Alliance écologiste indépendante

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Alliance écologiste indépendante
Image illustrative de l’article Alliance écologiste indépendante
Logotype officiel.
Présentation
Fondation (coalition)
(parti)
Fusion de La France en action (2011)
Coalition de 2009-2010 :
Génération écologie
La France en action
Mouvement écologiste indépendant
Disparition
Fusionné dans Cap écologie
Positionnement Centre gauche à centre[1]
Idéologie Écologie politique[1]
Couleurs Bleu, vert et blanc
Site web alliance-ecologiste-independante.com

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est dans un premier temps une coalition politique. Créée en 2009, elle rassemble les partis écologistes La France en action (LFA) de Jean-Marc Governatori, Génération écologie (GE) de Jean-Noël Debroise et le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waechter.

En 2011, à la suite de la dislocation de la coalition, Jean-Marc Governatori reprend la dénomination de celle-ci pour son parti. Dix ans plus tard, l’AEI fusionne avec Cap21 pour former Cap écologie.

La formation se positionne en dehors du clivage droite-gauche et se présente comme un mouvement laïque.

Historique[modifier | modifier le code]

Coalition politique[modifier | modifier le code]

Lancement[modifier | modifier le code]

En , plusieurs personnalités signent un « appel à la formation d'une Alliance écologiste indépendante »[1].

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est fondée en tant que coalition politique le . Elle rassemble trois partis écologistes :

Déclarée à la préfecture de police de Paris le , la formation a pour objet de « permettre un dialogue et une concertation permanente entre les organisations membres dans la perspective d'animer une alternative écologiste et la droite et à la gauche »[2].

Les co-présidents de l’AEI sont les présidents des partis susmentionnés, à savoir Jean-Noël Debroise, président de Génération écologie, Jean-Marc Governatori, président de France en action, et Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant.

Élections européennes de 2009[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2009, cette alliance est notamment en concurrence avec une autre coalition écologiste, Europe Écologie. Cette dernière obtient 16,3 %, contre 3,6 % pour l'AEI[3]. Deux de ses co-présidents sont têtes de liste : Antoine Waechter dans la circonscription Est (4,3 %) et Jean-Marc Governatori dans la circonscription Île-de-France (3 %)[4].

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales de 2010, l'Alliance écologiste indépendante présente des listes autonomes dans dix régions, avec notamment Jean-Marc Governatori en Île-de-France ou encore Patrice Drevet en Languedoc-Roussillon ; ces listes obtiennent quelque 2 % des suffrages exprimés. Dans cinq régions (Auvergne, Franche-Comté, Basse-Normandie, Pays de la Loire, Picardie et Poitou-Charentes), des listes communes avec le Mouvement démocrate (MoDem) sont constituées. L’AEI s’allie avec le Parti breton en Bretagne.

En , Antoine Waechter rompt une première fois l'alliance en annonçant que le MEI rejoint la dynamique d'Europe Écologie en Alsace. Deuxième de liste dans le Haut-Rhin, derrière la porte-parole des Verts Djamila Sonzogni, et avec plusieurs places éligibles réservées à son parti en cas de victoire, Antoine Waechter est élu au conseil régional après avoir accepté une fusion avec la liste d’union de la gauche dans l’entre-deux-tours. Le MEI s’allie également avec Europe Écologie dans deux régions (Midi-Pyrénées et Nord-Pas-de-Calais).

En vue du second tour, l'AEI refuse les fusions avec la droite ou la gauche tandis qu'Europe Écologie milite pour des unions à gauche. De plus, certaines personnalités de l'AEI suscitent de fortes réticences chez Les Verts[5]. Une controverse sur la marque « Europe Écologie » oppose également les deux coalitions, notamment en Île-de-France, où Jean-Marc Governatori en revendique la propriété, Les Verts l'antériorité.

Les seuls conseillers régionaux élus sont membres du MEI, en Alsace et en Nord-Pas-de-Calais, dans le cadre de listes communes MEI-Europe Écologie.

Disparition[modifier | modifier le code]

Génération écologie quitte l'Alliance en [6]. Le Mouvement écologiste indépendant fait de même au mois de novembre[7]. La France en action décide alors, le , lors des Assises de l'écologie indépendante, de présenter l'Alliance écologiste indépendante comme un parti politique « unifié » dont les secrétaires nationaux élus sont Stéphane Ayrault, Esther Spincer[8] et Jean-Marc Governatori.

Parti politique[modifier | modifier le code]

Échéances électorales de 2012[modifier | modifier le code]

En , Jean-Marc Governatori écrit un courrier à Brigitte Bardot pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012[9]. Ce courrier est prétendument cosigné avec Antoine Waechter, mais Jean-Marc Governatori reconnaît finalement avoir signé à la place d'Antoine Waechter, qui n'était pas au courant de cette lettre[10].

Finalement, devenue un parti politique en remplacement de LFA, l'Alliance écologiste indépendante présente Jean-Marc Governatori comme candidat à l’élection présidentielle[11]. Le , celui-ci se lance dans une grève de la faim « à mi-temps »[12] au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[13]. N'obtenant pas les 500 parrainages, Jean-Marc Governatori ne peut se présenter, et ne donne aucune consigne de vote, ni au premier ni au second tour.

Aux élections législatives de 2012, l'Alliance écologiste indépendante annonce une liste de 548 candidats[14]. L'AEI s'allie alors avec le Collectif des Démocrates Handicapés, la Fédération pour une Démocratie réelle, le Parti fédéraliste, l'Union des gens, Ensemble pour la France, Société nouvelle et République en mouvement pour présenter ces candidats[15].

Dans une lettre ouverte à Daniel Cohn-Bendit, Jean-Marc Governatori écrit : « Les Verts ne sont pas LES écologistes, mais DES écologistes. […] Tu proposais de créer un vaste mouvement de l’écologie politique dépassant largement le parti des Verts [qui] ont même réussi à faire fuir Nicolas Hulot[16]. »

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Alliance écologiste indépendante présente à nouveau des candidats pour les élections européennes dans plusieurs des circonscriptions interrégionales.

Élections locales de 2015[modifier | modifier le code]

En , l'Alliance écologiste indépendante, renforcée des représentants en « congés » du MoDem et des mouvements Citoyens, atteint un score inégalé pour cette structure politique en Provence-Alpes-Côte d'Azur, réalisant un score de 4,08 % des suffrages exprimés[17]

Renouvellement des orientations écologistes non-partisanes et citoyennes de l'alliance. Objectifs axés sur la ruralité et une société d'échange et de coopération[18]

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des législatives de 2017, l'AEI se rassemble avec différentes formations politiques et personnalités citoyennes, écologistes et régionalistes (Parti breton, Parti lorrain et Parti des Mosellans) au sein du « Label 100 % »[19]. En tant que « co-secrétaire national » de l'AEI, l'alliance co-anime ce label aux côtés de Franck Chauvet, président du think tank « Convergence citoyenne » fondateur de Génération citoyens et ex dirigeant de Nous Citoyens, et de Salima Yenbou, présidente de Démocratie21. Francis Lalanne et Marie-Paule Gay, Convergence citoyenne, maire (SE)[20] d'Aubure, font partie des porte-paroles du label[19].

À la suite d'un désaccord de fond Convergence citoyenne[21] et Franck Chauvet quittent le label 100 % quatre mois avant les élections pour rejoindre le groupement citoyen de démocratie réelle La Caisse Claire[22],[23].

Scrutin européen de 2019[modifier | modifier le code]

En , Alliance écologiste indépendante présente une liste commune avec Europe Écologie-Les Verts (EELV). Cette liste obtient 13,47 % des voix aux élections européennes[24]. Caroline Roose et Salima Yenbou de l'AEI sont élues eurodéputées[25].

Élections municipales de 2020[modifier | modifier le code]

En , AEI présente aux élections municipales des listes communes avec EELV dans une centaine de villes. Des candidats sans étiquette comme Franck Chauvet à Hyères, ayant obtenu le soutien d'autres partis écologistes comme Cap21 de Corinne Lepage, Génération écologie de Delphine Batho ou le Mouvement écologiste indépendant d' Antoine Waechter sont soutenus par l'AEI[26],[27].

Fusion avec Cap21 au sein de Cap écologie[modifier | modifier le code]

Le Mouvement écologiste indépendant (MEI) tente un rapprochement avec Europe Écologie en , mais ne s'estimant pas assez représenté sur les listes pour les européennes[28] refuse cette avance et reste dans l'alliance. Le MEI se voyait proposer uniquement la tête de liste de la circonscription inter-régionale Massif central-Centre, alors que Antoine Waechter, président du MEI souhaitait être candidat dans l'Est et Francis Lalanne dans le Sud-Ouest.

Mais, nouveau changement en 2010, le Mouvement écologiste indépendant met fin à l'Alliance à la suite d'un accord entre « MEI et EELV et donc avec le Front de gauche et le PS »… « jusqu'en 2017 » selon Jean-Marc Governatori[29],[30]. Génération écologie quitte l'Alliance en [31].

Le , les partis Cap21 de Corinne Lepage, Génération écologie de Delphine Batho et l'Alliance écologiste indépendante de Jean-Marc Governatori annoncent la création d'une plateforme de coordination commune et distincte d'Europe Écologie Les Verts. Lors de cette annonce Corinne Lepage insiste sur le fait que la ligne politique de Cap21, GE et l'AEI n'est « pas du tout sur une ligne d'accord avec La France insoumise, ce qui est parfois très ambigu pour EELV dans certaines parties du territoire. » Les ex-ministres de l'environnement ont aussi marqué leur différence sur la laïcité : « Ainsi sur la laïcité nous défendons les lois de 2004 [restreignant le port de signes religieux à l'école] et de 2010 [contre la dissimulation du visage dans l'espace public], il n'y a aucune ambiguïté de notre part et il nous semblait utile de montrer qu'il y a au sein du Pôle écologiste une écologie pragmatique et républicaine[32],[33],[34]. »

Le , Cap21 et l’AEI fusionnent afin de fonder Cap écologie[35],[36].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités qui ont participé à l'AEI figurent :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Laurent de Boissieu, « Alliance Écologiste Indépendante (AEI) 2009 », sur france-politique.fr.
  2. « Alliance écologiste indépendante - création », sur journal-officiel.gouv.fr, (consulté le ).
  3. « Résultats des élections européennes 2009 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Résultats des élections européennes de 2009 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  5. Voir sur romandie.com.
  6. « Génération Écologie quitte l'AEI », sur Le Figaro, (consulté le ).
  7. Site du MEI.
  8. « Vous avez interviewé Esther Spincer (Zara Whites), secrétaire nationale de l'Alliance écologiste indépendante », 20minutes.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  9. « Brigitte Bardot réfléchit à se présenter en 2012 », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien, .
  11. Voir sur lalsace.fr.
  12. « Un candidat à la présidentielle entame une grève de la faim », sur lexpress.fr, 28 février 2012.
  13. Voir sur marianne.net.
  14. « Voir sur le site de l’AEI », sur alliance-ecologiste-independante.com (consulté le ).
  15. « Législatives 2012. L'Alliance écologiste indépendante présente 540 candidats », sur Le Telegramme, (consulté le ).
  16. Anne-Charlotte Dusseaulx, « L'Alliance écologiste indépendante soutient Cohn-Bendit », Le JDD,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. « Résultats des élections régionales 2015 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  18. « L'Alliance Écologiste Indépendante : "une alternative crédible" ? », sur parlonsinfo.fr (consulté le ).
  19. a et b Site du Mouvement 100 %, consulté le 7 décembre 2017.
  20. Élise Guilloteau, « Bockel veut défendre l’identité alsacienne », lalsace.fr, 12 juillet 2014.
  21. « Convergence Citoyenne », sur france-politique.fr (consulté le ).
  22. « Caisse Claire », sur france-politique.fr (consulté le ).
  23. « Le Mouvement 100% », sur france-politique.fr (consulté le ).
  24. « Résultats nationaux France », sur europarl.europa.eu (consulté le ).
  25. « Elections européennes 2019 : qui sont les 79 eurodéputés français élus au Parlement ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « La liste candidate "Hyères en transition" trouve du soutien auprès de l’AEI », sur Var-Matin, .
  27. « Rendez-vous de Franck Chauvet et Carole Commandeur », sur sfrpresse.sfr.fr (consulté le ).
  28. AFP paris, « européennes le MEIde waechter quitte le rassemblement europe-ecologie », AFP Paris,‎ (lire en ligne).
  29. « Waechter "tourne le dos à l’écologie politique indépendante" », AFP,‎ .
  30. « Le défi d'un parti écologiste indépendant », sur jeanmarcgovernatori.fr (consulté le ).
  31. « Génération Écologie quitte l'AEI », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
  32. « Trois mouvements du Pôle écologiste créent une coordination distincte d'EELV », sur linfodurable.fr (consulté le ).
  33. « Une coordination pour l'écologie au service de toutes et tous », sur Génération Ecologie, (consulté le ).
  34. Zoheir Sabri, « UNE COORDINATION POUR L’ECOLOGIE AU SERVICE DE TOUTES ET TOUS », sur Bienvenue sur le site officiel de l'Alliance écologiste indépendante - Les écologistes indépendants - Mouvement politique citoyen (consulté le ).
  35. E. M., « Naissance de Cap écologie, l'action citoyenne », sur Montceau News, (consulté le ).
  36. « Communiqué commun », sur alliance-ecologiste-independante.com (consulté le ).
  37. « Esther Spincer, secrétaire nationale de l'Alliance écologiste indépendante », sur 20minutes, (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]