Nord-Pas-de-Calais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Nord Pas de Calais)
Aller à : navigation, rechercher
Nord-Pas-de-Calais
Détail
Détail
Administration
Pays Drapeau de la France France
Préfecture Lille
Départements Nord (59)
Pas-de-Calais (62)
Chefs-lieux Lille
Arras
Arrondissements 13
Cantons

Communes
156

1 546
Conseil régional Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais
Président Daniel Percheron (PS)
2010-2015
Préfet Dominique Bur
ISO 3166-2 FR-O
Démographie
Gentilé Nord-Pas-de-Calaisien
Population 4 042 015 hab. (2011)
Densité 326 hab./km2
Langues
régionales
Flamand occidental
Picard
Géographie
Superficie 12 414 km2
Localisation
Localisation de Nord-Pas-de-Calais
Liens
Site web http://www.nordpasdecalais.fr

Le Nord-Pas-de-Calais est une région française. Elle est bordée au sud par la région Picardie, au nord-est par la Belgique et à l'ouest et au nord par la Manche et la mer du Nord. Elle est composée de deux départements, le Nord et le Pas-de-Calais. Avec 326 hab/km2, elle compte parmi les régions d'Europe les plus densément peuplées.

Elle est administrée par un conseil régional, assisté d'un conseil économique, social et environnemental régional (CESER) ; le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et une préfecture de région, tous deux basés à Lille. Cette région, autrefois minière, est encore très industrialisée et est cultivée sur 75 % de son territoire.

Jusqu’à la fin du XXe siècle, « Nord » désignait aussi la région, comme le département. La région faisait partie autrefois des Pays-Bas méridionaux et des Pays-Bas espagnols ; elle devint française en 1713 sous le nom de Pays-Bas français. Les anciennes provinces de France composant le Nord-Pas-de-Calais sont, principalement, l'Artois, le Boulonnais (annexé à la Picardie dès 1477), le Cambrésis, la Flandre et le Hainaut, désignations qui restent très courantes encore aujourd'hui.

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Nord-Pas-de-Calais.

Situation[modifier | modifier le code]

Situation géographique du Nord-Pas-de-Calais.

Le Nord-Pas-de-Calais est situé à l'extrême nord de la France. La région est composée des deux départements du Nord et du Pas-de-Calais. Ils sont, eux-mêmes, composés des comtés historiques d'Artois, de Boulogne, de Flandre et de Hainaut.

Étendue entre la 50e et la 51e parallèle nord[1], la région s'étale sur 12 414 km2 de superficie, soit 2,35 % du territoire français[1]. Comme le reste de la France métropolitaine, elle se situe sur le fuseau horaire de l'heure normale d'Europe centrale (UTC+01:00) et lors du passage à l'heure d'été elle se situe sur le fuseau horaire de l'heure d'été d'Europe centrale (UTC+02:00)[2].

La Manche à l'ouest et la mer du Nord au nord bordent la Côte d'Opale, sur 140 kilomètres[1],[3]. Du côté terrestre, de Bray-Dunes à l'extrême nord-est, à Anor à l'extrême sud-est, la région est frontalière à la Belgique[4] sur 350 kilomètres. De l'autre côté du pas de Calais se situe le Kent dans le Royaume-Uni à 35 kilomètres[1]. Au sud, seuls les départements de la Somme et de l'Aisne de la région Picardie sont frontaliers avec la région Nord-Pas-de-Calais.

Relief et paysages[modifier | modifier le code]

Relief du Nord-Pas-de-Calais.

La région a des traits morphologiques et des unités paysagères bien marqués mais aussi fortement marqués par les aménagements et le travail du sol faits par l'Homme depuis la préhistoire[5],[6]. L'atlas régional des paysages a subdivisé le paysage régional en 21 grands paysages régionaux[7], en y intégrant une approche culturelle[8]. Cet atlas de paysages s'intègre ainsi dans l'application de la Convention européenne du paysage.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat du Nord-Pas-de-Calais.

La région est la plus septentrionale de France, mais son climat n'est pas le plus froid. On distingue des variations de climat, parfois importantes, entre les côtes et l'intérieur des terres.

Sur les côtes de la Manche et de la Mer du Nord, le climat est dit océanique. Les amplitudes thermiques sont faibles, ce qui donne des hivers plus doux et peu enneigés et des étés plus frais. La zone est souvent touché par les vents, parfois violents, qui peuvent modifier le climat d'un jour à l'autre en fonction de leur direction[9]. Les vents d'ouest apportent un air relativement pur[1] ainsi que des vents venant pousser les nuages.

Dans le sud-est de la région, le climat garde les mêmes caractéristiques que celui des côtes, tout en se rapprochant du climat continental. Les hivers sont alors plus rigoureux et souvent enneigés, les étés sont plus chauds et les vents ont moins d'effets.

Urbanisation[modifier | modifier le code]

En 2005, 75 % des habitants de la région vivaient en milieu urbain, et plus d'un habitant sur deux vivaient dans une agglomération de plus de 100 000 habitants. Au 1er janvier 2008, la région compte 4,04 millions d'habitants[10].

Villes[modifier | modifier le code]

Liste des plus grandes villes (plus de 30 000 habitans) du Nord-Pas-de-Calais :
Rang Nom Département Nombre d'habitants
(2010)
1 Lille Nord 227 533
2 Roubaix Nord 94 186
3 Tourcoing Nord 92 018
4 Dunkerque Nord 91 386
5 Calais Pas-de-Calais 72 915
6 Villeneuve-d'Ascq Nord 62 681
7 Valenciennes Nord 43 471
8 Boulogne-sur-Mer Pas-de-Calais 42 680
9 Douai Nord 41 915
10 Wattrelos Nord 41 538
11 Arras Pas-de-Calais 41 322
12 Marcq-en-Barœul Nord 39 591
13 Lens Pas-de-Calais 36 492
14 Cambrai Nord 32 770
15 Liévin Pas-de-Calais 31 790
16 Maubeuge Nord 31 103
Source : Insee[11],[12]

Aires urbaines[modifier | modifier le code]

Carte des aires urbaines de la région.
En orange, les communes monopolarisées et en rouge les pôles urbains.
Liste des plus grandes aires urbaines (+ de 100 000 habitants) du Nord-Pas-de-Calais :
Rang en
Nord-
Pas-de-Calais
Rang en
France
Nom de la
principale ville
Nombre d'habitants
(2010)
1 4 Lille Métropole 1 163 934
2 15 Douai-Lens 546 294
3 26 Valenciennes Métropole 399 677
4 27 Béthune 365 513
5 38 Dunkerque Grand Littoral 259 134
6 59 Boulogne-sur-Mer 134 244
7 61 Maubeuge 131 760
8 62 Arras 128 558
9 63 Calais 126 618
Source : Insee[13]

Axes de communication et transports[modifier | modifier le code]

Carte acces Dunkerque.jpg
Carte des infrastructures routières et ferroviaires du Nord-Pas-de-Calais.

La région est très industrielle et très urbanisée et l'une des plus fragmentées par les routes, ceci dès l'époque romaine où l'Empire romain et Jules César y avaient établi un réseau important de voies romaines. Les canaux et voies navigables s'y sont également développés, surtout à partir du XVIIe siècle et lors de l'avènement de l'industrie houillère et métallurgique, au point de devenir le réseau de voies navigables le plus dense de France (2 200 km de canaux existent dans l'espace transfrontalier avec la Belgique, ce qui représente autant que la totalité des canaux navigables des Pays-Bas[14]). Aujourd'hui, un axe fluvial et de réseau des canaux de transport à grand gabarit de 3000 tonnages qui assure la liaison Dunkerque Escaut

L'une des premières grandes autoroutes de France y a été construite (l'autoroute française A1), cependant postérieure à l'A13. Depuis, la région est aussi traversée par l'A2, l'A16, l'A21, l'A22, l'A23, l'A25, A26 et l'A27. Au début des années 1990, la troisième ligne TGV (LGV Nord) connecte Lille à Paris et permet le trajet Lille-Lyon en quelques heures.

La région est l'une de celles où le train express régional (TER) est le plus utilisé (10 % des voyages[15], soit près de 112 000 voyageurs[16]). En février 2010, outre l'Observatoire des transports, pour faciliter les échanges dans la région, quatorze autorités organisatrices des transports se sont associées pour former le Syndicat mixte intermodal régional des transports (SMIRT)[17]. Pour l'horizon 2013[18] - 2014[15], un ticket unique, appelé carte Pass Pass, sera mis en place sur la totalité de la région dans le même genre que la carte Orange en Île-de-France.

Avec trois grands ports littoraux et plusieurs ports fluviaux, le tunnel sous la Manche et un réseau routier parmi les plus denses du monde, la logistique tient dans cette région une grande place. Selon la DDE, en mars 2007, il existait 4 299 établissements de transport routier et commissionnaires (établissements secondaires inclus), essentiellement situées dans l'arrondissement de Lille et de l'Artois-Ternois, puis à Dunkerque, Lens-Liévin, dans le Douaisis et le Cambrésis et enfin dans le Calaisis, le secteur Béthune-Bruay-la-Buissière, le Douaisis et en Sambre-Avesnois. Elles étaient moins nombreuses dans les arrondissements de Flandre-Lys, Saint-Omer, Boulonnais et Berck-Montreuil.

Le trafic routier tend à diminuer en centre-ville[réf. souhaitée], mais a beaucoup augmenté sur les grands axes entre 1998 (date de la dernière enquête) et 2007 (+ 2,3 %/an), avec un ralentissement ensuite ; le trafic fret a diminué en 2009 à Dunkerque, augmenté à Calais et Boulogne-sur-Mer, alors que le trafic fluvial diminuait légèrement. Eurotunnel notait une activité de passagers stable, mais une diminution du fret, probablement due à la crise économique de 2008. En 2009, le fret aérien a diminué, alors que le nombre de passagers repartait à la hausse. Les transports en commun urbains ont emporté 2,3 % de plus qu'en 2008 et sur les autoroutes, l'Insee note un recul du trafic poids-lourds. Le nombre de véhicule diminue en ville, et globalement, les véhicules sont moins émetteurs de CO2, mais les courtes distances sont en augmentation, avec alors un pot catalytique qui fonctionne mal[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du Nord-Pas-de-Calais.

Avant 1789[modifier | modifier le code]

Les beffrois, symboles de l'indépendance des villes des Flandres et du Hainaut

Jusqu'au XVIIe siècle, l'histoire de la région fut en grande partie commune avec l'histoire de ce qui deviendra la Belgique, celle d'une terre qui « pendant près de mille ans servit de champ de bataille à toute l'Europe ». Le territoire que recouvre le Nord-Pas-de-Calais fut disputé depuis la guerre des Gaules ; à l'époque des invasions barbares, les Francs saliens s'y établirent, et il fut le berceau de la dynastie mérovingienne.

À partir du IXe siècle, la région, divisée par la frontière de l'Escaut, connut l'émergence de plusieurs principautés, dont les comtés de Flandre et de Hainaut. Cette époque, confuse d'un point de vue politique, est celle où les villes gagnèrent une grande indépendance, et une prospérité économique et culturelle qui vit son apogée au XVe siècle dans les Pays-Bas bourguignons. Après les longs conflits franco-espagnols du XVIe siècle, la région fut finalement annexée à la France, lors des guerres de conquête de Louis XIV. Le traité de Nimègue fixa la frontière que l'on connait actuellement.

La création des départements à la Révolution[modifier | modifier le code]

La révolution industrielle[modifier | modifier le code]

Lors de la révolution industrielle du XIXe siècle, le Nord, puis le Pas-de-Calais, connurent un développement économique et un essor démographique sans précédent qui en fit la « première usine de France », et un haut lieu des luttes du mouvement ouvrier.

Les deux guerres mondiales[modifier | modifier le code]

La région fut durement touchée lors des deux guerres mondiales : elle fut au cœur des combats pendant toute la première. Pendant la seconde elle fut classée en « zone interdite » rattachée à l'administration militaire de Bruxelles.

Seule l'extrême ouest du bassin minier nordiste échappe à l'occupation allemande et doit fournir un effort de guerre.

La crise économique[modifier | modifier le code]

La région subit une grave crise économique à partir des années 1970, avec la fin simultanée des houillères, des industries sidérurgique et de l'industrie textile qui étaient une source très importante d'emploi.

Selon l'Insee, en 2004, le Nord-Pas-de-Calais était la 3e région la plus touchée par la « pauvreté économique » en termes de part de la population sous le seuil de pauvreté (16,8 %). Des disparités géographique existent ainsi qu'une disparité très marquée entre les plus riches et les plus pauvres (mais moins qu’en Île-de-France, Corse, Provence-Alpes-Côte d'Azur et Languedoc-Roussillon). En 2004, l'évolution du nombre de RMIstes montrait une tendance au creusement de l'écart avec la France métropolitaine (depuis le début des années 2000)[20].

Le Nord-Pas-de-Calais à l'heure de la décentralisation[modifier | modifier le code]

Le Nord-Pas-de-Calais a d'abord été un établissement public régional (EPR) créé par la loi du 5 juillet 1972.

La dénomination « région » est consécutive à la loi de décentralisation de 1982 impulsée par Gaston Defferre, ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie du Nord-Pas-de-Calais.

Avec quatre millions d'habitants, la région a une densité de 324 habitants par kilomètre carré ; la seconde la plus élevée après l'Île-de-France et trois fois la moyenne nationale, ce qui correspond à un contexte très urbain et artificialisé. Alors qu'en France, 80 % de la population vit en ville (proportion stable sur 30 ans selon le recensement de 2006[21], ce taux est de 95 % en Nord-Pas-de-Calais où la métropolisation semble être un des moteurs de développement économique et de compétitivité territoriale, et parfois d'inégalité socio-économique et d'inégalité écologique[22].

Les axes de transports, zones d'activité et villes couvrent 13 % du territoire et les grandes agglomérations polarisent 2/3 du territoire régional ; avec une particularité : la région totalise près de la moitié du stock national de friches industrielles, pour partie aujourd'hui intégrées dans la Trame verte et bleue. Néanmoins l'agriculture, intensive, occupe l'essentiel du paysage (70 % environ du territoire contre 53 % en France). Sur 2,3 % du territoire de la France métropolitaine, cette région correspond à 3 % de la surface agricole nationale. Dans le cadre de son SRADT, la région prépare une Directive régionale d'aménagement (DTA) visant à maîtriser la périurbanisation[23]. Les prospectivistes de la région étudient les scenarii possibles pour l'horizon 2030, avec le défi à relever du Facteur 4, en étudiant les conditions de robustesse des territoires[24]. Des perspectives se dessinent pour la ville durable, avec par exemple le HQE, la trame verte, un projet de « Repenser les villes dans une société postcarbone »[25] et la « ville 2.0. »… L’ADEME et le conseil régional ont ensemble lancé en 2007 un appel à projet PREBAT[26] soutenant les bâtiments « démonstrateurs » à basse consommation énergétique, les bâtiments exemplaires de haute qualité environnementale ainsi que l'émergence d'écoquartiers.

Avec un taux d'artificalisation des sols de 13 %[27], et une population citadine à 86 %, le Nord-Pas-de-Calais est une région dense et fortement peuplée (4 millions d'habitants et 7 % de la population française). Elle est également une des régions les plus jeunes de France métropolitaine, avec 34,13 % de moins de 25 ans pour une moyenne nationale de 31,13 % (selon l'Insee au 1er janvier 2009). Cette situation est due principalement à un fort solde naturel positif, pratiquement annulé par un fort solde migratoire négatif. Il occupe en revanche la dernière place pour le taux de mortalité. Cette situation s'explique en partie par un taux d'alcoolisme parmi les plus élevés de France[28].

Le Nord-Pas-de-Calais compte onze agglomérations de plus de 50 000 habitants : Lille (1 190 900 hab.), Douai-Lens-Liévin (552 682 hab.), Valenciennes (400 000 hab.), Béthune (205 872 hab.), Dunkerque (191 173 hab.), Calais (104 852 hab.), Maubeuge (99 900 hab.), Boulogne-sur-Mer (92 704 hab.), Arras (94 059 hab.), Cambrai (58 828 hab.), Armentières (58 706 hab.).

Les agglomérations de Béthune, Lens, Douai et Valenciennes (d'ouest en est), situées sur le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais qui borde le Nord des collines de l'Artois, forment aujourd'hui une conurbation continue de près d'une centaine de kilomètres, qui se poursuit en Belgique.

Le Nord-Pas-de-Calais, situé au sein d’une zone où vivent plus de 100 millions d’habitants dans un rayon de 300 kilomètres, est un carrefour européen entre l'Angleterre et le Benelux.

Habitat, logement[modifier | modifier le code]

Selon la DREAL, en 2005, la région comptait un total d'environ 1 667 000 logements (pour environ 4 millions d'habitants). L'habitat y est un peu plus ancien que la moyenne française (57 % de l'habitat date d'avant 1967 (contre 49 % en France) et 68 % d'avant 1975), et sont donc moins bien isolés thermiquement. En 2005 toujours, 74 % étaient des maisons individuelles (ce qui est nettement plus que la moyenne française qui était de 57 %)[29].

Un logement moyen mesurait en 2005 92 m2 habitables (100 m2 en maison individuelle et 70 m2 en appartement), soit un peu moins que la moyenne nationale (107 m2), en raison de la prévalence d'un ancien habitat ouvrier (dont les fameux corons, miniers ou ayant accompagné d'autres industries, telles que la métallurgie, la filature, les papèteries, etc.).

Les résidences secondaires et/ou logements occasionnels ne sont que 4 % des cas, et seuls 6 % des logements sont vacants (contre respectivement 9,3 % et 7,8 % en moyenne en France).

Un logement sur cinq était en 2005 HLM (354 000 logements) ; soit 21 % de l’habitat (contre 15 % en France). Et 70 % de ces HLM ont été construits de 1948 à 1990. Plusieurs grandes barres ont été rasées au profit d'un habitat de meilleure qualité.

Avec 563 cités minières (sur 138 communes) constituées de 73 000 logements, l'habitat minier présente de fortes spécificités, dont le caractère mitoyen de nombreux logements organisés en coron ou citées minières, et la présence de jardinets. Les jardins familiaux et ouvriers sont nés dans cette région, notamment à la suite de l'action de l'abbé Lemire. À Lille, Roubaix et Tourcoing, villes plus denses et anciennement industrielles, l'accès aux jardins individuels et publics est plus rare, mais la communauté urbaine et les villes ont des programmes de développement des espaces verts, de réhabilitation de friches et parfois des projets d'écoquartiers.

En 2005 toujours, le traditionnel charbon a presque disparu comme mode de chauffage (5 %), largement remplacé par le gaz naturel qui chauffe 59 % des logements (près du double de la moyenne nationale qui était de 39 % en 2005). Ceci a fait fortement chuter la pollution de l'air (pollution acide notamment), mais 3 logements sur 4 sont encore chauffés par des énergies fossiles (gaz, et moindrement fioul, qui contribuent à émettre des gaz à effet de serre et des NOx). En 2005 toujours, des réseaux de chaleurs urbains chauffaient 2 % des logements, avec à Dunkerque une récupération de chaleur industrielle. Le chauffage collectif est plus rare que pour la moyenne de la France (11 % contre 19 % des cas), en raison d'un habitat individuel plus fréquent. 18 % des logements n'ont pas de chauffage électrique (moins que la moyenne nationale). En 2005, 32 130 GWh d’énergie finale ont été consommés par le résidentiel (21 % de toute l'énergie consommée en région, juste derrière industrie qui est le 1er consommateur). Une partie des habitants connait une double précarité énergétique (logement et transport) avec 16 % des ménages qui dépensent plus de 10 % de leurs ressources en consommation d'énergie (contre 13 % en moyenne nationale)[30].

L'augmentation forte de la population au XXe siècle (Industrie et baby-boom), et une tradition de familles nombreuse plus importante qu'ailleurs ont conduit à une importante périurbanisation, qui pose des problèmes de transport pendulaire (trajets domicile-travail de plus en plus longs) et par suite d'énergie et de pollution que le SRCAE (en cours d'élaboration) notamment doit tenter de résoudre. De 1990 à 2007 le résidentiel a consommé 15 % d'énergie en plus (+0,8 %/an en moyenne, ce qui reste inférieur au 1,1 % national, mais éloigne la région des objectifs de Kyoto, du Grenelle de l'Environnement, du Facteur 4 ou du 3 X 20 européen. En fait ; à 94 %, cette augmentation est due à la croissance du parc de logements et seulement pour 6 % à une consommation accrue des logements. 75 % de cette énergie est consacrée au chauffage (pour 76 % en moyenne en France). Pour ces raisons, en 2005, le résidentiel régional contribuait pour 14 % (6 421 kteq CO2) aux émissions totales de gaz à effet de serre comptabilisées pour la région. Plus précisément les combustibles fossiles que sont le gaz, fioul, GPL, et charbon contribuaient via leur usage dans les logements à 86 % des émissions du secteur. Étant donné la lenteur de remplacement des logements anciens par des logements neufs, la réhabilitation thermique de l'habitat ancien apparait comme un enjeu majeur en termes de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, et d'adaptation au changement climatique. L'urbanisation et la construction de route ont aussi causé un recul de la SAU par exploitation agricole, surtout autour des zones urbanisées et dans une communes littorales où les exploitations y ayant leur siège ont perdu 25% de leurs surface agricole utile (SAU) en 40 ans environ[31]. Le rythme d'urbanisation a diminué sur le littoral depuis 1970, grâce à la loi littoral, mais il tend à légèrement augmenter sur les communes arrière-littorale[31].

Éducation[modifier | modifier le code]

Le Nord-Pas-de-Calais comprend plus d'un million d'élèves, étudiants et apprentis, plus de quatre-mille établissements scolaires, six universités et un ensemble universitaire privé, dix-huit écoles d'ingénieurs[32]. La région est le quatrième pôle étudiant de France[33] avec environ 159 200 étudiants en 2010[34]), avec un pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) « qui promeut une politique de site, favorise l’organisation en réseau et optimise des fonctions supports dans une logique de mutualisation »[34].

L'université Lille Nord de France et son collège doctoral européen[35] regroupe les six écoles doctorales du Nord-Pas-de-Calais et rassemble trois mille doctorants. Les établissements scolaires font partie de l'Académie de Lille.

Santé[modifier | modifier le code]

Un Observatoire régional de la santé[36] assure le suivi de ces indicateurs, et a construit un Atlas de la mortalité par cancer[37]. Un atlas régional de la santé au travail a été publié en 2008 et 2009 sous l'égide de la CRAM[38]. Voir également les travaux conduits par Pierre Aïach en région[39]. Plusieurs éléments peuvent exacerber les inégalités sociales de santé, déjà marquées dans la région, principalement la dégradation des conditions de vie et de travail (ou d'absence d'emploi) liée aux évolutions économiques et politiques des dernières décennies (aggravées par la crise récente), mais aussi les réformes du système de santé et de l’État social qui met en péril un peu plus à chaque « réforme » la santé des couches populaires et de plus en plus des couches moyennes, les changements dans la pyramide des âges avec l'entrée dans la phase de boum du troisième âge, et enfin les facteurs environnementaux (modifications climatiques, pollutions industrielles, pollutions urbaines et autoroutières, et dégradations des parcs immobiliers anciens et/ou non entretenus par les bailleurs et propriétaires, etc.). Un plan régional Santé-Environnement est en cours de développement (déclinaison du plan national).

L'espérance de vie à la naissance s'est améliorée (gain de plusieurs années d'espoir de vie) des années 1990 à 2000, mais la mortalité reste plus précoce qu'ailleurs en France (et plus dans le Pas-de-Calais que dans le Nord). En 2002, un Nordiste pouvait espérer vivre 72,4 ans (moyenne nationale : 75,8 ans). Les femmes vivent plus longtemps (80,8 ans, soit 2,9 ans de moins qu'en France métropolitaine). En 2002, la durée moyenne de vie était significativement plus élevée dans le Nord (1,4 an de plus que dans le Pas-de-Calais pour les hommes et 0,3 an pour les femmes). Le Pas-de-Calais connaît la surmortalité masculine la plus élevée en France (les hommes y meurent 9,1 ans avant les femmes, contre 7 ans pour la moyenne nationale et 5,6 ans pour le département des Yvelines). Les différences dues à l'industrialisation et à la silicose notamment, marquées dans le bassin minier, devraient s'atténuer dans les années à venir.

Le Pas-de-Calais connait aussi le taux de mortalité le plus élevé (taux de 9,6 ‰ contre 9,0 ‰ dans le Nord pour la surmortalité), mais la région est maintenant proche du taux national (9,3 %). Les causes de décès les plus fréquentes sont les maladies de l'appareil circulatoire et les cancers constituent (comme en France, mais avec des taux plus élevés pour les cancers des voies aérodigestives) ; sur 36 200 décès en 2002, 58 % sont dus aux tumeurs et aux maladies cardiovasculaires. Les tumeurs sont la 2de source de mortalité féminine (24 % des décès) après les maladies cardiovasculaires (33 %). Les cancers tuent plus les hommes que les femmes (1re cause de mortalité) devant les maladies cardiovasculaires, elles-mêmes devant les maladies respiratoires (6,5 % pour les femmes et 8,7 % pour les hommes), les accidents et traumatismes (6,3 % pour les femmes et 8,6 % pour les hommes).

La mortalité prématurée est forte dans la région (25 % de mortalité avant 65 ans contre 20,7 % en France), surtout chez les hommes (les accidents étant la 1re cause de mortalité chez les hommes moins de 35 ans), et de 35 à 64 ans, le risque de décès double presque chez les hommes.

Médias[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 31 janvier au 1er février 2011, la région entière est passée au Tout numérique[40]. Ce changement permet à la région de recevoir les 21 chaines gratuites dont les trois régionales, Wéo, Grand Lille TV[41] et Opal'TV.

Deux principaux journaux locaux sont en place dans la région. Le principal est La Voix du Nord qui s'écoule à plus de 280 000 exemplaires chaque année[42], La Voix du Nord est le troisième quotidien régional en termes de vente derrière Ouest-France et Sud Ouest[43]. L'autre journal est Nord éclair, il appartient également au groupe La Voix du Nord depuis le début des années 2000[44]. Auparavant, Nord Matin et Liberté distribuaient également leurs journaux dans la région. Depuis le 19 mai 1980 la radio régionale France Bleu Nord (ex-Fréquence Nord)

Sport[modifier | modifier le code]

Un des joueurs de l'Olympique marcquois rugby.


Club Sport Ligue Stade/enceinte Date de fondation
LOSC Lille Football Ligue 1 Stade Pierre-Mauroy 1944
RC Lens Stade Bollaert-Delelis 1906
VAFC Ligue 2 Stade du Hainaut 1913
USBCO Boulogne National Stade de la Libération 1898
USL Dunkerque Stade Marcel-Tribut 1909
US Dunkerque HGL Handball Ligue nationale de handball Stades de Flandres 1958
BCM Gravelines-Dunkerque Basketball PRO A Sportica 1959
SOMb Boulogne Salle Damrémont 1935
LMBC Lille Métropole Basket PRO B Palais des sports Saint-Sauveur 1994
ESSM Le Portel Salle Carpentier 1931
LMR Lille Métropole Rugby Rugby à XV Fédérale 1 Stadium Lille Métropole 1996
TLM Tourcoing-Lille Métropole Volley-ball Ligue A Complexe sportif Léo Lagrange 1965

Personnalités nord-pas-de-calaisiennes[modifier | modifier le code]

Selon un sondage réalisé par TNS Sofres début 2011, à la question « Qui incarne le mieux la région [Nord-Pas-de-Calais] ? », 68 % des sondés ont répondu Dany Boon. L'Armentièrois devance le Lillois Charles de Gaulle qui obtient 39 % et l'éternelle « demoiselle d'Armentières », Line Renaud avec 32 %. Suivent dans l'ordre Raymond Devos (16 %), Pierre Mauroy (22 %), Marguerite Yourcenar, Jean Bart, Roger Salengro, Raoul de Godewarsvelde, Didier Super, Marcel et son orchestre, Franck Ribéry, Albert Calmette, Henri Matisse, Gervais Martel, Yohan Cabaye et Romain Barras[45].

Hors de ce classement, d'autres personnes sont également nées dans la région[46]. Dans les arts, il y a, par exemple, le Valenciennois Antoine Watteau, le Maubeugeois Jan Mabuse ou encore Jean de Bologne, originaire de Douai. En sport, les Boulonnais Jean-Pierre Papin et Franck Ribéry, le Nœuxois Raymond Kopa, les Oigninois Guy Drut et Michel Jazy, les Roubaisiens Arnaud Tournant et Bernard Arnault, le Thunois Jean Stablinski sont également de la région du nord de la France. En politique, Jacky Hénin est né à Douai, Jean-François Caron à Loos-en-Gohelle, Dominique Dupilet à Wandignies-Hamage et Valérie Létard à Orchies.

D'autres personnes sont de la région, mais peu de gens le savent. Au début du XXIe siècle le groupe PZK, majoritairement d'Armentières, l'ancien des Robins des Bois Jean-Paul Rouve qui est né à Dunkerque, Franck Georgel, journaliste à M6 qui est né à Arras. À l'inverse, certaines personnalités qui ne sont pas nées dans la région y sont cependant associées. Martine Aubry, Jean-Louis Borloo sont tous les deux nés à Paris mais avec leur présence en tant que maire respectivement à Lille et à Valenciennes sont souvent associés à la région. Le chanteur Renaud, petit-fils d'un mineur du Nord, y est également associé depuis qu'il a joué dans Germinal de Claude Berri et qu'il a chanté son album Renaud cante el' Nord en 1993.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie du Nord-Pas-de-Calais.

Depuis l'après-guerre, la région est confrontée à de graves difficultés structurelles et à une crise économique et sociale aigüe. Des trois grands secteurs de son économie : charbon, acier, textile, seul le dernier reste performant. Le secteur secondaire n'occupe plus que 33,8 % de la population active (28,9 % pour la France). Son raccordement à l'Europe du Nord-Ouest lui permet toutefois de bénéficier des retombées économiques de la mise en service du tunnel sous la Manche et du TGV. En 1999, le chômage décroit depuis quelques années. Cependant il s'accroit en début 2004 pour arriver à 12,8 % en mai 2004, soit trois points au-dessus de la moyenne nationale (9,8 % au sens du Bureau international du travail, le chômage connaissant une croissance depuis 2003 en France, ce qu'il n'avait pas fait depuis dix ans). En 2012, le taux de chômage arrive à 13 % et représente le taux le plus élevé en France métropolitaine[47].

Avec un PIB de 86 747 millions d'euros, c'est la 4e région qui produit le plus de richesse en France.

Richesses[modifier | modifier le code]

Selon le site Le Journal du Net, la région compte sept villes dans le top dix parmi les villes de France les plus pauvres de plus de 20 000 habitants. Roubaix et Denain arrivent premiers ex aequo, ils sont suivis par Maubeuge, Calais, Tourcoing et Grande-Synthe, respectivement de la quatrième à la septième place. Lens finit ce top dix, Saint-Pol-sur-Mer, Boulogne-sur-Mer, Bruay-la-Buissière et Liévin arrivent respectivement 14e, 16e, 20e ex aequo et 24e[48],[49]. À l'inverse, d'après le même site, les plus grosses fortunes de France se situent à Croix avec un patrimoine de 3,4 millions d'euro[50].

À l'inverse, dans le top des villes les plus riches, on retrouve dans l'ordre Neufchâtel-Hardelot, Bondues, Le Touquet-Paris-Plage, Mouvaux, Sainghin-en-Mélantois, Marcq-en-Barœul et Croix[51].

Principaux secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture et agroalimentaire[modifier | modifier le code]

La région reste fortement agricole, avec 78 % de l'espace concerné en 2000[27]. Elle est caractérisée par une agriculture très intensive, qui a bénéficié de la proximité de l'immense nappe de la craie, de sols particulièrement riches. Ils ont permis les grandes cultures (céréales, betteraves, pomme de terre… qui occupent une large part du paysage. De 1988 à 2000, le nombre d'exploitations agricoles a chuté de 31 156 à 18 036, pour une surface agricole utile (SAU) moyenne qui passait de 28 ha en 1988 à 46 ha en 2000[52]. Le nombre d'exploitations (15 049 exploitations agricoles soit 2,8 % du total national) n'est pas très élevé, mais la surface moyenne en est de 50,9 ha (Eurostat, 2003), soit plus que la moyenne nationale de 45,3 ha (Eurostat, 2003). 818 928 ha étaient cultivés dans la région en 2005, pour un total de 27 312 013 en France[53]. 3,3 % du cheptel national est élevé dans le Nord-Pas-de-Calais et la part des cultures permanentes dans la SAU régionale n'est que de 0,1 % (contre 3,8 % en France)[54]. La SAU est 68,5 % du territoire régional (contre 54,1 % en France). Selon Eurostat (2002), 19 % des exploitants agricoles avaient en 2002 d'autres revenus que ceux de l'exploitation (contre 24 % en France).

L'agriculture présente des dominantes qui varient selon les petites régions agricoles (PRA) :

  • Boulonnais et Thiérache : dominante bocagère, autrefois spécialisée dans la pomme, pour partie classée en parc naturel régional, avec tradition laitière et fromagère ;
  • Flandre intérieure : grandes cultures avec quelques élevages intensifs (porc, volaille). C'est une zone vulnérable du point de vue de la ressource en eau (pas de nappe) ;
  • Audomarois, Béthunois : élevages et grandes cultures, gagnés par phénomène de périurbanisation
  • Ternois : zone mixte, élevage, grandes cultures ;
  • Artois-Cambrésis (hors cantons de Lens) : mosaïque de nombreux systèmes agraires, avec dominante de grandes cultures.

Toute la région est (comme la Bretagne) classée « vulnérable » au titre de la Directive Nitrates qui impose dans ces zones de mettre en œuvre un « programme d'actions » (le 4e programme doit démarrer en 2009, après un bilan[55] des programmes d'action précédents et après une consultation du public[56] (close au 11 juin 2009). La région est aussi classée à risque pour le phosphore par la convention OSPAR[57]. Ces nitrates et phosphates ont aussi une origine urbaine, voire localement industrielle, prises en compte par d'autres directives et programmes, avec l'aide de l'Agence de l'eau pour tenter d'atteindre l'objectif de bon état écologique de la directive-cadre sur l'eau et la directive-cadre stratégie pour le milieu marin. La qualité des eaux de baignade s'est améliorée pour les paramètres microbiens, mais dans les eaux douces les pullulations de cyanophycées sont plus fréquentes, plus longues et avec parfois de nombreuses espèces de cyanobactéries.

Industrie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Industries du Nord-Pas-de-Calais.

Commerce et artisanat[modifier | modifier le code]

Le groupe Auchan est le premier employeur privé régional.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Classés au patrimoine mondial[modifier | modifier le code]

Depuis 2005, dix-sept beffrois de la région Nord-Pas-de-Calais sont classés comme patrimoine mondial de l'UNESCO[58]. Depuis la même année, les géants et dragons processionnels de Belgique et de France sont classés patrimoine culturel immatériel de l'humanité également à l'UNESCO[59].

En 2008, la citadelle d'Arras est classée comme patrimoine mondial dans la catégorie des fortifications de Vauban[60]. Depuis le 30 juin 2012, une partie du patrimoine architectural et naturel subsistant du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est classé au patrimoine mondial[61] de l'UNESCO.

Bâtiments d'intérêt historique[modifier | modifier le code]

Langues régionales[modifier | modifier le code]

On trouve deux langues régionales et un patois parlés dans la région Nord-Pas-de-Calais :

  • le picard, avec ses variantes locales comme le ch'ti ou ch'timi (Lille), ou rouchi (Valenciennes), ou tout simplement patois. C'est en référence à ce patois que les habitants du Nord-Pas-de-Calais sont parfois appelés Ch'tis ;
  • le flamand occidental, dans une partie de la Flandre française, c'est-à-dire dans la partie du département du Nord correspondant à l'arrondissement de Dunkerque, de la Lys à la mer du Nord parlé par environ 20 000 personnes ;

Gastronomie[modifier | modifier le code]

Emblèmes[modifier | modifier le code]

Identité visuelle traditionnelle[modifier | modifier le code]

Le blason de l'ancien comté de Flandre est parfois utilisé pour représenter de manière officieuse le Nord-Pas-de-Calais. Il apparaît sur l'uniforme des gendarmes de la région.
L'origine du blason reste floue mais Philippe Wielandt chancelier de Flandre a donné au XVIe siècle deux explications de la présence du lion dans les armes de Philippe d'Alsace, comte de Flandre entre 1157 et 1191. La première est celle où Philippe d'Alsace aurait pris les armes de Nobilion d'Abilène pendant la troisième croisade. La seconde est une alliance faite avec d'autres comtes et ducs afin de reconquérir la Terre sainte lors de cette même croisade[62].

Identité visuelle du conseil régional[modifier | modifier le code]

Depuis sa création en 1982, le logo du conseil régional représente un cœur et un beffroi. En plus d'être le symbole universel de l'amour et de l'amitié, le cœur exprime ici la générosité, l'accueil et la chaleur humaine des habitants du Nord-Pas-de-Calais. La couleur jaune symbolise la jeunesse et le soleil. Le beffroi est quant à lui le signe particulier de la région, son relief et son histoire. Les couleurs jaune et bleue sont depuis 1993 montrent la volonté du conseil de se tourner vers l'Europe et notamment vers la Banane bleue dont la région fait partiellement partie[63].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Généralité - Climat », Nord-Pas-de-Calais (consulté le 14 mars 2010)
  2. (en) « What's the time in Lille Time Zone now? », greenwichmeantime.com (consulté le 1er mai 2010)
  3. « Le Nord-Pas-de-Calais en plein renouveau (no 40 - 2000) », diplomatie.gouv.fr (consulté le 12 mars 2010)
  4. « Les ressources naturelles et culturelles du Nord-Pas-de-Calais », Insee (consulté le 2 août 2010)
  5. Schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels, DIREN (devenue DREAL), 1995
  6. Diren Nord/Pas-de-Calais, Carte des paysages à protéger à court et à moyen terme (faite à l'occasion du Schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels)
  7. DIREN, Atlas des paysages du Nord-Pas-de-Calais, 2005-2008
  8. Atlas des paysages du Nord-Pas-de-Calais, Approche générale et culturelle, DIREN, 2005
  9. Emmanuel Wesolek, « Une terre de contrastes où règne en maître le temps dit « variable » », meteo59-62.com (consulté le 12 mars 2010)
  10. « En résumé », Insee,‎ 2010 (consulté le 29 juillet 2010)
  11. « Population des villes du Nord en 2011 », Insee,‎ 2011 (consulté le 31 décembre 2013)
  12. « Population des villes du Pas-de-Calais en 2011 », Insee,‎ 2011 (consulté le 31 décembre 2013)
  13. « Les 30 premières aires urbaines », Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  14. Insee/EuresChannel pour la donnée franco-belge et WorldCanals/Pays-Bas pour la donnée néerlandaise (qui concerne les canaux navigables de classe IV et au-dessus)
  15. a et b Dominique Serra, « TER, bus, tramways, métro : un jour, un seul ticket pour tout faire ? », La Voix du Nord,‎ 2010 (consulté le 3 avril 2010)
  16. « Le TER Nord-Pas-de-Calais en chiffres », Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais (consulté le 3 avril 2010)
  17. Lancement du SMIRT, le Syndicat mixte intermodal régional de transports, Assemblée constitutive 4 février 2010
  18. Jacques Moran, « La carte orange du Nord-Pas-de-Calais », L'Humanité,‎ 2010 (consulté le 3 avril 2010)
  19. Émilie DEQUIDT, Profil Insee - Transport - Le transport de fret marqué par la crise économique, DREAL, Service connaissance évaluation - Division applications statistiques
  20. Insee, La pauvreté
  21. Insee Recensement 2006
  22. Guillaume Schmitt, « Inégalités écologiques et utilisation du sol : situation de la région Nord-Pas-de-Calais », Revue: Développement durable et territoires, Dossier 9 : Inégalités écologiques, inégalités sociales, mis en ligne le 1er octobre 2010, consulté le 26 mai 2011. ISSN électronique 1772-9971
  23. Cf. DTA maitrise de la périurbanisation
  24. La prospective en région NPDC
  25. Prospective en matière de Développement durable
  26. Appel à projets régional ; Bâtiments et quartiers de qualité énergétique et environnementale en Nord-Pas-de Calais
  27. a et b Occupation des sols de la région Nord-Pas-de-Calais sur le site de l'Insee
  28. Indicateurs alcool par région sur drogues.gouv.fr
  29. Étude Efficacité énergétique en Nord‐Pas‐de‐Calais – Énergies Demain – janvier 2011
  30. Étude D2PE no 37 : La précarité énergétique en 2006 en Nord-Pas-de-Calais – Conseil régional – septembre 2010
  31. a et b ONML (2013), Évolution de la surface agricole utilisée des exploitations agricoles des communes littorales et de leur arrière-pays de 1970 à 2010
  32. L'académie de Lille en chiffres 2006-07
  33. [PDF] Atlas 2005-2006 de l'éducation nationale
  34. a et b DGESIP / DGRI, Service de la coordination stratégique et des territoires / projet Strater Rapport Strater / Diagnostic Nord-Pas-de-Calais, avril 2011
  35. Le site du collège doctoral européen Lille-Nord-de-France
  36. ORS (Observatoire régional de la santé
  37. Christophe DECLERCQ Gilles POIRIER Atlas de la mortalité par cancer (1991–1999)
  38. Atlas régional de la santé au travail
  39. Aïach P., Marseille M., Ivan Theis (eds) : Pourquoi ce lourd tribut payé au cancer ? Le cas exemplaire du Nord-Pas-de-Calais, éditions de l'ENSP, Rennes, 2004.
  40. Céline Bardy, « Cette nuit, nos télés passent toutes au numérique », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 11 février 2011)
  41. C. Ba., « Le passage à la TNT pas à pas », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 11 février 2011)
  42. « Procès-verbal de contrôle 2009 - La Voix du Nord », OJD,‎ 2010 (consulté le 19 septembre 2010)
  43. « Bureau Presse Payante Grand Public », OJD (consulté le 19 septembre 2010)
  44. Sylvie Briet, « Le crépuscule de Nord-Éclair. Chute des ventes, déficit chronique, sureffectif: le quotidien de Roubaix craint de devoir vendre son âme à son ennemi lillois, la Voix du Nord », Libération,‎ 1999 (consulté le 19 juin 2011)
  45. « Le capital de sympathie de Dany Boon reste élevé », La Voix du Nord,‎ 2011 (consulté le 19 juin 2011)
  46. Il s'agit d'une liste non exhaustive. Pour plus de détails voir la page associée Liste des personnalités du Nord-Pas-de-Calais ou la catégorie associée
  47. http://direccte.gouv.fr/taux-de-chomage-au-1er-trimestre-2012
  48. « Les villes les plus pauvres de France », Le Journal du Net,‎ 2010 (consulté le 2 août 2010)
  49. Sébastien Roselé, « Lens, neuvième ville la plus pauvre de France selon un site Internet », La Voix du Nord,‎ 2010 (consulté le 2 août 2010)
  50. « 1er : Croix, 3,4 millions € de patrimoine moyen », Le Journal du Net,‎ 2009 (consulté le 2 août 2010)
  51. Olivier Drouin, Les 80 communes où se concentrent les plus hauts revenus sur le site officiel de Capital, le 22 août 2013
  52. Source : AGRESTE, recensements agricoles 1988 et 2000 (Voir)
  53. Unités et source : Enquête structure (2005), France
  54. Source : statistique agricole annuelle (2003)
  55. Évaluation stratégique environnementale du quatrième programme d'action Directive nitrate dans le département du Nord (mars 2009, par le Bureau d'étude Epices, 72 pages) (Consulté le 11/05/2009)
  56. Présentation du programme nitrate par la préfecture
  57. État des lieux des districts hydrographiques Escaut, Somme, et Côtiers Manche Mer du Nord, Meuse ; mars 2005 ; p. 93-94
  58. « Beffrois de Belgique et de France », UNESCO (consulté le 3 avril 2010)
  59. « Géants et dragons processionnels de Belgique et de France », UNESCO (consulté le 3 avril 2010)
  60. « Fortifications de Vauban », UNESCO (consulté le 3 avril 2010)
  61. « Bassin minier du Nord Pas-De-Calais », UNESCO (consulté le 7 mai 2013)
  62. Texte original : « Les anchiennes armes portèrent Lyderic et ses successeurs par plus de 1111 xx ans. Les nouvelles fusrent acquises fort honorablement sur les Sarasins infidèles par Philippe, conte de Flandre et de Vermandois comme aulcunz dient, aulrtres dient que les armes de lion viennent d’une alliance qui firent ensamble les princes par decha pour requerre la Terre Saincte—habandonnant leurs anciennes armes et prenant lions sicomme le ducq de Louvain, le conte de Flandre, la conte de Hollande, le conte de Gheldrez, le duc de Lembourgh, le ducq de Luxembourch et plusieurs aultres... »
  63. « Logos du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais », sur emblemes.free.fr (consulté le 31 juillet 2011)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chadeau, André (1975) Treize études sur la région Nord/Pas-de-Calais : les lettres d'information aux Maires
  • Chadeau, André (1977) Études sur le Nord-Pas-de-Calais, SAEIN
  • Decroix, Christophe (1996) Nord-Pas-de-Calais, Connaître et comprendre une région, collection Région poche, Lec édition
  • Defebvre Christian (2013) Coll. Histoire des provinces, Ed : Ouest-France ISBN 978-2-7373-5814-2
  • Hilaire, Yves-Marie (1982), Histoire du Nord-Pas-de-Calais de 1900 à nos jours, éd. Privat
  • Lottin, Alain (2002), Deux mille ans du Nord-Pas-de-Calais (2vol), éd. La Voix du Nord,
  • Lottin, Alain (2003), Lille, d'Isla à Lille Métropole, éd. La Voix du Nord
  • Marchand, philippe ; Platelle, Henri ; Poulet, Denise ; Thumerelle, Jean-Pierre (2002), Nord-Pas-de-Calais, Ed : Bonneton
  • Messiant Jacques (2009), Lieux mystérieux et traditions insolites du Nord-Pas-de-Calais, édition Ouest-France
  • SRADT Nord-Pas-de-Calais, validé en novembre 2006, PDF, 121 pages
  • Veltz P. et Davezies L., 2004, Le grand tournant Nord-Pas-de-Calais 1975-2005. Éditions de l’Aube Nord, 169 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Nord-Pas-de-Calais.