Parti animaliste

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Parti animaliste
Image illustrative de l’article Parti animaliste
Logotype officiel.
Présentation
Coprésidents Antoine Stathoulias
Catherine Hélayel
Douchka Markovic
Florence Juralina
Hélène Thouy
Pierre Mazaheri
Muriel Fusi
Fondation
Siège Pontchâteau (Loire-Atlantique)
Positionnement Transpartisan (en)
Idéologie Bien-être animal
Droits des animaux
Animalisme
Affiliation européenne Animal Politics EU
Adhérents 5 000 ()
Couleurs violet
Site web parti-animaliste.fr

Le Parti animaliste (PA), fondé en 2016, est un parti politique français consacré à la défense des animaux.

Historique[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

L'idée d'un parti animaliste en France se développe durant l'année 2014[1].

Déclaré au Journal officiel des associations le [2], le parti est fondé le par sept personnes[3],[4] : Samuel Airaud (Chargé d'affaires publiques de l'association L214 éthique et animaux et conjoint de l'avocate Hélène Thouy), Héléna Besnard, Nathalie Dehan, Isabelle Dudouet-Bercegeay, Melvin Josse, Douchka Markovic et Hélène Thouy[5]. Il rejoint une dynamique internationale initiée par le Parti pour les animaux néerlandais[6].

Scrutins de 2017[modifier | modifier le code]

Le Parti animaliste se présente pour la première fois à un scrutin lors des élections législatives de 2017. Son but affiché lors de ces élections n'est pas d'obtenir des élus mais de communiquer autour de la cause animale[7]. Pour des raisons budgétaires, il ne peut présenter qu'un nombre limité de candidats[8],[9]. Plusieurs personnalités engagées dans la cause animale sont candidates : c'est notamment le cas de la journaliste Élise Desaulniers et de la pianiste Vanessa Wagner[10],[11]. Les affiches du parti ne comportent ni nom, ni photo des candidats, mais présentent un chaton[12].

Lors des élections législatives, le Parti animaliste obtient quelque 64 000 voix, soit en moyenne 1,1 % des suffrages exprimés dans les 142 circonscriptions où il se présentait (jusqu'à 2,9 % en Haute-Corse)[13],[14]. Ses candidats dépassant le score de 1 % des suffrages exprimés dans 86 circonscriptions, soit plus que le seuil de 50 circonscriptions, il parvient à obtenir un financement public : au vu de ses résultats, il doit recevoir un peu plus de 90 000 euros/an pendant cinq ans[15]. Mais ayant présenté 62 % de femmes, il doit payer des pénalités pour non-respect de la loi tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives[13],[16],[17].

La même année, le Parti animaliste présente une liste aux élections sénatoriales de Paris, conduite par Hélène Thouy[18], qui obtient 10 voix pour 0,34 % des suffrages exprimés[19].

Élections européennes de 2019[modifier | modifier le code]

Le Parti animaliste présente aux élections européennes de 2019 une liste avec à sa tête l'avocate bordelaise Hélène Thouy, cofondatrice du parti, suivie d'Eddine Ariztegui, responsable d'équipe dans le milieu associatif[20],[21]. Soutenue par Brigitte Bardot[22], la liste compte parmi ses candidats l'écrivain et chroniqueur de télévision Henry-Jean Servat, et la veuve de l'ancien Premier ministre Michel Rocard, Sylvie Rocard[21].

À l'occasion de ces élections, le parti rejoint Animal Politics EU, une coalition d'une douzaine de partis animalistes européens[23].

Malgré la mise à disposition des électeurs d'un nombre limité de bulletins de vote, le Parti animaliste obtient 2,17 % des suffrages exprimés[24]. Ce résultat est considéré comme une surprise par les médias[25],[26]. Cependant, la tête de liste, Hélène Thouy, dénonce une « fraude massive », affirmant que de nombreux bureaux de vote ne présentaient pas les bulletins de sa liste alors que le parti avait payé pour, invoquant « environ 500 problèmes liés à leur bonne diffusion »[27].

Scrutins de 2020 et 2021[modifier | modifier le code]

En , le parti répond par la négative à la main tendue de David Cormand, secrétaire national d'EELV, pour des listes communes[28] aux élections municipales de 2020.

Par la suite, le parti annonce une dizaine de listes — avec à leur tête « des personnes de toutes les sensibilités politiques »[29] — et autant d'alliances locales, comme avec Europe Écologie Les Verts à Paris[30], avec La France insoumise à Angers[31] ou à Orléans ou avec l'Union des démocrates et indépendants à Fontenay-aux-Roses[32].

À l'issue du scrutin, le Parti animaliste obtient ses premiers élus[33] :

Nom Ville Liste Attribution
Emmanuelle Gabali-Bonnehon Boulogne-Billancourt LR
Cécile Collet Fontenay-aux-Roses UDI
Sandra Krief Grenoble EÉLV Déléguée à la condition animale
Giovanni Recchia Melun Divers centre
Eddine Arizetgui Montpellier EÉLV - PS 24e adjoint, chargé du bien-être animal
Séverine Figuls Nantes EÉLV - PS Déléguée à l'animal dans la ville et au parcours de la biodiversité
Grégory Moreau 11e arrondissement de Paris (conseil d'arrondissement) EÉLV - PS 3e adjoint, chargé de l'alimentation durable, de la condition animale et de la propreté
Douchka Markovic 18e arrondissement de Paris (conseil de Paris) EÉLV - PS Déléguée à la condition animale
Violeta Rouba Rambouillet
Sandrine Jamar-Martine Saint-Denis Divers gauche
Véroniqe Sahun Vitrolles
Sandra Afonso-Machado Brétigny-sur-Orge

Aux élections régionales de l'année suivante, le Parti animaliste est présent sur deux listes, en Nouvelle-Aquitaine avec Europe Écologie Les Verts et en Île-de-France avec La France insoumise[32], où il obtient un élu[34], Guillaume Prevel[35].

Scrutins de 2022[modifier | modifier le code]

Affiche de campagne du Parti animaliste (à gauche de l'image) pour les élections législatives de 2022 dans la cinquième circonscription du Val-de-Marne.

Le Parti animaliste annonce le la candidature d'Hélène Thouy à l'élection présidentielle de 2022 afin « d'imposer la question [animale] dans le débat national »[36]. Elle ne parvient pas à rassembler les 500 parrainages nécessaires à sa candidature et doit donc renoncer[37].

Pour les législatives, le parti présente 421 candidats au premier tour de cette élection, avec comme premier objectif non d'obtenir des sièges, mais de mettre en avant la thématique de la cause animale en France[38],[39]. Ils obtiennent au total 255 251 voix, soit 1,12 % des suffrages exprimés[40].

Causes et objectifs[modifier | modifier le code]

L'idéologie du Parti animaliste est centrée sur les droits des animaux[41]. Cette caractéristique « monothématique » conduit le parti à refuser de s'allier avec d'autres formations politiques[42].

Les mesures qu'il défend sont notamment l'abolition de la corrida et des combats de coqs ou l'établissement d'une charte des droits des animaux. Il vise notamment la création d'un ministère ou d'un secrétariat voué à la cause animale, à la lutte contre la maltraitance et contre l'expérimentation animales ou encore à la réduction de 25 % de la consommation de produits d'origine animale dans l'alimentation à l'horizon 2025[7].

Le parti milite aussi pour l'amélioration des conditions d'élevage en interdisant la production de fourrure, le gavage (notamment des palmipèdes), la castration, l'écornage, l'amputation de la queue, l'épointage du bec, le déplumage à vif, le broyage des poussins, etc. Le parti souhaite la suppression à l'horizon 2025 des élevages en cage ou l'interdiction d'abattage des animaux sans insensibilisation. Il prône l'instauration d'un repas végétarien une fois par semaine dans les cantines scolaires[43].

Direction[modifier | modifier le code]

Il est dirigé par un bureau composé de sept personnes depuis les élections internes de 2021 : Antoine Stathoulias, Catherine Hélayel, Douchka Markovic, Florence Juralina, Hélène Thouy, Pierre Mazaheri et Muriel Fusi[44].

Soutiens et adhérents[modifier | modifier le code]

Le Parti animaliste revendique 1 000 adhérents en [45] et 4 000 cinq ans après sa création[34].

La philosophe Corine Pelluchon et la comédienne Christine Berrou lui apportent en 2017 leur soutien[46],[47]. La même année, le journaliste Aymeric Caron demande sans succès à Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon de donner au Parti animaliste deux sièges à l'Assemblée nationale[48]. Aux élections européennes de 2019, l’ancienne actrice et militante de la cause animale Brigitte Bardot appelle à voter pour le parti, après avoir un temps laissé croire qu'elle figurerait sur sa liste[22].

L'organisation de jeunesse du parti, le Campus animaliste, est fondée en 2022[49].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année Premier tour Sièges
Voix %
2017 63 637[13] 0,28[50]
0  /  577
2022 255 251 1,12
0  /  577

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Tête de liste Rang Sièges
2019 490 074[51] 2,16[51] Hélène Thouy 11e
0  /  79

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Le projet - Parti animaliste », sur Parti animaliste (consulté le ).
  2. « Annonces du Journal Officiel Association », sur www.journal-officiel.gouv.fr, (consulté le ).
  3. Catherine Vincent, « Le bien-être animal, au détriment des droits de l’homme », sur Le Monde, .
  4. Dominique Lestel, « Prendre le parti des animaux », sur Libération, .
  5. Laurent de Boissieu, « Parti Animaliste (PA) », sur France Politique, (consulté le ).
  6. « Pour la première fois, la question animale s'est imposée dans le débat présidentiel », huffingtonpost.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  7. a et b Audrey Chauvet, « Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique », sur 20 minutes, .
  8. « Le Parti animaliste se prépare aux législatives », sur Natura-sciences, .
  9. Margaux Lacroux, « Qui se cache derrière le Parti animaliste, ce mouvement qui met des chats sur ses affiches ? », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Législative : Une Franco-Canadienne pour le Parti animaliste en Amérique du Nord », sur French Morning, (consulté le ).
  11. « Liste des candidats du Parti animaliste aux élections législatives de 2017 », sur Parti animaliste (consulté le ).
  12. Voir sur liberation.fr.
  13. a b et c Yohan Roblin, « Il a obtenu plus de 1% des voix aux législatives : ce qui va changer pour le Parti animaliste », sur LCI, (consulté le ).
  14. Voir sur interieur.gouv.fr.
  15. Geoffroy Clavel, « Ce que le Parti animaliste va pouvoir faire de ses 1 % au 1er tour des législatives 2017 », Le HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. Ludwig Gallet, « Le parti animaliste, un ovni politique qui veut marquer son territoire », sur le site de L'Express, (consulté le ).
  17. Loris Biochot, « Parité : particulièrement mauvais élèves, Les Républicains frappés au portefeuille », sur Le Figaro, (consulté le ).
  18. Charline Hurel, « Les animalistes s'invitent aux sénatoriales », sur Le Monde, (consulté le ).
  19. « Résultats des élections sénatoriales 2017 : Département Paris (75) », sur Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).
  20. Corine Dalla Verde, « Élections européennes : une candidate agenaise pour le Parti animaliste », sur La Dépêche du Midi, (consulté le ).
  21. a et b Voir sur legifrance.gouv.fr.
  22. a et b Voir sur 20minutes.fr.
  23. Sarah Finger, « Le Parti animaliste en campagne : « Vous trouvez que c’est un gag ce qui se passe dans les abattoirs ? » », sur liberation.fr, (consulté le ).
  24. « Elections européennes 2019 : résultats France entière », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le )
  25. Voir sur lemonde.fr.
  26. Voir sur lexpress.fr.
  27. BFMTV, « Élections européennes : Le parti animaliste dénonce une “fraude massive” », BFMTV (consulté le ).
  28. « Le Parti animaliste présentera des listes indépendantes aux élections municipales », sur Ouest-France, (consulté le ).
  29. Pierre Lepelletier, « Municipales : le Parti animaliste va présenter une dizaine de listes », sur Le Figaro, (consulté le ).
  30. Nicolas Berrod, « Municipales : le Parti animaliste cherche à s’implanter après sa percée aux européennes », sur Le Parisien, (consulté le ).
  31. Yves Tréca-Durand, « Angers. Angers citoyenne et populaire veut mobiliser ceux qui se sentent exclus du débat public », sur Ouest-France, (consulté le ).
  32. a et b Vincent Geny, « Chasseurs contre animalistes : le match des clientèles électorales avant 2022 », sur Marianne, (consulté le ).
  33. « Municipales : le Parti animaliste obtient ses premiers conseillers municipaux dans une dizaine de villes », sur liberation.fr,
  34. a et b Victor Vasseur, « Cinq choses à savoir sur le Parti animaliste, en route pour la présidentielle », sur France Inter, (consulté le ).
  35. « Nos élus », sur Parti animaliste (consulté le )
  36. Sarah Finger, « Parti animaliste : la chasse à la présidentielle », sur Libération, (consulté le ).
  37. Neïla Latrous, « Présidentielle 2022 : les "non-alignés" du scrutin », sur France Info, (consulté le ).
  38. « Législatives dans la Somme : le parti animaliste se pose comme un lanceur d'alerte dans la campagne », sur France Bleu, (consulté le )
  39. « Législatives 2022. Coup de projecteur sur le parti Animaliste, présent dans presque toutes les circonscriptions de Bretagne ? », sur France 3 Bretagne (consulté le )
  40. Laurent de Boissieu, « Élections législatives 2022 », sur France Politique (consulté le ).
  41. « Un parti de défense des animaux se lance dans la course pour 2017 », lexpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. Joanne Saade, « Après les législatives, le parti animaliste veut transformer l'essai », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  43. Marie-Gabrielle Miossec, « Naissance du premier parti animaliste français », sur La France agricole, .
  44. « Le bureau », sur Parti animaliste (consulté le ).
  45. Sarah Finger, « La cause animale bien campée sur quatre pattes », sur Libération, .
  46. « Corine Pelluchon : “La cause animale est la cause de l’humanité” », sur Libération (consulté le ).
  47. « Christine Berrou », sur Twitter (consulté le ).
  48. Aymeric Caron, « Jean-Luc Mélenchon, faites entrer le Parti animaliste à l’Assemblée », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. « Législatives 2022: Le parti animaliste présente 421 candidats en France », 20minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. Youness Rhounna, Lucas Lazo et Pascal Marie, « Législatives : les grosses combines de tout petits partis pour gagner 5 ans d'argent public », sur Marianne, (consulté le ).
  51. a et b « Proclamation des résultats de l'élection des représentants au Parlement européen », Journal officiel de la République française, no 125,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]