École alsacienne

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École alsacienne
Image illustrative de l'article École alsacienne
Généralités
Pays Drapeau de la France France
Académie Paris
Coordonnées 48° 50′ 28″ N 2° 20′ 02″ E / 48.841111, 2.33388948° 50′ 28″ Nord 2° 20′ 02″ Est / 48.841111, 2.333889  
Adresse 109, rue Notre-Dame-des-Champs
75006 Paris
Cadre éducatif
Type Établissement privé sous contrat
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Point carte.svg

L’École alsacienne est un établissement privé laïque sous contrat d'association avec l'État situé au 109, rue Notre-Dame-des-Champs à Paris dans le 6e arrondissement (entrée des primaires au 128, rue d’Assas), non loin de Port-Royal et du Jardin du Luxembourg.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'école est fondée officiellement en 1874[1], après trois années de fonctionnement, par des pédagogues et des universitaires alsaciens protestants[2], venus vivre en France après l'annexion de l'Alsace-Lorraine par l'Allemagne à la suite de la défaite française de 1870.

La nouvelle école est un établissement d'enseignement secondaire[2] qui s'inspirait du modèle du gymnase protestant strasbourgeois Jean-Sturm, ayant l'ambition de « produire un type d'homme cultivé qui alliât aux vertus de l'âme régionale, les qualités générales de l'humaniste »[2]. Les deux premiers directeurs de l'école jusqu'en 1921, Frédéric Rieder et Théodore Beck, sont des pasteurs, anciens élèves du gymnase Jean-Sturm.

L'École est très rapidement un des laboratoires de l'enseignement public, reconnue comme une «école pilote»[1]. Laïque dès 1874, mixte en 1908[3], elle insiste dès ses débuts sur l'importance du français (au détriment du latin) et des langues étrangères. Elle ouvre un gymnase et un laboratoire scientifique en 1881. Les méthodes audiovisuelles sont introduites en 1963, avec l'installation d'un circuit fermé de télévision.

Allant du jardin d'enfants à la terminale, l'École alsacienne fait partie des établissements parisiens réputés. Les élèves de l'École alsacienne sont souvent issus des couches les plus favorisées de la population en raison du caractère sélectif des procédures d'admission et de son implantation géographique. L'établissement propose relativement peu de places aux intégrations en cours de cursus, car beaucoup des élèves y effectuent l'intégralité de leur scolarité[2]. L'école a envisagé d'ouvrir un établissement à Argenteuil[2], mais ce projet n'a pas abouti.

Pédagogie[modifier | modifier le code]

L'école prône des méthodes actives d'enseignement. Ainsi, l'épanouissement de l'enfant est placé au cœur du système éducatif, jusque dans la disposition des lieux[2]. L'enseignement des sports, des arts plastiques et de la musique est valorisé, par exemple avec la création d'une classe à horaires aménagés musique au collège.

Afin de responsabiliser les élèves et les familles, dès ses débuts l'école pratique une pédagogie sans sanction ni récompense.

Les langues tiennent une place importante dans l'enseignement. L'allemand dans les premières années de l'école, mais le chinois est enseigné depuis 1963. Les cours d'anglais sont obligatoires à partir du primaire, et elle pratique des cours de langues intensifs au collège et au lycée, en particulier avec les sections européenne (anglais renforcé) et orientale (chinois renforcé).

Langues enseignées[modifier | modifier le code]

  • allemand (LV1 à partir de la 6e)
  • anglais (à partir du primaire, en LV1 et LV2 à partir de la 6e, section européenne à partir de la 4e)
  • chinois (LV2 à partir de la 4e, LV3 à partir de la seconde, section orientale à partir de la 4e)
  • espagnol (LV2 à partir de la 4e ou LV3 à partir de la seconde)
  • grec (option à partir de la seconde)
  • italien (LV2 à partir de la 4e)
  • latin (option à partir de la 5e)
  • russe (option à partir de la 4e).

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b «Histoire de l'École alsacienne» par Roger Grunersur le site de l'école.
  2. a, b, c, d, e et f Natacha Polony, « École alsacienne : les raisons d'un succès », Le Figaro, lundi 21 juin 2010, p. 2.
  3. L'unification des programmes dans le Secondaire entre les filles et les garçons n'interviendra qu'en 1924 et la mixité ne s'est généralisée dans le système éducatif français que dans les années 1960.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cinquantenaire de l'École alsacienne, Paris, s.d. (1924), 258 p.
  • Théodore Beck, Mes souvenirs 1890-1922, Paris, Fischbacher, 1934, 220 p.
  • Georges Hacquard, Histoire d'une institution française : l'École alsacienne,
    • tome 1 : «Naissance d'une école libre 1871-1891», Paris, Garnier, 1982, 356 p.
    • tome 2 : «L'école de la légende 1891-1922», préface de Vercors, Paris, Suger, 1987, 528 p.
    • tome 3 : «La tradition à l'épreuve 1922-1953», 352 p.
    • tome 4 : «L'école du contrat (1953-1986)», 378 p.
  • Marice Testard, Une belle école. Histoire anecdotique préfilmée de l'École alsacienne, préface de Vercors, Paris, Vigot frères, 1950, 121 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]