Didier Super

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Didier Super

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Didier Super à l'Hôtel Sully lors de la Fête de la musique le 21 juin 2007

Informations générales
Nom de naissance Olivier Didier Haudegond
Naissance 27 février 1973 (41 ans)
Douai (Nord)
Genre musical Chanson humoristique, punk rock, rock industriel
Instruments Guitare, basse
Labels Universal Music Group
Site officiel DidierSuper.com
Didier Super aux Accroche-Cœurs 2012 à Angers

Didier Super, de son vrai nom Olivier Didier Haudegond[1], né à Douai le 27 février 1973, est un comédien, humoriste, chanteur, et musicien français.

Didier Super apparaît dans le monde médiatique en 2004[2], avec un CD aux textes corrosifs. Après plusieurs années de concerts, il met depuis 2008 l'accent sur le côté « comique » de sa carrière, avec un one-man-show, une parodie de comédie musicale, et une bande dessinée sur son parcours[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né à Douai, il est le fils de Patrice Haudegond, un peintre, auteur de « Jésus prophète ou roi des juifs devant les quatre évangiles », aux Presses de Valmy[4].

La carrière musicale de Didier Super[modifier | modifier le code]

Didier Super en concert lors du 5e festival Aux Zarbs d'Auxerre en juillet 2007.

Avant 2002, Didier Super fait partie du groupe amateur Zeu Discomobile, qui fait principalement des reprises punk de chansons françaises connues. L'été, il forme un duo de cascadeurs de rue en BMX, avec son compère Fabrice, sous le nom  : les têtes de vainqueur[5].

En 2002, Didier se met à écrire des chansons acides, pleines de second degré, rejetant volontairement toute notion de bon goût et de politiquement correct. Comme d'autres artistes, il utilise la provocation afin de se faire connaître plus facilement et reconnait que l'on peut qualifier ses chansons de « merde »[6]. Dans ses chansons, il « s'en prend » tour à tour aux pauvres, aux « cons », aux caniches, aux cathos, aux petits enfants chinois qui fabriquent des jouets de mauvaise qualité sans aller à l'école, etc[3]. L'ironie, le cynisme, le n-ième degré et la dérision sont donc les armes favorites de Didier Super. La grande simplicité de l'instrumentation (généralement constituée, sur les enregistrements « studio », d'un orgue pour enfants et de quelques accords de guitare) et de la voix (pas souvent juste) est totalement assumée[7],[2]. Didier Super encourage son public et les internautes à télécharger ses œuvres sur les réseaux pair à pair et donne même son album à télécharger sur son site officiel[8].

Dès cette époque, Didier met en ligne des vidéos d'abord pour se faire connaître, puis pour faire la promotion de ses albums. Les plus connues sont Misère Joyeuse où il fait dire « Merci Tsunami » à des Indiens, et celle où il urine sur la porte d'Universal, prétextant qu'il pensait qu'ils avaient fermé à cause de la crise[9].

En 2004, Didier signe un contrat chez V2 Music, un label qui n'a pas réussi à devenir une Major (dixit Didier). Il sort alors son premier album, Vaut mieux en rire que s'en foutre, qui n'est rien de plus que sa démo réenregistrée avec de vrais instruments. La page critique musicale du magazine Télérama lui attribue un symbole qu'elle ne décerne qu'en de très rares occasions : un canon. Le chroniqueur qualifie l'album de « plus mauvais disque du monde et de tous les temps ». Didier Super est néanmoins cité dans un article du no 2952 de l'hebdomadaire, daté de l'été 2006, traitant du rôle positif et de la nécessité de la provocation.
En réalité, Didier n'a que faire de ses albums, qui ne lui rapportent que 50 centimes chacun, et sur lesquels il clame mettre ses moins bonnes chansons. Il s'en sert pour attirer le public à ses concerts, car, formé par le théâtre de rue, c'est cet aspect de la chanson et du contact qui l'intéresse[10],[1],[8],[2].

En 2007, V2 Music est racheté par Universal. On le presse alors de sortir un deuxième album, qui sort finalement le 2 avril et est intitulé Vaut mieux en rire que s'en foutre 2 - version pour les vieux. Il s'agit en fait d'une reprise des chansons de son premier album, accompagnées d'un orchestre symphonique. Les chansons n'ont pas changé de titre, si ce n'est l'ajout de la mention « (version pour les vieux) ».
Toujours pressé par Universal, Didier sort son troisième album Ben quoi ? le 28 avril 2008, album qui reçoit quant à lui une critique positive de Télérama[7].
Enfin, en 2009, pour le dernier album de son contrat, Didier fait tourner ses amis et sort un album de son groupe, Zeu discomobile, où il reprend des standards de la chanson française, et qu'il intitule La merde des autres. Universal ne renouvelle pas son contrat.

Une fois son contrat avec Universal terminé, la fréquence de ses concerts baissant drastiquement au profit de ses autres spectacles - il va jusqu'à annoncer sur son site qu'il n'y en aura plus, et met une vidéo de concert en ligne - Didier décide de raconter toute son aventure dans le monde de la musique dans une BD. Il y raconte les dessous de l'industrie musicale qui exploite les artistes et les pousse à sortir des CD sans inspiration, et à tourner jusqu'à épuisement[10].

La carrière théâtrale de Didier Super[modifier | modifier le code]

Depuis 2007, Didier Super se plaint de la population de jeunes lycéens qui pollue ses concerts et le prend au premier degré[10]. Il refuse désormais de chanter Petit Caniche. Pour retrouver l'ambiance du théâtre de rue dont il est issu, il crée son Spectacle sans musique qu'il joue au Théâtre du temple puis trois mois de suite au Point-Virgule en 2008.

Dans cette optique, il crée fin 2010 un nouveau spectacle, parodie de comédie musicale : Et si Didier Super était la réincarnation du Christ ? Sur scène cette fois, une équipe de cinq personnes, dont Fabrice son compère des Têtes de vainqueur, et Juliette Marre de la compagnie Bleu Albinos, qui a mis en scène ses précédents spectacles. Il passe 15 jours en résidence à la salle de concert l'Usine à Istres pour la création de cette comédie dont il fera la première dans la salle istréenne. Il expérimente deux semaines son spectacle à La Bellevilloise avant de le jouer dans toute la France[3],[10],[2],[11].

Depuis 2012, il collabore avec la compagnie de théâtre de rue nouvellement créée la « Compagnie Surprise » pour un spectacle intitulé On s'invite chez vous reprenant les codes de la télé-réalité.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Outre ses concerts, de moins en moins fréquents depuis 2008, Didier Super officie dans deux spectacles comiques, où la musique est en second plan derrière les blagues.

  • Concert sans musique depuis fin 2007
  • La comédie Musicale Et si Didier Super était la réincarnation du Christ depuis fin 2010

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

En solo[modifier | modifier le code]

Au sein du groupe Zeu Discomobile[modifier | modifier le code]

Participations[modifier | modifier le code]

Il participe en duo à l'album des Les Suprêmes Dindes intitulé Femmes Divines, apparaît avec Les Rois de la Suède dans le clip Les Chanteurs qui dérangent ainsi qu'avec Raoul Petite. Il participe à l'album de Jonaz intitulé Strip tease (2011), sur la piste 12 intitulée Featuring, Jonaz lui demande juste de faire une blague pour qu'il y ait quelqu'un de « connu sur son disque ». Il participe à l'album de Face à la Mer intitulé Péché Original en 2008, sur la piste 14 intitulée La Première Fois. On l'a vu aux côtés du duo Les reprises de tête.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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