Sainte-Gemme-Moronval

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Sainte-Gemme-Moronval
Sainte-Gemme-Moronval
La mairie.
Blason de Sainte-Gemme-Moronval
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Françoise Borget
2020-2026
Code postal 28500
Code commune 28332
Démographie
Population
municipale
1 092 hab. (2018 en augmentation de 1,49 % par rapport à 2013)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 44′ 18″ nord, 1° 24′ 56″ est
Altitude Min. 75 m
Max. 135 m
Superficie 5,46 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Dreux
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Dreux-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.sainte-gemme-moronval.fr

Sainte-Gemme-Moronval est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Gemme-Moronval
Dreux Cherisy Germainville
Dreux Sainte-Gemme-Moronval Mézières-en-Drouais
Dreux Luray Mézières-en-Drouais

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée du sud au nord par la rivière l'Eure, affluent en rive gauche du fleuve la Seine.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,7 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,6 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,5 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 612 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,4 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,9 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Dreux », sur la commune de Dreux, mise en service en 1996[7] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,4 °C et la hauteur de précipitations de 557,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Chartres », sur la commune de Champhol, mise en service en 1923 et à 31 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,1 °C pour la période 1971-2000[11] à 11 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,4 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Sainte-Gemme-Moronval est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dreux, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[17] et 49 134 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (76,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,4 %), zones urbanisées (18,2 %), zones agricoles hétérogènes (13 %), forêts (7,7 %), eaux continentales[Note 7] (6,3 %), prairies (3,4 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sainte-Gemme est attesté sous les formes S. Gemma vers 1110[24], Sainte-Gemme-Moronval en 1955 (Sainte-Gemme était un hameau de Moronval).
Sainte-Gemme est un hagiotoponyme faisant référence à Gemma de Saintonges.

Moronval est attesté sous les formes Morvallis et Moronvilla au XIIIe siècle[25], Saint Symphorien de Moronval en 1458, Saint Symphorien en 1790, Saint-Denis-de-Moronval en 1801[26].
Le vocable de son église est saint Symphorien qui fut décapité à Autun, son lieu de naissance, vers l’an 179.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1993 Michel Sicot    
1993 2001 ?    
2001 2008 Robert Rios Castro    
2008 2020 André Cochelin DVD Retraité
2020 En cours Françoise Borget    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2018, la commune comptait 1 092 habitants[Note 8], en augmentation de 1,49 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
360419411414428434408391390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
381402343337321290293282312
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
304310288269254224212255264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2652463653956136917329531 091
2018 - - - - - - - -
1 092--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Symphorien.
L'église Saint-Symphorien.
Le monument aux morts.
Le monument aux morts.
Peupliers près du pont, Sainte-Gemme-Moronval par Montézin.
Peupliers près du pont, Sainte-Gemme-Moronval par Montézin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le « château de Sainte-Gemme » ;
  • L'église Saint-Symphorien ;
  • Le monument aux morts ;
  • Le Moulin XII[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Eugène Montézin (1874-1946), a peint le pont sur l'Eure de Sainte-Gemme ;
  • Paul Reynaud (1878-1966), président du Conseil. À partir des années 1950 et jusqu'à sa mort, il vient régulièrement avec sa famille à Sainte-Gemme-Moronval. La population le croise souvent le week-end en train de faire son footing matinal. Il se rendait souvent à la chapelle de Bécheret[31].
  • Jean Gabin a acheté en 1938 le « château de Sainte-Gemme » pour y faire de l'élevage de chevaux, mais le projet avorta à cause de Seconde Guerre mondiale et les Allemands y installent une kommandantur[32]. De retour en France, il y revient en 1945, notamment en compagnie de Marlene Dietrich, il allait jouer au billard à l'Escapade. La propriété fut revendue vers 1950 au milliardaire Paul Weisweiller qui le mit à la disposition de l'homme politique Paul Reynaud[33].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Sainte-Gemme-Moronval.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : écartelé au 1) et au 4) échiqueté d’azur et d’or, au 2) et 3) de sable aux deux pals d’or.


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en celle d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Centre-Val de Loire », sur centre-valdeloire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Dreux - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Sainte-Gemme-Moronval et Dreux », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Dreux - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Sainte-Gemme-Moronval et Champhol », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Chartres - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Dreux », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Formations dialectales (suite) et françaises, Droz, , p. 1586.
  25. Dans les chartes du Moyen Âge.
  26. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  30. Olivier Bohin, « Le Moulin XII va tourner à nouveau », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  31. L'Écho républicain de la Beauce et du Perche, 22 septembre 1966 : "M. Paul Reynaud et Sainte-Gemme"
  32. Documentaire de Daniel Guthman et Christian Buckard Un amour impossible relatant son idylle avec Marlene Dietrich.
  33. L’Écho Républicain de la Beauce et du Perche, décembre 1976, après la mort de Jean Gabin.