Didier Lombard

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Didier Lombard

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Naissance 27 février 1942
à Clermont-Ferrand
Nationalité Drapeau de la France France
Diplôme
Profession
Dirigeant d'entreprises

Didier Lombard (né le 27 février 1942 à Clermont-Ferrand) est un haut fonctionnaire et chef d'entreprise français du monde des télécommunications.

Successeur le 27 février 2005 de Thierry Breton comme PDG de France Télécom, dont il est directeur général adjoint chargé des technologies, partenariats stratégiques et nouveaux usages depuis avril 2003, il laisse la direction exécutive du groupe France Télécom en 2010 puis la présidence le 24 janvier 2011 à Stéphane Richard.

«Il faut qu’on sorte de la position mère poule», les 22 000 suppressions de postes, «je [les] ferai d’une façon ou d’une autre, par la fenêtre ou par la porte» : tels sont les propos qu’aurait tenus Didier Lombard, l’ancien PDG de France Télécom, devant ses cadres en 2006, selon un document interne révélé mardi par le Parisien. C’est dans le garage d’une secrétaire de l’entreprise que les policiers ont retrouvé cette version «non édulcorée» du speech de Lombard. Pour l’ex-PDG, mis en examen pour harcèlement moral mi-2012, c’est un document accablant qui accrédite sa volonté de dégraisser France Télécom sans recourir à un plan social. Les syndicats avaient porté plainte après une vague de 35 suicides de salariés en 2008 et 2009.( 7 mai 2013 à 21:56  ; Économie Des mots accablants pour Didier Lombard  ; Libération)

Biographie[modifier | modifier le code]

Diplômé de l'École polytechnique (Promotion X1962) et de l'École nationale supérieure des télécommunications, il est également docteur en économie et ingénieur général des télécommunications.

Il débute sa carrière aux P.T.T. en 1967 au Centre national d'études des télécommunications, où il travaille à la mise au point de nombreux nouveaux produits en lien avec les systèmes satellitaires et mobiles. Il a notamment été à l'origine des premiers satellites français de télécommunication, Telecom 1 puis a participé au développement de la norme GSM du radiotéléphone numérique.

De 1988 à 1990, il devient directeur scientifique et technique au ministère de la recherche et de la technologie et est nommé par la suite directeur général des stratégies industrielles au ministère de l'économie. En 1993 il devient administrateur de Bull, puis en 1997 administrateur de Thomson. Il était également ambassadeur délégué aux investissements internationaux, président de l'Agence française pour les investissements internationaux jusqu'en 2003, secrétaire général du Conseil stratégique des technologies de l'information et vice-président du Conseil général des technologies de l'information de 2001 à 2003.

En avril 2003 le président directeur général de France Télécom, Thierry Breton, dont Didier Lombard est proche, en fait l'un de ses deux directeurs généraux adjoints. Il le charge des technologies, partenariats stratégiques et nouveaux usages, tandis que Frank E Dangeard, l'autre directeur général adjoint négocie le rééchelonnement de la dette contractée lors du rachat de l'opérateur mobile britannique Orange, en 2000, pour 50 milliards d'euros.

Il succède à Thierry Breton à la tête de France Télécom le 27 février 2005 lorsque ce dernier fut appelé à devenir Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.

Il conduit une importante réorganisation stratégique et humaine du groupe.

En avril 2007, il est promu, sur proposition du Ministre Thierry Breton, Commandeur de la Légion d'honneur.

En 2008, Didier Lombard sort un livre Village numérique mondial - La Deuxième vie des réseaux aux éditions Odile Jacob.

En 2008, il reçoit le « Prix de l'Innovation dans le Management de l'Innovation », et le « Grand prix : manager BFM 2008 »[1]. Il est alors le 34e patron qui se payait le mieux de France avec 1 655 985 €[2].

Mais, sa gestion critiquée de la vague d'une trentaine de suicides de salariés de France Télécom entre janvier 2008 et fin 2009, qu'il qualifie d'abord de « mode » le 15 septembre 2009, avant de s'excuser le lendemain[3], le contraint à débarquer son directeur des opérations France, Louis-Pierre Wenes, pour le remplacer comme numéro deux par Stéphane Richard, issu du cabinet de Christine Lagarde, auquel il cède précocement les rênes opérationnelles du groupe le 1er mars 2010[1]. Didier Lombard a été mis en examen le 4 juillet 2012 pour ces faits [4]

Renonçant à la présidence du groupe en février 2011, quelques mois avant le terme prévu, il est maintenu au sein du groupe France Telecom comme conseiller spécial, mais doit également renoncer à ses nouvelles fonctions et quitter l'entreprise le 2 mars 2011, face au début de polémique due au salaire qu'elles supposaient (500 000 euros bruts par an selon une estimation du syndicat CFE-CGC/Unsa[5]).

Didier Lombard n'a eu qu'à rester 24 heures au poste de conseiller du PDG pour réactiver ses 300 000 stocks options à faire valoir jusqu'en 2017. Didier Lombard cumule une retraite de haut fonctionnaire au niveau le plus élevé de la fonction publique» et sa retraite-chapeau évaluée à plus de 325 000 euros par an[6].

Il prend ensuite la présidence du conseil de surveillance de ST Microelectronics, groupe franco-italien de semi-conducteurs dont il est administrateur depuis 2004[7]. Il siège également aux conseils d'administration de Thales, Technicolor (ex-Thomson) et Radiall[8].

Un document interne de 2006 témoigne de la violence sociale, pleinement légitimée par Didier Lombard. Il y est mentionné: "en 2007, je ferai les départs d'une façon ou d'une autre, par la fenêtre ou par la porte"[9]

Notes et références[modifier | modifier le code]