Courville-sur-Eure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Courville-sur-Eure
Courville-sur-Eure
L'église Saint-Pierre
Logo monument historique Classé MH (1907)[1].
Blason de Courville-sur-Eure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Intercommunalité Communauté de communes Entre Beauce et Perche
Maire
Mandat
Hervé Buisson
2020-2026
Code postal 28190
Code commune 28116
Démographie
Gentilé Courvillois
Population
municipale
2 851 hab. (2018 en augmentation de 1,14 % par rapport à 2013)
Densité 256 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 03″ nord, 1° 14′ 28″ est
Altitude Min. 155 m
Max. 194 m
Superficie 11,13 km2
Unité urbaine Courville-sur-Eure
(ville isolée)
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Illiers-Combray
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Courville-sur-Eure
Géolocalisation sur la carte : Eure-et-Loir
Voir sur la carte topographique d'Eure-et-Loir
City locator 14.svg
Courville-sur-Eure
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Courville-sur-Eure
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Courville-sur-Eure
Liens
Site web courville-sur-eure.fr

Courville-sur-Eure est une commune française, située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Lancey, Vaujoly, le Tronchet.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Provenant de l'ouest par Chuisnes, la rivière l'Eure, affluent en rive gauche du fleuve la Seine, traverse le sud de la commune pour se diriger ensuite vers l'est et Saint-Luperce.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare.
La gare.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Courville-sur-Eure se situe sur la ligne de Paris-Montparnasse à Brest.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Courville-sur-Eure est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Courville-sur-Eure, une unité urbaine monocommunale[2] de 2 867 habitants en 2017, constituant une ville isolée[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes suivantes : Curvavilla vers 1030; Curba-villa en 1031; Corbevilla en 1168; Curbevilla en 1258; Courbeville en 1289; Courbville 1463; Corvilla en 1351; Saint-Nicolas de Courville en 1736[7],[8].

Il s'agit d'une formation toponymique médévale en -ville (ancien français vile) au sens ancien de « domaine rural, village »[7]. Il est précédé de l'adjectif courbe[7] dont l'association avec -ville donne un sens global obscur : que signifie exactement « domaine, village courbe » ?

L'Eure est une rivière qui prend sa source dans la région naturelle du Perche et qui coule dans les départements de l'Orne, d'Eure-et-Loir, de l'Eure et de la Seine-Maritime.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Lorsqu'en l'an 877 l'hérédité des fiefs fut proclamée par l'édit de Kiersy, un ordre social nouveau remplace la société gallo-romaine : la féodalité se constitue. Partout se construisent des châteaux fortifiés, symboles de la domination féodale : Courville devint une châtellenie, sous la domination d'un petit seigneur féodal, appelé sire d'abord sous la famille Vieux-pont, puis baron avec les Billy et les Ligneris ; en 1656, la baronnie de Courville est érigée en marquisat lorsque cette seigneurie passe entre les mains des descendants de Sully[8].

Courville fut autrefois entouré de murailles et de fossés ; on y accède alors par plusieurs portes. Mais ces fortifications ne tardent pas à devenir inutiles. Au XIIe siècle, resserré dans les limites trop étroites de son enceinte, Courville s’agrandit, sa population augmente, sa bourgeoisie commerçante et aisée obtient des privilèges et peut prendre part à l'administration locale. Un syndic, nommé pour trois ans, est chargé de faire exécuter les « ordres du Roy et les ordonnances de Monseigneur l'Intendant et de veiller pareillement à tout ce qui pouvait être des intérêts de la communauté des habitants »[8].

Civilement, Courville faisaient partie de la généralité d'Orléans et de l'élection de Chartres : au point de vue religieux, il était le chef-lieu d'un doyenné relevant de l'archidiaconé de Chartres[8].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Par un décret du 15 janvier 1790, l'assemblée nationale divise la France en 83 départements, chacun d'eux étant partagé en district, les districts en cantons et ces derniers en municipalités. Le canton de Courville-sur-Eure est compris dans le district de Châteauneuf et composé de douze municipalités[Note 3]. Mais la loi du 28 pluviôse an VIII modifie cette organisation ; les districts sont remplacés par des sous-préfectures. Puis, l'arrêté du 29 fructidor an IX, qui réduit le nombre des cantons, constitue celui de Courville comme il l'est actuellement, en ajoutant quatre communes aux douze précédentes[8],[Note 4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Entre le 29 janvier 1939 et le 8 février, plus de 2 000 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent en Eure-et-Loir. Devant l'insuffisance des structures d'accueil (le camp de Lucé et la prison de Châteaudun rouverte pour l’occasion), 53 villages sont mis à contribution[9], dont Courville-sur-Eure[10]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, mais en décembre, 922 ont préféré rester et sont rassemblés à Dreux et Lucé[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
1959 1974 Georges Fessard (1902-1979)    
Les données manquantes sont à compléter.
Robert Bizard[15] (1921-2008) RI puis
UDF-PR
Dirigeant d'entreprise, ancien militaire de carrière
Conseiller général (1978 → 1994)
Vice-président du conseil général
Daniel Pothier (1928-2008)    
Bernard Gautier (1954- ) SE Directeur commercial
En cours
(au 28 mai 2020)
Hervé Buisson[16],[17] (1965- ) DVD[18] Cadre administratif et commercial d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée depuis 1987 avec Alveston (en) (South Gloucestershire)[19].

Jumelages et partenariats de Courville-sur-Eure.Voir et modifier les données sur Wikidata
Jumelages et partenariats de Courville-sur-Eure.Voir et modifier les données sur Wikidata
VillePaysPériode
Alveston (en)[20]Flag of the United Kingdom.svgRoyaume-Unidepuis

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2018, la commune comptait 2 851 habitants[Note 5], en augmentation de 1,14 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3431 3811 3411 3401 4451 5351 5471 6531 646
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5951 6281 7181 7071 7411 6681 7161 7401 840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8161 8761 8591 7441 7981 7261 8401 9471 862
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 0441 9722 0302 2602 3752 7392 6992 7942 810
2018 - - - - - - - -
2 851--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède le plus grand collège d'Eure-et-Loir en termes de capacité d'accueil. Deux écoles primaires sont aussi présentes, une publique et l'autre privée catholique.

Sports et activités culturelles[modifier | modifier le code]

Amicale courvilloise.
Logo du Amicale courvilloise.

Généralités
Fondation (108 ans)
Couleurs Blanc et bleu
Siège Rue Pannard,
28190 Courville-sur-Eure
Président Serge Juhel
Sections actuelles Basket-ball, boxe, Dentelle aux fuseaux, Football, Gymnastique volontaire, Judo, Karaté, Philatélie, Randonnée pédestre Tarot, Tennis et Yoga
Sections anciennes Gymnastique et la préparation militaire

L'association régie par la loi 1901 Amicale courvilloise, fondée le 14 janvier 1913, a pour objet de regrouper des sections ayant pour but la promotion, l'apprentissage, la pratique et le développement de toute activité à caractère sportif ou culturel au bénéfice du plus grand nombre possible de pratiquants. À son origine, deux disciplines sont pratiquées : la gymnastique et la préparation militaire[25].

En 1920 apparaît la première équipe de football[26].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes de la ville portant son nom est inaugurée le 14 mai 1899. Elle est reconstruite au XXIe siècle dans la même rue portant son nom[30] ;

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Courville-sur-Eure Blason
D'argent à dix annelets de gueules ordonnés 3, 3, 3 et 1.
Détails
Armoiries de la famille de Vieuxpont.

Adopté par la municipalité le .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. À savoir : Courville, Billancelles, Chuisnes, Dangers, Fruncé, Landelles, Le Favril, Mittainvilliers, Pontgouin, Saint-Arnoult-des-Bois, Saint-Germain-le-Gaillard et Vérigny
  4. Fontaine-la-Guyon, Saint-Georges-sur-Eure et Saint-Luperce qui faisaient partie du canton de Bailleau-l'Évêque supprimé et Orrouer qui appartenait à celui d’Illiers-Combray
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « L'église Saint-Pierre », notice no PA00097088, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Unité urbaine 2020 de Courville-sur-Eure », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 3 décembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  7. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 219a
  8. a b c d et e Armand Pelé, Courville, Essais historiques, Lafolye, coll. « Monographies des villes et villages de France », , 155 p.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  13. Châteaux en Eure-et-Loir, Charles Métais, volume 1er, Archives du diocèse de Chartres, 1902.
  14. a et b Fiche personnalité Jean Robert BOUGEARD, sur perche-gouet.net
  15. Fiche personnalité Robert BIZARD, sur perche-gouet.net
  16. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  17. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  18. https://www.lesbiographies.com/#/Biographie/BUISSON-Herve,68216
  19. Les amis des jumelages de Courville.
  20. « http://jumelage-courville.org/ » (consulté le 3 mai 2020)
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « Amicale Courvilloise », sur courville-sur-eure.fr (consulté le 5 novembre 2014)
  26. « Le club », sur am_courville.sportsregions.fr (consulté le 5 novembre 2014)
  27. « Les objets classés de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  28. « L'éolienne », notice no PA00125350, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  29. « L'hôpital », notice no PA00097089, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  30. « Pannard, célèbre courvillois », sur courville-sur-eure.fr (consulté le 19 décembre 2014).
  31. "Eure-et-Loir : une comédienne lègue 4 millions d'euros à sa commune" sur franceinfo.fr, 18 octobre 2018.