Louis II de Bourbon-Vendôme
| Titulature |
Petit-fils de France Prince du sang Duc de Vendôme Duc d'Étampes Duc de Mercœur Cardinal-diacre de Santa Maria in Portico Campitelli |
|---|---|
| Dynastie | seconde maison de Bourbon-Vendôme |
| Naissance |
Paris, |
| Décès |
(à 56 ans) Aix-en-Provence, |
| Sépulture | collégiale Saint-Georges de Vendôme |
| Père | César de Bourbon-Vendôme |
| Mère | Françoise de Lorraine |
| Conjoint | Laure Mancini |
| Enfants |
Louis Joseph de Bourbon-Vendôme Philippe de Bourbon-Vendôme Jules César de Bourbon-Vendôme |
| Religion | catholicisme |
Signature
Louis II de Bourbon-Vendôme (, Paris - , Aix-en-Provence), est un prince français, petit-fils d'Henri IV, qui fut duc de Mercœur (1612), puis duc de Vendôme (1665-1669), duc d'Étampes (1665), comte de Penthièvre (1665) et cardinal de Vendôme (1667). Il fut aussi vice-roi de Catalogne (1649-1651).
Biographie
[modifier | modifier le code]Origines et famille
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Il est le fils ainé de César, duc de Vendôme, et de Françoise de Lorraine.
Il porte le titre de duc de Mercœur du vivant de son père.
Carrière militaire
[modifier | modifier le code]En compagnie de son frère, le duc de Beaufort, il suit le roi Louis XIII pendant le voyage qu'il effectue en 1630 en Savoie. Il sert ensuite comme volontaire en 1630-40 et est blessé grièvement au siège d'Arras en 1640.
Mariage
[modifier | modifier le code]Il est d'abord envisagé qu'il épouse Mlle de Guise, mais ce projet n'aboutit pas, avorté après Cabale des Importants. Louis a alors 31 ans, et la question de son mariage devenait importante. Alors son père, César de Vendôme, en exile, cheminant vers l'Italie, envoya une lettre au cardinal Mazarin vers le mois d'août 1644, pour le marier à une nièce du Cardinal. Le projet fut refusé, en effet les Vendôme ne lui offraient alors aucun avantage, le duc étant en fuite, de plus l'aîné de ses nièces n'avait alors que huit ans[1],[2].
Mais au retour du duc de Vendôme a la cour, durant la Fronde, Mazarin relance la proposition, il cherche par là à contre balancer l'importance de Condé qui constituait une menace sérieuse ; de plus le cardinal cherchait par là a élever sa famille aux plus hauts rang de la noblesse[3]. César accepta la proposition, ce qui indignation son fils cadet Beaufort, il écrit même une lettre à son frère[2] :
« [...] Mais que dira toute l'Europe, lorsqu'elle saura que le petit-fils d'un des plus [grand] rois de la Terre a épousé la nièce d'un faquin qui a été chanté sur le Pont-Neuf? [...] Vous me pardonnerez (s'il vous plaît) au zèle qui m'oblige à vous présenter que vous êtes prince d'un sang royal, que vous devez plutôt chercher Mlle de Guise qu'une petite paysanne. »
— Lettre de Monsieur le duc de Beaufort à Monsieur le duc de Mercœur son frère, 1649[2].
Cette lettre ouvrit une blessure durable dans la fratrie. Un véritable conflit interne au Vendôme était alors ouvert ; le duc de Vendôme et Louis de Mercœur étant pour l'union, François de Beaufort, la duchesse de Vendôme, et la duchesse de Nemours étant contre. Ces derniers ressuscitant les démarches de mariage auprès de Mlle de Guise. Mais là mère de celle-ci les éconduits, connaissant les projets auprès du cardinal.

Mercœur lève un régiment de cavalerie en 1649, a la vice-royauté de Catalogne, il reste ainsi là-bas durant une grande part des négociations
En avril 1649 le processus paraît malgré tout en bonne voie, mais là fougue de Beaufort contre l'union, retarde le contrat de mariage de Louis. Mais les tentatives du duc et de la duchesse de Vendôme (que César était parvenu à rallier à sa cause) n'y changèrent rien[4]. Les négociations purent reprendre en septembre 1649. Les contreparties pour les Vendôme étaient : l'amirauté pour le duc de Vendôme et la survivance de la charge pour le duc de Beaufort, un gouvernement de province (le premier vacant) et une dote de 200 000 écus[5].
Mais un nouvelle obstacle coupa court à la poursuite des négociations, Condé refusant de signer le contrat de mariage, voulant pour lui l'amirauté. Mais son enfermement à Vincennes avec son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville le 18 janvier 1650 mit fin au problème. Les négociations reprirent en mars mais l'opposition de Beaufort toujours lancinante fit que l'année s'acheva de nouveau sans mariage[6].
Mais enfin dans les premiers jours de 1651, Mercœur rentra de Catalogne et fut annoncé à Paris le 5 janvier, suivit de son père, qui revenait de Bourgogne, le 17, pour conclure le mariage.
Il épouse enfin le 4 février 1651, au Palais-Royal, Laure Mancini (1636-1657).
Il reste attaché au parti royal pendant la Fronde. Il a le commandement de l'armée et du pays de Provence en 1652, le gouvernement de ladite province en 1653 et le commandement de l'armée de Lombardie en 1656.
Après la mort de son épouse en 1657, il tombe amoureux de Lucrèce de Forbin-Soliès, surnommée la « Belle du Canet », veuve d'Henri de Rascas, seigneur du Canet, premier consul d’Aix-en-Provence. Il fait construire à Aix-en-Provence, le pavillon de Vendôme, pour y abriter ses amours, et souhaite même l'épouser, mais, sous la pression de la cour qui ne souhaite pas le voir se remarier, il entre dans les ordres.
Cardinal de l’Église catholique
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Il est créé cardinal lors du consistoire du par le pape Alexandre VII[7]. Il reçoit sa barrette rouge de cardinal et le diaconat de Santa Maria in Portico le . Il participe au conclave de 1667 qui élit le pape Clément IX. Le Cardinal de Vendôme est nommé légat a latere de France en tant que compatris au baptême du Dauphin, le fils de Louis XIV, le .
Il meurt à Aix-en-Provence, le et est enterré à Vendôme, dans la collégiale du château où repose ses ancêtres. La nouvelle de sa mort ne parvient à Rome que le .
Union et postérité
[modifier | modifier le code]Il épouse le 4 février 1651, Laure Mancini (1636-1657), nièce du Cardinal Mazarin, dont il a :
- Louis Joseph (1654-1712), duc de Vendôme épouse en 1710 Marie-Anne de Bourbon (1678-1718), petite-fille du Grand Condé,
- Philippe (1655-1727), dit le prieur de Vendôme,
- Jules César (1657-1660).
Ascendance
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Renault 2015, p. 352.
- Renault 2015, p. 362.
- ↑ Renault 2015, p. 363.
- ↑ Renault 2015, p. 364.
- ↑ Renault 2015, p. 365.
- ↑ Renault 2015, p. 366.
- ↑ Konrad Eubel, Hierarchia catholica medii aevi, sive Summorum pontificum, S.R.E. cardinalium, ecclesiarum antistitum series, vol. 4 : A pontificatu Clementis PP. VIII (1592) usque ad pontificatum Alexandri PP. VII (1667), Munster, (lire en ligne), p. 35.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Jacques Renault, César de Vendôme, Éditions du Cherche-Lune, , 508 p. (ISBN 978-2-904736-73-5), page 327.
- Jean-Claude Pasquier, Le Château de Vendôme, [détail des éditions]
- Ambroise Roux-Alphéran, Les Rues d'Aix, 1646-1648
Liens externes
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- Ressources relatives à la religion :
- Ressource relative à la recherche :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Les Bourbon-Vendôme
- Naissance à Paris au XVIIe siècle
- Comte de Penthièvre
- Duc de Vendôme
- Duc de Mercœur
- Duc d'Étampes
- Vice-roi de Catalogne
- Cardinal français créé au XVIIe siècle
- Cardinal créé par Alexandre VII
- Personnalité de la Fronde
- Chevalier de l'ordre du Saint-Esprit
- Maison de Bourbon-Vendôme
- Naissance en octobre 1612
- Décès en août 1669
- Décès à Aix-en-Provence
- Décès à 56 ans