dreux, du Vexin français et de Meulan, plus la seigneurie de Mantes) entre dans l'orbite normande (avec Anet sous la domination des comtes d'Evreux : branche naturelle de la Maison ducale). Puis le sud du comté d'Évreux (vallée de l'Eure : Illiers, Coudres, Marcilly) est contrôlé par la Maison de Blois (par le remariage de la duchesse de Normandie Leutgarde de Vermandois-Champagne avec Thibaud le Tricheur vers 943), comme le comté de Dreux (dot de Mathilde de Normandie femme d'Eudes II vers 1003) qui finalement passe vers 1023 au roi Robert le Pieux, dont les descendants arrondiront grandement l'escarcelle capétienne : Philippe Ier obtient le Vexin français dès 1077 plus Mantes en 1080, et Philippe II Auguste, le comté d'Évreux en 1200 et le comté de Meulan plus toute la Normandie en 1204.
  • Anet, quant à elle, eut des seigneurs particuliers à partir de la deuxième moitié du XIe siècle, les Goël seigneurs d'Ivry, maîtres aussi de Bréval. Les deux petits villages initiaux de Bréval et Anet faisaient partie d'un alleu du domaine de Neauphlette, terres dépendant de l'abbaye de St-Germain et de son avoué le comte de Vexin (donc dans l'orbite française, capétienne et parisienne). Mais l'affaiblissement – évoqué plus haut et finalement fatal – du comte de Vexin et la dislocation de ses biens au XIe siècle au bénéfice d'abord du duc de Normandie puis du roi de France, profitent aux Goël d'Ivry, une famille dynamique, entreprenante, offensive, neuve mais avec des racines anciennes par alliance (Robert Ier semble le gendre d'Hugues d'Ivry ci-après), d'origine normande (très liés par exemple à l'abbaye du Bec) mais s'activant de part et d'autre de la rivière d'Eure : Robert Ier, d'origine inconnue, † avant 1065, x Auberée/Aubrée dame de Grossœuvre, probable fille naturelle d'Hugues d'Ivry, évêque de Bayeux (remariée veuve à Albert/Aubert de Cravent : installés à Pacy) < Robert II, † avant 1090, actif à Bréval et Anet, x la Bienheureuse ou Vénérable Hildeburge (III) de Gallardon, fille d'Hervé Ier Le Riche, abbesse et bienfaitrice de Pontoise, † 1115 < Ascelin Goël (vers 1060-vers 1118), aussi seigneur d'Illiers et de Croth après 1112 et de Saint-André vers 1103, fondateur du château et du bourg castral d'Anet (sa mère Hildeburge réside au château quand elle dispose de Jouy en faveur de St-Martin de Pontoise), et probablement des forteresses de Bréval, Guainville, Villiers-en-Désœuvre, Breuilpont, Grossœuvre, x Isabelle de Breteuil fille naturelle de Guillaume et sœur d'Eustache de Breteuil ; Guillaume et Robert frères cadets d'Ascelin < [enfants d'Ascelin : Robert III, † vers 1123 ; Guillaume Ier Louvel (né vers 1100-1166/1170), aussi fieffé en Angleterre (Dockings : Norfolk, Minster Lovel(l) : Oxford), x avant 1123 Mathilde de Meulan fille du comte Robert (Maison de Beaumont-le-Roger) et d'Elisabeth de France-Vermandois ; Roger le Bègue sire de Grossœuvre et St-André ; plausiblement Simon (Ier) d'Anet (compagnon d'armes de Bohémond prince de Tarente et d'Antioche à Durazzo et dans la Pouille ; † vers 1107 ) ; fils naturel d'Ascelin : Robert le Roux, père de Jean et peut-être d'Hugues le Roux d'Ivry, actif à Bréval dans le premier tiers du XIIe siècle] < [enfants de Guillaume Louvel : Robert † vers 1150 avant son père ; Galéran seigneur d'Ivry (< Robert IV † vers 1230...) ; Simon (II) seigneur d'Anet, Bréval et Illiers-l'Évêque, x vers 1160 Isabelle de Maintenon sœur de Jean seigneur de Maintenon ; Guillaume II Louvel, † 1213, hérite des fiefs anglais ; Isabelle/Elisabeth x Richard Ier de Reviers et Néhou seigneur de Vernon et Amfreville ; et encore : Goël, Hélisende, Auberée † après 1209]. Simon d'Anet, en tant que seigneur de Croth, pour préserver la forêt de Croth surexploitée par les moines du prieuré de Croth (titulaire du droit d'usage) et leurs paysans, s'oppose au prieuré et à sa maison-mère l'abbaye de Marmoutier : la sentence arbitrale plutôt favorable aux moines est rendue par l'évêque de Chartres en septembre 1185, et confirmée par le roi-duc Henri II en personne au château d'Anet. Simon ne laisse pas de postérité survivante car ses enfants décèdent avant lui : [< Jean sire de Bréval † 1189 ; Adam † vers 1180 ; Auberée, † 1187 sans enfant de son x avec Yves de Vieuxpont de Courville]. Simon fonde deux commanderies templières, sans doute celle de Chanu dans les années 1180, en tout cas celle de Prunay en 1190. Il meurt en 1190 sans héritier direct, et sa succession échoit au roi Philippe Auguste en 1191 (droit d'échoite du suzerain/souverain), qui prend soin de dédommager sa sœur Auberée et son neveu Robert IV (Avrilly lui sera rendu).
  • Anet entre donc dans la grande histoire avec Philippe-Auguste, fils de Louis VII, roi de France, que son père associe au trône en 1179, à l'âge de 14 ans. On trouve en effet dans les ordonnances du Louvre des lettres de Philippe-Auguste données à Anet en 1192, la 13e année de son règne, par lesquelles il exempte les habitants d'Anet, comme étant de sa juridiction immédiate, de tous droits de péage et d'impôt. Puis il y réside en avril et novembre 1195. Ses successeurs possédèrent aussi Anet, inclus dans le domaine de la Couronne : Louis VIII, Saint-Louis, Philippe le Hardi puis sa femme Marie de Brabant († 1322 ; son douaire à partir de 1280/85, avec Bréval, Nogent-le-Roi, Montchauvet, Mantes, Meulan, les Mureaux). Louis le Hutin et son frère Philippe le Long négocièrent le maintien du douaire aux héritiers de Marie de Brabant : ainsi en 1317/1322, ce dernier donna la châtellenie d'Anet en apanage à son oncle, Louis de France, comte d'Évreux, † 1319, fils de Marie de Brabant. De Louis, comte d'Évreux, Anet passa à Philippe son fils aîné, qui devint roi de Navarre sous le nom de Philippe III en 1328. Ce prince eut pour successeur en 1343 à la seigneurie d'Anet son fils aîné, Charles II le Mauvais, comte d'Evreux, † 1387, qui devint roi de Navarre en 1349. La seigneurie d'Anet sortit des mains de Charles, roi de Navarre, et passa à Louis, son frère puîné, auquel il le donna en apanage avec Beaumont-le-Roger. Anet ne resta pas longtemps entre ses mains, parce que Louis donna Anet en gage au roi de France Charles V contre le prêt de 50 000 florins. Louis étant mort en 1376 sans laisser d'enfant légitime, Anet revint à son frère aîné le roi Charles II de Navarre, mais Charles V confisqua la châtellenie d'Anet sur ce dernier (confiscation générale des biens français du Mauvais pour complot et trahison) et fit en grande partie raser la forteresse en 1378.
  • En 1404, Charles III de Navarre céda définitivement au roi de France les comtés d’Évreux et de Mantes ainsi qu'Anet. En décembre 1444, Charles VII, en récompense des services que lui avait rendus Pierre de Brézé, comte de Maulévrier, grand sénéchal de Normandie, en chassant les Anglais de cette province, lui inféoda entre autres, la châtellenie d'Anet, Nogent-le-Roi, Bréval, Montchauvet. Pierre de Brézé fut tué à la bataille de Montlhéry en juillet 1465 et son fils Jacques lui succéda et construisit vers 1470 le manoir d'Anet. En 1462, il avait épousé Charlotte de France, sœur naturelle du roi Louis XI et fille de Charles VII et Agnès Sorel. À la mort de Jacques en 1494 (ou dès 1490 ?), ou plutôt à sa confiscation en 1477 pour le meurtre de sa femme Charlotte, son fils Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII, devint propriétaire d'Anet. Louis se maria en secondes noces le 29 mars 1514 à l'âge de 55 ans, avec Diane de Poitiers, née le (elle a donc 15 ans). Diane, que l'on appelle souvent la grande sénéchale (de Normandie) avait 32 ans quand Louis de Brézé mourut le 23 juillet 1531 à Anet. Diane posséda Anet jusqu'à sa mort le 25 avril 1566 au château. En 1535, elle devient la favorite du futur Henri II ; lorsque celui-ci monte sur le trône en 1547, il la couvre d'éclatantes faveurs : il lui offre Chenonceaux, lui donne le titre de duchesse de Valentinois, et 1547-1552 fait reconstruire Anet par trois des plus grands artistes du siècle : l'architecte Philibert Delorme, le sculpteur Jean Goujon et le peintre Jean Cousin le Jeune. À la mort de Diane, Anet revint à sa fille, Louise de Brézé, Duchesse d'Aumale par son mariage avec Claude II, puis à son fils, Charles de Lorraine. Par lettres patentes du roi Henri III, données en février 1583, la châtellenie d'Anet fut érigée en principauté.
  • Louis-Charles vendit Anet à Louis XV en 1773 contre 12 millions de livres, mais s'en réserva l'usufruit jusqu'à sa mort en 1775. À cette date le roi Louis XVI, devait donc devenir propriétaire d'Anet, mais le prix énorme de la transaction de 1773 n'ayant pas été réglé, il dut le céder la même année moyennant arrangement à Louis de Bourbon (1725-1793), duc de Penthièvre, grand amiral de France, fils du comte de Toulouse et par là petit-fils de Louis XIV, neveu du duc du Maine Louis-Auguste, cousin germain et héritier de Louis-Auguste et Louis-Charles de Bourbon-Maine, tous cités ci-dessus. Le duc de Penthièvre fut le dernier seigneur d'Anet. Il mourut le 4 mars 1793 à Bizy.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la République espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[4], dont Anet[5]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[6]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[7].

Articles détaillés : Retirada et Histoire d'Eure-et-Loir.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Mathéus Demantke    
1947 1964 André Boxhorn    
1964 1987 Hubert Baraine RPR Conseiller général d'Eure-et-Loir (1964-1987)
1987 2008 Claude Favrat UMP Conseiller général d'Eure-et-Loir (1987-2008)
2008 2017 Olivier Marleix UMP-LR Conseiller général d'Eure-et-Loir (2008-2014)
Député d'Eure-et-Loir depuis 2012
2017 en cours Aliette Le Bihan[8]    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections cantonales (départementales à partir de 2015), résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores[modifier | modifier le code]

Élections régionales, résultats des deuxièmes tours[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée depuis 1974 avec Hohensachsen (de), petite ville allemande située dans le Land du Bade-Wurtemberg.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Données chiffrées[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Anet depuis cette date :

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 475 1 557 1 486 1 322 1 416 1 422 1 409 1 401 1 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 344 1 406 1 418 1 447 1 465 1 447 1 466 1 431 1 395
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 316 1 372 1 395 1 256 1 239 1 252 1 235 1 294 1 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 341 1 464 1 700 2 297 2 696 2 651 2 633 2 626 2 673
2014 - - - - - - - -
2 676 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique
Explications[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Canton d'Anet.

L'augmentation significative de la population d'Anet à partir des années 1960, suit celle de l'ensemble du canton[25].En effet durant cette période, l'ensemble du canton connaît un phénomène de périurbanisation, autrement dit des habitants issus de zones urbaines s'installent dans des zones rurales, pour accéder à la propriété et bénéficier d'un meilleur cadre de vie. Cela engendre des besoins de nouveaux biens immobiliers.

Sur la commune d'Anet, cela s'exprime l'installation de la résidence de La Coudrée en 1964, mais aussi de logements HLM au début des années 1970.

La population de la commune passe au-dessus de 2000 habitants, le seuil pour qu'une commune devienne une ville. Cela entraîne une autre conséquence, qui est l'installation de nouveaux services pour la population de la commune et de ses environs.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Anet en 2007 en pourcentage[26].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,9 
90  ans ou +
1,5 
8,7 
75 à 89 ans
13,7 
15,7 
60 à 74 ans
15,6 
19,3 
45 à 59 ans
20,2 
19,2 
30 à 44 ans
17,5 
17,6 
15 à 29 ans
16,2 
18,5 
0 à 14 ans
15,2 
Pyramide des âges du département d'Eure-et-Loir en 2007 en pourcentage[27].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,1 
12,4 
60 à 74 ans
13,1 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
21,1 
30 à 44 ans
20,3 
18,2 
15 à 29 ans
17,0 
20,4 
0 à 14 ans
18,6 

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Salle de cinéma « Le Normandie »[modifier | modifier le code]

Une salle de cinéma de 220 places, projetant le soir le vendredi et le samedi, et les après-midis le samedi et le dimanche.

Le Dianetum[modifier | modifier le code]

Ensemble de 1600 m² inauguré en mars 2014 comprenant[28] :

  • La salle Du Bellay (396m²) pouvant accueillir 480 personnes assises, avec un espace scénique de 170m² et deux loges ;
  • La salle Ronsard (141m²) pouvant accueillir jusqu'à 140 personnes ;
  • La salle Rabelais (86m²) pouvant accueillir jusqu'à 80 personnes ;
  • Un hall Atrium de 200m².

Cet ensemble est destiné à accueillir diverses manifestations dont:

  • Des spectacles vivants, avec parfois des artistes d'envergure nationale ;
  • D'autres événements culturels (marché de l'art) ;
  • Des assemblées (conférences, séminaires, cocktails, etc), pouvant avoir lieu dans chacune de ces trois salles[29].

Le Dianetum a notamment accueilli Bernard Mabille, Carla Bruni, Maxime Le Forestier, Steeven et Christopher, Cats on Trees, Michel Jonasz, Bérengère Krief, Axelle Red, Vianney, Yves Duteil, Joyce Jonathan, Baptiste Lecaplain, Enrico Macias, Pony Pony Run Run, Daniel Russo, Stéphane Plaza...

Économie[modifier | modifier le code]

Culture local et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château[modifier | modifier le code]

Le château d'Anet (Logo monument historique Classé MH (1993)[30]) a été construit (1547-1555) par l'architecte Philibert Delorme pour Diane de Poitiers. Sa chapelle est remarquable.

Article détaillé : Château d'Anet.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte d'Anet, Logo monument historique Classé MH (1960)[31].

Croix de cimetière[modifier | modifier le code]

Croix du cimetière, 1555.

Cette croix monumentale du cimetière d'Anet a été classée Monument historique en 1921[32].

  • La date de 1555 figure sur cette colonne de pierre surmontée de la croix.
  • Une phrase inscrite sur le socle est à lire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :
NE PLVS NE MOINS

BIEN VIVRE ET MOURIR C'EST ASSEZ

ET PARADIS AUX TREPASSEZ.
  • Une autre phrase en latin est inscrite sur le fût de la colonne. Il faut la lire de haut en bas et dans le sens inverse des aiguilles d'une montre :
HIC QVI TE EXPECTANT NON CONFVNDANTVR
(Ici, cet espoir ne sera pas honte.)
  • Ajoutons que dix coquilles Saint-Jacques décorent cette colonne laissant supposer qu'elle était une étape pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes d'Anet

Les armes de la commune d'Anet se blasonnent ainsi :
Parti ; au premier mi-parti d'azur, à l'écusson d'azur bordé d'or, chargé d'un autre écusson d'argent et accompagné de huit croisettes d'or ; au second écartelé, aux 1 et 4 d'azur à six besants d'argent, au chef d'or ; au 2 d'azur semé de fleurs de lis d'or, au franc quartier senestre d'argent chargé de trois croissants mal-ordonnés de gueules ; au 3 d'argent emmanché de sable.

Films et tournages[modifier | modifier le code]

  • La première séquence du film d'espionnage Opération tonnerre a été tournée à Anet, avec le château pour cadre.
  • Le tournage du film Mary Queen of Scots s'est en partie déroulé sur le site du château d'Anet, notamment dans la cour ainsi qu'à l'intérieur de la chapelle.
  • Un numéro de l'émission Secrets d'histoire a été consacré à Diane de Poitiers. Le tournage s'est en partie déroulé dans l'enceinte du château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Historique du château d'Anet », sur Château d'Anet
  3. « Ivry, Bréval, Anet », sur Les seigneuries d'Ivry, Bréval et Anet aux XIe et XIIe siècles, par Jean Mesqui
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  8. « Aliette Le Bihan élue maire d'Anet », sur http://www.lechorepublicain.fr/,
  9. Présidentielles 2012 à Anet
  10. Présidentielles 2007 à Anet
  11. Présidentielles 2002 à Anet
  12. Législatives 2012 à Anet
  13. Législatives 2007 à Anet
  14. Législatives 2002 à Anet
  15. Départementales 2015 à Anet
  16. Cantonales 2008 à Anet
  17. Européennes 2014 à Anet
  18. Européennes 2009 à Anet
  19. Européennes 2004 à Anet
  20. Régionales 2015 à Anet
  21. Régionales 2010 à Anet
  22. Régionales 2004 à Anet
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  25. La transition périurbaine du canton d'Anet
  26. « Evolution et structure de la population à Anet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  27. « Résultats du recensement de la population d'Eure-et-Loir en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  28. Inauguration du Dianetum
  29. Evènements au Dianetum
  30. « Château d'Anet », notice no PA00096955, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Église », notice no PA00096957, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Croix du cimetière », notice no PA00096956, base Mérimée, ministère français de la Culture