Favières (Eure-et-Loir)

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Favières
Favières (Eure-et-Loir)
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Dreux
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Dreux
Maire
Mandat
Frédéric Giowachini
2020-2026
Code postal 28170
Code commune 28147
Démographie
Population
municipale
589 hab. (2018 en diminution de 1,34 % par rapport à 2013)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 50″ nord, 1° 13′ 44″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 256 m
Superficie 12,69 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chartres
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Lubin-des-Joncherets
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Favières

Favières est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Rouvray.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Favières est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chartres, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 117 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (89,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,3 %), forêts (7,7 %), zones agricoles hétérogènes (7 %), zones urbanisées (3,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Faberife vers 1140.

Favières est issu du bas latin fabareolae, dérivé du latin faba ("fève"), donc « champ où l'on cultive des fèves ». Les favières sont des champs de fèves, essentielles dans la nourriture du paysan[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires à partir de 1945
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 2001 Serge Bataille DVG  
2001 2008 Philippe Lebreton    
2008 2009 José Canals    
2009 2020 Jean-Luc Schreiber SE Cadre
2020 En cours Frédéric Giowachini    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2018, la commune comptait 589 habitants[Note 3], en diminution de 1,34 % par rapport à 2013 (Eure-et-Loir : −0,22 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
354296301319337353340346355
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360346359324305288294269292
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
273273276216267259265251266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
224186196321362414478481483
2013 2018 - - - - - - -
597589-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Cette église, dont la construction date des XIIe et XVIe siècles, est aujourd'hui rattachée à la paroisse Saint François de Laval, qui relève du diocèse de Chartres. Elle adhère à l'Association églises ouvertes en Eure-et-Loir[14].

L'église est située au centre du bourg, dans une impasse. Elle est composée de matériaux locaux extraits directement du sol sur lequel elle repose : moellons, silex, grès et tuiles d'argile.

Elle est surmontée d'un petit clocher élégant en ardoises. On trouve sur les murs des vestiges d'étroites fenêtres en plein cintre datant surement de la construction de l'église à l'époque romane. Les baies du chœur, elles, sont de style gothique flamboyant, comme l'indique leur réseau sinueux. Ces baies sont composées de meneaux en bois.

L'église de Favières est dépourvue de vitraux. Des vitres et des verres cathédrales incolores remplissent les grandes baies.

L'édifice est composé d'une nef suivie d'un sanctuaire puis d'un chœur en abside à trois pans rectilignes. La voûte est en bois à bardeaux et on peut y lire deux dates gravées : 1588 et 173.. correspondant sûrement aux restaurations entreprises.

Deux autels encadrent l'entrée du sanctuaire. Ils sont tous deux surmontés d'un retable de style Louis XVI. Celui de gauche est consacré à Évroult d'Ouche, représenté sur une toile où il apparaît en ermite bénissant un pénitent à genou ainsi que par une statue. Celui de droite est consacré à la Vierge, présente sur la toile et la statue.

Le sanctuaire est clos par une rambarde pleine et l'ouverture est composée d'un arc triomphal en bois naturel surmonté d'une poutre de gloire. On trouve sur cet arc un Christ sur sa croix polychrome et deux statues représentant la Vierge et saint Jean badigeonnées de blanc.

Le fond du chœur est occupé par un retable encadré de deux colonnes cannelées et orné d'un tableau du peintre Pichois de 1863. Le tableau représente saint Martin faisant écrouler les idoles. Le tabernacle est décoré de fines grisailles figurant le Christ, la Vierge et les quatre évangélistes. De grandes statues en plâtre peint encadrent le retable du chœur, représentant, à gauche, saint Martin portant les ornements épiscopaux de l'évêque de Tours et, à droite, saint Sébastien invoqué contre la peste. Deux autres statues se situent dans le chœur, elles représentent sainte Hélène, mère de l'Empereur Constantin, et saint Éloi, patron des forgerons et des maréchaux-ferrants[15].

Le château de Boisrouvray[modifier | modifier le code]

Il est construit dans les années 1810, par Nicolas Charles Paris de Boisrouvray, décédé à Favières le 2 janvier 1800. Il fut vendu par son fils, Charles Gédéon Paris, baron de Boisrouvray, en 1820 à François Marie du Temple de Rougemont, son beau-frère, lequel le morcela en dix lots, le château fut vendu à Jean Louis Favé, jardinier à Favières[16]. Ce château a aujourd'hui disparu.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts ;
  • La ferme fortifiée[17].

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 26 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 26 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 26 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 5 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 5 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Éditions Bonneton, (ISBN 2862532207).
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  13. Pascal Boursier, « Installée à Favières, près de Châteauneuf-en-Thymerais, elle organise sa braderie, samedi », sur https://www.lechorepublicain.fr, .
  14. Association Églises Ouvertes en Eure-et-Loir, « Église Saint-Martin de Favières » (consulté le 12 février 2021) [PDF].
  15. « L'église Saint-Martin sur le site de la commune » (consulté le 3 août 2020).
  16. Acte de vente, reçu par Maître Levassor, notaire à Chartres, le 29 décembre 1820. Archives départementales d'Eure-et-Loir, cote 2 E 4 873 et acte d'adjudication reçu par le même notaire le 11 juin 1821, cote 2 E 4 875.
  17. « Favières - Dans le cadre des visites estivales de l’office de tourisme », sur https://www.lechorepublicain.fr, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]