Institut des hautes études de défense nationale

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Institut des hautes études de défense nationale
Image illustrative de l'article Institut des hautes études de défense nationale

Création 1936
Type Etablissement public à caractère administratif
Siège Paris
Drapeau de la France France
Directeur Général de corps d'armée Jean-Marc Duquesne
Affiliation(s) Premier ministre

L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), fondé en 1936, est un établissement public administratif français d'expertise et de sensibilisation en matière de défense, placé sous la tutelle directe du Premier ministre[1].

Origines[modifier | modifier le code]

Collège des hautes études de défense nationale[modifier | modifier le code]

Le Collège des hautes études de défense nationale (CHEM), qui allait devenir l'IHEDN, est né le 14 août 1936[2] par décret. La première session s’ouvre le 15 octobre de cette même année, boulevard Victor à Paris, dans les locaux du ministère de l’Air. D’octobre 1936 à mars 1939, le vice-amiral Raoul Castex, alors préfet maritime et commandant en chef de la 2e région maritime à Brest, est le premier directeur du Collège. La déclaration de la guerre, en septembre 1939, écourte la troisième session et entraîne la cessation des activités de ce collège des hautes études de défense nationale. Celles-ci reprennent après l'armistice mettant fin à la Seconde Guerre mondiale.

Institut des hautes études de défense nationale[modifier | modifier le code]

L'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), de son nom actuel, s'installe en 1948 à l'École militaire. Malgré sa localisation, l'IHEDN n'est pas une école militaire, mais un institut de formation qui vise à « promouvoir l'esprit de défense du territoire national »[3]. Sa mission consiste à préparer des hauts-fonctionnaires, des officiers généraux ou supérieurs et des personnes particulièrement qualifiées d'un point de vue économique ou social à tenir les emplois les plus élevés dans les organismes chargés de la préparation et de la conduite de la guerre[3],[4]. En 1979, à la suite d'un décret, l'institut est placé sous l’autorité du Premier ministre[4], responsable de la Défense nationale aux termes de la Constitution, par l’intermédiaire du Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Un nouveau décret no 97-817 du 5 septembre 1997 érige l’IHEDN en Établissement public à caractère administratif (EPA)[4].

Suite au Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale publié en 2008, l’IHEDN se réorganise en un pôle « défense-affaires étrangères », se diversifie et s’ouvre au national et à l’international. Ses champs de compétences sont recentrés sur les questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense[3],[4].

Au mois de janvier 2010, l’IHEDN fusionne avec le Centre des hautes études de l'armement (CHEAr), contribue aux formations organisées par le ministère des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et se rapproche de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ)[4].

Missions[modifier | modifier le code]

Les missions de l'IHEDN sont fixées par l'article R1132-13 du code de la Défense[5] :

  • réunir des responsables de haut niveau appartenant à la fonction publique civile et militaire et aux autres secteurs d'activité de la nation en vue d'approfondir en commun leur connaissance des grands problèmes de défense, ce qui inclut de soutenir la poursuite des activités des anciens auditeurs,
  • conduire des études et des recherches et apporter son concours aux ministères et aux établissements d'enseignement supérieur et de recherche dans le domaine de la défense,
  • promouvoir les enseignements universitaires de défense en liaison avec le ministre chargé de l'enseignement supérieur.

Direction[modifier | modifier le code]

Conformément à sa vocation, l'IHEDN est doté d’une structure mixte, à la fois civile et militaire. L'organisme est chapeauté par un conseil d'administration dont le président est nommé par décret du Premier ministre. Le conseil comprend notamment le Secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), un député et un sénateur, le président de l'Union des associations d'auditeurs (UNION-IHEDN) et le directeur de l'IHEDN. Le directeur est également nommé par décret parmi les officiers généraux ou les hauts fonctionnaires de rang équivalent. Il est assisté d'un adjoint. En pratique, à part le cas de l'inspecteur général des finances Essig (1958-1960), le directeur est un militaire. Comme le veulent les textes, son adjoint est un civil et il serait militaire dans le cas inverse[6].

Parmi les officiers généraux et hauts fonctionnaires qui ont dirigé l'IHEDN figurent[7] :

Formations[modifier | modifier le code]

D’une durée compatible avec l’exercice de responsabilités opérationnelles de haut niveau, les formations reposent sur un partage d’expériences entre hauts responsables issus du service public et de la société civile qui dépasse les segmentations socioprofessionnelles et nationales[5]. Cette pédagogie inductive se décline en trois axes[5] :

  • les « travaux en comités » ;
  • les « conférences-débats » au cours desquelles s’expriment des intervenants de haut niveau ;
  • les « visites et missions d’études » sur le terrain qui permettent une approche concrète de l’enseignement dispensé.

Des exercices de « mise en situation » de prise de décision dans un environnement stratégique et la rédaction collective de « notes de position » complètent cette pédagogie[5].

Les thèmes d’études sont définis à partir des domaines d’actualité traités sous l’angle de la politique de défense, de la politique étrangère, de la politique d’armement et de l’économie de défense. Chaque année, l’ensemble des formations de l’IHEDN concerne environ 4500 auditeurs[5].

Sessions nationales[modifier | modifier le code]

Les sessions nationales « Politique de défense » et « Armement et économie de défense » visent à permettre l’approfondissement des connaissances de hauts responsables sur les questions de défense, de politique étrangère, d’armement et d’économie de défense. Elles s’adressent à un milieu socioprofessionnel plus ou moins homogène selon la session concernée, mais dont la diversification est le gage d’une « fertilisation croisée » réalisée par l’échange entre des auditeurs avertis ou garants d’un espace de réflexion collective et de débats d’idée[8]. Les activités des sessions alternent des travaux en comité faisant appel à la réflexion stratégique, des ateliers de mise en situation et des missions d’études en France ou à l’étranger. Les auditeurs bénéficient d’autre part de conférences prononcées par de hauts responsables de la défense, de l’industrie d’armement, selon la session nationale, ou d’autorités réputées dans leurs domaines[8]. Au cours de leur formation, les auditeurs sont sensibilisés aux questions de sécurité au travers de modules communs avec les auditeurs de l’INHESJ. Les listes des auditeurs, arrêtées par le Premier ministre, sont publiées au Journal officiel[8].

La session « Politique de défense » vise l’approfondissement des connaissances des auditeurs sur les questions de défense et de politique étrangère[8]. Elle se déroule à Paris, de septembre à juin. Elle est composée de 90 auditeurs environ, français et étrangers, âgés de 35 à 50 ans, relevant de quatre domaines professionnels[8] :

  • des officiers des trois armées, de la Gendarmerie nationale, de la DGA et des services ;
  • des hauts responsables de la fonction publique ;
  • des cadres et dirigeants des différents secteurs de la vie économique ;
  • des personnalités « qualifiées » : élus, médias, responsables d’associations, de syndicats, d’organisations professionnelles…

Les activités de l’année s’échelonnent sur 50 demi-journées d’études, réparties généralement le vendredi toute la journée et le samedi matin, auxquelles s’ajoutent 30 jours de missions d’études sur le territoire national ou à l’étranger, soit 55 jours de formation[8].

La session « Armement et économie de défense » a pour objet d’élargir les connaissances des auditeurs relatives aux problématiques du domaine de l’armement et de l’économie de défense, dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale[8]. Elle se déroule à Paris de septembre à juin, les jeudis et vendredis. Elle regroupe chaque année une cinquantaine de cadres français et étrangers de haut niveau, associant des représentants de la Direction générale de l’armement (DGA) et du ministère de la Défense, de l’administration, des dirigeants de l’industrie de défense ainsi que des représentants de la société civile. La durée totale de la formation est de 65 journées environ. Axée sur les problématiques de l’armement et, plus généralement de défense, avec une place particulière donnée à l'économie de défense et à la construction européenne, cette formation permet de donner une meilleure connaissance du milieu industriel de défense et d’approfondir les liens entre ses différentes composantes[8].

Formations régionales[modifier | modifier le code]

Les sessions régionales sont destinées à sensibiliser les auditeurs, à promouvoir la culture de défense et de sécurité nationale, voire à approfondir leurs connaissances sur ces sujets ainsi que sur les questions internationales[9]. Le public est largement diversifié afin d’optimiser la nécessaire prise de conscience collective des enjeux de défense et de sécurité par la société française. Depuis 1954, quatre sessions régionales sont organisées chaque année sur tout le territoire, y compris outre-mer. Elles sont composées de 80 auditeurs environ, âgés de 30 à 55 ans, qui proviennent pour la moitié du secteur public, militaire et civil, et pour l’autre moitié du secteur privé[9]. Les activités se déroulent sur quatre périodes de quatre jours de travaux, réparties sur six semaines, suivies de deux journées de clôture. Les lundis sont libres afin de permettre aux auditeurs de répondre à leurs engagements professionnels. Le recrutement s’effectue entre les sixième et quatrième mois, avant le début de chaque session. Les candidats peuvent s’inscrire auprès de la préfecture (Service interministériel de défense et de protection civile). Arrêtée par le Premier ministre, la liste des auditeurs est publiée au Journal officiel au terme de chaque session[9].

Depuis 1996, des séminaires « Jeunes » sont organisés. Au nombre de quatre chaque année, et organisés en région parisienne, en province et en outre-mer ; ils regroupent environ 80 jeunes, avec un niveau baccalauréat minimal. Durant une semaine, ces jeunes, issus de l’enseignement supérieur ou de la vie professionnelle, se familiarisent avec les problèmes de défense et de sécurité, au même titre et selon, la même pédagogie que leurs aînés, reposant sur le triptyque : conférences-débats, travaux de comités et visites. Ces séminaires sont organisés sur le principe de l’internat pour favoriser la cohésion[9].

Enfin, il existe des séminaires pour les élus locaux. Ceux-ci, qu'ils soient maires, conseillers municipaux, généraux ou régionaux, et les membres élus des chambres consulaires, constituent un relais que l'Institut cherche à sensibiliser aux réalités et problématiques de la défense[9].

Formations internationales[modifier | modifier le code]

Sessions internationales[modifier | modifier le code]

Elle se déclinent en deux éléments, les sessions « Politique de défense » et les sessions « Armement et économie de défense ».

Les sessions « Politique de défense » sont organisées depuis 1980, en partenariat avec les ministères des Affaires étrangères et européennes (MAEE) et de la Défense. Elles sont destinées aux hauts responsables étrangers, civils et militaires afin de réfléchir et échanger sur les enjeux de sécurité et de défense propres à leurs régions et de les familiariser avec les visions française et européenne sur ces questions[10]. Le recrutement se fait par l’intermédiaire des ambassades à l'étranger. Ces sessions internationales concernent :

  • le Forum de l’IHEDN sur le continent africain (Fica) qui accueille une cinquantaine de représentants des pays du continent (durée : 8 jours) ;
  • la Session internationale euro-méditerranéenne (Siem) qui réunit une quarantaine d’auditeurs issus de la plupart des pays des deux rives du Bassin méditerranéen (durée : 8 jours) ;
  • la Session internationale Asie/Moyen-Orient (Siamo) qui rassemble une quarantaine d’auditeurs en provenance d’Asie et des pays du Golfe (durée : 8 jours) ;
  • la Session internationale Amérique latine (Sial) qui regroupe une trentaine d’auditeurs d’Amérique centrale, d’Amérique du Sud et des Caraïbes (durée : 8 jours).

Les sessions « Armement et économie de défense » sont organisées en partenariat avec le ministère chargé des affaires étrangères et la Direction générale de l’armement (DGA/DI). Elles regroupent depuis 1994 des auditeurs français et étrangers, exerçant des responsabilités étatiques ou industrielles de haut niveau, provenant d’une même zone géographique[10]. Elles peuvent par exemple être dédiées aux pays d’Asie centrale, d’Amérique latine, d’Asie du Sud-Est ou du Proche et Moyen-Orient et favorisent une meilleure connaissance entre hauts responsables de l’administration et de l’industrie, appelés à travailler ensemble sur des programmes d’équipements militaires. Elles sont de deux types[11] :

  • les sessions « Armement et économie de défense » destiné à une quinzaine d'industriel de l'armement pendant 5 jours.
  • et les sessions « Defence Equipment Procurement International Session ».

Séminaires bilatéraux[modifier | modifier le code]

Les séminaires bilatéraux s'inscrivent dans le cadre de coopération entre la France et l'un de ses partenaires sur des questions de coopération et de développement. Leur organisation se fait conjointement avec les instituts ayant des fonctions similaires à l'IHEDN dans le pays concernés[11].

Activités européennes[modifier | modifier le code]

Le Collège européen de sécurité et de défense (CESD), créé en 2005, est constitué de l'ensemble des instituts nationaux des États membres de l'Union européenne. Il conseille le Haut Représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Les États tiers sont autorisés à assister à ces rencontres sur invitations. Ces formations intéressent les 27 pays de l’Union européenne, mais aussi les organisations internationales et les pays tiers. Une formation de gestion civilo-militaire des crises est organisée dans son cadre[11].

Depuis 2009, l'IHEDN organise des journées de rayonnement de l’IHEDN à Bruxelles. Cette journée consiste en un séminaire cherchant à identifier des liens entre la politique de sécurité et de défense commune et les activités de la Commission européenne[11].

L'activité européenne se décline aussi dans la session européenne des responsables d'armement, devenue annuelle depuis 1989. Une soixantaine de hauts responsables de l’administration et de l’industrie européennes concernés par les questions d’armement se réunissent alors[12].

Parmi les autres activités liées au domaine de l'armement se trouvent[12] :

  • le séminaire Eurostamp organisé en partenariat avec l'Académie fédérale de la Bundeswehr,
  • la coopération Ideaa (pour International Defense Education and Acquisition Arrangement) qui réunit les académies de défenses américaines, allemande, britannique, française, espagnole, suédoise et australienne.

Formations thématiques[modifier | modifier le code]

Cycles « Intelligence économique et stratégique » (IES)[modifier | modifier le code]

Trois cycles sont programmés chaque année. Ils se déroulent sur une durée de 7 vendredis répartis sur deux mois consécutifs et chacun d’eux regroupe 30 auditeurs environ. Ces cycles comprennent une quinzaine de conférences-débats, illustrées par des cas concrets et animées par des personnalités et spécialistes des sujets abordés.

Séminaires thématiques « Intelligence économique »[modifier | modifier le code]

Ils ont lieu huit fois par an et permettent aux auditeurs déjà sensibilisés à cette matière de maîtriser diverses facettes de l’IES. D’une durée de deux jours, selon les sujets abordés, ces séminaires ont pour objectif d'améliorer les connaissances du sujet par des études de cas concrets sur des thèmes tels que le lobbying, la gestion de crise, l’intelligence juridique, les outils de veille, le knowledge management

Séminaires thématiques « Sécurité économique et protection du patrimoine »[modifier | modifier le code]

L’objectif des séminaires thématiques « Sécurité économique et protection du patrimoine » est de sensibiliser aux problématiques de sécurité économique des cadres de l’administration, d’établissements publics, de l’enseignement supérieur, de la recherche ou des cadres du secteur privé :

  • ils présentent la réalité et l’étendue des menaces dans les domaines politique, militaire, économique, scientifique et industriel, ainsi que l’ampleur des préjudices qu’elles peuvent causer aux entreprises et aux collectivités locales ;
  • ils sensibilisent les participants aux risques d’intrusions de puissances ou d’intérêts extérieurs auxquels ils peuvent être confrontés dans leur activité ;
  • ils présentent les réponses défensives et offensives prévues au niveau gouvernemental pour contrer ces menaces.

Six séminaires sont organisés chaque année en partenariat avec quatre administrations : l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI), la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI) et la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSD). Une trentaine d’auditeurs, tous de nationalité française, participent à chacun de ces séminaires d’une durée de deux jours.

Formations à la gestion civilo-militaire des crises extérieures[modifier | modifier le code]

Les formations à la gestion civilo-militaire des crises extérieures répondent à la nécessité de conforter l’expertise des acteurs de la gestion des crises modernes, lesquelles ne se conçoivent plus sous un seul volet, civil ou militaire.

Créées en 2010, ces formations sont déclinées selon cinq axes :

  • stage de sensibilisation au concept de « gestion civilo-militaire des crises extérieures » ;
  • stage de sensibilisation renforcée, portant notamment sur les différentes phases de gestion des crises extérieures et leurs particularités fonctionnelles ;
  • stage de spécialisation sous forme d’exercices pratiques, à partir de cas concrets, ou de scénarios virtuels de crises extérieures ;
  • modules de formation dédiés à la gestion civilo-militaire des crises extérieures, au sein des sessions nationales comme des sessions régionales de l’IHEDN ;
  • ouverture vers l’extérieur par une formation organisée en liaison avec d’autres institutions nationales ou internationales (notamment le CESD).

Les stages sont tous animés par des personnalités civiles et militaires de haut niveau.

L’objectif est de former au domaine interministériel de l’« approche globale » l’ensemble des acteurs ayant ou pouvant être conduits à exercer des responsabilités dans la gestion des crises extérieures (qu’elles soient de nature politique ou consécutives à une situation de catastrophe naturelle) : cadres civils et militaires, des ministères, administrations, organisations publiques ou privées, organisations internationales (étatiques ou non étatiques) et entreprises.

Séminaires master 2 « Défense et Géopolitique »[modifier | modifier le code]

Ces séminaires, organisés à l’École militaire, regroupent 80 étudiants environ, « Défense et Géopolitique ». Élaborés en concertation avec les professeurs, ils constituent un approfondissement et un complément pratique de leur enseignement universitaire. Ils se déroulent trois fois par an et chacun d'eux dure une semaine. Ils comportent des conférences-débats, des travaux en comités et des échanges avec des officiers supérieurs des trois armées et de la gendarmerie, ainsi que la visite d’une unité opérationnelle.

Séminaire « Grandes écoles »[modifier | modifier le code]

Ce séminaire rassemble, pendant quatre jours, une centaine d’élèves issus des grandes écoles militaires et des grands corps d’État, ainsi que de grandes écoles de commerce et d’ingénieurs (ENS, HEC, Polytechnique…).

Séminaire « Cohésion nationale et citoyenneté »[modifier | modifier le code]

Créé en 2006, ce séminaire vise à susciter une réflexion et des échanges sur les questions de citoyenneté et de diffusion de l’esprit de défense au sein de la Nation. Il s’adresse tout particulièrement aux jeunes cadres du monde associatif, des secteurs privé et public, ainsi qu’aux jeunes élus qui exercent des responsabilités dans les quartiers d’Île-de-France. Il est annuel et se déroule pendant six jours, à l’École militaire.

Autres séminaires[modifier | modifier le code]

En fonction de l’actualité et de la demande, l’Institut est en mesure de mettre en place des séminaires adaptés, notamment dans le cadre de la formation continue ou au profit des entreprises. Ils sont organisés autour de conférences-débats avec des experts.

Ces séminaires sont :

  • le séminaire « Défense et sécurité des activités judiciaires » : dans le cadre de la formation continue et en partenariat avec le ministère de la Justice, un séminaire annuel est organisé pour une trentaine de hauts magistrats, pendant deux journées. L’objectif est de les informer sur l’évolution des menaces liées, notamment, aux actions terroristes et aux risques de toute nature.
  • le séminaire pour les préfets : en relation avec le ministère de l’Intérieur, l’Institut organise un séminaire annuel destiné aux préfets, d’une durée d’un jour et demi. Il sensibilise les participants aux menaces et à leur impact sur la sécurité de nos sociétés et permet d’établir des liens entre les grands enjeux internationaux et des préoccupations plus locales.
  • les séminaires pour les parlementaires : en relation avec l’Assemblée nationale et le Sénat, en alternance, deux séminaires d’une matinée sont organisés à l’attention des parlementaires de ces deux chambres, élus ou nouvellement élus. Ils leur donnent l'occasion de les associer à la réflexion majeure de la défense, à huis clos, avec les hauts décideurs publics.
  • le séminaire « Sensibilisation à la défense nationale » : dans le cadre de la formation des stagiaires de l’Institut diplomatique et consulaire et en partenariat avec le ministère des Affaires étrangères et européennes, un séminaire annuel est organisé pendant deux journées. L’objectif est de faire connaître aux stagiaires le monde militaire et de leur présenter les missions des forces armées aujourd’hui en les illustrant concrètement par le biais d’ateliers.

Recherche[modifier | modifier le code]

Dans les domaines relevant de sa mission, l’IHEDN peut conduire, seul ou en coopération avec d’autres organismes français ou étrangers, des études et des recherches, notamment dans les domaines relatifs aux contenus de ses formations. Il peut apporter son concours aux ministères et aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

En liaison avec le ministère chargé de l’Enseignement supérieur, il promeut les enseignements universitaires portant sur les questions de défense, de relations internationales, d’armement et d’économie de défense.

Afin de mettre en œuvre ces dispositions et de favoriser la coopération avec le monde universitaire et de la recherche, l’IHEDN concentre ses efforts autour de deux axes : le soutien aux étudiants chercheurs et la valorisation de la recherche.

Programme de soutien financier aux doctorants de l’IHEDN[modifier | modifier le code]

Initié par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), désireux de favoriser un secteur de la recherche en sciences humaines et sociales, le programme s’adresse aux étudiants inscrits en doctorat en sciences humaines et sociales. Les lauréats sont sélectionnés par le conseil scientifique de l’IHEDN, composé d’universitaires et de personnalités qualifiées, présidé par le directeur de l’IHEDN. Ils bénéficient pendant un an d’un soutien financier dans le cadre duquel leurs frais de recherche, en particulier ceux qui concernent les séjours de terrain, sont pris en charge. Ces lauréats constituent, par ailleurs, une équipe de chercheurs au sein de l’Institut et sont ainsi appelés à se rencontrer mensuellement afin d’échanger sur l’avancée de leurs travaux respectifs.

« Prix scientifiques » de l’IHEDN[modifier | modifier le code]

Créés en 1998, les « Prix scientifiques » de l’IHEDN récompensent les meilleurs travaux de recherche, mémoires de master 2 recherche et thèses de doctorat, soutenus dans l’année, qui font progresser les connaissances en matière de défense et de sécurité dans le domaine des sciences humaines et sociales. Les lauréats sont choisis par le conseil scientifique de l’IHEDN, composé d’universitaires et de personnalités qualifiées, présidé par le directeur de l’IHEDN.

Manifestations[modifier | modifier le code]

L’Institut organise aussi des colloques, des tables rondes et des rendez-vous mensuels comme les « Lundis de l’IHEDN » ou plus exceptionnels, selon l’actualité, comme « Les grands témoins ».

Colloques et tables rondes[modifier | modifier le code]

L’objectif des colloques et des tables rondes est de permettre à l’Institut de participer au débat stratégique par des événements publics, mais également de constituer un laboratoire d’idées au profit de l’Institut, en testant l’intérêt suscité par les thématiques choisies. Les succès des tables rondes peuvent être repris sous une autre forme (sujet de travaux, formation ad hoc, etc.) sur une plus longue durée.

« Lundis de l’IHEDN »[modifier | modifier le code]

Les rendez-vous des « Lundis de l’IHEDN » sont des lieux de débat public sur les questions stratégiques de défense et de politique étrangère. Ces conférences mensuelles, suivies d’un temps de débat, visent à satisfaire l’appétit d’un public de connaisseurs sur des problématiques d’actualité présentées par des intervenants reconnus sur un thème d’étude défini pour l’ensemble de l’année.

« Cercle des partenaires »[modifier | modifier le code]

Le « Cercle des partenaires » de l’IHEDN porte avec l’Institut le développement de ses nouveaux axes d’action en direction des jeunes, la création de chaires d’enseignement-recherche, et le déploiement des activités dans le cadre européen et à l’étranger.

Le « Cercle des partenaires » est constitué sous forme d’un fonds de dotation. Il permet aux entreprises partenaires de rejoindre la dynamique de développement de l’Institut tout en bénéficiant des avantages fiscaux liés au mécénat.

Associations[modifier | modifier le code]

Outre le fait de maintenir les liens créés durant les sessions ou à l’occasion des différentes formations, les associations d’auditeurs (loi 1901) travaillent à la diffusion de la culture de défense ainsi qu’à la prise de conscience collective des enjeux de défense et de sécurité.

Le maillage qu’elles représentent sur le territoire national est une aide précieuse pour l’action de l’IHEDN qui, en retour, leur apporte un soutien permanent.

Depuis 1975, 42 associations sont fédérées au sein de l’union des associations, UNION-IHEDN, qui regroupe près de 10 000 adhérents.

L’association nationale AA-IHEDN, créée en 1948, est composée des auditeurs des sessions nationales et des cadres de l’Institut.

Les 32 associations régionales RÉGION-IHEDN, créées progressivement à partir de 1955, regroupent, sur une base géographique, tous les auditeurs et participants à des formations de l’IHEDN, résidant sur le territoire national, outre-mer compris.

Au fur et à mesure de la création de nouvelles sessions spécialisées, des associations thématiques ont vu le jour pour accompagner l’action de l’Institut.

  • 1977 : AFEDS-IHEDN, association pour la formation et les études de défense et de sécurité,
  • 1988 : EUROPE-IHEDN, association des participants aux sessions européennes de l’IHEDN,
  • 1996 : ANAJ-IHEDN, regroupant les auditeurs des séminaires IHEDN-Jeunes, master 2 "Défense-Géopolitique" et "Grandes écoles"
  • 1999 : IE-IHEDN, association intelligence économique des participants aux cycles IE,
  • 2004 : EUROMED-IHEDN, regroupant les participants aux sessions internationales euro-méditerranéennes,
  • 2006 : AFRIQUE-IHEDN, regroupant les participants des sessions du « Forum de l’IHEDN sur le continent africain »,
  • 2010 : AMLAT-IHEDN, regroupant les auditeurs des sessions internationales d’Amérique latine,
  • 2010 : AMO-IHEDN, pour les auditeurs des sessions internationales Asie/Moyen-Orient,
  • 2010 : AACHEAr, association des auditeurs et cadres des hautes études de l’armement, a rejoint l’UNION-IHEDN.

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'IHEDN fait l'objet des articles R1132-12 à R1132-33 au code de la défense.
  2. J.O du 21 août 1936
  3. a, b et c http://www.ihedn.fr/?q=content/presentation-de-linstitut
  4. a, b, c, d et e Présentation de l'IHEDN – Histoire, p. 1
  5. a, b, c, d et e Présentation de l'IHEDN – Missions, p. 2
  6. Article R1132-24 du code de la défense
  7. Liste des directeurs
  8. a, b, c, d, e, f, g et h Présentation de l'IHDEN – Formations, p. 3
  9. a, b, c, d et e Présentation de l'IHEDN – Formations, p. 4
  10. a et b Présentation de l'IHEDN – Formations, p. 5
  11. a, b, c et d Présentation de l'IHEDN – Formations, p. 6
  12. a et b Présentation de l'IHEDN – Formations, p. 7

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Présentation de l'IHEDN, Service communication de l'IHEDN (lire en ligne)

Lien externe[modifier | modifier le code]