Christophe Ferrari

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Christophe Ferrari
Illustration.
Fonctions
Président de Grenoble Alpes Métropole
En fonction depuis le
(5 ans, 6 mois et 18 jours)
Élection
Prédécesseur Marc Baïetto
Maire de Pont-de-Claix
En fonction depuis le
(11 ans, 7 mois et 12 jours)
Réélection
Prédécesseur Michel Blonde
Biographie
Date de naissance (50 ans)
Lieu de naissance La Mure (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (1990-2018)
Diplômé de Université Joseph-Fourier - Grenoble 1
Profession Professeur des universités

Christophe Ferrari, né le à La Mure, est un professeur d'université et homme politique français, ancien membre du Parti socialiste. Il est maire du Pont-de-Claix depuis 2008 et président de la métropole de Grenoble depuis 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et formation[modifier | modifier le code]

Christophe Ferrari est le fils d'un père ouvrier italien et d'une mère au foyer. D'origine modeste, il grandit au Pont-de-Claix dans la banlieue sud de Grenoble.

Après son baccalauréat, il entre à l'université Joseph Fourier de Grenoble, où il poursuit des études de chimie. Docteur en chimie, il devient spécialiste des questions d'environnement à l'échelle internationale.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Membre de l'Institut universitaire de France depuis 2003, il devient professeur des universités l'année suivante[1]. Chercheur spécialisé autour des questions de pollution, il est régulièrement cité dans les publications autour de l'environnement et des pollutions au mercure à l'échelle internationale[2]. Son travail de recherche est valorisé en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Océanie[3].

Il enseigne aujourd'hui à Polytech Grenoble et est également chercheur au laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement de Grenoble[4].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1990, il affiche son goût pour la politique locale et adhère au Parti socialiste. En juin 1995, il est élu au conseil municipal de la commune du Pont-de-Claix, dont est maire le communiste Michel Couëtoux, lui aussi professeur des universités et ancien conseiller général. Il est ensuite conseiller municipal minoritaire sous le mandat du maire communiste Michel Blonde de 2001 à 2008.

Il conduite une liste PS pour les élections municipales du Pont-de-Claix en 2008, contre le maire sortant Michel Blonde. Il devance ce dernier d'une courte tête au premier tour et creuse l'écart au second tour, obtenant près de 52 % des suffrages exprimés en triangulaire, faisant ainsi basculer ce bastion communiste dans l'escarcelle du PS. En dépit d'un contexte national particulièrement difficile[5], Christophe Ferrari est réélu maire du Pont-de-Claix le 23 mars 2014 dès le premier tour des élections municipales alors qu'il est opposé à deux listes, l'une conduite par le PCF et l'autre par la droite, comme en 2008.

Le 25 avril 2014, il est largement élu président de la communauté d'agglomération Grenoble-Alpes Métropole, dite « La Metro » au deuxième tour avec 80 voix pour 124 votants, soit 64,5 % des voix. Il bénéficie alors du soutien de l'ensemble des élus de gauche et de plusieurs maires sans étiquette de petites communes[6]. Le , l'institution change de statut pour devenir une métropole.

Prises de positions[modifier | modifier le code]

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Toyota i-road dans la rue Thiers

Au cours des universités d'été de 2014 du Parti socialiste, Christophe Ferrari a exprimé sa volonté, comme Martine Aubry pour la métropole de Lille, de saisir la Première ministre afin de « pouvoir expérimenter l'encadrement des loyers » sur la Métro, indiquant qu'il s'agissait d'un « bon dispositif de justice sociale »[7].

En septembre 2014, la métropole de Grenoble a accueilli le projet i-Road de déplacement innovant électrique où chaque borne est alimentée par de l'énergie propre. Ce projet est notamment monté en partenariat avec Toyota et EDF constituant une exclusivité mondiale autour du transport innovant électrique dans des véhicules nouveaux de Toyota. Lors de cette manifestation, Christophe Ferrari a notamment rappelé la singularité de l'écosystème grenoblois résolument tourné vers l'innovation, en indiquant « L’agglomération grenobloise est la petite vallée aux grandes idées…elle a tout d’une grande »[8].

Concernant la fiscalité dans sa propre commune et avec la mise en place de la Métropole et des compétences associées, Christophe Ferrari a décidé pour 2015 de ne faire appliquer que seulement 0,01 % à la part communale de la taxe d'habitation en mentionnant « c'est historique, il n'y a que quatre communes en France dans ce cas là »[9].

Pour les élections départementales de mars 2015, Christophe Ferrari pousse son premier adjoint au Pont-de-Claix Sam Toscano à se présenter dans son canton, le canton est déjà détenu par le PS à travers la vice-présidente sortante Brigitte Périllié. Après avoir tenté de présenter une équipe commune avec Brigitte Perillié, les deux candidats PS Toscano-Périllié ne parviennent pas à s'entendre. Sam Toscano bénéficie alors de l'investiture du PS sur pression de Christophe Ferrari au détriment de Brigitte Périllié, Sam Toscano est alors associé à Pascale Virot adjointe au maire de la commune d'Heybeys sans étiquette. Brigitte Périllié part en dissidence divers gauche. Le premier tour des élections propulse le Front National en tête à plus de 26 % voix exprimées sur le canton du Président de la Métropole, la liste UMP-UDI-DVD arrive en seconde position avec plus de 25 % des voix exprimées. Sam Toscano et Pascale Virot obtiennent 21 % des voix exprimées, ils ne peuvent se maintenir pour le deuxième tour faute d'avoir obtenu le nombre de voix nécessaires. Bien que travaillant au quotidien dans la même majorité à la Métropole, le groupe politique « Rassemblement des Citoyens » représentant une alternative sociale et écologiste présente aussi une liste, les candidats du PS se retrouvent également opposés cette liste tendancée également à gauche et qui obtient environ 8 % des voix exprimées, renchérissant la division des gauches[10] peu compréhensible un an après les élections à la Métropole où la majorité d'union de la gauche a positionné Christophe Ferrari comme Président. Une union des listes de gauche aurait probablement permis de la positionner en tête sur le canton du Président de la Métropole[11]. À l'issue du second tour, la liste d'union de la droite UMP-UDI l'emporte devant la liste du Front National sur le canton, ce qui n'était pas arrivé depuis plus de quarante années au Pont-de-Claix.

En mai 2015, pour préparer le congrès du Parti Socialiste, les militants PS sont appelés à voter pour choisir la motion qui correspond le mieux aux tendances à donner dans la ligne politique du parti. Christophe Ferrari vote alors pour la motion B, soutenue par Christian Paul reconnu comme un des principaux frondeurs du parti, même si Christophe Ferrari exprime ne pas être lui-même un frondeur sur le réseau social Facebook en indiquant cependant que son vote pèse[12]. Or c'est la motion majoritaire dite motion A qui l'emporte largement en Isère, même au-delà du succès qu'elle rencontre au niveau national[13] positionnant Christophe Ferrari en retrait au sein même de son propre parti dans le département.

En juillet 2015, Christophe Ferrari signe avec la Ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, une convention pour les territoires à énergie positive pour la croissance verte permettant à la Métropole de Grenoble de disposer de 500 000 euros de subvention en fixant des objectifs quantifiés de réduction en besoin en énergie[14].

En novembre 2015, lors du lancement du projet de compteur Linky dans les locaux d'ERDF, Christophe Ferrari affirme en présence des Députés Fioraso, Battistel, Ribeaud ainsi que des grands acteurs de l'énergie, économiques et universitaires, que Grenoble serait la métropole capitale française de la Transition Energétique, en rappelant que l'écosystème grenoblois s'affirmait à l'intérieur de son territoire mais aussi rayonnait largement à l'extérieur de l'agglomération comme cinquième territoire mondial d'innovation selon le journal américain Forbes. En mars 2016, Christophe Ferrari fait adopter le compteur Linky à l'unanimité par le Conseil de Métropole[15].

En avril 2016, alors que l'eau potable au sud de la Métropole est contaminée par pollution fécale des sols, Christophe Ferrari tient une réunion publique qui rassemble plus de 1500 personnes. Christophe Ferrari est alors conspué par des habitants excédés, il s'engage autour de quatre solutions techniques permettant un raccordement à d'autres sources d'eau potable réputées sures et fiables, il rappelle enfin que le problème est connu depuis des décennies, bien avant son élection et l'entrée des communes concernées dans la métropole, et qu'il assumera néanmoins toutes les conséquences[16].

En avril 2016, alors que le maire de Grenoble, Eric Piolle, retire sa ville du projet TGV Lyon-Turin, Christophe Ferrari indique que la métropole grenobloise ne peut faire la politique de chaise vide sur ce sujet, puisque la desserte Lyon-Grenoble est en partie concernée par le projet de TGV, et qu'elle contribuera au développement écologique de toute la métropole, Grenoble comprise[17].

En septembre 2016 pour les élections primaires du Parti Socialiste, Christophe Ferrari indique qu'il soutient Arnaud Montebourg pour la candidature à la présidentielle de 2017, et non François Hollande, parce qu'Arnaud Montebourg a su lancer des programmes de réindustrialisation de la France lorsqu'il était ministre[18].

Le , Christophe Ferrari annonce qu'il quitte le Parti socialiste[19].

Mandats politiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [« http://iuf.amue.fr/author/cferrari/ Christophe Ferrari Membre IUF]», 25 avril 2014.
  2. [« http://www.pubfacts.com/author/Christophe+Ferrari publications scientifiques annuelles Christophe Ferrari] », 25 juillet 2014
  3. Cartographie en bas de page des travaux de Christophe Ferrari sur le site biomedexperts, 22 juillet 2014
  4. [« http://www.village-de-bresson.fr/iso_album/metroscope-108.pdf Christophe Ferrari CV Express page 7] », 25 avril 2014
  5. « Le PS défait par la vague bleue et la montée du FN », sur Le Monde, (consulté le 29 avril 2014)
  6. « Le socialiste Christophe Ferrari élu président de la Metro de Grenoble », Libération, 25 avril 2014.
  7. « https://www.lesechos.fr/industrie-services/immobilier-btp/0203738242286-encadrement-des-loyers-grenoble-veut-aussi-pouvoir-appliquer-la-mesure-1037903.php Encadrement des loyers, Grenoble veut aussi pouvoir appliquer la Mesure », 01 septembre 2014
  8. « http://lessor.fr/2014/09/24/i-road-coms-l%E2%80%99innovation-deplacement/ I-Road et Comms l'innovation et le déplacement », 24 septembre 2014
  9. http://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/12/20/taxe-d-habitation-au-pont-de-claix-la-part-communale-sera-proche-de-zero Part communale réduite de la taxe d'habitation
  10. https://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/2015/03/20/resultats-du-canton-du-pont-de-claix-aux-elections-departementales-en-isere-1er-tour-679355.html Résultats 1er tour Départementales Pont-de-Claix
  11. http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/elections-departementales-2015/20150323.OBS5285/departementales-2015-4-departements-ou-les-divisions-ont-ete-fatales-a-la-gauche.html Détail sur le premier tour des départementales point sur l'Isère et Pont-de-Claix
  12. « PS: Ferrari votera la motion B mais se défend d'être un "frondeur" » (consulté le 5 juin 2015).
  13. « Parti Socialiste : la motion A arrive largement en tête dans le département de l'Isère - France 3 Alpes » (consulté le 5 juin 2015).
  14. « La Métropole grenobloise en route vers la transition énergétique » (consulté le 18 février 2016).
  15. « Linky : la Métropole veut mettre « fin aux fantasmes » », sur www.ledauphine.com (consulté le 20 mai 2016).
  16. « Le président de la Métro de Grenoble conspué lors d'une réunion sur l'eau à Vif, en Isère - France 3 Alpes », sur France 3 Alpes (consulté le 20 mai 2016).
  17. Laurent Gallien, « Lyon-Turin : "Moi je ne fais pas la chaise vide sur le sujet" C. Ferrari, président de la Métropole de Grenoble », (consulté le 25 août 2016).
  18. Nicolas Crozel, « Métropole de Grenoble : Christophe Ferrari soutient Montebourg et tacle Hollande », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 11 octobre 2016).
  19. http://www.ledauphine.com/isere-sud/2018/03/11/le-president-de-la-metropole-grenobloise-christophe-ferrari-quitte-le-ps-ktmx

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]