Comté de Meulan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Le comté de Meulan était au Moyen Âge un comté d'Île-de-France.

Historique[modifier | modifier le code]

Le comté était à l'origine une vicomté qui s'est peut-être émancipée du comté de Vexin. Peu avant 1015, son titulaire, Galeran est nommé dans une lettre de Fulbert de Chartres, comte alors que son père Hugues possédait le titre de vicomte à la fin du Xe siècle[1].

Assis de part et d'autre de la Seine, le comté était minuscule, s'étendant essentiellement cinq kilomètres autour de sa capitale, il comprenait les villages de Vaux, Triel... Il occupait, toutefois, une situation stratégique entre Mantes et Poissy. À Meulan, une île enserrée par la Seine avait facilité la création d'un pont qu'un château défendait[2]. Les voisins s'intéressèrent donc à ce modeste territoire. Les comtes basculèrent souvent dans leur alliances, privilégiant d'abord la maison de Blois puis alternant entre le soutien au duc de Normandie et au roi de France.

En 1080/1081, quand Robert de Meulan succéda à son oncle Hugues III, le comté entra dans l'orbite normande.

En 1109, le roi Louis VI ravagea le comté mais deux ans plus tard le comte de Meulan envahit Paris et mit à sac le palais royal[3]. C'est dire la menace que constituaient les maîtres de ce comté.

En 1199, Robert II de Meulan, longtemps indécis entre le roi d'Angleterre et le roi de France, choisit de soutenir Jean sans Terre. Philippe Auguste lui retira son comté et le réunit à la couronne en 1204[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Bauduin, La première Normandie (Xe-XIe siècles), Presses Universitaires de Caen, 2004, p.265
  2. David Crouch, « Robert of Beaumont, count of Meulan and Leicester : his lands, his acts and his self-image », Henry I and the Anglo-norman World. Studies in Memory of C. Warren Hollister, éd. Donald F. Fleming, Janet M. Pope, Boydell Press, 2007, p.92
  3. André Châtelain, Châteaux forts et féodalité en Île de France, du XIe au XIIIe siècle, édition Créer, 1983, p.171
  4. idem

Voir aussi[modifier | modifier le code]