Piero della Francesca

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Piero della Francesca

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Autoportrait supposé de Piero della Francesca dans la Résurrection

Nom de naissance Piero di Benedetto de Franceschi
Naissance Entre 1412 et 1420
Borgo San Sepolcro (aujourd'hui Sansepolcro (Toscane)
Décès 12 octobre 1492
Borgo San Sepolcro
Nationalité Italien
Maîtres Antonio di Anghiari ; Domenico Veneziano
Élèves Luca Pacioli
Mouvement artistique Quattrocento
Mécènes Federico da Montefeltro

Œuvres réputées

Le Triomphe de la Chasteté, La Flagellation du Christ, La Légende de la Vraie Croix, etc.
Statue de Piero della Francesca
square en face de la
fondation à Sansepolcro.

Piero della Francesca de son nom complet Piero di Benedetto de Franceschi ou encore Pietro Borghese, né entre 1412 et 1420 à Borgo San Sepolcro (aujourd'hui Sansepolcro) dans la haute vallée du Tibre en Toscane et mort ibidem le 12 octobre 1492, est un artiste peintre et un mathématicien italien du Quattrocento (XVe siècle italien).

Actuellement, il est vu surtout comme un peintre spécialiste des fresques, mais à son époque il était aussi connu comme un géomètre et mathématicien, maître de la perspective et de la géométrie euclidienne. Figure importante de la Renaissance italienne, Piero fait partie de la deuxième génération des peintres-humanistes. Sa peinture imprégnée de son goût pour la géométrie propose une iconographie à la confluence de questions théologiques, philosophiques et d'actualité.

Son travail s'inspire de la perspective géométrique inventée par Brunelleschi et théorisée par Alberti, la plasticité de Masaccio, la lumière intense qui éclaire les ombres et sature les couleurs de Fra Angelico et Domenico Veneziano et la description précise et réaliste flamande de Rogier Van der Weyden. Les autres clés de son expression poétique sont la simplification géométrique des volumes, l'immobilité des gestes cérémoniaux, et l'attention à la vérité humaine.

Son activité peut être considéré comme un processus qui va de la pratique de la peinture aux mathématiques. Sa production artistique est considérée comme une recherche rigoureuse de la perspective, de la monumentalité plastique des personnages, de l'utilisation expressive de la lumière. Il est profondément influencé par la peinture de la Renaissance au Nord de l'Italie, notamment par les écoles de Ferrare et de Venise.

Piero della Francesca et Melozzo da Forlì sont les plus célèbres maîtres de la perspective du XVe siècle, reconnus comme tels par Giorgio Vasari et Luca Pacioli.

Biographie et œuvres[modifier | modifier le code]

La reconstruction biographique de la vie de Piero est une tâche ardue à laquelle des générations de chercheurs se sont consacrés en s'appuyant sur des preuves fiables, le manque général de documents officiels n'aidant pas. Son travail ne nous est parvenu que sous forme fragmentaire, une grande partie ayant été perdu, notamment les fresques du Palais apostolique, remplacées au XVIe siècle par celles de Raphaël.

Premières années[modifier | modifier le code]

Piero della Francesca est né entre 1406 et 1420, à Sansepolcro, que Vasari appelle « région de Borgo Sansepolcro » au nord-est de la Toscane. Cette zone frontalière dans le milieu du XVe siècle, a changé plusieurs fois de souveraineté : au début aux mains de Rimini, puis dans celles de la République florentine et plus tard dans celles des États pontificaux. Sa date de naissance ne nous est pas connue car un incendie a touché les registres civils dans les archives municipales de Sansepolcro. Le premier document mentionnant Piero est un testament daté du 8 octobre 1436, document à partir duquel on peut déduire que l'artiste devait avoir au moins l'âge prescrit à savoir 20 ans pour un document officiel. Son père Benedetto de Francesci était un richissime marchand d'étoffes et sa mère Romana di Perino da Monterchi appartenait à une famille ombrienne noble. Cette famille aristocratique comprend d'autres personnes connues dans l'histoire italienne comme : Francesco Franceschi (c. 1530-1599), un important éditeur littéraire et musical de la Renaissance ; Angiolo Franceschi (1734-1806), archevêque de Pise et primat de la Corse et la Sardaigne, et Caterina Franceschi Ferrucci, écrivain (1803-1887), fille d'Antonio Franceschi, médecin et homme politique, et de la comtesse Maria di Spada Cesi.

On ignore pourquoi, peu avant sa mort, il s'appelait « della Francesca » au lieu de « di Benedetto » ou « de' Franceschi ». La proposition de Vasari disant qu'il avait emprunté le nom de sa mère parce que son mari était mort pendant qu'elle était enceinte, ne peut être retenue. Piero était le fils aîné du couple qui eut après quatre autres fils (deux sont morts jeunes) et une fille.

Il fut un artiste itinérant et travailla dans diverses localités du centre et nord de l'Italie, de la même manière que certains de ses contemporains comme Leon Battista Alberti.

Piero reçoit l’éducation habituelle, dispensée par un maestro di grammatica qui lui enseigne la lecture, l’écriture et les rudiments de latin. Comme la plupart des fils de marchands, il suit les cours d’un maestro d’abaco, qui lui apprend le calcul, un peu d’algèbre, de géométrie et le prépare à tenir une comptabilité. Ses parents espéraient qu’il allait suivre les traces de son père ce qui ne fut pas le cas. Piero se découvre une passion artistique, il apprend les rudiments de l’art dans sa ville natale, situé à l'intersection des influences florentines, ombriennes et siennoises, auprès du seul artiste-peintre connu de la cité. Le premier artiste avec qui il a collaboré fut Antonio di Anghiari. C'était l'associé de son père pour la fabrication d'étendards, actif et résident de Sansepolcro, comme l'atteste un document de paiement datant du 21 octobre 1436 relatif à une commande de blasons et d’étendards ayant des insignes communaux et papaux pour les portes et les tours de la ville, et sur lequel le nom de Piero della Francesca figure aux côtés de celui d’Antonio. Il aurait collaboré avec Antonio entre 1432 et 1436. En 1438, Piero est de nouveau cité dans un document à Sansepolcro où il figure comme l'un des assistants d'Antonio, à qui il a été confié entretemps la réalisation d'un retable pour l'église San Francesco (plus tard exécuté par Sassetta). Savoir si Piero s'est formé en ayant comme maître Antonio est difficile à dire étant donné que ce dernier n'a laissé aucun écrit. L'hypothèse d'une formation en Ombrie a été émise, d'où proviendrait son goût pour la peinture de paysage et l'utilisation de couleurs délicates.

Avec Domenico Veneziano[modifier | modifier le code]

Vestiges de la fresque de la
Vie de la Vierge
à l'église Sant'Egidio, Florence.

En 1439, la présence de Piero est documentée à Florence pour la première fois, ville où il a peut être fait sa véritable formation. Il a pu être présent à Florence dès 1435. À cette date, cela faisait dix ans que Masaccio avait disparu. À Florence, Piero était apprenti chez Domenico Veneziano. Le 7 septembre 1439, il est cité comme collaborateur à la réalisation d'un cycle de fresques - aujourd'hui perdu - dédié à la Vie de la Vierge dans le chœur de Sant'Egidio. Il a rencontré Fra Angelico grâce à qui il a eu accès aux travaux de Masaccio et aux autres travaux des maitres de l'époque de Brunelleschi. La peinture lumineuse et la palette claire et raffinée de Domenico Veneziano influencent Piero tout comme le style moderne et vigoureux de Masaccio qui a donné lieu à quelques caractéristiques fondamentales de son travail ultérieur. Piero a rencontré les diverses solutions de la pré-renaissance florentine quant à la représentation du corps humain. Il a développé l'espace à trois dimensions sur une surface à deux dimensions. D'une part était encore en vigueur le linéarisme et le lyrisme de Fra Angelico, Gonzolo Panozzo ou Fra Filippo Lippi, et d'autre part, le réalisme géométrique de Paolo Uccello. Piero a appris comment représenter une lumière atmosphérique, par l'ajout d'une grande proportion d'huile dans les couleurs.

Vierge à l'Enfant (1435-1440)
collection privée.

Il avait probablement collaboré avec Domenico à Pérouse en 1437-1438 et selon Giorgio Vasari, les deux peintres ont travaillé aussi à Loreto dans l'église Sainte-Marie ; ce travail, abandonné, ne fut achevé que par Luca Signorelli. La première œuvre qu'on a conservée de lui est la Vierge à l'Enfant, qui se trouve actuellement dans la collection Contini Bonacossi, attribué à Piero pour la première fois en 1942 par Roberto Longhi. Elle date des années 1435-1440 quand Piero travaillait encore comme collaborateur de Domenico Veneziano. En 1442 Piero, de retour à Sansepolcro, nommé l'un des popolari Consiglieri (« conseillers du peuple ») du conseil communal. Le 11 janvier 1445, la Fraternité locale de la Miséricorde le charge de peindre un retable pour l'autel de son église : le contrat prévoyait la réalisation de l'œuvre en trois ans, mais elle a été retardée de plus d'une quinzaine années et une partie a été peinte par des collaborateurs de l'atelier de Piero. Le maitre réalise personnellement saint Sébastien, saint Jean-Baptiste, le panneau central et la Crucifixion. Plus tard, en 1462, la confrérie de Sansepolcro conserve la trace d'un paiement à Marco di Benedetto de' Franceschi, frère de Piero et son représentant pour ce retable. La partie la plus connue du retable est le panneau central, peut-être le dernier tableau, qui représente la Vierge de miséricorde. La confrérie a exigé que le fond du retable peint par Piero soit doré, avec un trait archaïque et inhabituel.

Voyages dans les cours italiennes (Ferrare, Ancône, Rimini)[modifier | modifier le code]

Saint Jérôme pénitent (1450)
Saint Jérôme et le donateur Girolamo Amadi
v. 1450
Gallerie dell'Accademia de Venise

Piero a ensuite été sollicité par divers princes. Dans les années 1440, on le trouve dans différentes cours italiennes : Urbino, Ferrare et probablement Bologne où il a réalisé des fresques qui ont été perdues ensuite. À Ferrare, il a travaillé entre 1447 et 1448 pour Lionel d'Este, marquis de Ferrare. En 1449, il a exécuté plusieurs fresques dans le Château d'Este et dans l'église Saint-André de Ferrare, qui sont également perdues. Piero a pu avoir ici un premier contact avec la peinture flamande, rencontré Rogier van der Weyden directement ou à travers les œuvres qu'il a laissées à la cour. Cette influence flamande est particulièrement évidente si l'on pense à son usage précoce de la peinture à l'huile. Piero a influencé postérieurement le peintre ferrarais Cosme Tura.

Le 18 mars 1450, il est documenté à Ancône, comme témoin d'un testament (récupéré récemment par Matteo Mazzalupi) de la veuve du comte de Giovanni di messer Francesco Ferretti. Dans le document, le notaire spécifie que les témoins sont tous « citoyens et habitants d'Ancône », de sorte que Piero était probablement pour quelque temps l'hôte de l'importante famille ancônitaine et peut-être le peintre du tableau Saint Jérôme pénitent, daté précisément de 1450. Dans les mêmes années provient le Saint Jérôme et le donateur Girolamo Amadi (Gallerie dell'Accademia de Venise), mécène vénitien que Piero a rencontré à Venise, connue comme ville où l'on achetait des couleurs à l'époque. Dans les deux cas, il existe un intérêt pour le paysage et la représentation adéquate des détails, pour les variations des matériaux et de la lumière, qui peuvent être expliqués seulement à travers une connaissance directe de la peinture flamande. Vasari rappelle aussi des Fiançailles de la Vierge sur l'autel de la cathédrale Saint-Jean, œuvre disparue en 1821.

Sigismond Malatesta priant Saint Sigismond.

En 1451, il était à Rimini appelé par Sigismond Malatesta. Là-bas, il lui est confié le décor de la chapelle des reliques du Temple Malatesta. Sa fresque monumentale du "Loup de Rimini" en orant, Sigismond Malatesta priant saint Sigismond, son saint patron et roi des Burgondes, prend place dans un cadre en trompe-l'œil. Sigismond Malatesta surnommé le « Loup de Rimini » prie son saint patron, roi des Burgondes. Il a également fait un portrait du condottiere. C'est probablement à Rimini qu'il a rencontré un autre célèbre mathématicien et architecte de la Renaissance, Leon Battista Alberti.

Les Fresques d'Arezzo : La Légende de la Vraie Croix : première phase (1452-1458)[modifier | modifier le code]

L'Adoration de l'arbre sacré par la reine de Saba et la rencontre entre Salomon et la reine de Saba après 1452.

En 1452, Piero della Francesca fut appelé à réaliser, à la place de Bicci di Lorenzo mort en 1452, une série de fresques qui l'ont fait connaître et qui font partie des œuvres les plus significatives de la Renaissance : les fresques de la basilique San Francesco d'Arezzo, dédiées à La Légende de la Vraie Croix, tirée de La Légende dorée de Jacques de Voragine, thème appartenant traditionnellement au registre de l'iconographie franciscaine. C'est la famille Bacci, la plus riche d'Arezzo, qui lui a commandé la décoration du chœur et de la chapelle absidiale de l'église dédiée à saint François d'Assise. En 1447 les Bacci avait embauché Bicci di Lorenzo, de tradition gothique tardif, qui n'avait pu achever que la fresque de la coupole juste avant sa mort. Les Bacci ont donc par la suite embauché Piero pour achever le travail qu'on peut découper en deux périodes : 1452-1458 et 1460-1466 après son passage à Rome. À la fin de 1466, la confrérie arétine de l'Annonciation a commandé une bannière avec l'Annonciation, citant dans le contrat le succès des fresques de Saint-François comme un motif de la commande dont, pour cette date, le cycle devait être achevé. Dans cette œuvre, on peut apprécier les caractéristiques qui font de Piero un précurseur de la Haute-Renaissance, comme la composition claire qui emploie majestueusement la perspective géométrique, le traitement riche et innovant de la lumière (inspirée de Domenico Veneziano) et son chromatisme admirable, délicat et clair.

Rome (1458-1459)[modifier | modifier le code]

Ensuite on le retrouve à Rome, le 12 avril 1459 pour le paiement de ses peintures de la chambre de Pie II au Vatican.

Les Fresques d'Arezzo : La Légende de la Vraie Croix : Deuxième phase (1460-1466)[modifier | modifier le code]

Piero part, malgré l'engagement dans ce chantier monumental et témoignage de son génie, pour réaliser la fresque représentant sainte Marie-Madeleine, dans le dôme d'Arezzo, en 1460.

Il peint, la même année, la Madonna del Parto pour la chapelle Santa Maria di Nomentana du cimetière de Monterchi, bourgade voisine de Borgo Sansepolcro et ville de naissance de sa mère. Il exécute, les années suivantes, le polyptyque de saint Augustin, dont il ne reste que quatre panneaux.

Pérouse et Bastia Umbra (1467-1469)[modifier | modifier le code]

Piero peint le retable du couvent San Antonio à Pérouse.

Retour à Arezzo puis départ à Urbino (1469-1472)[modifier | modifier le code]

De nouveau il revient à Arezzo pour livrer l'étendard de la confrérie de l'Annunziata en 1468. Ensuite, il repart à Urbino où Frédéric III de Montefeltro, duc d'Urbino, l'associe en 1465 aux architectes Alberti et Luciano Laurana. Il leur confie la rénovation de son palais. Le diptyque des ducs d'Urbino, intitulé Triomphe de la Chasteté, qui rassemble les portraits de Frédéric et de son épouse Battista Sforza, les représente de profil sur un fond de paysage en perspective. Il travaille également pour une œuvre représentant l'Eucharistie.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Il revient à Arezzo pour les fresques de la Badia en 1473, et à Sansepolcro en 1478, pour l’exécution d’une fresque de la Vierge commandée par la confrérie de la Miséricorde. On le retrouve à la tête de la confrérie de San Bartolomeo entre 1480 et 1482.

Le 22 avril 1482, il loue « une maison avec un puits » à Rimini. Le 5 juillet 1487, il établit son testament. Il meurt à Sansepolcro, aveugle, le 12 octobre 1492.

Techniques et influences[modifier | modifier le code]

Sans céder aux effets du trompe-l'œil, Piero della Francesca utilise la perspective afin d'ordonnancer des compositions naturalistes grandioses.

Il étudie les œuvres flamandes en possession de son protecteur, Lionel d'Este, marquis de Ferrare. Le Saint Jérôme pénitent, de 1450, intègre les influences nordiques à la tradition italienne du paysage.

Dans la décoration du chœur de l'église San Francesco d'Arezzo pour le cycle de fresques évoquant l’Histoire de la Vraie Croix du Christ, il renonce à la répartition des scènes dans l'ordre chronologique. Il adopte un rapprochement symétrique et analogique.

Pour Frédéric III de Montefeltro, le diptyque des ducs d'Urbino qu'il exécute sur un fond de paysage en perspective, est directement inspiré de la peinture flamande de la fin du XIVe siècle.

Le mathématicien[modifier | modifier le code]

Pendant longtemps son œuvre mathématique fut à peu près complètement ignorée, alors que Piero della Francesca était, de son vivant, un mathématicien réputé. Selon Giorgio Vasari c'était même le meilleur géomètre de son époque.

Il a écrit trois grands traités : deux de géométrie, De prospectiva pingendi (« De la Perspective en peinture ») et Libellus de quinque corporibus regularibus (« Des Cinq Corps réguliers »), ainsi qu'un livre d'abaque, le Trattato d'abaco.

Pendant longtemps La Cité idéale lui a été attribuée[1], mais autant à Francesco di Giorgio Martini ou à Luciano Laurana, artistes renommés qui travaillaient à la cour du duc d’Urbino, Federico da Montefeltro.

La Cité idéale à la Galerie nationale des Marches d'Urbino longtemps attribuée à Piero.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Majeures et qui nous sont parvenues[modifier | modifier le code]

Triomphe de la Chasteté[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Triomphe de la Chasteté.

Les portraits du duc d'Urbino Frédéric III de Montefeltro et de son épouse Battista Sforza (it), réalisés entre 1460 et 1470, tempera sur bois, sur les volets du diptyque du Triomphe de la Chasteté. Les deux profils se font face sur fond d'un paysage idéalisé et en perspective.

Au verso, leur arrivée dans la ville accompagnée d'anges et de licornes, symboles de chasteté. Les tableaux sont conservés et exposés à la galerie des Offices de Florence.

Recto
Verso

Polyptyque de Saint-Antoine[modifier | modifier le code]

Retable entier.

Polyptyque de Saint-Antoine, pour le couvent Sant'Antonio de Pérouse de 1469 - tempera sur bois de peuplier de 170 cm × 191,5 cm, conservé à la Galerie nationale de l'Ombrie à Pérouse. Le sommet du volet principal de l'œuvre est occupé par l'Annonciation, sa partie centrale par une Vierge à l'Enfant entourée de saint Antoine, saint Jean-Baptiste, saint François et sainte Élisabeth.

Cette partie du retable, le fronton, réalisé plus tardivement (1469), est la preuve manifeste de la maîtrise des règles (nouvelles) de la perspective par Piero.

Article détaillé : Polyptyque de Saint-Antoine.

Nativité[modifier | modifier le code]

Nativité

Peinture à l'huile conservée à la National Gallery de Londres, 1470.

Ce tableau est un essai de peinture à l'huile (nouvelle technique d'origine flamande).

Commande de son neveu pour son mariage, ce tableau représente la Vierge Marie à genoux devant l'Enfant Jésus, accompagnés par des anges qui chantent au premier plan, alors qu'au second plan on distingue Joseph et les bergers, le bœuf et l'âne.

Article détaillé : Nativité.

Madonna del Parto[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Madonna del Parto.

Peinte à fresque, elle fut réalisée en 7 giornate de travail. Piero della Francesca utilisa des couleurs de premier choix, notamment une quantité considérable de bleu d'outre-mer obtenu à partir du lapis-lazuli importé des lointaines grottes de l'Afghanistan. L'œuvre était destinée à orner le mur au-delà du maître-autel de l'ancienne église Santa Maria di Nomentana.

Lors d'un tremblement de terre en 1785, l'édifice fut entièrement détruit excepté le mur et sa fresque, miraculeusement debout. Détachée de la paroi, elle fut replacée au même endroit dans la nouvelle église dans une niche (et était devenu un lieu de pèlerinage pour les femmes sur le point d'accoucher). Malheureusement la partie supérieure fut gravement endommagée et la calotte du baldaquin dut être repeinte. Aujourd'hui restaurée, on peut l'admirer dans un musée qui lui est spécialement consacré, sous les remparts de la ville de Monterchi.

Conversation sacrée[modifier | modifier le code]

Sacra Conversazione

La sacra Conversazione est un retable peint pour l'église San Donato degli Osservanti d'Urbino. Il est conservé à la pinacothèque de Brera de Milan. Il s'agit d'un thème chrétien conventionnel présenté sous une composition nouvelle apparue vers le milieu du XVe siècle, plaçant la Vierge à l'Enfant, trônant sous un dais et entouré de saints et du commanditaire de l'œuvre, certains personnages parlant entre eux.

Article détaillé : Conversation sacrée.

Marie-Madeleine[modifier | modifier le code]

Maddalena

La Maddalena, œuvre peinte en 1460 et visible à la Cathédrale San Donato d'Arezzo.

Article détaillé : Marie-Madeleine.

Baptême du Christ[modifier | modifier le code]

Le Baptême du Christ, 1450
National Gallery (Londres)

Le Battesimo di Cristo, œuvre réalisée entre 1448 et 1450 et conservée à la National Gallery de Londres.

Article détaillé : Le Baptême du Christ.

Flagellation du Christ[modifier | modifier le code]

La Flagellation du Christ.

La Flagellazione di Cristo, une œuvre réalisée en 1455 avant son retour à Sansepolcro.

Une tempera sur bois de 59 × 81 cm, conservée à la Galleria Nazionale delle Marche d'Urbino.

Article détaillé : La Flagellation du Christ.

Résurrection[modifier | modifier le code]

Résurrection

Fresque du Museo Civico di Sansepolcro visible sur le mur-même de sa réalisation (le musée ayant été défini sur ce bâtiment de la Résidence).

Article détaillé : La Résurrection.

Vierge de Miséricorde[modifier | modifier le code]

Polyptyque de la Madonna della Misericordia.

La Madonna della Misericordia, dans le même musée, œuvre particulière en polyptyque et dorures, assez rare chez Piero.

Article détaillé : Madonna della Misericordia.

Légende de la Vraie Croix[modifier | modifier le code]

La Leggenda della Vera Croce, un cycle de fresques de la Basilique San Francesco d'Arezzo (1452-1459) restaurées depuis 2000 après 15 ans de travaux.

Article détaillé : La Légende de la Vraie Croix.

Autres œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Radici d'Italia: Urbino, un idéal urbain
  2. (en) Bernice Davidson, Paintings from the Frick Collection, Harry N. Abrams, Incorporated, New York,‎ 1990 (ISBN 0-8109-3710-7), p. 23

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Arasse, dont des chapitres de plusieurs de ses livres lui sont consacrés.
  • Alain Buisine, Piero della Francesca par trois fois, Presses Universitaires du Septentrion, coll. « Peintures », 2001.
  • Piero's Archimedes, [fac-sim du Codice Riccardiano 106 par Piero della Francesca]; eds. Roberto Manescalchi, Matteo Martelli, James Banker, Giovanna Lazzi, Pierdaniele Napolitani, Riccardo Bellè. Sansepolcro, Grafica European Center of Fine Arts e Vimer Industrie Grafiche Italiane, 2007. 2 vol. (82 ff., XIV-332 pp. English, Français, Espanol, Deutsch, Italiano et Arabic) (ISBN 978-8-8954-5025-4).
  • Roberto Longhi, Piero della Francesca, 1927 - édition complète en français traduction Pierre Léglise-Costa éditions Hazan 1988.
  • Carlo Ginzburg, Enquête sur Piero della Francesca, 1983.
  • Neville Rowley, Piero della Francesca, d'Arezzo à Sansepolcro, Gallimard, 2007 (ISBN 9782070347681).
  • Roberto Manescalchi, L'Ercole di Piero, tra mito e realtà (PLarteI), Grafica European Center of Fine Art (Terre di Piero), Firenze, 2011 (ISBN 9788895450056).
  • Giorgio Vasari le cite dans Le Vite : p. 360-367 - édition 1568

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Expositions récentes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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