Sorel-Moussel

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Sorel-Moussel
L'église Saint-Roch du Moussel
L'église Saint-Roch du Moussel
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Anet
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Norbert Maître (UMP)
2014-2020
Code postal 28260
Code commune 28377
Démographie
Population
municipale
1 768 hab. (2013)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 31″ Nord 1° 22′ 59″ Est / 48.8419, 1.3831
Altitude Min. 64 m – Max. 137 m
Superficie 12,8 km2
Localisation

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Sorel-Moussel

Sorel-Moussel est une commune française du département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Elle inclut le site préhistorique réputé de Fort-Harrouard au bord de l'Eure.


Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Sorel-Moussel se situe dans le nord du département de l'Eure-et-Loir, aux confins des régions Centre-Val de Loire, Normandie et Île-de-France. Elle est limitrophe au département de l'Eure à l'ouest, avec le département des Yvelines à 15 km à l'est. Elle se trouve à environ 14 km km au nord de Dreux, 52 km au nord de Chartres, 82 km à l'ouest de Paris et 92 km au sud de Rouen.

Communes limitrophes de Sorel-Moussel
Croth
(Eure)
Croth
(Eure)
Saussay
(Eure-et-Loir)
Marcilly-sur-Eure (Eure) Sorel-Moussel Anet
(Eure-et-Loir)
Marcilly-sur-Eure (Eure) Abondant
(Eure-et-Loir)
Rouvres
(Eure-et-Loir)
Carte de Sorel-Moussel et des communes limitrophes.

Bordée au nord et à l'ouest par la rivière Eure, elle est constituée d'un grand nombre de hameaux :

  • le Bailly
  • la Boissière
  • la Briquetterie
  • La Charmoie
  • Château de Sorel
  • les Christophes
  • les Duvaux
  • la Ferme Brûlée
  • Ficelle (ferme)
  • Hauterive
  • les Hauteurs, incluant :
    • Beauregard
    • les Rousseaux
    • les Sorniers
  • les Hoguets
  • les Hues
  • les Maisons Neuves
  • la Malignerie
  • les Maries (Hautes et Basses)
  • le Moussel (Saint-Roch)
  • le Pied des Côtes
  • La Poussarderie
  • la Robertière
  • Sorel
  • le Terrier
  • La Vallée aux Loutres
  • les Vieilles Ventes

Histoire[modifier | modifier le code]

Bol ou louche façonnée dans un os iliaque de bison

En bordure de l'Eure dans le sud-ouest de la commune, se trouve le site archéologique de Fort-Harrouard, un village agropastoral du Néolithique. Lors des fouilles, du mobilier a été découvert (voir photos).

La première présence humaine avérée sur la commune de Sorel-Moussel remonte donc au Néolithique.

Le fief de Sorel est détaché du domaine royal au Xe siècle au profit des seigneurs du Thymerais. Il y est réintégré après la mort en 1248 de Jean de Châteauneuf, fils de Hughes III, baron de Châteauneuf-en-Thymerais, et d'Aliénor de Dreux.

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[1], dont Sorel-Moussel[2]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[3]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[4].

Article détaillé : Retirada.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 en cours Norbert Maître UMP-LR Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
913 762 946 846 881 869 860 892 875
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
902 1 053 1 110 1 056 1 045 1 018 1 008 966 939
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
950 920 934 847 864 840 774 709 720
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
848 822 894 1 011 1 317 1 479 1 797 1 802 1 767
2013 - - - - - - - -
1 768 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Sorel[modifier | modifier le code]

Porte monumentale du château de Sorell par Mieusement, XVIIe s.

Logo monument historique Classé MH (1862)[7].

Article détaillé : Château de Sorel-Moussel.

Le château de Sorel a été précédé par une motte du Xe siècle bâtie pour lutter contre les raids vikings. Situé sur le promontoire de Sorel dominant l'Eure en rive droite en aval de Dreux et qui offrait protection contre ces attaques, elle appartenait alors en fief aux seigneurs de Thymerais (Châteauneuf-en-Thymerais).

La motte se transforme progressivement en forteresse avec l'adjonction d'un donjon et de remparts construits en pierre, et devient la propriété de Gervais[8] († env. 1116), grand sénéchal de France sous Philippe Ier[9]. Au XIIIe siècle Philippe de Dreux, évêque-comte de Beauvais, détruit la forteresse qui est subséquemment reconstruite par son neveu[8].

Au XIVe siècle la forteresse passe dans les mains de Pierre II d'Alençon (1340 - 1404), puis de la famille de Laval, et pendant le XVe siècle à la famille d'Albret. Sous Louis XI elle est un élément-clé de la défense de l'Île-de-France contre les attaques des Anglais[8].

Au XVIe siècle le château, devenue une résidence de plaisance, passe à Pierre Séguier (1504-1580), fondateur de la famille Séguier, l'une des plus puissantes familles de robe de l'Ancien Régime. Le fils de Pierre Séguier en hérite ; mais étant passé dans le camp de Henri de Navarre, protestant et futur Henri IV, la Ligue catholique détruit le château. Son héritier fait rebâtir le château au XVIIe siècle, sous sa forme actuelle ; le portail fort remarqué est quant à lui construit par la génération suivante[8].

Pendant les XVIIe XVII e siècle la demeure passe au duc de Luynes, à la famille Dyel du Parquet, au financier Antoine Crozat (1655-1738), à Louis-Charles de Bourbon prince d’Anet et comte de Dreux, à la princesse Anne de Condé, à la duchesse du Maine, au prince Dom[Qui ?] et au comte d’Eu puis duc de Penthièvre (1725 - 1793). Mais ces siècles voient le déclin du château au profit du château d'Anet qui avait appartenu à Diane de Poitiers, maîtresse d'Henri II. Il est même question de livrer le château aux marchands de pierre et autres matériaux - ce qui finit par arriver avec la Révolution. Louise-Marie-Adélaïde de Bourbon (1753 - 1821), fille du duc de Penthièvre, revient d'exil lorsque Napoléon tombe et en rachète les ruines en 1820. Son fils le roi Louis-Philippe en hérite mais la chute de la monarchie de juillet amène la confiscation des biens de la famille d’Orléans en 1848[8].

Ce qui reste du château (le pavillon de chasse du XVIIIe siècle et le portail) est classé monument historique en 1862 et est ainsi préservé d'une disparition complète. En 1872 la propriété passe à la famille d’Orléans, qui en fait restaurer une partie à l’identique. Cependant, très endommagé lors des deux guerres précédentes le « Vieux Château » n'est plus habité ; et le pavillon rescapé a été vandalisé et laissé pour compte aux intempéries et à la végétation. En 1952 le comte de Bazelaire, architecte des biens du comte de Paris, acquiert de ce dernier la propriété, envahie de décombres et de végétation, pour le prix de la coupe de quelques arbres du parc. Il y fait réaliser d'importants travaux de réhabilitation, dont les douves sèches le « Pavillon des Oiseaux » et la remise en état du parc. Le propriétaire actuel (2016) est son petit-fils[8],[10].

Enceinte préhistorique du Fort-Harrouard[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1934)[11].

Article détaillé : Fort-Harrouard.

Le site archéologique du Fort-Harrouard a été occupé dès le Néolithique. Son occupation s'est poursuivie pendant l'âge du bronze et au-delà.

Dolmen et polissoir[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1951)[12].

Lieu-dit la Ferme Brûlée.

Forêt domaniale de Dreux[modifier | modifier le code]

La forêt de Dreux occupe une grande partie du territoire de la commune, avec un massif couvrant la limite Est (96 hectares), un traversant de part en part le centre de la commune (150 hectares), et un troisième en limite Ouest (191 hectares). Elle est classée forêt de protection depuis 2004.

Divers[modifier | modifier le code]

  • Les papeteries Firmin Didot sont situées sur trois sites au bord de l'Eure : Saussay, Sorel et le Moussel. Ces papeteries, partiellement détruites en 1987[13] et faisant partie du patrimoine architectural industriel de la commune, ont été aujourd'hui reconverties en locaux d'activités pour les artisans et les PME (Espace Didot).
  • L'église Saint-Nicolas de Sorel (XVIe siècle)
  • L'église Saint-Roch du Moussel (XVIIIe siècle).
  • Le lavoir.
  • Non loin de Sorel, en forêt de Dreux, sur la commune d'Abondant, se trouve le château de la Robertière qui fut édifié par Robert Ier, comte de Dreux.
  • À l'époque moderne, la forêt de Dreux aux alentours de Sorel était également appelée forêt de Crotais. Ce toponyme a probablement donné naissance au nom de Croth, le village voisin situé sur l'autre rive de l'Eure.
Le GR 22 (Sentier de grande randonnée no 22) qui relie Paris au Mont Saint-Michel[14] passe en forêt de Dreux sur la commune de Sorel-Moussel, en limite de communes avec Rouvres.
  • La vallée de l'Eure, sur le territoire de la commune de Sorel-Moussel, est classée ZSC dans le réseau Natura 2000[15].
  • La Fabrique, chocolaterie artisanale, se trouve aux Christophes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Tous les ans a lieu la course cycliste Paris-Sorel (31e édition en 2013). Elle réunit entre 100 et 150 coureurs sur une centaine de kilomètres. Le départ a lieu à Houdan avec passages à Saint-Lubin de-la-Haye, Berchères-sur-Vesgre, Oulins et Anet. L'arrivée a lieu en haut de la côte Bilbeau (lieu dit les Hauteurs de Sorel).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]