MC2

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
MC2
Maison de la Culture de Grenoble
Description de cette image, également commentée ci-après
La MC2 de Grenoble depuis l'avenue Marcellin-Berthelot.
Type Théâtre
Danse contemporaine
Musiques du monde
Musique classique
Lieu Grenoble
Coordonnées 45° 10′ 20″ nord, 5° 43′ 58″ est
Architecte(s) André Wogenscky
Inauguration
Capacité Grande salle de 1 028 places
Auditorium de 998 places
Salle de création de 494 places
Petite salle de 244 places
Site web http://www.mc2grenoble.fr

Géolocalisation sur la carte : Grenoble

(Voir situation sur carte : Grenoble)
MC2

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
MC2

Résidence

Jean-Claude Gallotta
Centre dramatique national des Alpes
Les Musiciens du Louvre dirigés par Marc Minkowski

La MC2 est le nom de la maison de la Culture de Grenoble. Situé rue Paul-Claudel, l'édifice culturel de 22 000 m2 inauguré en 1968 est labellisé scène nationale mais également « patrimoine du XXe siècle » de Grenoble depuis 2003. Cet édifice consacré aux spectacles vivants, mais également à des cycles de grandes conférences tous publics, reste encore largement associé dans les esprits au développement urbanistique de la période olympique de la ville[1].

Historique[modifier | modifier le code]

L'idée d'une grande maison de la Culture apparaît avec la création en 1958 de l'association pour la culture par le théâtre et les arts (ACTA). Lorsque en janvier 1964, Grenoble obtient l'organisation des Jeux d'hiver de 1968, l'association demande et obtient du ministre des Affaires culturelles l'édification d'une maison de la Culture. À l'automne 1966, l'association pour la maison de la Culture devient l'association pour la gestion de la maison de la Culture et nomme l'homme de théâtre, Didier Béraud, comme premier directeur[2]. Construite dans une zone non urbanisée de la ville par l'architecte André Wogenscky grâce au budget des Jeux olympiques, elle est remise à la ville le et inaugurée le par André Malraux, ministre des Affaires culturelles et père du concept des maisons de la Culture[3].

Avant même son inauguration, son architecture rappelle aux journalistes l'aspect d'un grand paquebot blanc surmonté de deux volumes noirs. Le tout premier spectacle est donné par le guitariste américain John Williams, quelques jours avant l'inauguration[3]. Dès son ouverture, elle compte 20 000 adhérents et possède la particularité d'avoir une scène de théâtre mobile dotée d'un plateau tournant dans lequel prennent place les spectateurs[4].

L'année suivante, en avril 1969, s'installe à proximité immédiate de cette maison de la culture un autre établissement culturel financé par le budget olympique, le Conservatoire national de région. Après le départ de Didier Béraud, l'institution est dirigée de 1973 à 1977 par Catherine Tasca[5]. De 1981 à 1986, Georges Lavaudant dirige la maison de la Culture[6] qui est renommée Le Cargo en 1985. L'année suivante, le chorégraphe Jean-Claude Gallotta prend la direction du Cargo et devient par la même le premier chorégraphe à la tête d'une scène nationale[7]. Après trente ans d'activité, le Cargo ferme ses portes à l'automne 1998 afin de réaliser d'importants travaux de rénovation et d'extension. Durant ces travaux, les spectacles se jouent hors les murs, à La Rampe à Échirolles, à l'Hexagone de Meylan, à l'Amphithéâtre de Pont de Claix et à l'Heure bleue de Saint-Martin-d'Hères. En septembre 1999, Yolande Padilla est nommée à la direction du Cargo[8], puis en juin 2002, Michel Orier lui succède à la direction de l'établissement[9]. L'année suivante, on profite des travaux de rénovation pour installer sur la pelouse du Cargo, l'œuvre de Dominique Gonzalez-Foerster, un jardin paysage portant le nom de Jardin des dragons et des coquelicots avec son dragon en pierre et un poteau d'éclairage quadrichromique[10].

L'édifice porte le nom de MC2 depuis le , date à laquelle, il a rouvert ses portes après d'importants travaux de réhabilitation et d'agrandissement de 38 M€, couvert à 42,3 % par la ville, 40 % par l'État, 10,7 % par le département et 8 % par la région. Toutes les salles sont rénovées, la salle de théâtre est transformée en un auditorium de 998 places et la petite salle de théâtre est dotée d'une pente. Un nouvel édifice réalisé par l'architecte Antoine Stinco et relié à l'ancien par deux passerelles de verre, est construit pour recevoir deux studios de danse et une grande salle de création accueillant des spectateurs. La cafétéria est y également transférée.

La fréquentation atteint depuis cet agrandissement la barre des 100 000 spectateurs par saison. Elle atteint même 120 000 spectateurs en 2013[11]. À partir de janvier 2017, la MC2 passe sous contrôle de la métropole de Grenoble qui se dote de la compétence culture[12].

En février 2018, lors de son cinquantième anniversaire, la MC2 organise une grande flash mob chorégraphiée par Jean-Claude Gallotta[13] et le 22 septembre suivant, l'ancien directeur Georges Lavaudant y présente une soirée intitulée La bande à Jo tandis que la grande salle de théâtre devient la salle Georges-Lavaudant[14].

Organisation[modifier | modifier le code]

La MC2 est un établissement public de coopération culturelle subventionné par le ministère de la culture et de la communication, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le Conseil général de l'Isère, la métropole de Grenoble et la ville de Grenoble. En 2010, le budget de l'institution est de 9,3 millions d'euros par an[15]. En 2013, il est de 12,6 millions d'euros[11].

C'est une scène nationale dirigée depuis le 31 octobre 2012 par Jean-Paul Angot[16], en remplacement de Michel Orier. Le 1er janvier 2014, le Centre dramatique national des Alpes déjà hébergé par la MC2 fusionne sa structure avec la MC2[17]. La MC2 abrite également le Centre chorégraphique national de Grenoble dirigé par Yoann Bourgeois et Rachid Ouramdane, renommé CCN2 en 2016. L'orchestre Les Musiciens du Louvre y est en résidence depuis 1996.

En 2014, la MC2 compte 58 salariés et entre 50 et 100 intermittents par mois[11].

Évènements[modifier | modifier le code]

En novembre 2006, la MC2 accueille l'un des sept concerts français de l'œuvre Music for 18 Musicians du compositeur américain Steve Reich[18].

En 2009, Jean-Claude Gallotta crée le spectacle de danse L'Homme à tête de chou devant accompagner l'album L'Homme à tête de chou d'Alain Bashung. La première est donnée le 12 novembre, cinq jours après la sortie de l'album et huit mois après le décès du chanteur[19].

Les locaux sont aussi destinés à accueillir des manifestations diverses comme en janvier 2011, pour la cinquième fois depuis 2007, les États généraux du Renouveau organisés par le quotidien Libération. Près de 21 000 personnes ont assisté aux débats lors de l'édition 2011 de cette manifestation[20].

La MC2 accueille un public très varié grâce à la large palette de sa programmation comme lors de la saison 2017-2018 qui voit des concerts du violoniste Renaud Capuçon, du rappeur Kery James ou encore de la chanteuse Olivia Ruiz[21]. La MC2 peut également accueillir des groupes de musique électronique comme Kraftwerk en novembre 2015[22].

Salles[modifier | modifier le code]

  • une grande salle de 1 028 places (salle Georges-Lavaudant depuis septembre 2018)
  • un auditorium de 998 places
  • une petite salle de 244 places
  • une salle de création de 494 places, (700 m2)
  • un studio de répétition pour le théâtre
  • deux studios de danse et un studio d'enregistrement.

Accès[modifier | modifier le code]

La MC2 est desservie par la ligne A du tramway de Grenoble.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Que reste-t-il des JO de Grenoble ? », sur lepoint.fr, (consulté le 25 janvier 2018).
  2. Philippe Ivernel, Jonny Ebstein, Le théâtre d'intervention depuis 1968.
  3. a et b « La maison des jeunes et de la culture de Grenoble », sur fresques.ina.fr, (consulté le 9 février 2018)
  4. « La maison Phénix », sur liberation.fr, (consulté le 9 février 2018)
  5. data.bnf.fr, Maison de la culture. Grenoble.
  6. « Georges Lavaudant à Grenoble », sur fresques.ina.fr, (consulté le 27 février 2018)
  7. « Jean-Claude Gallotta », sur gallotta-danse.com, (consulté le 1er mars 2018)
  8. culture.gouv.fr du 12 juillet 1999
  9. « Michel Orier nommé à Grenoble », sur liberation.fr, (consulté le 14 mars 2018)
  10. « Des sculptures contemporaines dans l’espace urbain », sur spot-web.fr, (consulté le 13 février 2018)
  11. a b et c « MC2 : J'ai dix ans », sur petit-bulletin.fr, (consulté le 9 février 2018)
  12. france3-regions.francetvinfo.fr du 30 janvier 2017, L'Hexagone de Meylan et la MC2 entrent dans le giron de la métropole de Grenoble.
  13. « La MC2 propose un flashmob avec Jean-Claude Gallotta pour lancer ses 50 ans », sur petit-bulletin.fr, (consulté le 9 février 2018)
  14. « La MC2 rend hommage à Georges Lavaudant pour fêter son demi-siècle », sur placegrenet.fr, (consulté le 24 septembre 2018)
  15. Le label "scène nationale" fête ses vingt ans d'existence dans Le Monde du 12 mars 2011.
  16. Nomination de Jean-Paul Angot à la direction de MC2, scène nationale de Grenoble
  17. « Petit drame entre amis au Centre dramatique national des Alpes », sur petit-bulletin.fr, (consulté le 9 février 2018)
  18. « Steve Reich fascine et on en redemande ! », sur resmusica.com, (consulté le 23 mars 2018)
  19. « Pour "L'Homme à tête de chou", Bashung s'est coulé dans la peau de Gainsbourg », sur lemonde.fr, (consulté le 9 mars 2018)
  20. « Affluence record aux Etats généraux du Renouveau à Grenoble », sur liberation.fr, (consulté le 9 février 2018)
  21. « Jean-Paul Angot, directeur de la MC2 : "S'adresser au plus grand nombre par des moyens modernes" », sur francebleu.fr, (consulté le 13 février 2018)
  22. « Kraftwerk en concert : des lunettes 3 D pour un voyage dans le temps. », sur culturebox.francetvinfo.fr, (consulté le 13 février 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]