Jan Mabuse

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Autoportrait hypothétique
de Jan Gossaert
Danae

Jan Gossaert (Maubeuge 1478 - Anvers 1er octobre 1532) dit Mabuse (parfois aussi nommé Maubeuge ou Jean de Maubeuge), est un peintre maniériste flamand de l'école dite des romanistes.

Biographie[modifier | modifier le code]

On ne sait rien du début de sa vie si ce n'est qu'il est né à Maubeuge d'où il tire son nom. Il apprend probablement son art à Bruges avant d'exercer à Anvers où sa première trace date de 1503[1]. Il semble y acquérir un certain succès.

Les œuvres de sa première période montrent une influence d'artistes familiers avec les modèles plastiques, ce qui incite à penser qu'il vécut près de la frontière avec la France.

Il travaille pour Philippe de Bourgogne, futur évêque d'Utrecht. Il se rend en Italie, accompagnant ce dernier muni d'une mission pour rencontrer le pape à Rome (1508-1509) et visite ainsi plusieurs villes d'Italie. Il y fait divers croquis sur des antiques.

Il retourne en Flandres avec son mécène vers le début des années 1510. Il y peint plusieurs tableaux à l'église Sint-Adriaansabdij à Geraarsbergen, ainsi que le triptyque de Malvagna vers 1513-1515 (Palais Abatellis à Palerme). Il décore également le château de Soubourg appartenant à son mécène avec un certain nombre de nus comportant une dimension érotique[2]. Il travaille également pour Charles Quint, Marguerite d'Autriche ainsi que d'autres commanditaires.

Il est actif à Middelbourg, Utrecht, Bruxelles et Anvers.

Sans avoir la subtilité ou la puissance de Van der Weyden, il a notamment de commun avec ce maître de Tournai et Bruxelles que ses compositions sont souvent sur un fond architectural, caractéristique probablement importée d'Italie.

On retrouve son effigie dans Les effigies des peintres célèbres des Pays-Bas de Dominique Lampson.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Henri III de Nassau-Breda

Nombre de ses œuvres ont probablement disparu, mais on peut citer les suivantes :

Les thèmes sont religieux, avec une touche maniériste (Triptyque Malvagna), mais également érotiques (Neptune et Amphitrite). Il reste l'un des plus importants portraitistes de son temps[3].

Postérité[modifier | modifier le code]

Les enfants du Christian II de Danemark (Christina, John and Dorothea), 1526.

Son œuvre a fait l'objet de deux grandes expositions : en 1965 à Bruges et Rotterdam et en 2011 au Metropolitan Museum of Art de New-York et au National Gallery de Londres[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Galansino A, Bensard E, Un jeune peintre flamand ébloui par l'Italie, Dossier de l'art no 184, avril 2011, p. 34-39
  2. Galansino A, Bensard E, Le discours voluptueux et savant des nus, Dosiier de l'art no 184, avril 2011, p. 53-56.
  3. Galansino A, Bensard E, Gloire et génie d'un portraitiste, Dossier de l'art no 184, avril 2011, p. 58-65
  4. L'exposition Gossaert au National Gallery à Londres

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Luce Stiers, Et laisse-moi l'ivresse, Paris, L'Harmattan,‎ 2005, 182 p. (ISBN 978-2-7475-9184-3)
  • Maryan W. Ainsworth (dir.), La Renaissance de Jan Gossart : L'homme, le mythe et la sensualité - L'œuvre complet, Bruxelles, Belgique / New-York, USA, Fonds Mercator / The Metropolitan Museum of Art,‎ 2010, 512 p. (ISBN 978-90-6153-964-3)
  • Jan Gossaert et le maniérisme flamand, Dossier de l'Art, n° 184, avril 2011