Neauphlette

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Neauphlette
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de l’Île-de-France
Maire
Mandat
Jean-Luc Kokelka
2017-2020
Code postal 78980
Code commune 78444
Démographie
Gentilé Neauphlettois
Population
municipale
858 hab. (2014)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 55″ nord, 1° 31′ 37″ est
Altitude 114 m
Min. 100 m
Max. 162 m
Superficie 9,72 km2
Localisation

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Neauphlette
Liens
Site web http://www.neauphlette.fr

Neauphlette est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Neauphlettois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Position de Neauphlette dans les Yvelines.
Locator Dot.png

La commune de Neauphlette se trouve à la limite ouest du département des Yvelines, à 16 km au sud-ouest de Mantes-la-Jolie.

Le territoire communal, relativement étendu (972 hectares), s'étend sur le plateau agricole du Mantois à une altitude moyenne de 125 à 130 mètres, en légère pente du nord-est vers le sud-ouest. Il est drainé par la vallée du ruisseau de l'étang qui se poursuit par le ru du Radon, affluent de l'Eure qui sort de la commune dans le sud à 109 mètres d'altitude.

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

L'habitat est réparti, outre le village lui-même, dans plusieurs hameaux dispersés sur le plateau, dont les principaux sont La Couarde et les Loges à l'ouest, L'Aunaie et la Haie Montaise à l'ouest.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est limitrophe de Boissy-Mauvoisin et Ménerville au nord-est, de Longnes à l'est et au sud-est, de Gilles au sud et de Guainville au sud-ouest et de Bréval au nord.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Sur le plan des communications, la commune est desservie par la route départementale 89 qui est l'axe nord-sud de l'extrême ouest des Yvelines et qui relie Neauphlette à sa voisine Bréval.

Elle est traversée par la ligne Paris-Cherbourg (mais la gare la plus proche est celle de Bréval) qui emprunte la vallée du Radon pour descendre dans la vallée de l'Eure.

La commune est également traversée par un sentier de grande randonnée, le GR de Pays des Yvelines.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Nidalfa au IXe siècle[1],[2], pour prendre sa forme diminutive Neelphyta en 1030[2], Nealphetula au XIIIe siècle[3].

Il s'agit diminutif en -ette du type toponymique Neauphle issu du composé germanique *Nivi-alah qui signifie « nouveau petit temple »[2].

Homonymie avec les nombreux Neauphle, Neaufles, Neauphe, Neaufle, et Niafles communs au nord de la France, ce qui laisse penser à une origine plus précisément vieux bas francique.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le menhir de la Pierre-Grise.

Le territoire est habité depuis la préhistoire ainsi qu'en témoigne un menhir de l'époque néolithique, appelée la « Pierre-Grise », situé près du hameau des Loges, encore répertorié[C'est-à-dire ?] en 1975[4].

On a également trouvé dans le territoire communal des outils en silex et des haches polies.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[5], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Mantes-la-Jolie après un transfert administratif effectif au . Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription des Yvelines.

Elle fait partie depuis 1793 du canton de Bonnières-sur-Seine. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune est toujours intégrée, s'agrandit et passe de 27 à 70 communes.

Au plan judiciaire, Neauphlette fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[6],[7].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du plateau de Lommoye créée fin 2005.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), qui vise entre autres à renforcer les intercommunalités et prévoit que, sauf cas particulier, celles-ci doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, le Préfet des Yvelines a officiellement informé les présidents des intercommunalités et les maires du département, de son projet de schéma départemental de coopération intercommunale dans lequel les communautés de communes des Portes de l’Ile de France (CCPIF) et du Plateau de Lommoye, dont aucune n’atteignait le seuil minimal de population, sont fusionnées[8].

Cette fusion prend effet le et la commune est désormais membre de la nouvelle communauté de communes des Portes de l’Île-de-France.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1925   E. Glanard    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001[10] 2008 Jacques Guyomard    
mars 2008 juillet 2017[11] Jean-Louis Couderc   Retraité d'EADS Astrium
Vice-président de la CC du plateau de Lommoye (2014 → 2017)
Vice-président de la CC Communauté de communes des Portes de l’Île-de-France (2017 → 2017[12])
Décédé en fonctions
octobre 2017[13] en cours
(au 6 octobre 2017)
Jean-Luc Kokelka SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 858 habitants, en diminution de -4,56 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
361 313 349 308 311 313 298 287 260
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263 295 299 278 249 249 256 233 255
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
236 227 212 209 227 206 176 170 185
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
142 136 235 445 594 806 915 881 858
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (9,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,5 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007 la suivante :

  • 50,5 % d’hommes (0 à 14 ans = 27,5 %, 15 à 29 ans = 16,2 %, 30 à 44 ans = 29,4 %, 45 à 59 ans = 17,1 %, plus de 60 ans = 9,7 %) ;
  • 49,5 % de femmes (0 à 14 ans = 27,6 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 28,9 %, 45 à 59 ans = 19 %, plus de 60 ans = 9,2 %).
Pyramide des âges à Neauphlette en 2007 en pourcentage[18]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,2 
1,5 
75 à 89 ans
2,6 
8,2 
60 à 74 ans
6,4 
17,1 
45 à 59 ans
19,0 
29,4 
30 à 44 ans
28,9 
16,2 
15 à 29 ans
15,2 
27,5 
0 à 14 ans
27,6 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

Neauphlette est une commune rurale dont l'activité est basée essentiellement sur l'agriculture, ce qui explique la dispersion de la commune en hameaux (à l'origine, des fermes situées sur les meilleures terres). La vie de Neauphlette était, jusqu'au XIXe siècle, organisée en auto-subsistance, avec les moulins, les vergers, les pommiers à cidre et même des vignes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Menhir la « Pierre-Grise »
  • L'église Saint-Martin a connu de nombreuses transformations au cours des siècles : au IXe siècle elle était en bois ; la première église en pierre, datant de 1177, sera brûlée à la fin du XIIe siècle par Henri II, puis reconstruite au XIIIe siècle par les Neauphlettois eux-mêmes ; l'église sera enfin remaniée au XVIe siècle.
Le XXe siècle est une période de souffrance pour l'église Saint-Martin : déconsacrée en 1928, le mobilier, la toiture, les pierres et la charpente sont vendus dans les années 1950 : il ne reste alors de cette église que la haute tour carrée du clocher, placée contre l'ancien pignon occidental et quelques ruines de la nef et du chœur. Le clocher est restauré en 1960. Le vitrail actuel est une œuvre du XIXe siècle posée en 1998.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Stéphane Gendron, Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 117
  2. a, b et c Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207).
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. John Peek, Inventaire des mégalithes de France - 4 Région parisienne, page 263, CNRS.
  5. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  6. « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  7. « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le 16 avril 2011).
  8. « Le Plateau de Lommoye a rejoint la Communauté de Communes », La fusion, http://www.communaute-de-communes-portes-ile-de-france.fr, (consulté le 7 octobre 2017).
  9. « Les maires de Neauphlette », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 7 octobre 2017).
  10. « La liste des maires "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes,‎ .
  11. « Neauphlette : élections municipales partielles en octobre », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  12. « Le Maire Jean-Louis Couderc est décédé », Le Courrier de Mantes,‎ (lire en ligne).
  13. « Neauphlette a un nouveau maire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « Évolution et structure de la population à Neauphlette en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 avril 2011)
  19. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 avril 2011)