Erwan Lecœur

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Erwan Lecœur
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Directeur de thèse

Erwan Lecœur est un sociologue et politologue français né en 1970, proche d'EELV. Journaliste, chargé de cours, directeur d'études, il a travaillé dans la communication (politique et publique).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômé en sciences politiques (université libre de Bruxelles) et en journalisme, Erwan Lecœur est docteur en sociologie[1] après avoir soutenu, le , une thèse intitulée Front national : sens et symboles. La construction d'un repli identitaire ethnico-religieux dans la France de la fin du XXe siècle[2] avec, comme directeur, Yves Chevalier[2].

Un article du en une du journal Le Monde[3] relève que Lecœur a, dès fin 2001, émis l'hypothèse d'un approfondissement de la « crise du sens » qui avait fait le lit du « phénomène Le Pen » et d'une progression logique des scores du FN qui pouvait entraîner l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle (du 21 avril).

Plusieurs chapitres de cette thèse sont retranscrits dans un ouvrage, paru l'année suivante (mars 2003) aux éditions La Découverte, Un néopopulisme à la française.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Spécialiste du populisme et de l'extrême droite française, Erwan Lecœur a enseigné la psychologie sociale et s'intéresse en particulier aux liens entre religieux et politique, à l'utilisation de symboles, à la forme du discours et aux autres évocations signifiantes dans le domaine social et politique. Il mène des activités d'études et de conseils dans le domaine de la communication politique et de la sociologie et poursuit une activité de recherches sur l'extrême droite, la communication et les médias, le rôle des partis et des mouvements citoyens[4], ou l'écologie politique.

Médiascopie et Observatoire du débat public[modifier | modifier le code]

Il devient en 2003 directeur d'études de l'institut Médiascopie et directeur scientifique de l'Observatoire du débat public (organisme indépendant de veille sociologique sur les médias et la politique), au sein duquel il mène de nombreuses études qualitatives de « veille sociologique » (méthodes qualitatives) sur l'impact de la réception médiatique et leurs effets sur les représentations sociales des « médiaconsommateurs » français et leurs opinions politiques[5]. Début 2006, il avance par exemple : « On peut assister en 2007 à une forme de révolte conservatrice[6]. »

En 2007, il dirige chez Larousse un Dictionnaire de l'extrême droite qui rassemble les contributions de spécialistes comme Jean-Yves Camus, Sylvain Crépon, Nonna Mayer, Marie-Cécile Naves, Brigitta Orfali, Bernard Schmid, Fiammetta Venner.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il a été chargé de séminaire à l'Institut d'études politiques de Lille en 2008 (sur le Front national), puis sur l'écologie politique en 2012 (à l'Institut catholique de Paris, FASSE). Depuis 2015, il est chargé de cours en communication politique à l’Institut d'études politiques de Grenoble[7].

sociologue et politiste, chercheur associé au laboratoire PACTE de l'université de Grenoble Alpes..connue pour ses positions woke

Parcours associatif et politique[modifier | modifier le code]

Auprès d'EELV et des Colibris[modifier | modifier le code]

Proche d'Europe Écologie Les Verts, il livre des conseils en stratégie et communication au parti en 2009 lors de la campagne des européennes[7].

Il succède pendant quelques mois en 2013 à Cyril Dion au poste de responsable stratégie du mouvement Colibris[8],[7].

Il oriente depuis quelques années ses travaux de recherche (et écrits) autour de l'écologie politique, des nouveaux comportements et des questions de changement d'attitude (opinions et comportements) et d'évolution des modes de vie face aux nouveaux défis contemporains (changement climatique, catastrophes naturelles, etc.)[9].

À la municipalité de Grenoble (2014-2017)[modifier | modifier le code]

Après avoir été sociologue-consultant pour Éric Piolle lors de la campagne municipale de 2014 à Grenoble[7], il devient le directeur de la communication de la municipalité de Grenoble en mai 2014[8], poste qu'il quitte en novembre 2017[7]. À ce poste, il remanie intégralement la formule du journal municipal et crée le magazine bimédia GreMag[10] qui se voit récompensé par le prix de la presse territoriale de Cap com[11], en 2015.

Dans les médias[modifier | modifier le code]

Sur les sujets concernant l'extrême droite française, il est invité de façon régulière dans les médias (Libération[12],[13],[14]).

En 2021, il suscite une controverse en analysant la gifle reçue par le président de la République Emmanuel Macron comme un produit des jeux vidéos[15].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Raphaëlle Besse Desmoulières, « Renversant "l'ordre préétabli", l'écologiste Éric Piolle ravit Grenoble au PS », Le Monde, 1er avril 2014.
  2. a et b « Le Front national : sens et symboles. La construction d'un repli identitaire "ethnico-religieux" dans la France de la fin du XXe siècle », sur theses.fr (consulté le ).
  3. Nicolas Bourcier, « Vendredi, dans une salle à moitié vide, un étudiant soutient une thèse sur Le Pen », sur lemonde.fr du .
  4. Valérie Ségond, « Mouvements citoyens, la grande mue du politique » sur lemonde.fr du .
  5. Cf. Denis Muzet : La Mal info, 2006, ou D. Muzet : La Croyance et la Conviction, 2007.
  6. Éditorial de Rémy Puyuelo dans Empan 2006/2 (n° 62), pages 7 à 9, sur cairn.info.
  7. a b c d et e Victor Guilbert, « La galaxie Eric Piolle : Erwan Lecoeur, l’atout “socio” des écolos 6/6 », sur rue89lyon.fr, (consulté le ).
  8. a et b « Erwan Lecœur nommé dircom adjoint à Grenoble », sur La Tribune.fr, (consulté le ).
  9. Jeanne Daucé, « EELV/La France Insoumise : au-delà des résultats électoraux, quel poids militant ? », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  10. Voir sur gre-mag.fr.
  11. Voir sur cap-com.org.
  12. Charlotte Rotman, « Le lepénisme est une façon de parler commune à l’UMP », sur Libération (consulté le ).
  13. Lilian Alemagna, « La gauche plurielle, un mauvais souvenir », sur Libération (consulté le ).
  14. Renaud Dely, « Au FN, comment faire du neuf avec le vieux », sur Libération (consulté le ).
  15. Condé Nast, « Un sociologue explique sur BFMTV que la gifle reçue par Emmanuel Macron est la faute des jeux vidéo et se fait détruire par les internautes », sur GQ France (consulté le ).
  16. « Faire des documentaires sur le milieu politique est devenu très difficile », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. (notice BnF no FRBNF46596877).

Liens externes[modifier | modifier le code]