Clémence de Hongrie
Clémence de Hongrie
Gisant de la reine Clémence de Hongrie, qui se trouvait au couvent des Jacobins.
Titre
19 août 1315 — 5 juin 1316
(9 mois et 16 jours)
| Prédécesseur | Marguerite de Bourgogne |
|---|---|
| Successeur | Jeanne de Bourgogne |
| Dynastie | Maison d'Anjou-Sicile |
|---|---|
| Surnom | « Clémence l'Orpheline » |
| Naissance | 1293 |
| Décès | 12 octobre 1328 Paris (France) |
| Père | Charles Martel de Hongrie |
| Mère | Clémence de Habsbourg |
| Conjoint | Louis X de France |
| Enfants | Jean Ier |
| Sépulture | Couvent des Jacobins puis Nécropole de Saint-Denis |
Clémence de Hongrie, (née en 1293 - morte le 12 octobre 1328 à Paris)[1], reine de France et de Navarre, fut la fille de Charles-Martel d'Anjou, roi titulaire de Hongrie et de Clémence de Habsbourg[2], fille de l’empereur Rodolphe Ier[3]. Surnommée Clémence l'orpheline, car ses parents sont morts de la peste alors qu'elle avait deux ans, elle est élevée par sa grand-mère Marie de Hongrie, fille du roi Étienne V de Hongrie.
Elle fut la nièce du comte Charles de Valois, époux de Marguerite d'Anjou-Sicile, sœur de son père.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Reine de France [modifier]
Alors que son épouse Marguerite de Bourgogne était toujours enfermée dans sa prison de Château-Gaillard pour adultère, le roi de France, Louis X le Hutin, se mit à la recherche d’une nouvelle épouse. Hugues de Bouville, grand chambellan de Philippe IV, se chargea d'aller la chercher à Naples, à la cour de Robert Ier de Naples, oncle de Clémence de Hongrie.
Le 19 août 1315, elle épousa le roi Louis X de France[1], et fut couronnée avec lui à Reims, le 24 du même mois[1].
Reine douairière [modifier]
Veuve en juin 1316[1], elle mit au monde en novembre 1316 un fils, Jean Ier le Posthume, qui ne vécut que cinq jours[4].
Clémence quitta la cour pour Avignon, puis en 1318 elle entra au couvent des dominicains d'Aix-en-Provence[4]. Quelques années plus tard, elle rentra à Paris où elle mourut, le 12 octobre 1328[4], à l’âge de trente-cinq ans. Elle fut inhumée le 15 octobre au couvent des Jacobins.
Anecdotes [modifier]
- Elle est l'un des personnages principaux de la série Les Rois maudits, rédigée par Maurice Druon entre 1955 et 1966 (en particulier les tomes 3 et 4).
- Après le décès de son époux et la perte de son enfant, ses facultés mentales ont été atteintes ; elle devint prodigue, dilapida la fortune accordée par Louis X (spécialement des demeures royales) s'endetta très rapidement, au point d'être rappelée à l'ordre par le pape Jean XXII.
Notes et références [modifier]
- (Bouyer 1992, p. 194)
- (Louda et MacLagan 1995), tableau 90
- (Louda et MacLagan 1995), tableau 77
- (Bouyer 1992, p. 195)
Sources [modifier]
- Christian Bouyer, Dictionnaire des Reines de France, Librairie Académique Perrin, 1992 (ISBN 2-262-00789-6)
- Jiri Louda et Michael MacLagan, Les Dynasties d’Europe, Bordas, 1995 (ISBN 2-04-027115-5)