Lèves

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Lèves
Lèves
L'hôtel de ville.
Blason de Lèves
Blason
Lèves
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Chartres
Canton Chartres-3
Intercommunalité Chartres Métropole
Maire
Mandat
Rémi Martial (UPR-PCF)
2014-2020
Code postal 28300
Code commune 28209
Démographie
Population
municipale
5 684 hab. (2015 en augmentation de 0,26 % par rapport à 2010)
Densité 757 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 11″ nord, 1° 28′ 57″ est
Altitude Min. 120 m
Max. 169 m
Superficie 7,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.leves.fr

Lèves est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire. Les habitants sont les Lévois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Lèves
Bailleau-l'Évêque Poisvilliers Poisvilliers
Mainvilliers Lèves Saint-Prest
Mainvilliers, Chartres Chartres Champhol

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée au sud-est par la rivière l'Eure, affluent en rive gauche du fleuve la Seine.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Chavannes[modifier | modifier le code]

  • Chavannes est le quartier le plus emblématique de Lèves et ce, depuis des siècles. Fort d'un tourisme grandissant, Chavannes a su se démarquer de l'emprise de la cité médiévale Lévoise. Connu à travers le monde pour son site légendaire "le Pied de Fée" , Chavannes a toujours permis le rassemblement d'esprits révolutionnaires. Déjà au XIe siècle, certains Chavanniots se réunissaient lors de sabbats pour se défendre contre les seigneurs de Lèves à la gestion financière tyrannique. Depuis lors le peuple Chavanniot n'eut de cesse de rétablir justice et liberté. Du fond de la vallée résonnent encore leurs cris d'espoir : "Chavannes Libre ! ". Seuls les anciens ou les plus téméraires Chavanniots peuvent aujourd'hui vous en conter les légendes les plus prestigieuses.
  • Les Chavanniots s'efforcent à perpétuer la mémoire de Chavannes à travers ces fabuleux contes. Chaque soir de pleine lune (ou selon les disponibilités de chacun) ces audacieux récits réapparaissent en place publique.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous la forme Leugae en 1031.

Du latin leuca ou leuga, mesure d'origine gauloise d'environ 2,4 km. Ce mot a donné la « lieue » en français.
Lèves est un village situé sur la voie romaine reliant Chartres à Dreux, à une lieue de Chartres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle, apparaissent des seigneurs de Lèves[1] du nom rorgonide de Gauzlin (Gosselin/Goslin/Josselin/Jocelin), mal connus, réputés appartenir à la puissante et prolifique famille Le Riche[2] qui, en Beauce, règne alors aussi sur Gallardon.

On trouve Gauzlin Ier < son fils ou petit-fils Gauzlin II (si petit-fils : Gausfred/Geoffroi Ier – autre nom rorgonide – ferait la génération intermédiaire) < Gauzlin III (2e moitié du XIe siècle) x Eudeline/Odeline du Puiset fille d'Hugues et d'Alix de Montlhéry < Gauzlin IV (un de ses frères est l'évêque Geoffroy de Chartres, fondateur de Josaphat à Lèves en 1117) < Gauzlin V, puis son frère Milon, archidiacre et doyen de Chartres (1re moitié du XIIe siècle) < Gausfred II (2e moitié du XIIe siècle), fils de Milon et Mabile du Tremblay, x Marguerite de La Chapelle < Gauzlin IV ou VI seigneur de Lèves et de Bruyères, † vers 1236/39, x 1° Marguerite dame de Bruyères (puis 2° x Philippa de Poissy) < Thomas Ier-III seigneur de Lèves et de Bruyères, † vers 1250, x Agnès Le Riche de Beaumont < Thomas II-IV ; puis son frère cadet Jean dit de Poissy, † à Acre en 1291, seigneur de Lèves, Bruyères, Chalabre et Puivert, x Eustachie de Lévis-Mirepoix < Thomas Ier-III-V (1re moitié du XIVe siècle) x Isabelle de Melun fille d'Adam IV < Thomas II et son frère Philippe (2e moitié du XIVe siècle), d'où postérité...

Mais la famille est désormais active dans le Midi, possédant Chalabre, Puivert, Quillan... ; a-t-elle gardé Lèves et Bruyères ?

Légende du Pied de fée[modifier | modifier le code]

Berthe de Bourgogne, représentée par Karl Jauslin.
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Le Pied de fée est une « pierre à légendes », située dans un bois à l'angle de la route de Levesville et du chemin venant du champ de tir, portant une petite dépression en forme de pied.

Voici un résumé de ce qu'a écrit l'abbé Métais sous le pseudonyme de Karl du Gondré[3] : « Berthe de Bourgogne, fille de Conrad, roi de Bourgogne, fiancée au comte Eudes de Chartres, puissant à l'égal d'un roi, venait rejoindre son futur époux. Eudes envoya à sa rencontre les deux plus puissants guerriers de sa cour, gardiens des 2 forteresses protégeant sa capitale : Evrard le Hardi, de Levesville, et Gaslein l'Invincible, du donjon de Lèves. Ils la reçurent non loin de la mystérieuse butte celtique, et lui rendirent foi et hommage. Là, elle voulut monter avec leur aide, au sommet d'un énorme rocher pour saluer la demeure de son époux, et contempler les flèches de la cathédrale, le rocher s'enfonça, elle voulut s'enfuir, ne le put, invoqua la Vierge. La pointe du rocher émergeait encore … délivrée, elle remonta sur sa blanche haquenée, laissant sur le rocher l'empreinte de son pied. »

Peu après, son époux mourait et elle épousait en 995 le Roi de France Robert II le Pieux[4]. Trois ans plus tard, répudiée comme parente du roi, elle revenait à Chartres au château comtal près de l'escalier qui porte son nom. On raconte qu'elle venait contempler en secret l'empreinte de son pas, et rencontrait des jeunes filles qui lui rendaient hommage, et qu'elle récompensait par l'or de sa charité. Elle aurait fait construire un four, franc de toute redevance, pour les pauvres, ses sujets préférés.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de la Ville de Lèves de 1837 à 2014
Liste des maires depuis 1837
Période Identité Étiquette Qualité
1837 1870 Charles Augustin Delacroix    
1871 1876 Pierre Maurice    
1876 1891 Louis Le Tellier    
1891 1900 Amand Huet    
1900 1912 François Martin    
1912 1919 Jean Lesoudier    
1919 1925 Sylvestre Badreau    
1925 1927 Gasto Damiot    
1927 1945 Jules Vallain    
1945 1953 Raymond Dutartre    
1953 1965 Amand Maistre    
1965 1995 Michel Castaing Rad.  
1995 2001 Jean-Bernard Huet    
2001 2007 Jean-Pierre Reschoeur PS  
2007 2014 Nicolas André PS  
2014 2020 Rémi Martial UPR-Les Républicains  Vice-président de Chartres métropole

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué trois fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 5 684 habitants[Note 1], en augmentation de 0,26 % par rapport à 2010 (Eure-et-Loir : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0369391 0041 0361 1311 2251 1181 1901 189
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1651 2021 1761 1661 1621 1861 2351 2231 240
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2541 2831 2871 3341 3401 3901 5111 5641 772
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2 2372 4413 1113 4273 9204 3084 3415 6695 684
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Le dernier recensement de la population de Lèves a eu lieu 15 janvier 2015 au 14 février 2015.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Ancienne abbaye Notre-Dame de Josaphat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Josaphat.

Elle fut fondée en 1117 par le chanoine Geoffroy de Lèves, évêque de Chartres[12].

Église Saint-Lazare[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Lazare.

 Inscrit MH (2002)[13]. L'église, construite de 1952 à 1957, fut édifiée avec et sur les ruines de l'église du XVIe siècle détruite lors des combats de la Libération de Lèves le .

Sa façade occidentale présente des sculptures de Jean Lambert-Rucki, notamment la Cène et la Passion du Christ. Un mur entier est composé de dalles de verre de Gabriel Loire, dont l'atelier est situé dans cette commune.

Monument à la mémoire des Résistants fusillés au bois de Chavannes[modifier | modifier le code]

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Manoir néoclassique de Lèves[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lèves Blason De gueules au lion à la queue léopardée d'argent; au chef cousu d'azur chargé d'un soleil non figuré adextré d'une étoile et senestré d'une rose, le tout d'or.
Détails
Blason choisi par les habitants. En attente de validation par le conseil municipal.
Alias
Alias du blason de Lèves
D’azur au pont droit de cinq arches d’argent sommé, à senestre de la cathédrale de Chartres du même, sa nef essorée de sinople et ses deux flèches aussi d’argent à senestre, à la rivière d’argent serpentant sous la deuxième arche vers la pointe à dextre, au lion à la queue léopardée d’or brochant sur le tout, à la filière du même, à la bordure aussi de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Lèves et Gallardon », sur Racines & Histoire
  2. Pourtant le prénom Gauzlin, qui évoque irrésistiblement une ascendance rorgonide, n'est pas répandu dans la dynastie Le Riche, sauf chez les Le Riche de Beaumont-du-Gâtinais au XIIe siècle, mais ils le devaient à une alliance avec les Josselin de Courtenay.
  3. http://www.idref.fr/067013635
  4. Il est exact que Berthe de Bourgogne a épousé Eudes de Chartres, puis Robert II le Pieux, et a vécu à Chartres.
  5. « Bulletin municipal Lèves, le Pied de Fée, 3e trimestre 2010, numéro 103, page 10 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur www.ville-leves.fr
  6. (en)www.uswarmemorials.org Colonel Griffith Square.
  7. Site des villes et villages fleuris, consulté le 22 décembre 2016.
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. L'abbaye de Josaphat
  13. « Église Saint-Lazare », notice no PA28000012, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. Site officiel de la Ville de Lèves
  15. Les seigneurs de Lèves et de Gallardon.
  16. « Tombeau (sarcophage), de Jean de Salisbury, évêque de Chartres », notice no PM28000361, base Palissy, ministère français de la Culture.
  17. Photos aériennes de Lèves - L'ancienne abbaye de Josaphat.