Antoine Rivalz

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Le peintre Antoine Rivalz, ou Antoine Rivals[1] est né à Toulouse en 1667 et mort le 11 décembre 1735. Il fut peintre officiel de Toulouse, portraitiste talentueux de la société toulousaine du XVIIIe siècle, et un dessinateur fécond.

Biographie[modifier | modifier le code]

Antoine Rivalz débuta sa formation dans l'atelier de son père, Jean-Pierre Rivalz, architecte et peintre de l'hôtel de ville de Toulouse. Il reçut sa formation initiale par le sculpteur Marc Arcis et le dessinateur Raymond Lafage. Lors de son enseignement artistique, il s'intéressa particulièrement à l'étude des œuvres classiques et aux œuvres des maîtres italiens de sensibilité baroque.

  • En 1703 :
    • Dès son retour à Toulouse, il fut, nommé peintre de l'hôtel de ville de Toulouse, fonction qu'il conserva jusqu'à sa mort. Secondé par un important atelier, il reçut de très nombreuses commandes : tableaux commémoratifs, peintures d'ordonnances de sauvegarde et d'armoiries, projets et travaux d'architectures, des mandats d'expertise et de restauration d'œuvres, mais cette charge lui permettait surtout de nouer de fructueuses relations avec le patriciat toulousain et de bénéficier d'un quasi-monopole des commandes publiques, religieuses et privées à Toulouse.
    • Il épouse sa cousine germaine Louise Rivalz, dont il aura six enfants. Son fils, Pierre Rivalz, dit le « chevalier Rivalz », fut aussi artiste et son importante collection privée de sculptures et épigraphies romaines fut au départ de la galerie des Antiques de Toulouse (aujourd'hui au Musée Saint-Raymond). Sa fille, Louise Rivalz, se maria en 1751 avec Jean-Baptiste Despax.
  • En 1726, il créa la première école de dessin de Toulouse. En 1750, des lettres patentes de Louis XV la transformèrent en Académie royale de peinture et de sculpture de Toulouse, la seule en France, après celle de Paris, qui fut autorisée à porter ce titre.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Riche des enseignements qu'il avait reçu, à Toulouse, à Paris et à Rome, il créa un style original et varié, influencé par l'art baroque, l'art classique, les traditions picturales du XVIIe siècle et l'héritage des écoles italiennes. Pour exemple, le sujet pour la porte de l'apothicaire du couvent des Cordeliers, un homme avec son mortier, est le même d'une ancienne enseigne peinte, Le Pileur de Poivre (en italien Il Pestapepe), traditionnellement attribué au peintre italien Melozzo da Forlì (Pinacothèque de Forlì)[2].

Il fit une synthèse personnelle brillante et bouleversa la vie artistique toulousaine, faisant le choix d'une esthétique résolument tournée vers le XVIIe siècle, résistant aux innovations de la peinture parisienne. Son influence, épaulée par sa position officielle, lui permit d'influencer à son tour, toute une génération d'artistes du XVIIIe siècle, engendrant une unité artistique qui fut la marque de l'école de peinture toulousaine.

Après sa mort, son œuvre fut perpétuée par d'illustres élèves tels que Guillaume Cammas ou Pierre Subleyras. Mais au début du XIXe siècle, il tomba dans un oubli qui dura plus de cent ans et ne fut réellement redécouvert qu'à partir des années 1940.

Parmi ses œuvres[modifier | modifier le code]

  • Cinq toiles monumentales appartenant au grand cycle de l'histoire de Toulouse :
    • La Bataille remportée par les Tectosages sur le roi Antiochus ;
    • Le Roi Théodoric Ier mène le comte Littorius captif à Toulouse ;
    • Raymond de Saint-Gilles prenant la croix ;
    • La Défaite d'Henri II Plantagenêt sous les murs de Toulouse ;
    • L'Expulsion des huguenots.
  • Deux perspectives :
    • La Naissance du duc de Bretagne ;
    • La Fondation d'Ancyre.
  • Cassandre tirée hors du temple de Pallas, huile sur toile, 97 × 137 cm, musée des beaux-arts, Rouen.
  • Deux toiles conservées au musée Bossuet, à Meaux
  • 1715 : La mort de Cléopâtre, musée des Augustins, Toulouse. Huile sur toile 351 × 100

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Larousse, « les Rivalz ou les Rivals », sur www.larousse.fr (consulté le 4 octobre 2012)
  2. Enseignes peintes, Larousse