Aphrodisias

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Aphrodisias
Le tétrapylon (porte monumentale)
Le tétrapylon (porte monumentale)
Localisation
Pays Drapeau de la Turquie Turquie
Province Aydın
Région antique Carie
Coordonnées 37° 42′ 32″ N 28° 43′ 25″ E / 37.708953, 28.723583 ()37° 42′ 32″ Nord 28° 43′ 25″ Est / 37.708953, 28.723583 ()  

Géolocalisation sur la carte : Turquie

(Voir situation sur carte : Turquie)
Aphrodisias
Aphrodisias
Abandon du site IVe siècle

Aphrodisias (en grec: Ἀφροδισιάς) est une petite cité antique de Carie, en Asie Mineure. Le site archéologique est situé près du village contemporain de Geyre, en Turquie, à environ 230 km d'İzmir.

Aphrodisias doit son nom à Aphrodite, la déesse grecque de l'amour, qui avait dans le sanctuaire de la ville son unique statue de culte, l'Aphrodite d'Aphrodisias.

L'antique Aphrodisias ne fut redécouverte qu'au XXe siècle, par les archéologues. Surtout à partir de 1961, lorsque l'un d'entre eux, Kenan Erim, un Turc formé aux États-Unis, décida de consacrer sa vie à la résurrection de la belle endormie. Lorsque les premiers experts sont venus, le site était recouvert par un village. Ils ont retrouvé quelques fragments de statues et des sarcophages encastrés dans les murs des maisons ou servant d'enclos pour les chèvres.

Site[modifier | modifier le code]

Selon l'historien byzantin Stephanus, la ville a été fondée par les Lélèges son nom changera en Lelegonopolis, Megalopolis et Ninoe pour prendre le nom de d'Aphrodisias au IIIe siècle av. J.-C.. C'est un tremblement de terre suivi d'inondation au IVe siècle qui détruira la majeure partie de la cité

Le christianisme mit fin au culte d'Aphrodite. La ville sera rebaptisée Stavrapolis (Cité de la Croix). Le temple sera transformé en église[1].

De nombreux bâtiments ont été découverts notamment :

  • Un théâtre datant de 27 av. J.-C. qui pouvait accueillir entre 7 750 et 15 000 spectateurs avec vingt-sept rangées de sièges. Selon toute vraisemblance, son origine remonterait à 300 av. J.-C. Il possédait une scène décorée d'une double colonnade. Il fut agrandi et restauré au IIe siècle ap. J.-C. pour permettre l'accès aux animaux et aux gladiateurs. Au VIIe siècle, il fut détruit par un séisme. La scène avait un portique dorique dont on peut attribuer la construction à Zoïlos, esclave d'Octave, et à de nombreux évergètes de l'époque. Il a été mis au jour de 1966 à 1972 par l’équipe du Dr. Kenan Erim avec l’aide de la National Geographic Society établie à Washington.
  • Un Tétrastoon en lien avec le théâtre.
  • Une grande basilique civile.
  • Des portiques dont celui de Tibère qui est le plus connu.
  • Les bains d'Hadrien.
  • Les thermes du théâtre.
  • Le palais épiscopal.
  • L'Odéon.
  • Le temple d'Aphrodite.
  • Un stade datant du Ier apr. J.-C.. C'est l'un des mieux conservé de toute cette période. Il mesure 270 m sur 60 m et pouvait accueillir 30 000 spectateurs.
  • Le Tétrapylon, le Sébasteion[2]. Les arches du Tétrapylon, « quatre portes » en grec, reposent sur seize colonnes. Situé à un carrefour, ce monument marquait, pour les pèlerins, l'accès au sanctuaire d'Aphrodite. Le tétrapylon date du IIe siècle apr. J.-C.
  • Des vestiges du rempart.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Erim, Kenan T., "Aphrodisias, Awakened City Of Ancient Art", National Geographic Magazine, June, 1972.
  • (en) Erim, Kenan T., "Aphrodisias", Net Turistik Yayinlar A.S., 1990. (ISBN 975-479-063-9).
  • (en) Erim, Kenan T., Aphrodisias: City of Venus Aphrodite, 1986 (New York: Facts on File)
  • (en) MacDonald, David (1992) The Coinage of Aphrodisias (London: Royal Numismatic Society)
  • (en) Roueche, Charlotte, Erim, Kenan T., (Editor), "Aphrodisias Papers: Recent Work on Architecture and Sculpture", Journal of Roman Archaeology Supplementary Series, 1991.
  • (en) Ratté, Christopher, "Archaeological Computing at Aphrodisias, Turkey", Connect, Humanities Computing, New York University, Summer 1998.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aphrodisias
  2. Turquie guides bleus aux éditions Hachette tourisme

Liens externes[modifier | modifier le code]

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