Villiers-en-Désœuvre

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Villiers-en-Désœuvre
Villiers-en-Désœuvre
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Seine Normandie Agglomération
Maire
Mandat
Christian Bidot
2020-2026
Code postal 27640
Code commune 27696
Démographie
Gentilé Villierois
Population
municipale
937 hab. (2018 en augmentation de 7,33 % par rapport à 2013)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 54″ nord, 1° 29′ 19″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 167 m
Superficie 14,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pacy-sur-Eure
Législatives Première circonscription
Localisation
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Villiers-en-Désœuvre est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villiers-en-Désœuvre est un village de l'Eure, limitrophe du département des Yvelines au nord et à l'est (communes de Saint-Illiers-le-Bois et Bréval), et du département d'Eure-et-Loir au sud (commune de Guainville).

Les villes les plus proches de Villiers-en-Désœuvre sont Mantes-la-Jolie (28 km) et Évreux (30 km).

Villiers-en-Désœuvre est un village composé d'un bourg central et de plusieurs hameaux : Chanu, Heurgeville, Grez, le Hallot, le Val Comtat...

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Villiers-en-Désœuvre est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Villares in Dianae silva[Note 3] ou Villariae in Dianae sylva en 1225[6], Villaribus in Dianae Sylva en 1623[Note 4], Villiers en Desserve en 1643 et 1696[7], Villiers-en-Désœuvre au XIXe siècle[7].

Villares in Dianae silva signifie: les « domaines dans la forêt de Diane », que est appelée aujourd'hui « forêt de Bréval »[7].

Villares a évolué en Villiers, ce qui explique l's terminal[7].

Dianae s'est contracté en [7].

Silva a pris des formes différentes[7]. C'est après des détours que sylva est devenue sœuvre et que le village a pris son nom définitif de Villiers-en-Désœuvre[7].

Dé Sœuvre, Diana Silva, forêt sacrée.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le domaine de Villiers, érigé en baronnie au XVe siècle, a appartenu à Diane de Poitiers[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1981 ? Pierre Aube    
mars 2001 mars 2008 Daniel Vanhalst    
mars 2008 En cours Christian Bidot DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[10].

En 2018, la commune comptait 937 habitants[Note 5], en augmentation de 7,33 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425467466458463452420683657
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
667633625571597586572565534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
491509534516478473479474452
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
485461439552687802904862921
2018 - - - - - - - -
937--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux monuments[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église Saint-Nicolas.

Le début de la construction de l'église daterait de 1225 sur les bases d'un édifice du XIe siècle. Les extensions durèrent jusqu'au XVIIIe siècle. Une croix fleurdelysée en fer forgé datant du XVIe siècle surmonte le clocher de la tour. L'édifice sans la croix atteint une hauteur de 39 mètres.

Saint Nicolas, protecteur de l'église de Villiers-en-Désœuvre, fut évêque de Myre en Asie Mineure au IVe siècle. La cloche baptisée « Saint-Nicolas » a été bénie en par Messire Simon Baudoire, curé de cette église et prieur de Bonne Nouvelle. La deuxième, nommée « Angélique Victoire », a été bénie en par Pierre Noël Coquelin, chanoine de la cathédrale d'Évreux, ancien curé de ce bourg. La troisième appelée « Marie » fut bénie en par Jean Louis Coudevillain, curé archiprêtre des Andelys et chanoine honoraire de la cathédrale d'Évreux. Ces deux dernières cloches furent fabriquées avec celles des anciennes églises de Chanu et d'Heurgeville.

L'église Saint-Nicolas possède un orgue en tribune, doté d'un clavier et de quatre jeux. D'esthétique romantique datant du XIXe siècle, il fut restauré de 1994 à 1996.

Une partie des vitraux, sur la façade côté Grand'Rue, a été remplacée en 2003.

Le cimetière communal qui entourait l'église comme dans bien des villages de France fut déplacé en 1853.

Le dernier vestige du château de Villiers-en-Désœuvre, antérieur à l'an 1000, est une tour qui a été restaurée en 1840. Ce château fort pourrait être à l'origine du nom du village, les « œuvres » étant au Moyen Âge le château et son enceinte. On retrouve par ailleurs de nombreuses tourelles dans le village, cachées dans les cours et jardins des particuliers, qui sont très certainement des vestiges de l'ancienne enceinte fortifiée.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Brocante dans la Grand'Rue de Villiers-en-Désœuvre.

C’est sur la route qui descend vers Bueil, d'Ivry à Villiers qu'on situe l'accident de cheval du docteur Jacques-Désiré Laval, le . Jacques-Désiré Laval fut missionnaire à l'île Maurice et béatifié par Jean-Paul II.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Dans une chartre du 1er juin 1225 conservée aux archives de l'Eure (G.1499).
  4. Dans le registre paroissial de Chanu à l'occasion du mariage, le vingt neuf octobre 1623.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Communes 2016 » activée ».
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, , p. 210.
  7. a b c d e f et g Dans un article rédigé par Monsieur A.Courtaigne le 2 janvier 1997 pour l'association "In Dianae sylva"
  8. Histoire et géographie du département de l'Eure - Rateau et Pinet - 1870 - réédition 1988
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Église Saint-Nicolas », notice no PA00099627, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Ancienne commanderie de Chanu », notice no PA00099626, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. Frédéric Épaud, De la charpente romane à la charpente gothique en Normandie, CRAHM, 2007 (ISBN 978-2-902685-39-4) p. 295-302.
  16. Article connexe : Liste des commanderies templières en Normandie.