Alliance écologiste indépendante

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Alliance écologiste indépendante
Image illustrative de l'article Alliance écologiste indépendante
Élections concernées par l'alliance Européennes de 2009, régionales de 2010
Organisations politiques concernées Mouvement écologiste indépendant,

Représentation au Parlement européen
Idéologie Écologie politique
Protection animale
Couleurs Bleu, vert

Site Web www.alliance-ecologiste-independante.com

L'Alliance écologiste indépendante (AEI) est créée en 2009 de l'alliance entre trois mouvements politiques : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Les trois co-présidents sont alors Jean-Noël Debroise, président de Génération Écologie, Jean-Marc Governatori, président de France en Action et Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant. Génération Écologie[1] et le Mouvement écologiste indépendant[2] quittent cette alliance le , lors des Assises de l'écologie indépendante. Jean-Marc Governatori se présente comme candidat à l'élection présidentielle de 2012 mais ne réussit pas à obtenir les 500 parrainages[3]. L'AEI présente à nouveau des candidats pour les élections européennes de 2014.

Le parti se positionne « au-delà de la droite et de la gauche[4] » et se présente comme un mouvement politique laïc, indépendant de toute organisation philosophique, politique, religieuse ou spirituelle.

Historique[modifier | modifier le code]

Lancement de l'Alliance aux européennes 2009[modifier | modifier le code]

L'Alliance écologiste indépendante est un parti politique écologiste depuis le 28 mai 2011, date des Assises de l'écologie indépendante. L' Alliance est à l'origine un mouvement politique fondé en mars 2009 par un rassemblement de trois partis : La France en action, Génération écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Lors des élections européennes de 2009, cette alliance était en concurrence avec une autre coalition politique écologiste : Europe Écologie Les Verts. Europe Écologie obtient 16,28 % et l'AEI 3,6 % [5].

En novembre 2009, Antoine Waechter rompt une première fois l'alliance en annonçant que le MEI rejoint la dynamique d'Europe Écologie en Alsace à l'occasion des élections régionales. Deuxième de liste dans le Haut-Rhin derrière la porte-parole des Verts Djamila Sonzogni, et avec plusieurs places éligibles réservées à son parti en cas de victoire, Antoine Waechter est élu au second tour, après avoir accepté une fusion avec la liste du Parti socialiste.

Élections régionales de 2010[modifier | modifier le code]

L'Alliance présenta des listes autonomes dans 10 régions avec notamment Jean-Marc Governatori en Île-de-France ou encore Patrice Drevet en Languedoc-Roussillon. Ces listes ont obtenu le score de 2 % en moyenne.

Dans 5 autres régions, des listes communes avec le Mouvement démocrate ont été déposées : (Auvergne, Franche-Comté, Basse-Normandie, Pays de la Loire, Picardie et Poitou-Charentes), avec le Parti breton en Bretagne, et dans 3 autres avec Europe Écologie : Alsace, Midi-Pyrénées et Nord-Pas-de-Calais avec Antoine Waechter). En ce qui concerne Rhône-Alpes, Jean-Marc Governatori, coprésident de l'AEI, soutenait la candidature à la présidence de la région de Philippe Meirieu, tête de liste pour Europe Écologie[6]. Les seuls conseillers régionaux élus furent trois membres du MEI en Alsace (Antoine Waechter) et en Nord-Pas-de-Calais, dans le cadre de listes communes avec Europe Écologie.

En octobre 2010, Jean-Marc Governatori écrit un courrier à Brigitte Bardot pour l'appeler à être candidate à l'élection présidentielle de 2012, courrier prétendument cosigné avec Antoine Waechter. Il reconnaît avoir signé à la place d'Antoine Waechter, qui n'était pas au courant de cette lettre[7].

Génération Écologie quitte l'Alliance en novembre 2010[1]. Le Mouvement écologiste indépendant fait de même au mois de novembre[2].

Seule la France en Action reste donc dans cette Alliance. La France en action décide alors, le , lors des Assises de l'écologie indépendante, de présenter l'Alliance écologiste indépendante comme un parti politique « unifié » dont les secrétaires nationaux élus sont Stéphane Ayrault, Esther Spincer, Jean-Marc Governatori. Esther Spincer démissionne de son poste en novembre 2011[réf. nécessaire].

Échéances électorales de 2012[modifier | modifier le code]

L'Alliance écologiste indépendante présente son candidat, Jean Marc Governatori[8], à la présidentielle de 2012. Outre une insistance sur la protection animale, son programme pour « Libérer l'Avenir » présente huit facettes de « l'écologie », structurées en 220 propositions d'action : écologie relationnelle et internationale, écologie de la santé, écologie éducative, écologie démocratique, écologie fiscale, écologie financière et écologie économique et sociale, l'écologie environnementale accompagnant, dans cette définition imaginée par Jean Marc Governatori, ce qui précède[9].

Le , Jean-Marc Governatori se lance dans une grève de la faim « à mi-temps »[10] au pied du siège du Conseil supérieur de l'audiovisuel à Paris, pour protester contre l'inégalité d'accès aux médias des « petits candidats »[11]. N'obtenant pas les 500 parrainages, Jean-Marc Governatori ne peut se présenter, et ne donne aucune consigne de vote, ni au premier, ni au second tour.

Aux élections législatives de 2012, l'Alliance écologiste indépendante annonce une liste de 548 candidats[12]. L'AEI s'allie alors avec le Collectif des Démocrates Handicapés, la Fédération pour une Démocratie Réelle, le Parti fédéraliste, l'Union des Gens, Ensemble pour la France, Société Nouvelle et République en Mouvement pour présenter ces candidats[13].

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Alliance écologiste indépendante présente à nouveau des candidats pour les élections européennes dans plusieurs des circonscriptions interrégionales.

Une Alliance qui devient un parti  unifié[modifier | modifier le code]

Les membres originaux de l'AEI étaient :

  • Le Mouvement écologiste indépendant, (MEI) tente rapprochement avec Europe Écologie en , mais ne s'estimant pas assez représenté sur les listes pour les européennes[14] refuse cette avance et reste dans l'alliance. Le MEI se voyait proposer uniquement la tête de liste de la circonscription inter-régionale Massif central-Centre, alors que Antoine Waechter, président du MEI souhaitait être candidat dans l'Est et Francis Lalanne dans le Sud-Ouest Mais nouveau changement en 2010 le Mouvement écologiste indépendant met fin à l'Alliance suite a un accord entre  "MEI et EELV et donc avec le Front de Gauche et le PS," ... "jusqu'en 2017" selon Jean-Marc Governatori [15] .
  • Génération écologie quitte l'Alliance en novembre 2010[16].
  • La même année, ressort l'affaire des "sectes": En 2007 le député UMP Georges Fenech, alors président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), déclare que «  La France en action » aurait « des liens (...) avec des organisations sectaires tels que l'Ordre du Temple solaire, le Mouvement raëlien, la Scientologie, la kinésiologie, Moon et Krishna  »[17] Selon Jean-Marc Governatori, « 6 de nos 960 candidats et suppléants avaient, à un moment donné de leur vie, été membres d'une organisation considérée sectaire ». Selon un courrier adressé à Jean-Marc Governatori, Georges Fenech déclare "je ne puis que vous confirmer à nouveau n'avoir jamais mentionné à quelque époque que ce soit que Monsieur Governatori, personne physique, faisait partie de "sectes". » [18]. Selon Jean-Marc Governatori, l'accusation du député Fenech, reprise largement par les médias locaux et nationaux les 8 et , aurait été très préjudiciable à son mouvement et à lui-même quant à son score électoral. Il estime que « l'instruction judiciaire qui a suivi a prouvé que nous allions réaliser au moins 600 000 suffrages »et demande 10 millions d'euros de réparation. Le Tribunal de Grande instance précise: "ne constitue pas en soi une imputation diffamatoire dès lors que même si le mot “secte” a une connotation négative, sa définition n'est pas assez précise pour recourir nécessairement des faits spécifiques et déterminés attentatoires à l'honneur ou la considération »[19]. Dans un procès distinct, trois membres de La France en action, autre que Jean-Marc Governatori dont Christian Cotten, Thierry Becourt et Smaïn Bedrouni qui avaient porté plainte contre Georges Fenech perdent leur procès et sont condamnés à 1 euro pour procédure abusive. Un appel a été interjeté. Le 30 avril 2009, le tribunal de grande instance de Paris déboute Georges Fenech et La France en action de leurs demandes respectives.

Dans le cadre des élections régionales de 2010, certains petits partis s'étaient alliés à l'AEI comme Aujourd'hui, autrement, l'Alliance centriste[20], Europe - Liberté[21], le Collectif des démocrates handicapés[22] et le Parti fédéraliste européen.

Aujourd'hui, l'Alliance écologiste se présente comme un « parti politique unifié », co-représenté par ses secrétaires nationaux Stéphane Ayrault, Jean-Marc Governatori et Caroline Roose.

Place dans le paysage politique français[modifier | modifier le code]

Thèmes de campagne[modifier | modifier le code]

Les thèmes de campagne s'articulent autour de 8 piliers écologistes. L'écologie relationnelle, l'écologie démocratique internationale, l'écologie éducative, l'écologie environnementale, l'écologie de la santé, l'écologie économique et sociale, l'écologie financière, l'écologie fiscale, la préservation de l'écosystème et la protection animale,

Personnalités[modifier | modifier le code]

Parmi les personnalités qui ont participé à l'Alliance, on trouvait notamment comme tête de liste :

Autre personnalité ayant soutenu l'Alliance :

Logos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Génération Écologie quitte l’AEI, Le Figaro, 8 novembre 2010
  2. a et b Site du MEI
  3. Voir sur governatori2012.fr.
  4. « Ni droite, ni gauche : écolos », La Dépêche, 26 décembre 2011.
  5. Résultats sur le site du ministère de l'Intérieur.
  6. « Notre vision, notamment en matière d'éducation, est la même. Il nous semble que l'écologie y est entre de bonnes mains. La politique doit être avant toutes choses une histoire d'hommes et de femmes agissant pour l'intérêt collectif, pas pour celui de leurs appareils politiques » », sur allianceecolo2010.fr.
  7. « Un candidat à l’Élysée en grève de la faim à mi-temps dans un camping-car », sur Le Parisien,‎
  8. Voir sur lalsace.fr.
  9. Voir sur le site de l'AEI.
  10. « Un candidat à la présidentielle entame une grève de la faim », L'Express.fr, 28 février 2012.
  11. Voir sur marianne2.fr.
  12. [1]
  13. Le Télégramme : « Législatives 2012, l'Alliance écologiste indépendante présente 540 candidats ».
  14. AFP paris, « européennes le MEIde waechter quitte le rassemblement europe-ecologie », AFP Paris,‎ (lire en ligne)
  15. ©AFP Général, « Waechter "tourne le dos à l’écologie politique indépendante" », ©AFP Général - Jeudi 9 Décembre 2010 - 16:49 - Heure Paris (280 mots),‎
  16. « Génération Écologie quitte l’AEI ».
  17. « Pro-sectes contre anti-sectes », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  18. http://www.jeanmarcgovernatori.fr/images/stories/articles/lettreM.FENECH.jpg
  19. Ministere public, « Ministere public contre FENECH », Greffe 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris, no 0717623035,‎
  20. Voir sur le site de l'AEI.
  21. Voir sur le site de l'AEI.
  22. Voir sur cdh-politique.org.
  23. « Esther Spincer, secrétaire nationale de l'Alliance écologiste indépendante », sur 20minutes,‎ (consulté le 25 novembre 2015)
  24. « Cavada, Drevet, Benedetti, Fouré… Le Nouveau Centre dévoile ses chefs de file ».
  25. Dépêche AFP du 27 janvier 2012.
  26. Site officiel.
  27. « clip de campagne 2012 », sur Alliance écologiste indépendante (consulté le 20 novembre 2015)
  28. « clip n°2 de campagne 2012 », sur Alliance Ecologiste Indépendante (consulté le 20 novembre 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]