Parti animaliste

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Parti animaliste
Image illustrative de l'article Parti animaliste
Logotype officiel.
Présentation
Bureau Héléna Besnard
Nathalie Dehan
Isabelle Dudouet-Bercegeay
Hélène Thouy
Fondation
Idéologie Droits des animaux
Adhérents 1 200[1]
Couleurs violet
Site web parti-animaliste.fr

Le Parti animaliste est un parti politique français, fondé le [2],[3], consacré à la défense des animaux[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Formation du parti[modifier | modifier le code]

L'idée d'un parti animaliste en France se développe durant l'été 2014, lors d'un colloque sur la question animale[5]. Il a ensuite rejoint la dynamique internationale initiée par le parti néerlandais Parti pour les animaux[6] en participant à des rencontres internationales réunissant ces différents partis pour la défense des animaux.

Le parti est officiellement fondé le 14 novembre 2016[7]. Il est dirigé par une co-présidence composée de 4 femmes. Il revendique 1 000 adhérents en avril 2017 pour un budget de 60 000 euros[8] et 1 200 adhérents en juin 2017[9].

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Le Parti animaliste présente, pour la première fois, 147 candidats pour les élections législatives de 2017[10] dans 53 départements[1]. De nombreuses personnalités engagées dans la cause animale sont candidates ; c'est par exemple le cas d'Élise Desaulniers[11], de Renan Larue[12], de Catherine Hélayel, auteure de Yes Vegan![13], ou encore de la pianiste Vanessa Wagner[14].

Le but du parti lors de ces élections n'est pas d'avoir des élus mais de communiquer autour de la cause animale[15]. Pour des raisons budgétaires, le parti ne peut présenter qu'un nombre limité de candidats. Il parvient toutefois à présenter près de 150 candidatures au lieu de la centaine prévue initialement[9].

Lors des élections législatives, le Parti animaliste obtient 1,12 % des voix exprimées, soit 63 637 voix, et jusqu'à 2,87 % en Haute-Corse[16], et plus de 1 % des voix dans 86 circonscriptions, dépassant le seuil de 50 circonscriptions qui lui donne accès au financement public de 1,42 par voix et par an, pendant 5 ans, soit un peu plus de 90 000 par an[17], mais devrait payer des pénalités élevées pour non-respect de la parité (environ deux tiers de femmes parmi les candidats)[réf. nécessaire].

Causes et objectifs[modifier | modifier le code]

Les politiques promues par le Parti animaliste sont notamment l'abolition de la corrida et des combats de coqs ou l'établissement d'une charte des droits des animaux. Il vise notamment la création d'un ministère ou d'un secrétariat dédié à la cause animale, à la lutte contre la maltraitance et contre l'expérimentation animales ou encore à la réduction de 25 % de la consommation de produits d'origine animale dans l'alimentation à l'horizon 2025[15].

Le parti milite aussi pour l'amélioration des conditions d'élevage en interdisant la production de fourrure, le gavage (notamment des palmipèdes), la castration, l'écornage, l'amputation de la queue, l'épointage du bec, le déplumage à vif, le broyage des poussins, etc. Le parti souhaite la suppression à l'horizon 2025 des élevages en cage ou l'interdiction d'abattage des animaux sans insensibilisation. Il prône l'instauration d'un repas végétarien une fois par semaine dans les cantines scolaires[18].

Soutiens[modifier | modifier le code]

En janvier 2017, dans un article de Libération au sujet de son dernier livre Manifeste animaliste, la philosophe Corine Pelluchon apporte son soutien au Parti animaliste, tout en admettant vouloir rester politiquement indépendante[19].

En mai 2017, le journaliste Aymeric Caron promeut le Parti animaliste auprès de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon pour soutenir l'importance de la question animale en politique et donner au parti deux places à l'Assemblée nationale[20].

Le 17 mai 2017, la comédienne et humoriste Christine Berrou, annonce sur Twitter apporter son soutien au Parti animaliste[21].

La leader parlementaire néerlandaise du Parti pour les animaux, Marianne Thieme, se félicite de la création d'un parti animaliste en France[22]. Le député portugais André Silva du Pessoas–Animais–Natureza partage aussi son enthousiasme pour le jeune parti[23].

Le Parti animaliste refuse de s'allier avec d'autres formations politiques : Nathalie Dehan justifie ce positionnement par la caractéristique « monothématique » de son parti[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Margaux Lacroux, « Qui se cache derrière le Parti animaliste, ce mouvement qui met des chats sur ses affiches ? », Libération,‎ (lire en ligne).
  2. Voir article de Catherine Vincent, « Le bien-être animal, au détriment des droits de l’homme », Le Monde du 25 novembre 2016.
  3. Voir historique sur le site du Parti animaliste.
  4. « Un parti de défense des animaux se lance dans la course pour 2017 », lexpress.fr,‎ (lire en ligne).
  5. « Le projet - Parti animaliste », sur Parti animaliste (consulté le 8 mai 2017).
  6. « Pour la première fois, la question animale s'est imposée dans le débat présidentiel », huffingtonpost.fr,‎ (lire en ligne).
  7. Prendre le parti des animaux, Dominique Lestel, Libération, 18 décembre 2018
  8. « La cause animale bien campée sur quatre pattes », Sarah Finger, Libération, 3 avril 2017.
  9. a et b « Qui se cache derrière le Parti animaliste, ce mouvement qui met des chats sur ses affiches ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne).
  10. « Candidats du Parti animaliste pour les élections législatives 2017 », sur Parti animaliste (consulté le 17 mai 2017).
  11. Vivant au Canada, elle souhaite se porter candidate dans la première circonscription des Français établis hors de France : « Ma candidature à des élections françaises favoriserait la création de liens entre le Canada, les États-Unis et la France. ».
  12. Renan Larue annonce sa candidature avec Élise Desaulniers.
  13. « Yes Vegan! - Un choix de vie », sur Les éditions l'Âge d'Homme (consulté le 20 mai 2017).
  14. « Liste des candidats du Parti animaliste aux élections législatives de 2017 », sur Parti animaliste (consulté le 17 mai 2017).
  15. a et b « Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique », Audrey Chauvet, 20 Minutes, 15 novembre 2016.
  16. Yohan Roblin, « Il a obtenu plus de 1% des voix aux législatives : ce qui va changer pour le Parti animaliste », sur LCI, (consulté le 17 juin 2017).
  17. Geoffroy Clavel, « Ce que le Parti animaliste va pouvoir faire de ses 1 % au 1er tour des législatives 2017 », Le HuffPost,‎ (lire en ligne).
  18. « Naissance du premier parti animaliste français », Marie-Gabrielle Miossec, La France agricole, 16 novembre 2016.
  19. « Corine Pelluchon : “La cause animale est la cause de l’humanité” », sur Libération (consulté le 17 mai 2017).
  20. Aymeric Caron, « Jean-Luc Mélenchon, faites entrer le Parti animaliste à l’Assemblée », Libération,‎ (lire en ligne).
  21. « @ChristineBerrou », sur Twitter (consulté le 18 mai 2017).
  22. « Soutien de Marianne Thieme au Parti animaliste », sur YouTube, (consulté le 20 mai 2017).
  23. « Soutien d'André Silva au Parti animaliste », sur YouTube, (consulté le 20 mai 2017).
  24. Joanne Saade, « Après les législatives, le parti animaliste veut transformer l'essai », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 juillet 2017).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]