Crucey-Villages

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Crucey-Villages
L'ancienne base aérienne de Dreux-Louvilliers, sur Crucey-Villages, Louvilliers-lès-Perche et Maillebois.
L'ancienne base aérienne de Dreux-Louvilliers, sur Crucey-Villages, Louvilliers-lès-Perche et Maillebois.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Saint-Lubin-des-Joncherets
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Jean-Paul Amelot
2014-2020
Code postal 28270
Code commune 28120
Démographie
Population
municipale
470 hab. (2014)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 04″ nord, 1° 04′ 43″ est
Altitude 172 m (min. : 154 m) (max. : 195 m)
Superficie 43,97 km2
Localisation

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Crucey-Villages est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crucey-Villages
Brezolles Brezolles Saint-Lubin-de-Cravant
Prudemanche
Les Châtelets Crucey-Villages Laons
Saint-Ange-et-Torcay
La Saucelle Louvilliers-lès-Perche Maillebois

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de Crucey-Villages et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Par arrêté préfectoral du 7 décembre 1972, les communes de Crucey, Mainterne et Vitray-sous-Brézolles sont réunies dans une commune unique qui prend le nom de Crucey-Villages.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2001 Jean Grillard    
2001 2008 Marie-Antoinette Mauban    
2008 2014 Patrick Peyrot des Gachons    
2014 en cours Jean-Paul Amelot SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 470 habitants, en diminution de -3,49 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294 404 429 368 405 416 405 412 387
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
362 370 367 352 351 337 382 386 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
356 327 312 307 347 363 325 365 432
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
378 301 410 377 440 460 502 475 470
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Aignan de Crucey[modifier | modifier le code]

Bois sculpté. Hauteur : 4,20 m. 2 colonnes torses à chapiteaux corinthiens soutiennent la corniche qui se déforme pour former un fronton au sommet duquel s’allongent deux anges parmi des pots à feu. Fronton orné d'un chérubin en bas-relief d'où partent 2 morceaux de tissus pour former une chute de fruits. Colonnes sculptées, ornées de grappes de raisin et d’oiseaux. Le retable est classé au titre de monument historique[5].
  • Dalle funéraire :
Dalle d'Eustache de Viole, de sa femme Anne de Sabrevois et de leur fils Charles. Pierre taillée rectangulaire verticale. Longueur : 1,85 m. Largeur : 97 cm. Épitaphe gravée partiellement illisible. Lisible :
« Eustache de Viole décédé le 30 septembre 1665, sa femme Anne de Sabrevois décédée le 12 juillet 1662, leur fils Charles décédé le 15 décembre 1690 ».
La dalle funéraire est classée monument historique[6].
  • Cloche en bronze de 1704, classée monument historique[7].

Église Saint-Laurent de Mainterne[modifier | modifier le code]

Statue en pierre, peinte en bleu, rouge et doré. Hauteur : 1,60 m. La Vierge debout, couronnée et portant un bracelet au poignet droit, tient l'Enfant Jésus qui pose la main droite sur le cœur de sa mère. La statue est classée monument historique[8].
Bois taillé, peint en gris. Tabernacle architecturé : saint Sébastien martyr et Jésus Christ surmonté de deux têtes d'angelots et d’un décor de guirlandes. Le tabernacle est classé monument historique[9].

Église Saint-Sulpice de Vitray-sous-Brézolles[modifier | modifier le code]

Deux tables d’appui, grande et petite consoles, en bois taillé, chantourné, doré, recouverte d’un plateau de marbre. Décor de coquilles et guirlandes de fleurs. Les 2 tables sont classées monuments historiques[10].
Statue en pierre, peinte en blanc et en doré. Hauteur : 129 cm. Largeur : 50 cm. Profondeur : 27 cm. Vierge à l'Enfant debout, couronnée. L'Enfant Jésus tient un oiseau dans la main droite ; son bras gauche est cassé. La statue est classée monument historique[11].
Statue en bois taillé. Dans une robe à grandes manches, debout près de sainte Anne, la Vierge porte les cheveux très longs serrés par un bandeau. La statue est classée monument historique[12].

Château de la Choltière[modifier | modifier le code]

Il fut occupé par les familles de Viole et de la Rivière pendant plusieurs siècles.

Eustache de Viole acquiert la Choltière d'André de Racines le 24 janvier 1654, pour la somme de 13 000 Livres. En 1743, le mariage de Marguerite de Viole (1723-1752) avec Théodore Augustin de la Rivière (1700-1750) fait entrer le château dans la famille de la Rivière. En 1863, Marie Claire de la Rivière épouse le préfet Jules Tarbe des Sablons, dont la fille Henriette épouse René de Place en 1891.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le 25 novembre 1750, ce vaillant soldat au service du roi pendant vingt ans, s'écroula brusquement aux pieds du souverain. On ne sait si Théodore décéda à Versailles ou au château de Bellevue, puisque le roi prenait possession, ce même jour, de ce château construit pour Madame de Pompadour à Meudon, sur le bord du plateau dominant la Seine. L'ensemble de l'entourage de la cour avait été sous pression pour que la fête soit prête en temps et en heure[13]. Le roi, à titre de reconnaissance, pensionnera ses enfants[14].

Base aérienne de Dreux-Louvilliers[modifier | modifier le code]

Le site de l'ancienne base aérienne de l'OTAN, Dreux-Louvilliers Air Base, qui s'étend sur le territoire de la commune, est choisi en février 2011 par le conseil général d'Eure-et-Loir pour accueillir un important projet photovoltaïque[15] dont l'opérateur est EDF Energies Nouvelles pour une durée de 28 ans. Le projet couvre 245 des 500 ha de l'ancienne base militaire. Sa construction s'achève fin mai 2012 au terme de 10 mois de travaux mobilisant 150 personnes[16]. 741 500 panneaux photovoltaïques sont déployés sur 150 ha. Entré en service en septembre 2012, il est le plus grand parc photovoltaïque de France à cette date avec une puissance installée de 60 MW, soit l'équivalent de 25 éoliennes[17].

La base était connue jusqu'ici pour avoir alimenté l'actualité régionale et nationale avec la possibilité d'implantation du troisième aéroport d'Île-de-France entièrement consacré au fret et pour avoir accueilli à deux reprises des Teknivals, celui de mai 2008 ayant rassemblé près de 25 000 personnes[18]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  5. « Retable de la Vierge », notice no PM28000919, base Palissy, ministère français de la Culture
  6. « Dalle funéraire d'Eustache de Viole, de sa femme Anne de Sabrevois et de leur fils Charles », notice no PM28000268, base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « Cloche de clocher », notice no PM28000269, base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Groupe sculpté : Vierge à l'Enfant », notice no PM28000934, base Palissy, ministère français de la Culture
  9. « Tabernacle : le saint Sébastien, Christ », notice no PM28000270, base Palissy, ministère français de la Culture
  10. « 2 tables », notice no PM28000272, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. « Groupe sculpté : Vierge à l'Enfant », notice no PM28000933, base Palissy, ministère français de la Culture
  12. « Groupe sculpté : l'Education de la Vierge », notice no PM28000271, base Palissy, ministère français de la Culture
  13. Chronique de la Régence et du Règne de Louis XV (1718-1763), ou Journal de Barbier. Par Edmond Jean François Barbier
  14. Généalogie de la famille de La Rivière. Sur Geneanet : http://gw4.geneanet.org/danieldlr_w
  15. Consulter l'article « parc photovoltaique de crucey, l'opérateur est choisi » dans les archives de l'actualité du site Internet du Conseil général
  16. Radio Intensité, 31 mai 2012, http://www.intensite.net/2009/actu/crucey-villages-le-parc-photovolta%C3%AFque-bient%C3%B4t-sous-tension
  17. « Une des plus puissantes centrales solaires d'Europe inaugurée en Eure-et-Loir », Le Monde 28 septembre 2012
  18. « 25 000 "teufeurs" sont passés en Eure-et-Loir », La République du Centre, édition Orléans, 5 mai 2008, p. 4

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]