Adélaïde de Frioul

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Louis II le Begue.jpg
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Adélaïde de Paris (ou Aélis), désignée aussi sous les noms d'Adélaïde de France, d'Adélaïde d'Adalard, est née entre 855 et 860[1]. Fille du comte palatin Adalhard de Paris, elle est la seconde épouse du roi Louis II Le Bègue, et la mère de Charles III le Simple.

Elle est l'arrière-petite-fille du comte Bégon de Paris et d'Alpaïs, fille du roi Louis le Pieux. Selon certaines sources beaucoup plus sûres et réalistes, Alpaïs ne serait pas la fille de Louis le Pieux, mais serait une fille illégitime de Charlemagne et de l'une de ses nombreuses concubines. Si Alpaïs n'est ainsi pas la fille de Louis le Pieux, Adélaïde est donc nièce de Charles le Chauve et cousine de son fils, Louis II le Bègue. Si Alpaïs est une fille illégitime de Charlemagne, Adélaïde est une demi-sœur de Charles le Chauve et tante de Louis le Bègue.

Charles II le Chauve la choisit comme épouse pour son fils, Louis II Le Bègue, alors que celui-ci a déjà été marié secrètement avec Ansgarde de Bourgogne depuis 862, et a déjà cinq enfants dont deux fils Louis et Carloman. Le roi Charles le Chauve parvient à faire répudier Ansgarde par son fils qui peut se marier avec Adélaïde en 875. Ce second mariage de Louis le Bègue était ce qu’il y avait de mieux en matière de consanguinité et c’est à cause de cela que le pape refusa[2] de couronner Adélaïde lors du concile de Troyes le 7 septembre 878.

En 879, Louis le Bègue meurt à Compiègne, alors qu'il préparait une expédition punitive contre les comtes de Poitiers et du Mans, mais Adélaïde est enceinte, et donne la vie à un enfant mâle remettant en cause l'héritage des fils d'Ansgarde.

Le mariage d'Adélaïde est attaqué par Ansgarde de Bourgogne et ses deux fils, qui n'hésitent pas à l'accuser d'adultère. Au terme d'un long et difficile procès, Adélaïde finit par l'emporter et son fils Charles le Simple, né en 879, est reconnu comme enfant légitime et seul héritier de la couronne de Francie, d'autant plus que Louis III (882) et Carloman II (884) meurent tous deux sans postérité. Charles le Simple étant trop jeune pour régner, le royaume est alors confié à l'empereur Charles III le Gros, puis au comte Eudes Ier de Paris.

En 898, Adélaïde assiste à l'avénement de son fils Charles III le Simple et meurt à Laon un 18 novembre d'une année autour de 901.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Charles Cawley, « Carolingian nobility », sur Medieval Lands, Foundation for Medieval Genealogy,‎ 2006-2014.
  2. René François Rohrbacher et Auguste Henri Dufour, Histoire universelle de l'Église Catholique, Gaume Frères, volume 12, 1857, p. 357