Nogent-le-Roi

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Nogent-le-Roi
Éolienne BEST-Romani à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) 1955-1966.
Éolienne BEST-Romani à Nogent-le-Roi (Eure-et-Loir) 1955-1966.
Blason de Nogent-le-Roi
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Canton Épernon
Intercommunalité Communauté de communes des Portes Euréliennes d’Île-de-France
Maire
Mandat
Jean-Paul Mallet
2014-2020
Code postal 28210
Code commune 28279
Démographie
Gentilé Nogentais (aise)s
Population
municipale
4 116 hab. (2014)
Densité 316 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 58″ nord, 1° 31′ 46″ est
Altitude Min. 91 m – Max. 138 m
Superficie 13,01 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.nogentleroi.fr

Nogent-le-Roi est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nogent-le-Roi est située dans la vallée de l'Eure, qui la traverse.
Nogent-le-Roi se trouve à 8 km de Maintenon, 12 km d'Épernon, 18 km de Dreux et 27 km de Chartres et de Rambouillet.

Carte de Nogent-le-Roi et des communes limitrophes.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La ville est au carrefour des routes D 983, D 4, D 26 et D 929.
La construction d'un contournement de la ville par l'ouest est en cours depuis 2007[1].

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Les gares SNCF les plus proches sont celles de Maintenon et d'Épernon.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne 89 et la ligne 8 du Transbeauce (Dreux - Nogent-le-Roi - Maintenon).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce toponyme, comme la plupart des Nogent de France vient de novio-, élément gaulois signifiant « nouveau », et le suffixe *-entum indiquant un village, un habitat ; soit « le nouveau village »[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquités[modifier | modifier le code]

Ier siècle : Située au cœur du pays des Carnutes, une ville gallo-romaine porte le nom de Noviomagus. C'est un marché, une ville de foires, dont les traces archéologiques se situent à Senantes, à 4 km.

Au Moyen Âge, un château royal[modifier | modifier le code]

La ville est sous la suzeraineté des comtes de Chartres, c'est-à-dire des comtes de Blois-Champagne.La ville est décrite comme ayant fait partie du douaire de Berthe, femme d'Eudes Ier de Blois-Chartres puis de Robert le Pieux, roi de France[3]. En 1028, la ville s'appelle Novigentum Castrum[4] et appartient à Roger Ier, évêque de Beauvais, possible fils d'Eudes, comte de Blois et de Chartres. Puis en 1040 : la ville s'appelle Novigentum Eremberti, d'après le nom de la famille seigneuriale[5] : les Erembert ou Isembart ou Isembert, aussi seigneurs de Pithiviers en Beauce, et de Broyes et Beaufort en Champagne (aussi appelés les Bardoul ; qu'on ne s'étonne pas de l'écart géographique entre ces fiefs, qui s'explique par l'allégeance à la dynastie des comtes de Blois-Champagne ; au Xe siècle, le fondateur de cette famille est Renart, dont la deuxième femme, Héloïse de Pithiviers, semble la sœur de l'évêque Roger de Beauvais  : peut-être deux des enfants et des frères des comtes Eudes Ier et Eudes II ; c'est donc par Héloïse que Pithiviers et Nogent seraient passés aux Bardoul ; mais Héloïse et Renart n'ont qu'un fils, ecclésiastique : l'évêque (1022-1033) Oury d'Orléans : à sa mort en 1033, c'est son demi-frère, Erembert/Isembert/Isembart, qui garde Nogent et Pithiviers même s'il est né de premier mariage de Renart avec une inconnue < père d'Hugues Bardoul). Les maîtres de la ville et du château sont appelés seigneurs, barons, ou plus volontiers châtelains de Nogent.

La fille d'Hugues Bardoul, Isabelle de Broyes († 1066), dame châtelaine de Nogent quamdan dominam de Novigento, épouse Simon Ier de Montfort. Leur fils Amaury II de Montfort-l'Amaury (1056 - † 1089) prend la ville et le château, alors une motte, en 1080[6]. À sa mort, sa sœur Isabeau de Montfort (Amaury II et Isabeau avaient pour demi-sœur et demi-frère la célèbre Bertrade, Simon II et Amaury III) transmet Nogent aux Tosny de Conches par son mariage avec Raoul (Ralph) II ou III le Vieux † 1102 < Raoul III ou IV < Roger II ou III < Raoul IV ou V < Roger III ou IV † 1208/1209 < Raoul V ou VI † 1239. Mais vers 1203, le roi Philippe Auguste saisit tous les biens normands des Tosny à cause de leur fidélité à Jean sans Terre.

En 1125 la ville s'appelle Novionum[4], puis sur le Cartulaire de Dreux elle prend le nom de Nungetum[7] en 1179. En 1180 un tournoi de chevaliers oppose Maintenon et Nogent (Nungetum). En 1208 : fondation de l'abbaye bénédictine Notre-Dame de Coulombs dont dépend Nogent. La ville est une place forte qui contrôle le chemin de Dreux à Chartres et à l'Eure. Elle s'appelle Nungetum-Columbense (Nogent-Coulombs)[8].

En 1218, Philippe Auguste reçoit directement la ville en cadeau d'Isabelle/Elisabeth de Blois, comtesse de Chartres, fille de Thibaud V et suzeraine de Nogent : Nogent-le-Roi prend alors son nom actuel et appartient à la Couronne. La gabelle de Chartres doit donner tous les ans au Seigneur de Nogent-le Roi la charge d'un mulet de sel blanc[9]. St Louis y séjourne régulièrement et y débute même un pèlerinage pieds nus vers Chartres, selon les mémoires de Joinville [10]. Entre 1270 et 1285, la ville s'appelle alors Nogent-l'Isembert ou l'Esembert. Philippe III le Hardi y séjourne régulièrement. La ville s'appelle alors suivant les cas : Nogentum-Loirembert, Nogent-le-Rambert ou Nogent-le-Roi)[11]. En 1300 la ville est appelée Nogentum-Rega dans le polyptyque de Chartres.

En 1286, le comté de Chartres est acquis par Philippe IV le Bel, qui le donne en 1290 à son frère Charles de Valois. La seigneurie-châtellenie de Nogent est confiée aux puînés de la famille royale, les comtes d'Évreux ensuite rois de Navarre (Louis d'Evreux, frère de Philippe le Bel et de Charles de Valois reçoit Anet, Montchauvet, Breval, Mantes, Pacy et Nogent en octobre 1317 < Philippe, marié à sa petite-cousine Jeanne de France, fille de Louis X et petite-fille de Philippe le Bel < Charles II le Mauvais roi de Navarre). Le 16 décembre 1325 Charles de France, comte de Valois, d'Alençon et de Chartres, fils de Philippe-le-Hardi meurt au château de Nogent-le-Roi [12] chez son neveu Philippe-le-Sage, comte d'Evreux et roi de Navarre (ou à proximité, au Perray, juste au nord de Rambouillet).

Dans la guerre de Cent ans[modifier | modifier le code]

Le , décès du fils de Charles de Valois, le Roi de France Philippe VI de Valois, à Nogent-Le-Roi[13] (ou à l'abbaye de Coulombs voisine) : Jean le Bon, son fils, présent, revient à Vincennes et devient roi de France[14]. Nogent-le-Roi est alors la seconde ville du pays chartrain. Après la trahison de Charles le Mauvais fils de Philippe d'Evreux, Nogent-le-Roi et Anet reviennent à la Couronne de France en 1363[15], c'est-à-dire aux rois Valois. Début de la rénovation du château sur ordre de Charles V, . La ville est connue pour ses draperies[16]. Le château est un lieu de combat perpétuel sous les règnes de Charles VI et Charles VII[17]. En 1421, la ville est prise par les Anglais, commandés par Henri V d'Angleterre[18]. La ville est reprise par les Français commandé par Giraud de la Pallière pour le dauphin Charles VII en 1427. En 1428, la ville est prise par les Anglais commandé par le Comte de Salisbury, qui passe au fil de l'épée la garnison française[19].

Charles VII donne Nogent, Anet, Bréval et Montchauvet à son conseiller-chambellan Pierre de Brézé en décembre 1444. Sous Pierre de Brézé, comte de Maulévrier, Grand sénéchal de Normandie, Nogent reçoit en 1444 le titre de ville du Roi Charles VII. Pierre de Brézé, favori et homme de confiance du roi, bon capitaine, fait réédifier le château. La baronnie revient ensuite à son fils Jacques de Brézé Grand sénéchal de Normandie et gendre malheureux de Charles VII. Le 9 juillet 1445 Charles VII est au château.

Une route piétonne et fluviale entre Chartres, Dreux et Rouen[modifier | modifier le code]

  • Le  : naissance de sainte Jeanne de France, seconde fille de Louis XI et de Charlotte de Savoie, au Château de Nogent-le-Roi.
  • 1464 : 13 novembre Louis XI séjourne de nouveau à Nogent-le-Roi.
  • Le 8 mai 1473, déclaration qui affirme que depuis plus de 25 ans l'Eure est navigable de Chartres à Nogent-le-Roi et de là à Rouen[20]. En 1477 : Jacques de Brézé tue sa femme Charlotte de France fille naturelle de Charles VII et d'Agnès Sorel, surprise en galante compagnie[21]. Pour le punir Louis XI lui retire la baronnie de Nogent-le-Roi qui revient à son fils Louis de Brézé[17], neveu du roi Louis, petit-fils de Charles VII et futur mari de Diane de Poitiers.
  • En 1489, obligation est faite par la ville de Chartres aux habitants de Nogent-le-Roi d'entretenir le lit de l'Eure, le seigneur de Nogent-le-Roi et les habitants s'y opposent et rompent les écluses[22]. Ils sont condamnés par le Roi et le Parlement [23],[24],[25].
  • 1494 : début de la construction de l'église St-Sulpice par Louis de Brézé, église qui ne sera jamais achevée. Le 14 août de la même année, Jacques de Brézé meurt à Nogent-le-Roi.
  • 1503 : L'abbé Guillaume de Hargeville, (35e abbé de Coulombs de 1503 à 1515, dépendant de l'évêque de Chartres) s'oppose à Louis de Brézé, seigneur de Nogent-le-Roi, sur le droit de cens et de haute-justice portant sur plusieurs maisons du centre ville qui relevaient de l'abbaye de Coulombs (maisons actuelles du centre du bourg face à l'église St-Sulpice)[26]. L'abbaye bénédictine de Coulombs perd ses privilèges sur Nogent-le-Roi en 1514[26].

Un port sur l'Eure entre Protestants et Catholiques[modifier | modifier le code]

Le roi de France Henri II, en1548 tente de rendre l'Eure navigable à nouveau de Chartres à Nogent-le-Roi[27]. Guillaume Métezeau exécute le retable de l'église de Nogent-le-Roi en 1552. Le 20 Décembre 1562, après la bataille de Dreux qui opposa catholiques et protestants le 19 et où le Prince de Condé fut défait par le Duc de Guise[28], l'ambassadeur d'Angleterre Trochkmorton et François Péruchel lieutenant du prince de Condé sont arrêtés à Nogent-le-Roi par le duc de Guise dit le Balafré dans le château qui appartenait alors à Françoise de Brézé, la duchesse de Bouillon[29],[30]. En 1538 Françoise de Brézé, fille de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers épouse le maréchal Robert IV Seigneur de La Marck, duc de Bouillon et comte de Braine, qui hérite de Nogent-le-Roi. Leurs fils et petits-fils les ducs Henri-Robert († 1574), Guillaume-Robert († 1588) et sa sœur Charlotte († 1594) auront aussi Nogent, puis Charles-Robert comte de Maulévrier et de Braine frère cadet d'Henri-Robert († novembre 1622), et enfin son propre fils cadet Louis marquis de Mauny († 1626), frère d'Henri-Robert II de Bouillon et de Braine († 1652), et d'Alexandre (abbé d'Igny et de Braine ; † 1625). Nogent est vendu en 1628 à Nicolas Bautru ci-dessous.

1589 : Nogent-le-Roi est un bastion des troupes d'Henri III. La population excédée par les vexations que ses troupes exerçaient sur elles assiègent le château. Les assiégeants sont commandés par un chanoine de Chartres à l'artillerie. Les troupes se rendent, et ont la vie sauve mais le commandant du château Poussemotte de Chartres s'enfuit : rattrapé il fut tué sur la place des Halles. Peu de temps après, le 27 novembre 1590, le château est repris et la ville pillée par les troupes royales qui pendent le capitaine gardant le château[19],[31].

Nogent-le-Roi[modifier | modifier le code]

Vue de Nogent-le-Roi, en 1696 par Louis Boudan (?), BNF, Paris.

1612 : La ville est appelée Nogen-le-Rey. 1628 : la seigneurie (baronnie-châtellenie) est vendue à Nicolas (de) Bautru, marquis de Tremblay, frère cadet de Guillaume, et en août 1636, la baronnie de Nogent-le-Roi est érigée en Comté pour Nicolas Bautru († 1661), Capitaine des gardes de la Porte, et favori du Cardinal de Richelieu[17] (frère de Guillaume Bautru II comte de Serrant, académicien et diplomate, "meschant bouffon" selon Tallemant des Réaux). 1736 : la ville prend le nom de Saint-Sulpice de Nogent-le-Roy (du nom de l'église paroissiale, cf. ci-dessus-1494, et plus bas). Armand de Bautru, le fils de Nicolas, est aussi comte de Nogent († 1672 ; x Diane Charlotte Nompar de Caumont, sœur du duc de Lauzun < Louis-Armand, comte de Nogent < Henriette-Emilie († 1757) x 1743 Louis IV marquis de Melun-La Borde-Maupertuis (1703-63)[32], sans postérité).

Les difficultés financières s'accumulent, le château dont il subsiste des parties s'écroule faute de réparations, il n'en reste rien aujourd'hui... Vers 1746, Emilie et Louis de Melun vendent le comté de Nogent au Maréchal-Duc de Noailles[33] (1678-1766) < Louis maréchal-duc de Noailles et comte de Nogent (1713-93). En 1771 Nogent-le-Roi compte environ 1200 habitants. elle est alors considérée comme un petit port fluvial : "C'est à cette ville que la rivière Eure commence à porter bateau" avec des chemins de halage jusqu'à Chartres et vers Rouen[33]. Nogent-le-Roi compte 700 fiefs et 70 grandes terres[34]. 1793 : Pendant la Révolution française, la ville prend le nom de Nogent-le-Roulebois, du nom de la seconde rivière qui la traverse.

Au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est décrite, en 1817 comme siège d'une justice de paix dépendant d'Orléans, et ayant six foires par an et un marché par semaine pour 1300 habitants. Elle possède trois moulins à farine. Son terroir est fait de " labours, prairies, vigne et bois "[35]. Entre 1821 et 1822, ce qui reste de l’ancien château est démoli par l’entrepreneur Théodore Noël. Puis le maire de Nogent-le-Roi de 1861 à 1894, Eugène Mesquite, par ailleurs collaborateur du Baron Haussmann, fait construire la ligne de chemin de fer Dreux-Maintenon (mise en service en 1887) et bâtir l’hôpital, l’école maternelle, l’hôtel de ville et à partir de 1860 sur les ruines de l'ancien château-fort, un château dans le style Louis XIII, par Alfred Chapelain. Il adjoint au pastiche des éléments Renaissance qui viennent du Château de Grogneul à Saint-Piat. Aujourd'hui dans le parc de 90 ha s'ébattent une centaine de daims en semi-liberté[36].

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

1940 : Le PC de la 8e division légère d'infanterie coloniale est installé à Nogent-le-Roi lors des violents combats du 12 au 15 juin qui l'oppose à l'armée allemande.(combat de Chartainvilliers)

1944 : Bombardements alliées et combats aériens se succèdent. L'église de Nogent-le- Roi est atteinte.

1955-1966: EDF teste un prototype d'éolienne[37].

1965 : 19 juin visite du président de la République le Général de Gaulle.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Nogent-le-Roi

Les armes de la commune de Nogent-le-Roi se blasonnent ainsi :
D'azur au chevron accompagné de deux roses en chef et d'une tête de loup arrachée en pointe, le tout d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 1980 Edmond Thorailler UDR Notaire
Conseiller général d'Eure-et-Loir (1970-1980)
Député (1958-1967 et 1968-1973)
1980 1995 Michel Beaujouan DVD Conseiller général d'Eure-et-Loir (1980-1994)
1995 en cours Jean-Paul Mallet SE Professeur des écoles
Conseiller général d'Eure-et-Loir (1994-2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 116 habitants, en diminution de -0,99 % par rapport à 2009 (Eure-et-Loir : 1,9 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 277 1 290 1 242 1 226 1 303 1 320 1 336 1 359 1 464
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 466 1 412 1 487 1 436 1 486 1 559 1 531 1 573 1 618
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 680 1 712 1 778 1 488 1 500 1 424 1 314 1 471 1 420
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 733 1 789 2 527 3 267 3 832 4 142 4 067 4 157 4 116
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[40] puis Insee à partir de 2006[41].)
Histogramme de l'évolution démographique

Tableau démographique[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nogent-le-Roi comporte sept édifices classés ou inscrits au titre de monument historique. Le village est dominé par la haute silhouette de l'église Saint-Sulpice et surplombé par une colline couronnée par le château de Nogent.

Église Saint-Sulpice [42][modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1908)[43]. Sa construction débute au XVe siècle. La première pierre est posée en 1494 par Louis de Brézé, seigneur de Nogent. Elle est bâtie sur un ancien sanctuaire décrit au XIe siècle dont il ne reste plus de vestiges. Sa construction se prolonge jusqu'au XVIIe siècle. L'église était accolée au château fort. Ses murs au sud laissent apparaître des traces de fortifications de la ville. Le monument ne fut cependant jamais terminé[44]. La rue principale en avant fait place à la nef de deux travées qui ne fut jamais faite (milieu du XVIe siècle). D'où la façade, sur laquelle il manque les ornements, et qui par une simple porte ouvre directement sur le chœur et le déambulatoire typique de la Renaissance (fin XVe siècle) lui donnant un étrange sentiment de déséquilibre. Le transept est début XVIe siècle. La tour extérieure fut construite au XVIIe siècle. On peut voir sur la porte Est les traces du chemin de ronde du château, à laquelle l'église était appuyée et faisant partie du système défensif.
L'intérieur est richement orné de vitraux, mais aussi de cénotaphes et retables en bois et d'une grille de chœur du XVIIIe siècle. Les armoiries des familles nogentaises ornent les clés de voûte. Celles de la famille de Bautru sont devenues celle de la ville. On peut voir dans l'église :

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Château[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1993)[45]

Pierre de Brézé fit construire un château fort au milieu du XVe siècle sur l'emplacement d'un ancien château lorsque le roi de France, Charles VII, lui céda la seigneurie[45]. Ce château fut détruit sous la Révolution et le château actuel date de 1863[45] et fut construit par Alfred Chapelain dans un style néo Louis XIII. Il reste de l'ancien château un mur de courtine et deux tours carrées[45].

Les vestiges de la forteresse médiévale, ainsi que l'éolienne pour l'alimentation en eau datant du Second Empire, sont inscrits au titre de monument historique depuis 1993.

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Maison de l'Obrador.

Maisons anciennes[modifier | modifier le code]

Dans la rue du Général-de-Gaulle, plusieurs maisons anciennes à pans de bois des XVe et XVIe siècles ont été inscrites au titre de monument historique :

Dans la rue du Faubourg Valmorin, au no 49, se trouve également une maison du XVIe siècle, appelée « Maison de Blévy », située autrefois à Blévy en face de l'église, Logo monument historique Classé MH (1914)[50].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Selon certaines sources, le roi de France Philippe VI de Valois mourut dans l'ancien château fort de Nogent-le-Roi en 1350.
  • Le roi Saint Louis coucha dans la ville et fit le pèlerinage jusqu'à Chartres
  • Sainte Jeanne de France, fille du roi Louis XI, épouse répudiée du roi Louis XII, et fondatrice des Annonciades, est née à Nogent-le-Roi le 23 avril 1464.
  • Louis de Brézé (vers 1460-1531), seigneur de Nogent-le-Roi
  • Diane de Poitiers, épousa en secondes noces Louis de Brézé
  • Françoise de Brézé (1518 - 1574), fille de Louis de Brézé et de Diane de Poitiers. Son cœur embaumé ainsi que plusieurs de ses enfants furent enterrés dans l'église Saint-Sulpice.
  • Charles Loyseau, juriste, né à Nogent-le-Roi en 1566
  • Agricol Perdiguier (1805-1875), écrivain, représentant du peuple à l'Assemblée constituante de 1848, député de la Seine. A vécu à Nogent-le-Roi de 1831 à 1833.
  • William Clochard (1894-1990), peintre, y est mort.
  • Luc Merenda (né en 1943), acteur.
  • Anna Gavalda (née en 1970), romancière, a grandi à Nogent-le-Roi. Petite fille, elle fréquentait assidûment, après l'école, le regretté magasin Histoire de voir.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La déviation de l’agglomération de Nogent-le-Roi », sur le site officiel de la ville (consulté le 21 octobre 2016).
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Librairie Droz, , p. 146.
  3. Guillaume Doyen, Histoire de la ville de Chartres, du pays chartrain et de Beauce, , p. 284
  4. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Genève, Librairie Droz, , p. 2385
  5. Delphine Philippe-Lemaître, Histoire de la ville et du château de Dreux, , p. 148
  6. Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, , p. 362.
  7. (1179, cartulaire de St Étienne de Dreux, f° 5 v°)
  8. Lucien Merlet, Histoire de l'abbaye de N-D de Coulombs,
  9. Robert de Hesseln, Dictionnaire universel de la France, , p. 690
  10. V. Chevard, Histoire de Chartres et de l'ancien pays chartrain, Chartres, , p376-377
  11. Guillaume Doyen, Histoire de la ville de Chartres, du pays chartrain et de Beauce, , p. 286
  12. ou au Perray, voir le père Anselme ou Moréri - cité dans Les Valois, de Patrick Van Kerrebrouck (1990).
  13. « Philippe VI de Valois », sur Dictionnaire Larousse (consulté le 20 octobre 2016)
  14. B.Henrion, Histoire de France depuis l'établissement des Franks dans la Gaule..., vol. 3, Paris, , p. 68
  15. Jean-François Dreux du Radier, Récréations historiques, critiques, morales et d'érudition, avec l'histoire..., , p. 131-132
  16. suivant un acte du
  17. a, b et c Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, , p. 363
  18. Elmham, p. 311. Cochon, p. 441. Cousinot, chap. CLXXXV. Chastelain, p. 93. Journal de Paris, p. 652. Lépinois, t. II, p. 7 5.
  19. a et b Jacques-Antoine Dulaure, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, , p. 364
  20. « Plan de l'Eure en amont de Nogent-le-Roi, 1473 : La navigation sur l'Eure » (consulté le 21 octobre 2016)
  21. Jacques-Antoine Dulaure et Jules Léonard Belin, Histoire physique, civile et morale des environs de Paris, , p. 427
  22. E. de Lépinois, Histoire de Chartres, vol. 2, Chartres, Garnier, , pp.106 et 107
  23. M de Boisvillette, Statistique archéologique d'Eure-et-Loir, Volume 1,1864 Petrot-Garnier 1864 p xxvj et xxvij, https://books.google.fr/books?id=95Qv6tCuQpAC&pg=RA1-PR26&lpg=RA1-PR26&dq=1489+nogent-le-roi+écluses&source=bl&ots=uZ9No9NJrR&sig=sfkBPHfP2pzA41M6exrnbw9SlFc&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiAnfH5l7rQAhWl5oMKHcDuAMkQ6AEINTAE#v=onepage&q&f=false
  24. http://www.patrimoine-histoire-saint-piat.fr/eure-moulin/navigation.htm
  25. http://www.archives28.fr/article.php?larub=23&titre=plan-de-l-eure-en-amont-de-nogent-le-roi-1473
  26. a et b Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir, vol. 4, Chartres, Garnier, , p. 70-71
  27. Guillaume Doyen, Histoire de la ville de Chartres, du pays chartrain et de Beauce, , p. 336
  28. Aristide Guilbert, Histoire des villes de France : avec une introduction générale pour chaque province, vol. 6, Paris, Furne, , p. 788
  29. Cahiers d'Aubigné, Paris, Association des amis d'Agrippa d'Aubigné, , p. 357
  30. Baron Kervyn de Lettenhove, Les Huguenots et les Gueux: 1560-1567, Beyaert-Storie, , p. 114
  31. Guillaume Doyen, Histoire de la ville de Chartres, du pays chartrain et de Beauce, , p. 125
  32. « Melun, p. 23 », sur Racines & Histoire
  33. a et b Jean-Aymar Piganiol de La Force, Nouvelles description de la France, Legras, (lire en ligne), p. 240
  34. Fortunato Bartolomeo De Felice (dir.), Encyclopédie ou dictionnaire universel raisonné des connaissances humaines, Yverdon, , p. 431
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  36. « Histoire de Nogent-le-Roi », sur le site de la mairie
  37. L'aérogénérateur 800 KVA BEST - Romani
  38. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  40. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  41. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  42. « église Saint-Sulpice de Nogent-le-Roi, par Francis Salet », sur Persée, Bulletin Monumental,1958, Volume 116, Numéro 3 pp. 206-207
  43. « Église Saint-Sulpice », notice no PA00097166, base Mérimée, ministère français de la Culture
  44. Francis Salet, « L'église Saint-Sulpice de Nogent-le-Roi », Bulletin Monumental, vol. 116, no 3,‎ , p. 206-207
  45. a, b, c et d « Château », notice no PA00125353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  46. « Maison de l'Obrador », notice no PA00097170, base Mérimée, ministère français de la Culture
  47. « Maison à pans de bois 2 rue du Général-de-Gaulle (anciennement Grande-Rue) ; rue de l'Eglise », notice no PA00097167, base Mérimée, ministère français de la Culture
  48. « Immeuble 8 rue du Général-de-Gaulle (anciennement Grande-Rue) ; rue de la Volaille », notice no PA00097168, base Mérimée, ministère français de la Culture
  49. « Maison à pans de bois 12 rue du Général-de-Gaulle (anciennement Grande-Rue) ; 3 rue de la Volaille », notice no PA00097169, base Mérimée, ministère français de la Culture
  50. « Maison du 16e siècle, sise autrefois à Blévy, en face de l'église, dite Maison de Blévy », notice no PA00097171, base Mérimée, ministère français de la Culture


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