Pincerais

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Le Pincerais (Pagus pinciacensis) est un ancien « pays » situé en Île-de-France, formé à l'époque mérovingienne sur le territoire d'une tribu gauloise qui occupait la partie nord du territoire des Carnutes. Il avait pour chef-lieu Pinciacum, l'actuelle Poissy. Son territoire correspond sensiblement à la région naturelle du bassin de la Mauldre, limité au nord par la Seine, au sud par la forêt d'Yveline, à l'est par la limite actuelle des Hauts-de-Seine et à l'ouest par le bassin de la Vaucouleurs [1]. Il est inclus en quasi-totalité dans le territoire actuel des Yvelines.

Limites territoriales[modifier | modifier le code]

Le Pincerais a formé ensuite le doyenné du Pincerais, compris dans le diocèse de Chartres. Les premières limites du Pincerais ont été proposées dans les mémoires d'Antoine-Joseph Lévrier (XVIIIIe s.), lieutenant général du bailliage de Meulan-en-Yvelines [2],[3] et de façon plus précise [4],[5] et plus récemment [6]. Les discussions concernant les limites du Pincerais : les premières [7]. Certains ont fait avancer les limites orientales du pays de Madrie recouvrant de façon erronée le Pincerais [1],[8].

Le Pincerais, plus qu'un pays ?[modifier | modifier le code]

Quelques actes donnant au Pincerais le titre de comté l'appellent comitatus Pinciacensis ; mais c'est une expression impropre, attendu que jamais ce pays n'a réellement formé un comté particulier. Les diplômes des années 980 et 999 des rois respectifs Lothaire et Robert, dans lesquels on la trouve, se rapportent à des temps où le Pincerais composait une division du comté de Meulan, distingué alors en comté d'au-delà et en comté d'au-deçà de la Seine ; et c'est uniquement pour désigner la partie du comté de Meulan située sur la gauche du fleuve qu'on s'est quelquefois servi des termes de comté de Pincerais. Telle est l'opinion que le président Lévrier a établie dans son histoire manuscrite du Vexin[4].

Vers 1296, l'official du Pincerais accuse de négligence et de faute le maire de Mantes qui ne déclare pas l'état lépreux de Renaud d'Arnouville[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Benjamin Guérard. Essai sur le système des divisions territoriales de la Gaule. (1832), p. 130-138.
  2. Dantine, Durand, Clémencet. L'Art de vérifier les dates, (1784), p. 686.
  3. Nicolas Viton de Saint-Allais. L'Art de vérifier les dates, Volume 17, (1818), p.139.
  4. a et b Benjamin Guérard - Polyptyque de l'Abbé Irminion de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. t. 1, (1844), p. 78-80.
  5. L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 58, (1908), p. 690-691; et p. 917..
  6. Jacques Tréton. Histoire de Montainville : joli village du Pincerais, (1998), p. 98.
  7. Mirvaux (M.). Les Châteaux Royaux de Saint-Germain-en-Laye 1124-1789 : étude historique d'après des documents inédits, Vol. 1, (1910), p. 8.
  8. Marcel Lavicher. Histoire de Meulan et de sa région par les textes. (1965), p. 53-54
  9. François-Olivier Touati). Maladie et société au Moyen Âge : La lèpre, les lépreux et les léproseries. (1998), p. 713.