Liutgarde de Vermandois

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Liutgarde (ou Liégarde, Leutegarde, Ledgarde...) de Vermandois (avant 925 - 14 novembre 981)[1] est la fille du comte Herbert II et d'Adèle, fille du roi Robert Ier de France[2].

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

En 935 elle devint comtesse de Normandie (le titre de duc et duchesse de Normandie n'existe pas encore) en épousant le comte Guillaume Ier dit Longue Épée, lui-même un Viking, alors comte de Rouen et chef des normands de la Seine. Ce mariage, qui reste sans enfant, est voulu par Hugues le Grand[2]. Elle reçoit en douaire la partie du pays de Madrie située en Normandie[3].

Cette union de Guillaume Longue-Épée est contestée par Riulf, comte du Cotentin, et quelques autres barons Normands - Vikings eux aussi. À leurs yeux, le Jarl contracte des mésalliances telles que des étrangers - des francs - risquent de s'introduire à la Cour et au Conseil. Guillaume Longue-Épée les affronte dans un pré, au pied des murs de la ville, d'où il en ressort vainqueur[4],[5]. La rue du Pré-de-la-Bataille témoigne encore de ces événements.

Devenue veuve en 942, elle épouse en secondes noces Thibaut Ier le Tricheur, comte de Blois[2]. En 943, en héritant de son père Herbert II de Vermandois, elle procure à sa descendance le comté de Provins et la succession du comté de Champagne.[réf. nécessaire]

Avec Thibaut, elle a quatre enfants[2] :

Elle est inhumée à l'abbaye Saint-Père-en-Vallée de Chartres[2]. Après sa mort, elle est nommée « Madame de Rigeard », du nom d'une maison qu'elle habitait entre Chartres et Lèves au bord de l'Eure[1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Jan (Le) 1995] Régine Le Jan, Famille et pouvoir dans le monde franc (VIIe – Xe siècle) : essai d'anthropologie sociale, Publications de la Sorbonne, , 571 p., sur books.google.fr (ISBN 978-2-85944-268-2, lire en ligne).
  • [Santinelli 2014] Emmanuelle Santinelli, « Liégearde († v. 983-984), fille, épouse, veuve et mère de princes dans la Francie occidentale du Xe siècle », dans Dhuoda, belle-fille de saint Guilhem, et autres femmes de caractère au Moyen Âge (Actes du colloque tenu le 26 mai 2012 en l'Abbaye de Gellone, dans le cadre de la commémoration du 1200e anniversaire de la mort de Guilhem), Saint-Guilhem-le-Désert, Éditions Guilhem, (ISBN 9791093817002), p. 81-116.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b A. Dupré, bibliothécaire de la ville de Blois - Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, tome V, Les comtesses de Chartres et de Blois - Étude historique, Chartres, Imprimerie Ed. Garnier - Petrot-Garnier Libraire, place des Halles, 16 et 17, , 412 (452 vues) p. (lire en ligne), p. 199.
  2. a b c d et e (en) Luitgardis (before 925-14 Nov after 985), dans Medieval Lands, « Northern France - Valois, Vexin & Vermandois ».
  3. [Prévost 1837] Auguste Le Prévost, Anciennes divisions territoriales de la Normandie, Paris, Crapelet, , 46 p., sur gallica (lire en ligne), p. 20.
  4. Pierre Bouet, « Dudon de Saint-Quentin et le martyre de Guillaume Longue-Épée », dans Pierre Bouet (dir.), François Neveux (dir.) et al., Les saints dans la Normadie médiévale (colloque de Cerisy, 26-29 septembre 1996), Caen, Presses universitaires de Caen, , 334 p., sur books.openedition.org (ISBN 978-2-8413-3104-8, 2-8413-3104-0 et 2-8413-3808-8, OCLC 1000427070, lire en ligne), Sainteté et pouvoir, p. 239.
  5. Augustin Labutte (préf. Henri Martin), Histoire des ducs de Normandie jusqu'à la mort de Guillaume le Conquérant, Paris, Furne, Jouvet et Cie, , XII-368 p., sur books.google.fr (BNF 30706315, lire en ligne), chap. II, p. 66-72.
  6. Le Jan 1995, p. 216.
  7. Le Jan 1995, p. 424.
  8. Le Jan 1995, p. 527.