Silicose

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Silicose
Classification et ressources externes
Silicosis.jpg
Silicosis
CIM-10 J62
CIM-9 502
DiseasesDB 12117
MedlinePlus 000134
eMedicine med/2127 
MeSH D012829
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La silicose est une maladie pulmonaire provoquée par l'inhalation de particules de poussières de silice (silice cristalline) dans les mines[1], les carrières[1], les percements de tunnel ou les chantiers du BTP[2],[3] (sablage, grenaillage[4], cassage, meulage ou sciage de bétons[5], mortiers[5], taille ou découpe de pierres siliceuses, brique... sur des chantiers où « les niveaux d’exposition à la silice cristalline dans le secteur de la construction dépassent encore fréquemment les valeurs limites réglementaires » [6]), les usines de confection des "jeans", voire les moulins à farine.

D'autres métiers sont aussi exposés à cette maladie professionnelle irréversible, tel que les porcelainiers, les prothésistes dentaires. C'est la plus ancienne pneumopathie professionnelle décrite (XVIe siècle). Le secteur de la démolition et de la réhabilitation des bâtiments ou infrastructures sont également concernés. Certaines zones géographiques sont propices à des envols de poussières siliceuses (déserts, sols sableux labourés, aire d'envol d'hélicoptère ou d'élevage intensif sur de tels sols, etc...). Des techniques de génie végétal, culture sans labour et de stabilisation des sols peuvent souvent limiter ces risques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un mineur subissant des tests de capacité pulmonaire, au Black Lung Laboratory ( "Laboratoire du poumon noir") de l'Hôpital régional des Appalaches à Beckley, en Virginie-Occidentale. Son rythme cardiaque est également surveillée alors qu'il marche sur un tapis roulant. Des échantillons de sang sont également prélevés à cette occasion.
Dans l'industrie minière, certains patients ont été exposés très tôt, quand ils étaient enfants et travallaient au fond, ou comme ici en surface à trier le charbon. Le taux de poussière dans l'air de cet atelier pouvait être tel qu'il obscurcissait la lumière)

Cette maladie s'est fait connaitre à grande échelle au moment de la Révolution industrielle avec l'avènement de l'exploitation du charbon.

Elle a frappé notamment en France les mineurs de charbon à partir du milieu des années 1920 lors de la généralisation des machines d'extraction lourdes (marteaux-piqueurs puis haveuses), sans que soit - dans un premier temps - recherchée la neutralisation des poussières.

Épidémiologie[modifier | modifier le code]

Plus de trois millions de personnes ont été exposées à la silice en Europe dans les années 1990[7]. Cette exposition concerne naturellement les autres pays.

Le pays le plus atteint reste la Chine avec 24 000 décès annuels dans les années 1990 et 600 000 cas durant cette même période[8]. L'incidence annuelle serait comprise entre 36 500 et 7 300 cas aux États-Unis avec près de 2 700 décès sur une décennie[9]. Le nombre de patients atteints tend à se réduire, du moins dans les pays industrialisés, probablement du fait des précautions prises chez le travailleur exposé.

La maladie[modifier | modifier le code]

alternative de l'image à compléter
Coupe de poumon atteint.
En Europe, la plupart des mines sont fermés, mais d'autres métiers peuvent encore exposer les travailleurs à la silicose

Elle fait partie des pneumoconioses, maladies provoquées par l'inhalation chronique de particules. Elle entraîne une inflammation chronique et une fibrose pulmonaire progressive (ou pneumoconiose fibrosante)[10].

Elle se présente sous trois formes : la plus fréquente est la forme chronique, se développant après plus de dix ans d'exposition à la poussière de silice. La forme accélérée, identique à la précédente, se développe après une exposition inférieure à 10 ans. La forme aiguë, appelée silicoprotéinose, peut survenir après une exposition de quelques semaines et associe au syndrome respiratoire une fièvre et une altération rapide de l'état général, avec une évolution rapide vers le décès[11].

Un risque associé de cancer du poumon existe[12],[13], comme avec beaucoup d'autres particules et poussières[14].

Symptômes[modifier | modifier le code]

La silicose se traduit par une réduction progressive et irréversible de la capacité respiratoire (insuffisance respiratoire), même après l'arrêt de l'exposition aux poussières. Elle se complique quelquefois d'une tuberculose. Elle peut être aggravée par l'inhalation concomitante de poussière de charbon (anthracosilicose).

Diagnostic[modifier | modifier le code]

Le diagnostic est porté sur les images caractéristiques de la radiographie du thorax (opacités rondes diffuses, intéressant de manière symétrique les deux champs pulmonaires et prédominant sur les lobes supérieurs) et sur les antécédents d'exposition à la poussière de silice. Des calcifications des ganglions médiastinaux peuvent être visualisés. Les images radiologiques peuvent cependant être normales[15]. Le scanner semble être un examen plus sensible[16].

La spirométrie peut être normale au début de la maladie. Elle peut montrer un tableau d'insuffisance respiratoire restrictive ou obstructive[17].

La fibroscopie bronchique avec biopsie est rarement nécessaire.

Traitement[modifier | modifier le code]

Le seul traitement curatif connu est la transplantation pulmonaire.

Aucun autre traitement n'a fait la preuve de son efficacité. Les corticoïdes peuvent améliorer les paramètres ventilatoires[18] sans que l'on sache si cela modifie l'évolution de la maladie.

Dans tous les cas, le retrait à l'exposition à la silice est obligatoire et l'arrêt du tabagisme vivement conseillé. Comme chez tous les patients porteurs de maladies pulmonaires chroniques, une vaccination anti-pneumococcique et anti-grippal est conseillée.

Un traitement symptomatique à base de bronchodilatateurs, de mucolytiques ou d'oxygèneothérapie peut être prescrit selon les cas.

Prévention[modifier | modifier le code]

De nombreux programmes de sensibilisation[19],[20],[21] et prévention[22] sont mis en œuvre, avec un succès parfois mitigé; Ils consistent à trouver des matériaux moins "émissifs" de silice, mais d'abord à limiter l'exposition des poumons à la silice.

  • La lutte contre l'empoussiérage par l'aération[23] (des mines par exemple) et/ou par l'aspiration à la source (aspirateur fixé sur l'outil), l'arrosage, la brumisation l'humidification des supports, permettent de diminuer le taux de poussières de silice cristalline dans l’air (jusqu'à 90 %), mais en restant souvent encore au-dessus des valeurs limites d’exposition retenues par la plupart des pays et organismes, tout en réduisant la performance des outils.
  • La préfabrication en atelier peut diminuer certains risques ;
  • la substitution de matériaux moins dangereux à la silice est parfois possible. Par exemple, le Ministère du Travail de l'Ontario a recommandé[24] de remplacer les meules en grès par des meules à base de corindon (oxyde d'aluminium), ou les briques réfractaires siliceuses par des briques en magnésite (carbonate de magnésium) ou corindon dans les fours ou fourneaux ;
  • Des techniques protégées de grenaillage (in situ ou ex situ) diminuent les risques d'exposition[25], [26],[27],[28],[29] ;
  • Le port d'un masque protecteur adapté est un autre moyen nécessaire de protéger le système respiratoire [30] ;
  • l'usage d'un aspirateur industriel plutôt que du balai sur les chantiers limite le réenvol.
  • la filtration fine de l'air (voire le lavage de l'air « recirculé ») quand d'autres solutions sont impossibles en milieu fermé [31], avec un entretien régulier des filtres[32].
  • le respect des codes et guides de bonnes pratiques [33]
  • évaluation et amélioration des techniques de limitation de production (ex. : arrosage intégré pour marteau-piqueur[34]) et réenvol de poussières siliceuses (et autres)[35]

La mesure fine et le contrôle[36] de l'empoussièrement de l'air est nécessaire pour évaluer l'exposition des travailleurs[37],[38],[39],[40], parfois délicate dans les grands chantiers où les sources ponctuelles et provisoires, mais intenses sont fréquentes.

Alors que de nouvelles questions sont posées par les nanomatériaux, l'Europe a (en 2006) encouragé les bonnes pratiques pour la santé au travail en matière d'utilisation de silice cristalline[41]. Le développement de registres du cancer et d'études épidémiologiques plus fines sur les causes de mortalité[42] ou surmortalité devraient aussi permettre d'améliorer la connaissance sur les facteurs de risques et d'éventuelles synergies avec le tabagisme, d'autres polluants ou particules (les ouvriers du bâtiment peuvent aussi par exemple être exposé à l'amiante ou à d'autres fibres minérales) ou des facteurs génétiques.

Les bonnes pratiques sont à diffuser dans la formation initiale et continue des acteurs à risque, dans le BTP notamment.

Physiopathologie[modifier | modifier le code]

Quand les fines particules de silice sont inhalées, elles peuvent parvenir jusqu'aux petits sacs alvéolaires des poumons, où l'oxygène et le dioxyde de carbone sont échangés. Alors, les poumons ne peuvent pas les évacuer, ni par du mucus, ni par la toux. Les particules de silice, si elles sont captées par des macrophages, provoqueront une inflammation due à la libération de facteurs de nécrose tumorale, Interleukin-1 alpha, leucotriène B4 et d'autres cytokines. Cela engendre la prolifération des fibroblastes et de collagène autour de la particule de silice, donnant pour résultat une fibrose et des lésions. De plus, il peut se former des radicaux à base de silicium, lesquels peuvent entraîner la production d'hydroxyle et de peroxyde d'hydrogène, qui sont susceptibles de causer des dommages aux cellules environnantes.

Confusions[modifier | modifier le code]

On parle parfois aussi (à tort) de silicose pour les affections pulmonaires liées à l'extraction de l'amiante, le terme correct pour une pneumoconiose liée à l'amiante est asbestose.

Facteurs de risques[modifier | modifier le code]

Dans la construction et le bâtiment, les principaux facteurs d'exposition sont (par ordre d'importance, et tous au-dessus de deux fois la valeur réglementaire canadienne pendant la durée de la tâche[6]) sont :

  • le sciage de pièces de maçonnerie avec scie portative à maçonnerie[6] ;
  • le bouchardage[6] ;
  • le cassage d'éléments de maçonnerie ou matériaux siliceux (béton, pierre, céramique) au moyen de marteaux perforateurs-piqueurs [6] ;
  • le forage de tunnels au moyen de tunnelier[6],[43] ;
  • le meulage de joints de brique/pierre[6].

le facteur le plus important reste la dose cumulative de silice inhalé[44]. Certains types de cristaux semblent plus dangereux[45].

Recherche[modifier | modifier le code]

  • En complément des guides[46] et méthodes existant pour l'échantillonnage de l'air, des travaux portent sur une meilleure mesure de l'exposition[47] et la mesure de l'exposition en cas de faibles doses[48] ;
  • la recherche peut aussi porter sur des matériaux de substitution "sans silice", pour certains usages[49] ;
  • l'amélioration des techniques de lutte contre la poussière [50] ;
  • en France, l'InVS met en place une banque de données sur l'emploi et l'exposition pour la silice cristalline libre[51],[52],[53].

Règlementation[modifier | modifier le code]

Des normes de santé au travail, santé environnementale, et valeurs seuils existent dans un nombre croissant de pays [54], notamment pour le sablabe / dépollissage / décapage au jet [55]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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