Numéro

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Un numéro (de l’italien numero venant du latin numerus) est un identifiant, composé le plus souvent uniquement de chiffres (comme un nombre) ou d’autres symboles.

Utilisation[modifier | modifier le code]

Par exemple : numéro de série, numéro d’ordre, numéro matricule, numéro de téléphone/fax (numéro d’appel d’urgence (par exemple le 112 (numéro d'urgence européen),…), numéro de publication (un numéro peut être « hors série » ; numéro ISBN…), numéro de rue (d’immeuble, d’étage, de chambre d’hôtel…), numéro atomique, numéro d’opus, numéro de carte bleue, numéro de sécurité sociale, numéro de vol, numéro de dossard en sport, Numéro E, code

Notation[modifier | modifier le code]

Dans Unicode, il existe le symbole numéro « № » (U+2116) utilisé en russe et autres langues de l'ancienne URSS.

En français, le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale préconise la forme « no  » avec un « o » en exposant[1]. L'abréviation de numéros, pluriel de numéro, est « nos  ».

Le « o » en exposant est fréquemment remplacé à tort par le symbole degré « ° » du fait de son accessibilité sur la disposition azerty.

L’indicateur ordinal masculin « º », utilisé en espagnol, italien et portugais, est généralement souligné dans ces langues. En français, le soulignement est déconseillé ; pour diverses raisons, on évite d’utiliser ce caractère lorsqu’il est possible d’avoir recours à la lettre « o » en exposant[2]. Entre autres, il ne permet pas d’écrire correctement la forme plurielle « nos  »[3].

Dans les pays anglo-saxons et en Amérique latine, on utilise le signe croisillon « # », en particulier sur les dossards sportifs : #1 signifie no 1 (et ne signifie pas 1er).

Lecture des numéros[modifier | modifier le code]

L'usage dans les différentes langues pour les numéros diffère largement dans la façon de grouper les chiffres : il est ainsi courant de grouper les chiffres par deux en français pour énoncer les nombres longs comme les numéros de téléphone, d'immatriculation, numéros de série, etc. Quand le groupement utilisé est ambigu dans la communication verbale, cela peut parfois produire des ambiguïtés de communication (par exemple « huit cent huit cent » pourrait vouloir dire « 800 800 » ou « 808 100 » si le ton ou le rythme n'est pas marqué pour séparer clairement les groupes dans l'énoncé d'un numéro de téléphone par exemple, ce qui est évité avec les systèmes de numération symbolique ; c'est pourquoi les nombres longs sont cités plutôt avec des groupes de deux chiffres sans lever toutefois toutes les ambiguïtés comme par exemple « vingt quatre vingt cinq » qui pourrait vouloir dire « 24 25 » ou « 20 85 » en français de France, difficulté qui n'existe pas en français suisse ou l'ancien système vicésimal ; cette difficulté se lève toutefois en marquant les pauses entre chaque groupe, et en évitant toute pause au milieu du nombre « quatre-vingt » en français oral de France ; dans d'autres langues, comme en russe, la difficulté se lève par l'utilisation d'un mot ровно « exactement » pour signifier la fin d'un groupe ; pour l'écriture, c'est le trait d'union qui lève l'ambiguïté en liant les mots composant le même groupement de chiffres, mais la notation symbolique est nettement préférable pour de tels numéros car plus simple et non ambiguë.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Imprimerie nationale, 2002, édition octobre 2007 (ISBN 978-2-7433-0482-9), p. 123 et 131, exemple : « le billet no 21741 gagne le gros lot ». Dans cette situation, précise le Lexique p. 131, les nombres écrits après « n° » se composent en chiffres arabes collés (ex. : châssis n° 654242).
  2. Jean-Pierre Lacroux, Orthotypographie — De navire à numéro.
  3. Patrick Andries, Unicode 5.0 en pratique : Codage des caractères et internationalisation des logiciels et des documents, Dunod, coll. « InfoPro »,‎ avril 2008, 424 p. (ISBN 978-2100511402), p. 136.