Liste des maires de Caen

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Maire de Caen
Image illustrative de l’article Liste des maires de Caen

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Titulaire actuel
Joël Bruneau
depuis le
Création 1203
Mandant Suffrage universel
Durée du mandat 6 ans
Premier titulaire Simon d'Escures
Résidence officielle Abbaye aux Hommes
Site internet http://www.caen.fr

Cet article liste les maires de Caen.

Fonction créée en 1203, le premier titulaire est Simon d'Escures. Depuis le , le poste est occupé par Joël Bruneau (Les Républicains), qui siège à l'Abbaye aux Hommes.

Historique de la fonction[modifier | modifier le code]

En 1203, Jean sans Terre affranchit la commune de Caen qui peut se doter d’un beffroi, d’une cloche, d'un sceau et d'un hôtel municipal. Ces privilèges sont reconnus par Philippe Auguste après la prise de la ville en 1204[1]. Les habitants proposent trois noms au roi qui choisit dans cette liste le maire nommé pour trois ans. La fonction est supprimée après le siège la ville en 1346[1]. Ce système triennal est rétabli par des lettres patentes de Charles V du [1]. Malgré la règle, il arrive parfois que des officiers ne tiennent leur office que pour un an[2]. Les titulaires ont plusieurs noms pour les désigner : les bourgeois jurés, les jurés et commis au gouvernement de la ville, les conseillers-jurés au gouvernement de la ville de Caen, les conseillers et gouverneurs de la ville et enfin les échevins[2].

À partir du milieu du XIVe siècle, les grands baillis occupent le poste de maires[3], la gestion de la ville échouant à un collège de six personnes élus pour trois ans au mois de janvier. Ils sont assistés d'un conseil de 18 membres[4]. Charles VIII accorde aux maires le droit de lever des deniers à l'octroi sur les marchandises entrantes le par l'intermédiaire d'Alain de Goyon de Matignon. La ville reconnaissante lui cède les petits près[2].

Une ordonnance d'Henri II restreint l'accès à la fonction d'échevin : il faut être « marchands, bourgeois et habitants de Caen, à l'exclusion des officiers qui y pouvaient entrer auparavant »[2]. En avril 1565, Charles IX institue la juridiction des maires et échevins pour l'administration civile des affaires mais la ville en bénéficie déjà[2]. En 1591, 400 bourgeois élisent six gouverneurs et échevins[1].

Sous Louis XV, le maire fut à nouveau nommé sur une liste de trois noms proposait par la ville et les Jurés furent remplacés par six officiers assistants, communément appelé les Échevins[5].

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Les premiers maires et échevins furent[6],[1] :

  • 1199-1200 – Geoffroy de Repton[7]
  • 1203 - Simon d'Escures
  • 1205 - Robert Fitz Ranulphe
  • 1206 - Guillaume du Cellier
  • 1209 - Hubert Anzeré
  • 1357 : Nicolas, Aussout, Jean de Baussieu, Robert Ysore, Robert Duval, Richard de Bray, Jean Pilet
  • 1360 : Raoul de Bray, Jean le Lyonnais, Collart le Chevalier, Girard du Temple, Thomas le Marchand, Gilles Hamon
  • 1363 : Raoul de Bray, Pierre le Flament, Thomas le Marchand, Raoul Robbilard, Girard du Temple, Jean le Lyonnais
  • 1364 : Raoul de Moulineaux, Robert de Sarclus, Michel de la Salle, Richard Champin, Nicolas Hubert, Guillaume Danjou
  • 1366 : Roger de Heris, Raoul Bertran, Raoul de la Vilette, Jehan Pilet, Jehan Desjardins, Jehan Legars
  • 1383 : Simon Guesdon, Garin Auber, Raoul Bertran, Robert Vimont, Renouf Madier
  • 1396 : Robert l'Évesque, Guillaume le Gras, Jean Grosparmy, Enguerrand de Sainte-Marie, Jean Batlagent, Guillaume le Landois
  • 1411 : Guillaume Guiffart, Renaouf Madier, Richard de Bray, Richard Simon, Pierre Lechevallier, Pierre de la Motte
  • 1428-1430 : Guillaume de Loraille, Roger le Cloutier, Étienne Millières, Jean Symon, Guillaume le Roy, Jean Duran
  • 1431 : Pierre le Chevalier, Guillaume Grosparmy, Pierre clouet, Jean Coquesalle (anglais), Richard Codnove (anglais), Guillaume Hallifax (anglais)
  • 1434 : Guillaume le Picard, Jean Salles, Jean Massingham, Pierre le Prince, Richard l'Éspicier, Jean le Chevalier
  • 1437 : Guillaume Lepicart, Guillaume Rouxel, Pierre Legrand, Jehan Simon, Jeahn Salles, Guillaume de Bernard
  • 1439 : Pierre le Chevalier, Jean Durant, Guillaume Groparmy, Jehan de Semilly, Jean de la Noé
  • 1509 : Michel Mabré
  • 1542 : Charles le Fournier, Nicolas Moges (sieur de Buron), Guillaume de Bourgueville, Guillaume Baratte, Jean Beaulart, Tassin Bellet
  • 1545 : Guillaume de la Lande, Jean le boucher, André le Sens, Guillaume Rouxel, François Roger, Pierre Duhamel
  • 1548 : Guillaume de la Guette, Pierre de la Court, Philippe Morin, Guillaume Gondouin, Michel Augier, Germain Auvray
  • 1551 : Guillaume Bourdon (sieur de Champgoubert), Guillaume Desobeaux, Jean Ovardel, Jean Denis (sieur de Petitville), Vincent Alain, Germain Bunel
  • 1554 : Guillaume Desobeaux, Jean Denis, Adrien Goseaume, Jean de Bacilly, Jean Jourdain, Michel Ysorey
  • 1564 : Pierre Lemassecrier, Pierre Vaultier, Pasquier Lecharpentier, Pierre Ovardel, Laurent Leporcher, Thomas Allain
  • 1567 : Robert Roger (sieur de Lion), Thomas Lebrethon, Jean vaultier dit Laporte, Robert Lesmerey, Robert Lechartier, Louis Levavasseur
  • 1570 : Thomas Lebrethon, Louis Levavasseur, Robert Lechartier, Guillaume Ruault, Thomas Lemaistre, Richard Graindorge
  • 1592 : Henry Mabré
  • 1655 : Jean-Louis Le Bourgeois (sieur de Torp)[8], robert Lecomte (sieur de Saint-Évroult), Jacques Ancelin (sieur de la Hogue), Jean de la Rogue, Pierre Rouxelin, Pierre Lecoq (sieur de Biéville)
  • 1659-1665 : Richard de Saint-Simon (sieur de Meautis), Lecoustelier (sieur de Beaumont), André de Brieux (sieur du Breuil), François Lecerf (sieur du Homme), Jean Lemarchand (sieur de Rochemer), Robert Bazin (sieur de Boudemare)
  • 1665-1671: De missy, Graindorge, Prunier, Aubrée, Lefébure, Lemarchand
  • 1671 : De Missy, D'Anisy (sieur de Villons), Lefébure, Formage (sieur de Sainte-Honorine), Daumesnil, Gost
  • 1674 : Gosselin, Du Thon, Formage, Gost, Rouxelin, Daumesnil
  • 1676 : François de Cauvigny, Nicolas Allain (sieur de Barbières), Jacques Anselin (sieur de la Hogue), Nicolas Leroy (sieur de Baugy), Gabriel (sieur de la Motte), Jean Daumesnil
  •  ? - 1684 : Marc Restout
  • 1683 - 1686 : Jean Regnault de Segrais[9]
  • 1701 : Gosselin, De Chaumontel, Dionis, Danois, De Baillehache, De Baize de Breteville
  • 1704 : Daumesnil, Lebahy, De Chaumontel, Gosselin, Danois, Couture
  • 1707 : D'Anfernet, Le Bas de Baron, de Vauxmorel, Prévost, Couture, Rayé
  • 1710 : Legrand de Gallemanches, Le Bas de Baron, Du Boulay, Rayé, Prévost, Couture
  • 1713 : Le Courtois, Le Grand de Gallemanches, De Saint-Martin, Tardif
  • 1715 : Hubert, Saint-André, Lefébure, Tardif, Legrand
  • 1718 : De Verdun de Bernières, De Touchet de Courcelles, Duperré, Goguet de Branville, Lefébure, De Baize de Breteville
  • 1782 : Jacques-Alexandre le Forestier, comte de Vendeuvre (maire)[10], Comte de Faudoas, D'Argouges, De Chappedelaine, Bacon de Saint-Mavieu, Collombel
  • 1785 : De Faudoas, D'Argences, De Chappedelaine, De Saint-Manvieu, Duperré, Saint-Vicent
  • 1789 : De Cagny (maire), De Cairon, De Dampierre, Saffrey, Longuet, La rue, Deshommais

Depuis la Révolution[modifier | modifier le code]

Période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
Jacques-Alexandre Le Forestier de Vendeuvre
Samuel Chatry Lafosse l’aîné
Jean-Baptiste Le Goupil Duclos
Jean-André Signard D’Ouffières
Jean Anne Jacques Gohier de Jumilly
Jacques-Alexandre Le Forestier de Vendeuvre
Pierre-Louis Bonnet de Mautry
Jean François Joseph Auvray de Coursanne l’aîné
Jean-Baptiste Le Goupil Duclos
Saint Martin fils
Jacques Thomas Étienne Sosson
Laurent Fanet 25 frimaire an II
Servant 24 nivôse an II
Jean-Adrien Lasseret 3 pluviôse an II
François Gast 24 ventôse an II
Joachim Langlois 11 prairial an II
Jean-Louis Daigremont père 27 fructidor an II
Jean-Baptiste Le Goupil Duclos 11 floréal an III
Jean-Louis Daigremont 23 ventôse an III
Gautier Desvaux
Michel Louis Lamy 13 messidor an IV
Louis-François-Pierre Louvel de Janville 9 germinal an V
Godefroy 4 floréal an VI
Philippe-François Diguet
Jean-Baptiste d'Aigremont de Saint-Manvieu

Premier Empire, Première restauration, 100 jours et monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
Jacques-Guy Lentaigne de Logivière
Seconde Restauration
Augustin Le Forestier, comte de Vendeuvre
Louis Le Forestier, comte d'Osseville
Monarchie de Juillet
Pierre Lefebvre-Dufresne
Auguste Donnet

Deuxième République et Second Empire[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
François Durand
François-Gabriel Bertrand François-Gabriel Bertrand

Troisième République[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
François Roulland François Roulland Décès en cours de mandat
Charles-Alfred Bertauld Charles-alfred-bertauld.JPG
Paul Toutain Paul-toutain.JPG
Albert Mériel Albert-meriel.JPG Premier maire élu au suffrage universel masculin
Georges Lebret Lebret, Georges Adolphe.jpg
Paul Toutain Paul-toutain.JPG
René Perrotte René-perrotte.JPG Républicain de gauche Battu aux élections cantonales de 1904, il démissionne de son poste de maire[11]
Pierre Dumalle Pierre-dumalle.JPG Droite nationaliste Décès en cours de mandat (embolie cardiaque)
Adrien Le Page Adrien-lepage.JPG Droite nationaliste Démissionne, officiellement pour raisons de santé[11]
Jules Séjourné Jules-sejourne.JPG Droite nationaliste
René Perrotte René-perrotte.JPG
Armand Marie
André Detolle Détolle André, maire de caen, vers 1930.JPG Républicain Il est maintenu à son poste par le préfet Graux par décision de l'amiral Darlan du [12]
Dissolution de l'équipe municipale par le GPRF, remplacée par la Délégation spéciale menée par Yves Guillou[13].

Quatrième et cinquième République[modifier | modifier le code]

Nom Dates du mandat Parti Notes
Yves Guillou RPF-CNI Premier maire élu au suffrage universel
Camille Riby Président de la délégation spéciale après le rattachement de Venoix
Jean-Marie Louvel MRP Décès en cours de mandat (hémorragie cérébrale)
Jean-Marie Girault UDF
Brigitte Le Brethon Brigitte Le Brethon UMP
Philippe Duron Philippe Duron PS
Joël Bruneau Mandat en cours LR

Résidence[modifier | modifier le code]

le conseil municipal en séance en 2012

Les premiers échevins se rassemblent sur le Châtelet du pont saint-Pierre. Mais parfois, les réunions se déroulent dans l'église des Jacobins ou à l'hôtel-Dieu[2]. Le premier hôtel de ville est détruit lors du siège de 1346. Un second hôtel de ville est reconstruit au même endroit entre 1346 et 1367[14]. Il comporte quatre tours dont l'une formait le beffroi abritant la grosse horloge de la ville[15].

À partir de 1733, une partie de l'administration municipale s'installe dans l'hôtel d'Escoville situé à proximité sur la place Saint-Pierre[16]. Malgré les plaintes des autorités municipales, le châtelet est détruit en 1755 car il est devenu trop fragile et gêne la circulation[16]. Les échevins s’établissent définitivement dans l’hôtel d'Escoville. En 1792, l'administration municipale, après la constitution civile du clergé, prend possession du séminaire des Eudistes situé sur la Place de la République[17]. Le , le bâtiment est en grande partie détruit et le dernier bombardement aérien des Alliés, le 7 juillet, détruit ce qui était encore resté debout[18].

Les ruines de la bibliothèque du palais des facultés, également détruit, sont sécurisées afin de servir de locaux provisoires pour l'administration municipale[19]. Le lycée Malherbe, alors installé dans l'ancienne abbaye aux Hommes, accueille aussi certains services municipaux[20]. Début août 1944, l'essentiel des services municipaux sont installés dans les locaux du lycée de jeunes filles de la rue Pasteur[21]. Un projet de reconstruction de l’hôtel de ville sur la place de la république est présenté par Marc Brillaud de Laujardière en 1950 ; plusieurs fois modifié, il est rejeté par le conseil municipal et, en 1954, il est définitivement abandonné, la municipalité décidant de s'installer dans l'ancienne abbaye aux Hommes[22] qu'elle convoitait depuis la Libération[20]. Les locaux, occupés jusqu'alors par le lycée Malherbe, sont restaurés et livrés le [20]. Le , la première réunion du conseil municipal se déroule dans la salle capitulaire ; depuis 1976, elles se tiennent dans la salle des Gardes[23].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e Gilles Henry, Caen au fil des ans, Éditions Charles Corlet,
  2. a b c d e et f Pierre-Daniel Huet, Les origines de la ville de Caen,
  3. Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement,
  4. Gabriel Désert (dir.), Histoire de Caen, Édition Privat,
  5. Gervais de La Rue, Nouveaux essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, Caen, Mancel, 1842, pp. 83-111
  6. larue 1820, p. 129
  7. Lucien Musset, « Essai sur la bourgeoisie caennaise (1150-1250) », Annales de Normandie, 1978, Volume 28, no 28-4, p. 411
  8. Grégoire-Jacques Lange, Éphémérides normandes, Caen, Imprimerie de Bonneserre, 1833, t. 1, p. 6
  9. « Regnault de Segrais (1604-1701 », sur http://www.academiecaen-scabl.com, Académie de Caen
  10. Édouard de Magny, Nobiliaire de Normandie, Lille, Librairie Héraldique d'Auguste Aubry,
  11. a et b Ouest-France, 16 février 2001
  12. Rémy Desquesnes, Caen 1900-2000 : un siècle de vie, Fécamp, Éditions des Falaises, 2001, p. 75
  13. Rémy Desquesnes, op. cit., p. 95
  14. Christophe Collet, Pascal Leroux, Jean-Yves Marin, Caen cité médiévale : bilan d'archéologie et d'histoire, Calvados, Service Département d'archéologie du Calvados, 1996
  15. Charles de Bourgueville, sieur de Bras, Les Recherches et antiquitez de la province de Neustrie, à présent duché de Normandie, etc., Caen, 1833, p. 9
  16. a et b Pascal Liévaux, « Les architectes du roi et l'architecture communale des villes atlantiques » dans Hélène Rousteau-Chambon (dir.) Jacques V Gabriel et les architectes de la façade atlantique, Actes du colloque de Nantes du 26-28 septembre 2002, Paris, Éditions Picard, 2004, pp. 179-181
  17. Guillaume de Bertier, « Le dossier d'une spoliation : Le séminaire des Eudistes de Caen (1790-1792) », Annales de Normandie, 1994, vol. 44, no 3-4, p. 314
  18. « Caen et la Seconde guerre mondiale », Michel Le Querrec
  19. « Caen et la reconstruction » dans Caen, une ville à explorer, dossier pédagogique du SCÉRÉN (CNDP – CRDP), p. 20 [lire en ligne]
  20. a b et c Bernard Beck (dir.) et Jean-Ghislain Lepoivre (dir.), Le lycée Malherbe deux siècles d'histoire, Association du bicentenaire du Lycée Malherbe, (ISBN 2-912468-16-7)
  21. Edouard Tribouillard, Caen après la bataille : la survie dans les ruines, Mémorial de Caen, (ISBN 2737312809)
  22. Ibid., p. 22
  23. « L'abbaye aux Hommes – Chronologie », sur http://www.caen.f, Ville de Caen

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Daniel Huet, Les origines de la ville de Caen,
  • Gervais de La Rue, Essais historiques sur la ville de Caen et son arrondissement, Caen, Poisson,
  • Jeanne Grall, « La délégation spéciale de Caen en 1944-1945 », Les annales de Normandie, vol. 38,‎ (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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