Saint-Sauveur-Marville

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Saint-Sauveur-Marville
Mairie.
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Saint-Lubin-des-Joncherets
Intercommunalité Agglo du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Gilles Blanchard
2014-2020
Code postal 28170
Code commune 28360
Démographie
Population
municipale
920 hab. (2014)
Densité 49 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 46″ nord, 1° 16′ 48″ est
Altitude Min. 134 m – Max. 202 m
Superficie 18,84 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.saintsauveurmarville.fr

Saint-Sauveur-Marville est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de Saint-Sauveur-Marville et des communes limitrophes.

Histoire[modifier | modifier le code]

La collecte fiscale de Levasville s’étendait sur 2 paroisses : Saint-Martin de Levasville et Saint-Sauveur. Dénombrée à part sur les rôles des tailles à partir de 1720, et sur les rôles de gabelle dans le grenier de Dreux, alors que Levasville dépendait du grenier de Chartres, la paroisse Saint-Sauveur semble avoir été collecte fiscale indépendante au XVIIIe siècle.

Lors de la formation du département d’Eure-et-Loir, en janvier 1790, les paroisses de Saint-Sauveur et de Levasville furent réunies pour former la commune de Levasville-Saint-Sauveur.

La réunion de Marville-les-Bois avec Saint-Sauveur-Levasville est réalisée par l'arrêté préfectoral du 4 décembre 1972, sous le nom de Saint-Sauveur-Marville.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Jean Rouillon    
2014 en cours Gilles Blanchard DVD Agriculteur

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 920 habitants, en diminution de -1,39 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
376 550 537 442 409 429 438 433 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390 363 342 388 347 353 332 328 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
345 320 318 298 272 268 275 273 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
235 217 390 447 640 755 922 924 920
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sauveur[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1928, 2014)[5].

Les lambris du XVIe siècle, avec l’inscription datée 1566, décorant la voûte de la chapelle de la Vierge, de l’église Saint-Sauveur, sont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques : arrêté du 27 janvier 1928.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Manoir du Jaglu[modifier | modifier le code]

Un manoir adossé à un corp de ferme existe au nord de Châteauneuf dans la forêt, sur le territoire de la commune de Saint-Sauveur-Marville, non loin des villages de Saint-Jean-de-Rebervilliers et de Bigeonette.

Propriété de Nicolas Marc-Antoine, marquis d'Epinay Saint-Luc, seigneur de Boisville et du Jaglu[6], guillotiné le 21 prairial an II (1793) place de la Concorde, à Paris, le manoir a été en partie détruit lors de la Révolution et confisqué au profit de la Nation. Le manoir n'a cependant pas été mis en vente comme bien national à la suite de la réhabilitation du marquis d'Epinay peu après Thermidor. Né le 10 mars 1737 à L'Aigle, il entra dans les mousquetaires en 1756, fut ensuite officier major dans le régiment de Bresse, puis lieutenant-colonel du régiment de Champagne. Lors de l'exhumation faite au cimetière de la Madeleine en 1817, ses restes furent transportés avec ceux d'autres victimes du tribunal révolutionnaire, à la chapelle expiatoire[7]. L'un de ses fils l'a fait rebâtir à partir de 1844. Le manoir a conservé ses anciens fossés, le pont qui les enjambe et sa grille du XVIe siècle.

Il est accessible par une allée qui traverse la forêt. La légende veut qu'elle ait été tracée en une seule nuit pour accueillir Louis XIV) dans l'alignement de la rue Émile-Vivier (D 928) à partir de Châteauneuf ou par le chemin du Jaglu à partir de Bigeonnette (commune de Saint-Sauveur-Marville).

Transports[modifier | modifier le code]

  • Saint-Sauveur était desservie jusqu'en 1971 par les trains ouverts au trafic de voyageurs qui reliaient régulièrement Chartres à Dreux. Cette ligne était le dernier tronçon encore en service qui a relié jusque dans les années 1940 Rouen à Orléans. La liaison est aujourd'hui abandonnée et seuls quelques trains de marchandise y circulent encore notamment grâce au silo de Saint-Sauveur.
  • La gare était également le point de départ d'une ligne des Tramways d'Eure-et-Loir qui reliait la ville à la commune voisine de Châteauneuf-en-Thymerais. Ce tramway qui a effectué jusqu'à 6 allers-retours par jour fut abandonné vers 1932 et ses voies démontées.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]