Daniel Arasse

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Daniel Arasse

Naissance
Oran (Algérie)
Décès
Paris
Nationalité Français
Pays de résidence France
Diplôme
Profession Enseignant/Universitaire
Activité principale Directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales
Formation

Daniel Arasse, né le à Oran (Algérie) et mort le à Paris, est un historien de l’art français, spécialiste de la Renaissance et de l'art italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Reçu premier à l’École normale supérieure, en 1965[1], puis second à l’agrégation de lettres classiques, Daniel Arasse commence ensuite une thèse à la Sorbonne avec André Chastel sur l’art italien de la Renaissance, autour du personnage de saint Bernardin de Sienne ; à la suite d’un incident, raconté dans Histoires de peintures (« La Thèse volée »), il change de directeur et de sujet pour travailler sous la direction de Louis Marin à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

De 1969 à 1993, Daniel Arasse enseigne l'histoire de l'art moderne, du XVe siècle au XIXe siècle, à Paris-IV (deux ans) puis à Paris-I. De 1971 à 1973, il est membre de l’École française de Rome. De 1982 à 1989, il dirige l’Institut français de Florence où il crée le festival France Cinéma. À partir de 1993, il est directeur d'étude à l’EHESS.

Indépendamment de son parcours professionnel, Daniel Arasse fut apprécié du grand public pour ses qualités de vulgarisateur et son amour du partage[2] de ses analyses d’œuvres dans lesquelles il se défend de « sur-interpréter » le contenu : il met en valeur ce qui est visible par tous, nous incite à regarder par nous-mêmes et à ne pas soumettre excessivement le figuratif à l'ordre du discours savant (voir son analyse exemplaire sur le « cassone », coffre de mariage ouvert et le nu présents conjointement dans la Vénus d’Urbin de Titien).
En 2003, il est le commissaire de l’exposition Botticelli au musée du Luxembourg.

En mai 2003, il participe à un documentaire autour d’une peinture : La Madone de Laroque[* 1]. Au cours de ce tournage, il donne son avis sur le tableau inconnu et l'attribue à l’atelier de Léonard de Vinci, à Milan, entre 1490 et 1495.

Daniel Arasse meurt à 59 ans des suites d’une maladie dégénérative.

Principales publications[modifier | modifier le code]

  • 1978 :
    • L'Univers de Léonard de Vinci, coll. « Les Carnets de dessin », Henri Screpel
    • L'Homme en perspective. Les primitifs d'Italie, Famot - réédité en 2008 (petit format) et 2011 (grand format) chez Hazan-Hachette
  • 1980 : L'Homme en jeu. Génies de la Renaissance italienne, Famot
  • 1987 : La Guillotine et l'Imaginaire de la terreur, Flammarion
  • 1992 : Le Détail. Pour une histoire rapprochée de la peinture, Flammarion (rééd. 1998)
  • 1993 : L'Ambition de Vermeer, Adam Biro
  • 1997 :
    • Le Sujet dans le tableau. Essais d'iconographie analytique, Flammarion (rééd. 2006)
    • Léonard de Vinci. Le rythme du monde, Hazan, prix André-Malraux (ISBN 2-85025-542-4)
    • La Renaissance maniériste, Gallimard, « Univers des formes », en collab. avec Andreas Tönnesman
    • L'Art italien du IVe siècle à la Renaissance, Citadelle-Mazenod, en collab. avec Philippe Morel et Marco D'Onofrio
  • 1999 : L'Annonciation italienne. Une histoire de perspective, Hazan, 1999, 2010 (ISBN 9782754104531)
  • 2000 : On n'y voit rien. Descriptions, Denoël (rééd. Folio-poche 2002) (ISBN 2070427641)
  • 2001 :
  • 2003 : Les Visions de Raphaël, Liana Levi
Posthumes
Sommaire des émissions
  1. Le tableau préféré
  2. La Joconde
  3. La peinture comme pensée non verbale
  4. L'invention de la perspective
  5. Perspective et Annonciation
  6. La Vierge échappe à toute mesure
  7. Un archange auto-stoppeur
  8. Secrets de peintres
  9. La règle du jeu
  10. Perspectives de Léonard de Vinci
  11. La thèse volée
  12. De la mémoire à la rhétorique
  13. Un historien dans la chambre des époux
  14. Pour une brève histoire du maniérisme
  15. Vermeer fin et flou
  16. Heurs et malheurs de l'anachronisme
  17. Éloge paradoxal de Michel Foucault à travers « Les Ménines »
  18. De Manet à Titien
  19. On y voit de moins en moins
  20. La peinture au détail
  21. Pour une histoire rapprochée de la peinture
  22. Alberti disparu, le temps retrouvé
  23. Quelques déclics personnels
  24. Le rien est l'objet du désir
  25. Peut-on se faire historien de son temps ?

Conférence[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes*[modifier | modifier le code]

  1. Film réalisé par G. Brousmiche pour France 5 et produit par Sunset-presse (Arnaud Hamelin).

Références[modifier | modifier le code]

  1. [http://www.archicubes.ens.fr/ Site Internet de l’Association des anciens élèves, élèves et amis de l’ENS
  2. « Sa générosité, […] un souci permanent de transmettre et de convaincre », Bernard Comment, « Une voix pour voir », introduction à Histoires de peintures.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur Daniel Arasse[modifier | modifier le code]

  • « Devant la peinture, Daniel Arasse », revue Esprit, juin 2006
  • Colloque Daniel Arasse (Paris, auditorium de l'Institut national d'histoire de l'art, 8-10 juin 2006), organisé par Maurice Brock (univ. de Tours), Giovanni Careri (EHESS), Danièle Cohn (EHESS), Frédéric Cousinié (INHA), Philippe Dagen (univ. Paris I), Yves Hersant (EHESS), Nadeije Laneyrie-Dagen (ENS) et Philippe Morel (univ. Paris I) ; annonce ; vidéo en ligne

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Dans la liste d'historiens de l'art et de théoriciens de l'art, ceux ayant écrit sur l'Italie :

Lien externe[modifier | modifier le code]