Aphrodisias

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Aphrodisias
Le tétrapylon (porte monumentale)
Le tétrapylon (porte monumentale)
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Province Aydın
Région antique Carie
Coordonnées 37° 42′ 32″ N 28° 43′ 25″ E / 37.708953, 28.723583 ()37° 42′ 32″ Nord 28° 43′ 25″ Est / 37.708953, 28.723583 ()  

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Aphrodisias
Aphrodisias
Abandon du site IVe siècle

Aphrodisias (en grec: Ἀφροδισιάς) est une petite cité antique de Carie, en Asie Mineure. Le site archéologique est situé près du village contemporain de Geyre, en Turquie, à environ 230 km d'İzmir.

Aphrodisias doit son nom à Aphrodite, la déesse grecque de l'amour, qui avait dans le sanctuaire de la ville son unique statue de culte, l'Aphrodite d'Aphrodisias.

L'antique Aphrodisias ne fut redécouverte qu'au XXe siècle, par les archéologues. Surtout à partir de 1961, lorsque l'un d'entre eux, Kenan Erim, un Turc formé aux États-Unis, décida de consacrer sa vie à la résurrection de la belle endormie. Lorsque les premiers experts sont venus, le site était recouvert par un village. Ils ont retrouvé quelques fragments de statues et des sarcophages encastrés dans les murs des maisons ou servant d'enclos pour les chèvres.

Site[modifier | modifier le code]

Selon l'historien byzantin Stephanus, la ville a été fondée par les Lélèges son nom changera en Lelegonopolis, Megalopolis et Ninoe pour prendre le nom de d'Aphrodisias au IIIe siècle av. J.-C.. C'est un tremblement de terre suivi d'inondation au IVe siècle qui détruira la majeure partie de la cité

Le christianisme mit fin au culte d'Aphrodite. La ville sera rebaptisée Stavrapolis (Cité de la Croix). Le temple sera transformé en église[1].

De nombreux bâtiments ont été découverts notamment :

  • Un théâtre.
  • Un Tétrastoon en lien avec le théâtre.
  • Une grande basilique civile.
  • Des portiques dont celui de Tibère qui est le plus connu.
  • Les bains d'Hadrien.
  • Les thermes du théâtre.
  • Le palais épiscopal.
  • L'Odéon.
  • Le temple d'Aphrodite.
  • Un stade datant du Ier apr. J.-C.. C'est l'un des mieux conservé de toute cette période. Il mesure 270 m sur 60 m et pouvait accueillir 30 000 spectateurs.
  • Le Tétrapylon, le Sébasteion[2]. Les arches du Tétrapylon, « quatre portes » en grec, reposent sur seize colonnes. Situé à un carrefour, ce monument marquait, pour les pèlerins, l'accès au sanctuaire d'Aphrodite. Le tétrapylon date du IIe siècle apr. J.-C.

Édifices publics[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Le theatron de la cité d’Aphrodisias, appelé également ekklesiasterion, fut érigé aux environs de 28 av. J.-C. par l’intermédiaire de C. Julius Zoilos bien que des traces avancent la fin de la période hellénistique (vers 300 avant notre ère) comme véritable date de fondation du bâtiment. Il a été mis au jour de 1966 à 1972 par l’équipe du Dr. Kenan Erim avec l’aide de la National Geographic Society établie à Washington.

Situé dans la partie sud du site, à cinq cent mètres du Sébasteion et au sud-est de l’Agora sud, l’édifice théâtral se trouve sur le versant oriental de la colline de l’Acropole (désignée aussi sous l’appellation « höyük »). Cette élévation résulte d’une activité préhistorique antérieure et offre ainsi une position stratégique au théâtre qui domine toute la ville. L’édifice peut accueillir entre 7 750 et 15 000 personnes avec vingt-sept rangées de sièges. Par ailleurs, il se situe entre le théâtre grec à proskenion et le théâtre romain à pulpitum tout en se rapprochant de la tradition grecque avec les parodoi et par le fait qu’il n’a pas de paraskenia. Il est donc un modèle de transition de l’époque tardo-hellénistique.

Ce monument possède, en termes d’architecture, une très grande variété d’ordres : dans les vestiges du portique oriental ainsi que dans le quadriportique à l’est du théâtre se retrouvent des fragments de fûts monolithes facettés avec un style dorique archaïsant, des chapiteaux doriques, des fragments à échine lisse ou encore une colonnade ionique de façade.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Erim, Kenan T., "Aphrodisias, Awakened City Of Ancient Art", National Geographic Magazine, June, 1972.
  • (en) Erim, Kenan T., "Aphrodisias", Net Turistik Yayinlar A.S., 1990. (ISBN 975-479-063-9).
  • (en) Erim, Kenan T., Aphrodisias: City of Venus Aphrodite, 1986 (New York: Facts on File)
  • (en) MacDonald, David (1992) The Coinage of Aphrodisias (London: Royal Numismatic Society)
  • (en) Roueche, Charlotte, Erim, Kenan T., (Editor), "Aphrodisias Papers: Recent Work on Architecture and Sculpture", Journal of Roman Archaeology Supplementary Series, 1991.
  • (en) Ratté, Christopher, "Archaeological Computing at Aphrodisias, Turkey", Connect, Humanities Computing, New York University, Summer 1998.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aphrodisias
  2. Turquie guides bleus aux éditions Hachette tourisme

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :