Villiers-en-Désœuvre

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Villiers-en-Désœuvre
Villiers-en-Désœuvre
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Évreux
Canton Pacy-sur-Eure
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Christian Bidot
2014-2020
Code postal 27640
Code commune 27696
Démographie
Gentilé Villierois
Population
municipale
905 hab. (2015 en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 54″ nord, 1° 29′ 19″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 167 m
Superficie 14,65 km2
Localisation

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Villiers-en-Désœuvre est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villiers-en-Désœuvre est un village de l'Eure, limitrophe du département des Yvelines au nord et à l'est (communes de Saint-Illiers-le-Bois et Bréval), et du département d'Eure-et-Loir au sud (commune de Guainville).

Les villes les plus proches de Villiers-en-Désœuvre sont Mantes-la-Jolie (28 km) et Évreux (30 km).

Villiers-en-Désœuvre est un village composé d'un bourg central et de plusieurs hameaux : Chanu, Heurgeville, Grez, le Hallot, le Val Comtat...

Communes limitrophes de Villiers-en-Désœuvre[1]
Cravent (Yvelines) Lommoye (Yvelines)
Breuilpont Villiers-en-Désœuvre[1] Saint-Illiers-le-Bois (Yvelines), Bréval (Yvelines)
Bueil Guainville (Eure-et-Loir) Neauphlette (Yvelines)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Villariae in Dianae sylva en 1225[2].

De villare (domaine rural gallo-romain, nom tardif).

Désœuvre, Diana Silva, forêt sacrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le domaine de Villiers, érigé en baronnie au XVe siècle, a appartenu à Diane de Poitiers[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Daniel Vanhalst    
mars 2008 en cours Christian Bidot DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2015, la commune comptait 905 habitants[Note 1], en augmentation de 2,84 % par rapport à 2010 (Eure : +2,63 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425467466458463452420683657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
667633625571597586572565534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491509534516478473479474452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
485461439552687802904862905
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Nicolas.

Le début de la construction de l'église daterait de 1225 sur les bases d'un édifice du XIe siècle. Les extensions durèrent jusqu'au XVIIIe siècle. Une croix fleurdelysée en fer forgé datant du XVIe siècle surmonte le clocher de la tour. L'édifice sans la croix atteint une hauteur de 39 mètres.

Saint Nicolas, protecteur de l'église de Villiers-en-Désœuvre, fut évêque de Myre en Asie Mineure au IVe siècle. La cloche baptisée « Saint-Nicolas » a été bénie en octobre 1788 par Messire Simon Baudoire, curé de cette église et prieur de Bonne Nouvelle. La deuxième, nommée « Angélique Victoire », a été bénie en octobre 1828 par Pierre Noël Coquelin, chanoine de la cathédrale d'Évreux, ancien curé de ce bourg. La troisième appelée « Marie » fut bénie en octobre 1829 par Jean Louis Coudevillain, curé archiprêtre des Andelys et chanoine honoraire de la cathédrale d'Évreux. Ces deux dernières cloches furent fabriquées avec celles des anciennes églises de Chanu et d'Heurgeville.

L'église Saint-Nicolas possède un orgue en tribune, doté d'un clavier et de quatre jeux. D'esthétique romantique datant du XIXe siècle, il fut restauré de 1994 à 1996.

Une partie des vitraux, sur la façade côté Grand'Rue, a été remplacée en 2003.

Le cimetière communal qui entourait l'église comme dans bien des villages de France fut déplacé en 1853.

Le dernier vestige du château de Villiers-en-Désœuvre, antérieur à l'an 1000, est une tour qui a été restaurée en 1840. Ce château fort pourrait être à l'origine du nom du village, les « œuvres » étant au Moyen Âge le château et son enceinte. On retrouve par ailleurs de nombreuses tourelles dans le village, cachées dans les cours et jardins des particuliers, qui sont très certainement des vestiges de l'ancienne enceinte fortifiée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Brocante dans la Grand'Rue de Villiers-en-Désœuvre.

C’est sur la route qui descend vers Bueil, d'Ivry à Villiers qu'on situe l'accident de cheval du docteur Jacques-Désiré Laval, le 3 février 1835. Jacques-Désiré Laval fut missionnaire à l'île Maurice et béatifié par Jean-Paul II.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. François de Beaurepaire - 1981 - Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure - Page 210.
  3. Histoire et géographie du département de l'Eure - Rateau et Pinet - 1870 - réédition 1988
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  8. « Église Saint-Nicolas », notice no PA00099627, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  9. « Ancienne commanderie de Chanu », notice no PA00099626, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Frédéric Épaud, De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie, CRAHM, 2007 (ISBN 978-2-902685-39-4) p. 295-302.
  11. Article connexe : Liste des commanderies templières en Normandie.