Crécy-Couvé

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Crécy-Couvé
Crécy-Couvé
La mairie-école, précédemment bailliage de Justice
Logo monument historique Inscrit MH (1992)[1].
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Didier Arnoult
2020-2026
Code postal 28500
Code commune 28117
Démographie
Population
municipale
270 hab. (2018 en augmentation de 5,88 % par rapport à 2013)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 11″ nord, 1° 16′ 56″ est
Altitude 65 m
Min. 107 m
Max. 166 m
Superficie 6,65 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dreux-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Crécy-Couvé
Liens
Site web http://www.crecy-couve.fr/

Crécy-Couvé est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Crécy-Couvé
Garancières-en-Drouais
Saulnières Crécy-Couvé Tréon
Aunay-sous-Crécy

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud par la rivière la Blaise, affluent en rive gauche de l'Eure, sous-affluent du fleuve la Seine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Crécy-Couvé est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune ne fut définitivement fixé qu'à la fin du XIXe siècle, Crécy y désignait le château et la seigneurie de Crécy, tandis que Couvé désignait le bourg et la baronnie de ce nom.

Crécy[modifier | modifier le code]

Crécy a pour étymologie Cressa, Cresta, mots qui signifient le haut, la crête d'une montagne ou d'une colline. C'était primitivement un chateau-fort. Dans une transaction qui fut faite vers 1100, entre le comte de Guillaume, comte de Chartres, et l'évêché de cette ville, il est fait mention d'un Robert de Crécy comme y étant présent : c'était sans doute le seigneur d'alors.

Couvé[modifier | modifier le code]

Couvé s'appelait autrefois Covaium, Coveium, Covetum en latin, Couvey, Couvay, Couvai en français : l'étymologie en est Cova, Cavae, ce dernier mot signifiant caverne, lieu creux. Ce qui laisse penser que le village de ce nom se trouvait au-dessous du château de Crécy, qui par sa situation sur la hauteur, dominait la vallée, le bourg et la plaine de Couvé ; par la suite, Couvé s'est étendu jusqu'à l'emplacement actuel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Le château de Crécy fut détruit par les Anglais au XIIe siècle : d'après la tradition, leur camp dont quelques vestiges subsistaient encore au début du XXe siècle, était situé sur la colline d'en face, du côté de la Bellassière. Un nouveau château fut reconstruit sur le même emplacement, au-dessus et près du village de Couvé, l'un et l'autre dépendant de la paroisse d'Aunay-sous-Crécy.
  • Au XIIIe siècle, l'église de Couvé, comme celle d'Aunay-sous-Crécy et de Tréon, appartenait aux moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Père-en-Vallée, une charte de Regnault de Mouçon, évêque de Chartres leur en confirme la possession[6].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1746, Louis XV (1710-1774) offre le domaine de Crécy à la marquise de Pompadour (1721-1764), maîtresse du roi de France de 1745 à 1750. Elle achète le domaine à Louis-Alexandre Verjus, fils de Louis de Verjus, et le revend au duc de Penthièvre en 1757. L'architecture du village en porte toujours profondément la marque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2014 Patrick Jouteau    
avril 2014 En cours Didier Arnoult[7],[8]   Ouvrier qualifié de type industriel

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 270 habitants[Note 2], en augmentation de 5,88 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : +0,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240269261212230250250246266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
276276267253269256270235272
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
272283277268272267267290319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
298256279262316281278278277
2013 2018 - - - - - - -
255270-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Nef de l'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste.
Nef de l'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste.
Façade-fronton du moulin.
Pont de la Bellassière.
Pont de la Bellassière.
Grille du château de Bailleul.
Grille du château de Bailleul.
Bâtiment de l'ancienne machine hydraulique.
Bâtiment de l'ancienne machine hydraulique.
Hôpital Saint-Jean.
Hôpital Saint-Jean.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Crécy-Couvé comporte huit édifices inscrits en 1992 et 1993 au titre de monument historique, ces édifices étant pour la plupart reliés à la présence au XVIIIe siècle de Madame de Pompadour dans le village.

Église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Éloi-Saint-Jean-Baptiste fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[13].

Moulin de la Bellassière[modifier | modifier le code]

Le moulin de la Bellassière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[14].

Pont de la Bellassière[modifier | modifier le code]

Le pont de la Bellassière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1993[15].

Clôture de la Terrasse[modifier | modifier le code]

La grille et le portail de la propriété la Terrasse, 22 rue de l'Ancien-Château, provient du château de Bailleul (Eure) et fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[16].

Bailliage de justice[modifier | modifier le code]

La façade de l'ancien bailliage de justice fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[1]. L'édifice abrite aujourd'hui la mairie et l'école communale.

Machine hydraulique[modifier | modifier le code]

Les éléments subsistants de la machine hydraulique font l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[17].

Glacière[modifier | modifier le code]

La glacière fait l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[18].

Hôpital Saint-Jean[modifier | modifier le code]

Les façades et toitures de l'ancien hôpital Saint-Jean font l’objet d’une inscription au titre de monument historique en 1992[19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis de Verjus (1629-1709) : négociateur, fils d'un conseiller au parlement, conseiller d'état. Il assista, en tant que plénipotentiaire à la Diète de Ratisbone et concourut en 1697 au traité de Ryswick. Membre de l'Académie Française depuis 1679. Il avait pris le titre de comte de Crécy. Il est inhumé dans le chœur de l'église de Crécy-Couvé.
  • Louis-Alexandre de Verjus, fils de Louis de Verjus.
  • Louis XV (1710-1774), roi de France.
  • Madame de Pompadour (1721-1764), maîtresse de Louis XV de 1745 à 1750.
  • Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre (1725-1793) : petit-fils de Louis XIV de France et de Madame de Montespan. Il est à son époque le propriétaire foncier le plus riche du royaume ; il possède entre autres, dans l'actuel Eure-et-Loir, les châteaux d'Anet, de la Ferté-Vidame et de Crécy de 1757 à 1775. Grand amiral de France et dernier comte de Dreux.
  • Jean Richepin (1849-1926), poète, romancier et auteur dramatique, dont la mère, Rose-Pauline Béchepoix, est née à Crécy-Couvé le [20].
  • Paul Facchetti (1912-2010), photographe et marchand de tableaux, inhumé dans la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Ancien bailliage de justice », notice no PA00097253, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  6. Almanach de Crécy-Couvé et Saulnières, année 1905, historique rédigé par Paul Richard, curé de Crécy-Couvé et desservant de Saulnières. Consultable à la Médiathèque de Chartres, cote Juss. R. 556/17
  7. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 10 août 2020)
  8. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 10 août 2020)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. « Église paroissiale Saint-Eloi-Saint-Jean-Baptiste », notice no PA00097254, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Moulin de la Bellassière », notice no PA00097258, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Pont de la Bellassière », notice no PA00125351, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Propriété dite la Terrasse », notice no PA00097259, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Machine et grille », notice no PA00097257, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Glacière », notice no PA00097256, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Ancien hôpital Saint-Jean », notice no PA00097255, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Article du Docteur G.Gillard, publié dans le tome XIII des procès-verbaux de la Société Archéologique d'Eure-et-Loir.