Saint-Drézéry

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Saint-Drézéry
Vue générale
Vue générale
Blason de Saint-Drézéry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Castries
Intercommunalité Montpellier Agglomération
Maire
Mandat
Jackie Galabrun-Boulbes
2014-2020
Code postal 34160
Code commune 34249
Démographie
Population
municipale
2 206 hab. (2011)
Densité 211 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 03″ N 3° 58′ 58″ E / 43.7341666667, 3.98277777778 ()43° 44′ 03″ Nord 3° 58′ 58″ Est / 43.7341666667, 3.98277777778 ()  
Altitude Min. 60 m – Max. 145 m
Superficie 10,47 km2
Localisation

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Saint-Drézéry

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Saint-Drézéry

Saint-Drézéry est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon. jusqu'au XXe siècle, la commune s'appelait Saint-Drézéry de Courbessac.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes  de Saint-Drézéry

Les armes de Saint-Drézéry se blasonnent ainsi :

d'argent à un saint Drézéry de gueules tenant une palme de sinople[1]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Saint-Drézériens.

La commune se nomme en occitan Sant Dreseri[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Propriété de l'Évêché de Maguelone au Moyen Âge, le prieuré de Saint-Drézéry est un petit hameau qui grandit lentement. À la fin du XVIe siècle, il ne compte que 25 feux, soit quelques dizaines d'habitants.

Au XVIIe siècle, Le "domaine de Saint-Drézéry" comprend un château transformé en monastère (partiellement détruit par un incendie le 2 août 1790), ainsi que des bâtiments, terres labourables, vignes, bois, appartenant au chapitre de la cathédrale de Montpellier, il est le lieu de villégiature du clergé montpelliérain.

Pendant sa jeunesse, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès y séjourne de nombreuses fois en vacances avec son oncle, Étienne-François de Cambacérès, archidiacre de Montpellier. En 1791, le domaine est vendu comme bien national par la municipalité de Montpellier (estimation 22 736 livres 10 sols). Vice-président du conseil municipal, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès ne peut se porter acquéreur de Saint-Drézéry, il se sert donc d'un prête-nom pour acheter le domaine. Saint-Drézéry est adjugé 50 100 livres le 4 janvier 1791 au sieur Claris, procureur à Montpellier, qui le revend à Cambacérès le 12 janvier 1791 pour la même somme. À sa mort, Cambacérès lègue le château à la cathédrale de Montpellier.

Au XIXe siècle, la croissance démographique s'accélère et le village, essentiellement agricole (la vigne est la culture principale), s'étend au-delà de son périmètre d'origine.

* Le texte ci-dessus contient des extraits du site de Emmanuel Prunaux dédié à Jean-Jacques-Régis de Cambacérès

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1892 1896 François Caussel NC Maire
1896 1897 François Caussel NC Maire
1897 1897 Théophile Soulier NC Maire
1897 1899 Polydore Ricome NC Maire
1899 1904 Jacques Durand NC Maire
1904 1904 Louis Caussel NC Maire
1904 1919 Paul Saumade NC Maire
1919 1925 Jean Saumade NC Maire
1925 1929 Jean Berger NC Maire
1929 1935 Paul Bonbonous DVG Maire
1935 1944 Louis Caussel DVD Maire
1944 1945 Jacques Ricard PCF Maire
1945 1971 Adrien Cardonnet UDR Maire
1971 1995 Gaston Sueur UDR puis RPR Maire
1995 1999 Yvon Berger RPR Maire
1999 2008 Michèle Déplanques DVD Maire
2008 2014 Jacqueline (dite Jackie) Galabrun-Boulbes DVD Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 206 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
247 191 301 311 320 346 352 347 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
401 467 535 587 502 503 505 510 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
575 592 602 597 649 627 513 501 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
523 555 574 1 017 1 329 1 754 2 096 2 093 2 156
2011 - - - - - - - -
2 206 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Activités économiques[modifier | modifier le code]

  • Le domaine viticole de château Puech-Haut

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Château du XVIIe siècle
  • Le parc du Château : le Parc, aujourd'hui municipal, a été acquis par la commune, en 1950, grâce à la réalisation d'un emprunt contracté auprès des habitants de Saint-Drézéry.

L'église Saint-Didier du XIIe siècle[modifier | modifier le code]

De l'église primitive, construite au XIIe siècle, il ne reste que la nef, devenue le chœur actuel (en 1455 le chœur, le couvert et un mur latéral se sont écroulés). Elle fut agrandie en 1851 sur l'emplacement de l'ancien cimetière.

La nef gauche : l'autel du Saint-Sacrement est une œuvre contemporaine. Le tabernacle est inséré dans une fresque de Nicolas Greschny, réalisée en 1975, qui représente la Cène. L'icône de Notre-Dame, du même auteur, fait l'objet de la vénération des paroissiens. Quant au vitrail, le plus ancien de l'église, il représente Saint Didier.

Le chœur : au fond, une autre fresque de Greschny : Le Christ Docteur. Y sont inscrits : "Voie", "Vérité" et "Vie" (en occitan). À droite, la croix et le Christ argenté. L'autel est en chêne massif, une croix du Languedoc y est sculptée. L'ambon est constitué de l'ancien motif de la chaire de vérité, à savoir l'Annonciation.

La nef de droite : y figure la troisième fresque de Nicolas Greschny, inspirée par le chapitre 12 de l'Apocalypse. Faisant le pendant de l'autel du Saint-Sacrement, le baptistère, réalisé selon la même conception.

L'orgue : électronique, de marque "Viscount", il a été complété par M. Edmond Grand. De part et d'autre du chœur, appuyées sur deux piliers de l'église, 6 enceintes acoustiques asservies : en bas, deux correspondent aux jeux du pédalier, celles du milieu aux jeux du premier clavier, celles du haut au positif. Au fond du chœur, derrière l'autel, un caisson de basses, lui aussi asservi, permet de simuler des tuyaux de 32 pieds, conférant à cet instrument une excellente sonorité. Cet orgue fut béni dans les années 90 par l'abbé De Bock, curé de la paroisse.

La cloche : fondue le 27 octobre 1776 par le sieur Poutignon, maître fondeur à Montpellier. Son poids s'élève à "six quintaux et soixante-quatorze livres". Elle fut bénie le 9 février 1779 par Monsieur le curé Bigorre. On lui imposa alors les noms de Saint Paul et de Sainte Marguerite. Y est inscrite cette devise, extraite du psaume CII : "In conveniendo populos in unum et reges ut serviant domina" : "Au son de cette cloche, les peuples et les rois s'assembleront pour servir le Seigneur". Les noms de Monsieur Bigorre, curé, de la marraine et de Jean Ribeyrolles sont inscrits à côté de cette devise[4].

Le Cimetière actuel : fut béni le 10 mai 1852, par Monsieur l'abbé Maraval, curé de Saint-Drézéry[5].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial des communes de l'Hérault, Didier Catarina, Jean-Paul Fernon, avec le concours de Jacky David, éd. Artistes en Languedoc, 2004, (ISSN 1264-5354), p. 62.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. Notice historique sur le village de Saint-Drézéry de Courbessac, par P. Merle 1896
  5. site web de la paroisse de Castries