Rosny-sur-Seine

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Rosny-sur-Seine
Rosny-sur-Seine
L'hôtel de ville.
Blason de Rosny-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Intercommunalité Grand Paris Seine et Oise
Maire
Mandat
Pierre Yves Dumoulin
2020-2026
Code postal 78710
Code commune 78531
Démographie
Gentilé Rosnéens
Population
municipale
6 883 hab. (2019 en augmentation de 19,37 % par rapport à 2013)
Densité 356 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 02″ nord, 1° 37′ 57″ est
Altitude 30 m
Min. 17 m
Max. 144 m
Superficie 19,36 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Rosny-sur-Seine
(ville isolée)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Mantes-la-Jolie
Législatives Huitième circonscription
Localisation
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Rosny-sur-Seine
Liens
Site web http://www.ville-rosny78.fr/

Rosny-sur-Seine [ʁonisyʁsɛn][1] est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, juste à l'ouest de Mantes-la-Jolie, les deux communes étant limitrophes.

Cette petite ville, située dans une boucle de la Seine, est pour l'histoire le pays de Sully. La commune est jumelée avec Lustadt (Allemagne) depuis avril 1981.

Ses habitants sont appelés les Rosnéens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

La commune de Rosny-sur-Seine se trouve dans le nord-ouest des Yvelines à environ soixante kilomètres à l'ouest de Paris, dans la vallée de la Seine, sur la rive gauche du fleuve, dans la plaine alluviale qui se resserre avant la concavité du méandre de Guernes.

Le territoire de la commune englobe également sur le plateau la forêt de Rosny (point culminant à 144 m)

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe de Mantes-la-Jolie et Buchelay à l'est, de Rolleboise au nord, de Bonnières-sur-Seine à l'ouest et de Saint-Illiers-la-Ville, Jouy-Mauvoisin et Perdreauville au sud. La ville de Guernes lui fait face sur l'autre rive de la Seine[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée par la Seine et est arrosé par le ru de Bléry.

Communications[modifier | modifier le code]

L'autoroute de Normandie (A13) la traverse entièrement sans la desservir directement. Une aire de services y est implantée dans la traversée de la commune.

La commune est desservie par la gare de Rosny-sur-Seine, sur la ligne Paris - Rouen.

La commune se voit aussi desservir par le réseau de bus du Mantois (ex-Tam en Yvelines), due au fait que cette dernière appartient à la Communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines (maintenant la Communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise depuis le 1er janvier 2016).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Rosny-sur-Seine est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. Elle appartient à l'unité urbaine de Rosny-sur-Seine, une unité urbaine monocommunale[6] de 6 433 habitants en 2017, constituant une ville isolée[7],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 11,3 % 217
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 5,4 % 104
Réseaux routier et ferroviaire et espaces associés 1,1 % 22
Espaces verts urbains 3,1 % 60
Terres arables hors périmètres d'irrigation 17,9 % 345
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 0,2 % 3
Forêts de feuillus 58,3 % 1122
Forêt et végétation arbustive en mutation 1,0 % 20
Cours et voies d'eau 1,6 % 30
Source : Corine Land Cover[11]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune de Rosny-sur-Seine est composée de 6 principaux secteurs :

  • Le Centre-Ville.
  • Les Baronnes, quartier pavillonnaire à l'Ouest de la ville.
  • La Justice, à l'Est, qui contient les nouveaux HLM Régine Pernoud, la Rue de la Haie Robert, etc.
  • Le Quartier de la Gare, avec le quartier HLM Maria Montessori.
  • Le Quartier Henri IV, quartier HLM et pavillonnaire chevauchant le quartier des Baronnes.
  • La Zone Industrielle.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Rodoniacum en 1204[12], Rooniacum en 1162, Roni en 1248, Roniacum en 1249, Rodonium vers 1320[13].

Il s'agit d'une formation toponymique gauloise ou gallo-romaine en -(i)acum, suffixe d'origine gauloise (-acon) marquant le lieu, puis la propriété. Le premier élément Rosn- représente le nom de personne gaulois Rutenus, variante Rutenius de type ethnique (voir Rutènes, Rodez)[14]. Il a pour homonyme les nombreux Rognac, Rosnay, Rogny, etc.[14].

Remarque : On attendrait *Ruteniacum > *Rodeniacum, pas Rodoniacum. Le s de Rosny n'est pas étymologique, il sert a indiquer la fermeture et l'allongement de la voyelle o. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne doit pas être prononcé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles effectuées dans le parc de Rosny ont mis au jour des médailles et pièces de monnaie à l'effigie de Constantin, Valérien, Gallien Philippe II, Antonin le Pieux, Aurélien et Probus ainsi qu'une nécropole des périodes gallo-romaine et carolingienne de 145 sarcophages sur l'emplacement de l'ancienne église.

En 848, une ordonnance de Charles le Chauve nomme l'église paroissiale de Rosny au nombre des possessions qui dépendaient de l'abbaye de Fontenelle[15].

Au Moyen Âge, Rosny était le chef-lieu d'une puissante seigneurie avec un centre judiciaire très important ou résidaient des baillis, procureurs, huissiers, notaires...
Le seigneur avait droit de haute, moyenne et de basse justice. Il pouvait statuer sur toutes les causes, juger tous les crimes commis sur l'ensemble de son domaine et condamner à la peine de mort et on pouvait apercevoir les potences de la plaine environnante.

Dans son histoire généalogique de la maison de Béthune, André Du Chesne s'exprime ainsi sur Rosny :

« Rosny est une ancienne et célèbre seigneurie tenue du Roy, à cause de sa comté de Mantes. Elle a été possédée premièrement par des seigneurs qui portaient le surnom de Mauvoisin. Mais les filles de leur Maison prenaient ordinairement celuy de Rosny. Entre lesquels Ide de Rosny fut mariée avec Jean III comte de Dreux, seigneur de Montpensier, prince de sang royal. Le dernier de ces seigneurs fut Guy V Mauvoisin fils de Guy IV Mauvoisin et de Laure de Ponthieu (également appelée Laure d'Aumale), fille de Jean de Ponthieu comte d'Aumale qui estait petit-fils de Jeanne de Dammartin, comtesse de Ponthieu reine de Castille et de Léon et petite fille elle même de Louis VII roy de France ».

Le 1er seigneur de Rosny, en 1070, fut Raoul Ier Mauvoisin dit le Barbu qui avec les seigneurs de Jouy, de Septeuil et autres chevaliers de Mantes, aide Philippe Ier, roi de France à repousser Guillaume le Conquérant duc de Normandie. Il fait construire un château médiéval[16].
Afin d'éviter le morcellement de la propriété seigneuriale, Guy IV Mauvoisin et ses enfants firent une convention par laquelle l'ainé hériterait de la totalité des biens et ferait une rente annuelle à chacun de ses frères et sœurs.
Au XVIe siècle, Rosny, propriété des Melun, passe, par mariage[17], à la maison de Béthune : où naquit Sully, ministre d'Henri IV, en 1559 ; ce dernier, conseiller du roi Henri IV, qui fut aussi surintendant des finances, fit construire le château actuel.
On a donné aux ormeaux que fit planter Sully, marquis de Rosny, en bordure des routes, le nom de rosny ou rosne[18], « Sully fit entourer d’ormes les cimetières des campagnes et ces ormes plus tard furent appelés de son nom des rosnys par la reconnaissance du peuple »[19].

Le 14 mars 1590, après la bataille d'Ivry, le roi de France Henri IV se rend au château de Rosny où il fait un souper en public et, rompant avec l'étiquette, il admit à l'honneur de sa table les généraux qui avaient combattu à ses côtés.

En mars 1814, après le retour de Napoléon, le château de Rosny fut incendié.

  • 1824 : ouverture de l'hospice Saint-Charles, construit par la duchesse de Berry.
  • 1843 : inauguration de la gare par la Compagnie du chemin de fer de Paris au Havre.
  • 1943 : création de l'école d'agriculture Sully dans les locaux de l'hospice Saint-Charles (école transférée à Magnanville en 1968).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[20], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Mantes-la-Jolie, après un transfert administratif effectif au . Pour l'élection des députés, la commune appartient à la huitième circonscription des Yvelines, circonscription à dominante rurale Chef-lieu du canton de Rosny-sur-Seine de 1793 à 1801, elle intègre de 1801 à 1976 le canton de Mantes-la-Jolie. En 1976, est créé le canton de Mantes-la-Ville, où elle est rattachée[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune intègre à nouveau le canton de Mantes-la-Jolie, dont la composition est modifiée.

La commune appartient à l'aire urbaine de Paris.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

L'ancienne communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines

La commune adhérait depuis 1999 à la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines (CAMY), qui a succédé au district urbain de Mantes.

Afin d'équilibrer les rapports avec la métropole du Grand Paris, La Loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (loi MAPAM) impose la création en Île-de-France de territoires d'au moins 200 000 habitants.

Dans ce cadre, la CAMY fusionne avec d'autres intercommunalités pour former, le , la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPS&O), dont la commune est désormais membre.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 2018[22] En cours
(au 26 mai 2020)
Pierre-Yves Dumoulin LR[23] Vétérinaire
11e vice-président de Grand Paris Seine et Oise
Réélu pour le mandat 2020-2026[24],[25]
mars 2014[26] janvier 2018[27] Michel Guillamaud[28] SE Ancien directeur des ressources humaines de Renault
Décédé en fonction
mars 2013[29] mars 2014 Valérie Gargani[30] PS Ancienne coordinatrice commerciale à Rungis
Vice-présidente de la CA de Mantes-en-Yvelines
mars 2001 mars 2013[31] Françoise Descamps-Crosnier[30] PS Conseillère régionale (2004 → 2012)
Députée des Yvelines (8e circ.) (2012 → 2017)
Vice-présidente de la CA de Mantes-en-Yvelines
Démissionnaire
mars 1989 mars 2001[32] César Masséra[30],[33]   Vice-président de la CA de Mantes-en-Yvelines
1977 mars 1989 Philippe Puig[30],[34]    
1964 1977 Roland Leduc[30],[35]   Ingénieur des Arts et Métiers
Décédé en fonction
1953 1964 François Routier[30]   Décédé en fonction
Les données manquantes sont à compléter.
1899        
1898 1899 Alfred Savarin    
1884 1898 Jean Lohmer    
1870 1884 Louis Cochin    
1864 1870 Jacques Simon    
1856 1864 Comte Le Marvis    
1849 1856 M Collay    
1844 1849 Louis Legrand    
1837 1844 Jean-Baptiste Mercier    
1834 1837 Louis Legrand    
1827 1834 Maurice Leviel    
1816 1827 Maurice Parfait Collay    
1799 1816 Nicolas Normand    
1794 1799 M Lasseray    
1793 1794 Noël Souillard    
1792 1793 M Lasseray    
1791 1792 M Lasne    

Budget et fiscalité 2013[modifier | modifier le code]

En 2013, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :

  • total des produits de fonctionnement : 4 721 000 , soit 844  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 5 022 000 , soit 898  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 2 477 000 , soit 443  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 2 931 000 , soit 524  par habitant.
  • endettement : 7 866 000 , soit 1 406  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 13,36 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 14,22 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 63,52 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2019, la commune comptait 6 883 habitants[Note 3], en augmentation de 19,37 % par rapport à 2013 (Yvelines : +2,1 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
656589571584710682674714661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
706703721708675667791745833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9118299469379931 0671 0361 1891 343
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 5602 7963 5413 9324 6064 7584 9015 0435 454
2014 2019 - - - - - - -
5 8426 883-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 40,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (38,0 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,2 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 3 221 hommes pour 3 437 femmes, soit un taux de 51,62 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,32 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
0,6 
5,1 
75-89 ans
7,4 
13,4 
60-74 ans
13,4 
19,8 
45-59 ans
19,3 
19,7 
30-44 ans
19,6 
17,5 
15-29 ans
17,4 
24,0 
0-14 ans
22,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,3 
5,7 
75-89 ans
7,7 
13,4 
60-74 ans
14,5 
20,6 
45-59 ans
20,3 
19,8 
30-44 ans
19,9 
18,4 
15-29 ans
17 
21,5 
0-14 ans
19,4 

Sports[modifier | modifier le code]

Le club sportif municipal de Rosny-sur-Seine (CSMR) compte, en 2011, de nombreuses sections dont athlétisme, badminton, boxe française, cyclotourisme, duathlon, handball, judo-jujitsu, football, gymnastique volontaire, karaté, naginata, randonnée pédestre, tennis, tennis de table, volley-ball, yoga[42].

Économie[modifier | modifier le code]

La commune dispose[Quand ?] de différents services tels que les pharmacies, les coiffeurs, la poste, les restaurants, les dentistes, médecins, ainsi que divers artisans. De plus il y a la présence d'une zone d'activité sur la commune comprenant diverses entreprises. L'arrivée prochaine[C'est-à-dire ?] de l'extension du centre-ville avec une dizaine de commerces, un supermarché (super u) et des logements permettra de compléter l'offre déjà existante aux Rosnéens.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Hospice Saint-Charles.
L'église de Rosny-sur-Seine.
Statue de Sully.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Rosny[43].Construit, en brique et pierre calcaire, par Maximilien de Béthune, duc de Sully, à la fin du XVIe siècle, ce château connut diverses vicissitudes au cours des XIXe et XXe siècles. Il fut classé monument historique en 1941.
Acquis en 1984 par une société japonaise, la Nippon Sangyoo Kabushiki Kaisha, il a été largement dépouillé de son mobilier et a subi diverses dégradations, dont un incendie en janvier 1997. Des travaux de conservation pris en charge par le ministère de la Culture et de la Communication ont été entrepris alors d'office, après mise en demeure du propriétaire défaillant.
  • Hospice Saint-Charles. L’hospice Saint-Charles fut élevé en 1820 par l’architecte suisse Antoine Froelicher et sa chapelle consacrée en 1824 par l’évêque de Chartres[44],[45].
Construit dans les années 1820 par Marie-Caroline, duchesse de Berry, cet hospice jouxtant le château remplit une double fonction, soigner les malades et élever les enfants pauvres, pendant plus d'un siècle. Il fut aussi jusqu'en 1968 le siège d'une école d'agriculture privée. Il fut ensuite désaffecté et abandonné.
En 1983, le district urbain de Mantes décide de le restaurer et d'en faire un lieu culturel qui présente notamment des d’exposition de peintures et de sculptures (le peintre Jean-Marie Ledannois et le Mouvement des artistes contemporains en Yvelines).
Chapelle Saint-Charles avec le portique entourant la cour intérieure[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maximilien de Béthune (duc de Sully) (1559-1641), né à Rosny, fut baron puis marquis de Rosny. Il fut également prince souverain d'Henrichemont et de Boisbelle, marquis de Nogent-le-Rotrou, comte de Muret et de Villebon, vicomte de Meaux, et devint ministre d'Henri IV, ce qui valut à Rosny la visite du roi de France. Sa statue monumentale (15 tonnes) en marbre blanc, créée en 1817 par Jean-Joseph Espercieux, a été érigée à l'entrée de Rosny en 1931[50].
  • Marie-Caroline de Bourbon-Siciles (1798-1870), duchesse de Berry, belle-fille de Charles X et mère du Comte de Chambord. Elle vendit sa terre de Rosny au banquier anglais George Stone en septembre 1831 moyennant "deux millions cent mille francs payés comptant"[51].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Rosny-sur-Seine Blason
D'azur à cinq cotices d'or[52].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Rosny-sur-Seine
D'argent à la fasce de gueules.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 2, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Rosny-sur-Seine », p. 430–434

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Rosny-sur-Seine sur Wiki GenWeb
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Unité urbaine 2020 de Rosny-sur-Seine », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  7. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  8. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur insee.fr (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « Données statistiques sur les communes de Métropole; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  12. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  13. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 768.
  14. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 572b.
  15. Rosny-sur-Seine, Saint Illiers la ville, Rosay, Longues, etc. Les Fiefs des Mauvoisins
  16. Regine Pernoud - Lumières du Moyen Âge - p. 117 - Bernard Grasset 1944
  17. « roglo.eu », de Rosny (consulté le ).
  18. Arbres du Mantois, témoins des hommes et des faits, page 11.
  19. Armand Cassan, Statistique de l’Arrondissement de Mantes, page 110
  20. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  21. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Virginie Wéber, « Pierre-Yves Dumoulin élu maire de Rosny-sur-Seine : Le conseil municipal a choisi ce jeudi soir l’ancien 2e adjoint (DVD) pour succéder à Michel Guillamaud (SE), décédé le 28 janvier dernier », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Avec 22 voix, il a devancé largement l’autre candidat en lice, Jacques Roux, issu des rangs de l’opposition, qui a recueilli 6 voix, un dernier élu ayant voté blanc ».
  23. [PDF] « Pierre-Yves Dumoulin succède à Michel Guillamaud à la tête de la mairie », La Gazette en Yvelines, , p. 6
    « Pierre-Yves Dumoulin (LR) a, sans surprise, été désigné par ses pairs pour prendre les rênes de la mairie. »
  24. « Pierre-Yves Dumoulin conforté dans sa légitimité », La Gazette en Yvelines,
  25. Aboubakry N'Diaye, « Municipales 2020 : Pierre-Yves Dumoulin réélu maire de Rosny-sur-Seine », Mantes Actu,
  26. « La majorité municipale ne veut pas de l'éco-quartier », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  27. « Le maire de Rosny-sur-Seine est décédé », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (www.leparisien.fr/yvelines-78/le-maire-de-rosny-sur-seine-est-decede-28-01-2018-7527558.php, consulté le ).
  28. « Municipales : à Rosny-sur-Seine, Michel Guillamaud (SE) rempile », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne) « Élu depuis 1977 à Rosny-sur-Seine, cet ancien directeur des ressources humaines de Renault avait conquis la ville en 2014, devançant, à la tête d’une liste sans étiquette soutenue par l’UMP, la maire sortante Valérie Gargani (SE), à qui Françoise Descamps-Crosnier, alors députée (PS), avait cédé son fauteuil un an plus tôt. Lors des municipales de 2008, Michel Guillamaud avait d’ailleurs affronté cette dernière, mais ce scrutin s’était soldé par un échec ».
  29. « Municipales: à Rosny-sur-Seine, la maire sortante (SE) se représente », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  30. a b c d e et f [PDF] « Le 29e maire de Rosny », Le Journal de Rosny-sur-Seine n°126, , p. 7
  31. « Démission du maire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  32. « L'émotion de César Massera », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
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  36. Les comptes de la commune de Rosny-sur-Seine
  37. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  38. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
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  47. Base du patrimoine Mobilier-Palissy : Objets mobiliers de l’Église Saint-Jean-Baptiste-et-Saint-Lubin de Rosny-sur-Seine
  48. Corot, Fondation Sauvegarde de l'art
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  50. Maximilien de Béthune (duc de Sully)
  51. Minutier central des notaires parisions, Etude Vavasseur-Desperriers.
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