Ferrières-en-Gâtinais

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Ferrières-en-Gâtinais
L'abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul
L'abbaye Saint-Pierre et Saint-Paul
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Ferrières-en-Gâtinais (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Quatre Vallées
Maire
Mandat
Gérard Larcheron
2014-2020
Code postal 45210
Code commune 45145
Démographie
Gentilé Ferriérois
Population
municipale
3 462 hab. (2011)
Densité 127 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 35″ N 2° 47′ 25″ E / 48.0930555556, 2.79027777778 ()48° 05′ 35″ Nord 2° 47′ 25″ Est / 48.0930555556, 2.79027777778 ()  
Altitude Min. 72 m – Max. 121 m
Superficie 27,32 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ferrieres-en-gatinais.fr

Ferrières-en-Gâtinais est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune était anciennement dénommée Ferrières. L'actuelle dénomination a été officialisée par décret du 1er février 2001 prenant effet le 4 février suivant[1]. Toutefois, on la rencontre fréquemment dès le XVIIe siècle dans divers textes (actes notariés) et dans la vie courante tout au long du XXe siècle (panneaux de signalisation).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Ferrières-en-Gâtinais et des communes limitrophes.

La commune est située dans la région naturelle du Gâtinais, au nord de la forêt domaniale de Montargis, à 13 km au Nord de Montargis, 81 km au Nord-est d'Orléans et 98 km au Sud de Paris.

Au Nord, le territoire de la commune est limitrophe du département de Seine-et-Marne. L'affluent du Loing, le Cléry et son affluent, la Gobine, traversent la commune.

La commune est desservie par la gare SNCF de Ferrières - Fontenay située sur la ligne de Moret - Veneux-les-Sablons à Lyon-Perrache entre les gares de Paris-Gare de Lyon et Montargis.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux de Saint-Séverin, Petit-Ambreville, Le Grand-Ambreville, Collumeaux, Le bois du Sellier, Egrefin, Birague, La Queue-de-l'étang, Tirelande, le Perrocher, et la Grange Tascher.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dordives Bransles Chevannes Rose des vents
Fontenay-sur-Loing N Griselles
O    FERRIÈRES-EN-GÂTINAIS    E
S
Fontenay-sur-Loing Paucourt Griselles

Histoire[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, la paroisse Saint-Éloy de Ferrières dépendait, dans l'ordre hiérarchique croissant, du doyenné ou chrétienté de Ferrières, puis de l'archidiaconé du Gâtinais et enfin de l'archevêché de Sens.

Le 4 septembre 879, les frères Louis III et Carloman II y sont couronnés rois en tandem dans l'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

On note la présence de tanneries dans la basse ville sous l'Ancien Régime, présence liée au cours d'eau, le Cléry, qui contourne la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ferrières-en-Gâtinais

Les armes de Ferrières-en-Gâtinais se blasonnent ainsi :

D'azur à deux clefs passées en sautoir, celle en bande d'argent brochant sur celle en barre d'or, accompagnées en chef et en pointe de deux fleurs de lys du même, à senestre d'une étoile du même et à dextre d'un croissant contourné aussi d'argent[2].

Le blason de Ferrières a été adopté en Conseil municipal le 9 juillet 1963[3].

La symbolique choisie est la suivante :

  • Le fond bleu et les Fleurs de lys évoquent les armes de France, et donc la puissance royale, deux rois (Louis III de France et son frère Carloman II de France en 879) y ayant été couronnés ;
  • Les clés d'argent et d'or représentent la Papauté, quatre papes étant venus à Ferrières, et en hommage à Saint Pierre, patron de l'abbatiale ;
  • Le croissant de Lune et l'étoile font référence au monachisme, mais aussi aux compagnons-bâtisseurs ;

Le seul ornement extérieur officiel est une couronne murale à trois tours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La salle des fêtes René-Larcheron, du nom de l'ancien maire de la commune

En 2008, la commune a reçu le label « Ville Internet »[4].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Gérard Larcheron    
2001 2008 Marius Charnay    
1983 2001 René Larcheron    
1975 1983 Fernand Roger    
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Ferrières-en-Gâtinais possède depuis 1970 une zone industrielle.

La principale entreprise est la société Redex qui emploie 215 salariés, c'est une entreprise de constructions mécaniques (organes de transmission à base d'engrenages et biens d'équipement mécaniques pour la métallurgie et la sidérurgie : laminoirs à froid, lignes de planage) ; son chiffre d'affaires pour 2008 est de 42 M€ dont 80 % à l'exportation.[réf. nécessaire]

Les autres entreprises de la zone sont Medicis (pralines et dragées), CPCE (conditionnement de produits chimiques et d'entretien), Tinet (travaux publics) et LRP (presses à découper et à emboutir).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 462 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 476 1 610 1 529 1 562 1 779 1 782 1 788 1 762 1 856
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 812 1 829 1 967 1 866 2 076 1 900 1 807 1 628 1 675
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 593 1 580 1 487 1 369 1 348 1 312 1 342 1 326 1 397
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 506 1 473 1 806 2 367 2 896 3 049 3 296 3 330 3 462
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • L'Abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul est classée Monument historique sur la liste de 1840[6]. Succédant à une première basilique de ce nom fondée dit-on par le roi Clovis Ier, l'abbaye elle-même étant fondée au VIIe siècle par des disciples de saint Colomban, moine irlandais. Les rois carolingiens Louis III, roi de Francie et de Neustrie, et son frère Carloman, roi d'Aquitaine et de Bourgogne, y furent sacrés en 879 ;
  • Église Notre-Dame-de-Bethléem. La première chapelle portant ce nom fut construite à cet endroit à l'initiative des missionnaires saint Savinien, saint Potentien et saint Altin.
  • La croix de l'Hosannaire[7] et la croix Saint-Apolline[8] inscrites à l'inventaire des Monuments historiques depuis le 12 juin 1926

Manifestation[modifier | modifier le code]

  • Les Nocturnes de Ferrières, en juillet et août (4 ou 5 soirées) dont la première édition remonte à 1982.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Saerbeck (Allemagne) depuis 1994[9]

Personnalité liée à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Gaso. Consultation : mars 2008.
  3. L'histoire du blason sur site officiel de la commune
  4. « LES VILLES \ INITIATIVES PAR RÉGIONS \ CENTRE », sur www.villes-internet.net (consulté le 8 octobre 2009)
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. « L'abbaye de Ferrières », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. « La croix de l'Hosannaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « La croix Saint-Apolline », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Saerbeck (de)
  10. Adolphe Robert, Edgar Bourloton et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français comprenant tous les membres des assemblées françaises et tous les ministres français : depuis le 1er mai 1789 jusqu'au 1er mai 1889, vol. 3, Paris, Bourloton,‎ 1889, 640 p. (lire en ligne), p. 128

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]