Roulers
| Roulers (nl) Roeselare |
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La grand-place de Roulers |
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Héraldique |
Drapeau |
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| Administration | ||
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| Pays | ||
| Région | ||
| Communauté | ||
| Province | ||
| Arrondissement | Roulers | |
| Bourgmestre | Luc Martens (CD&V) (2005-18) | |
| Majorité | CD&V-SP.A-Groen (2013-18) | |
| Sièges N-VA CD&V sp.a Vlaams Belang Groen OpenVLD |
37 (2013-18) 12 12 5 3 3 2 |
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| Section | Code postal | |
| Roulers Beveren Oekene Rumbeke |
8800 8800 8800 8800 |
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| Code INS | 36015 | |
| Zone téléphonique | 051 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Roularien(ne) | |
| Population – Hommes – Femmes Densité |
59 147 (1er janvier 2013) 49,36 % 50,64 % 989 hab./km² |
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| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + |
(1er janvier 2011) 19,78 % 61,48 % 18,73 % |
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| Étrangers | 2,28 % (1er janvier 2011) | |
| Taux de chômage | 5,21 % (juin 2011) | |
| Revenu annuel moyen | 13 829 €/hab. (2011) | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie – Surface agricole – Bois – Terrains bâtis – Divers |
59,79 km² (2005) 54,07 % 0,63 % 42,81 % 2,48 % |
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| Localisation | ||
![]() Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Flandre-Occidentale |
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| Liens | ||
| Site officiel | roeselare.be | |
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Roulers (en néerlandais Roeselare) est une ville de Belgique située en Région flamande, chef-lieu d'arrondissement en province de Flandre-Occidentale.
Sommaire |
Toponymie [modifier]
Le nom de « Roulers » est un composé de deux éléments germaniques (probablement vieux bas francique), à savoir : ros « jonc, roseau » (cf. ancien français ros, diminutif rosel > roseau) et hlar « friche » (cf. ancien français larris, même sens) d'où le néerlandais Roeselare. Il signifie donc « lande à joncs ».
La forme Roulers résulte de l'évolution phonétique de ces deux éléments en langue romane. L'élément -lers (parfois Flers) se retrouve fréquemment en Belgique et dans le nord de la France (cf. Meulers). Rou- se retrouve quant à lui sous cette forme dans Roubaix, équivalent des nombreux Rebecq, Rebais, Robais, Robecq.
Histoire de la ville [modifier]
En 822, le nom Roulers est connu et dès le Xe siècle, il y a déjà de l’industrie et du commerce. En 1250, la ville obtient une charte et des privilèges.
Beaucoup de bâtiments historiques, par exemple un petit château (Belfort) et la grande halle de la place du marché (1260), ont disparu à la suite de plusieurs catastrophes. Au Moyen Âge, il était très difficile de défendre la ville parce qu’il n'y avait pas, ou très peu, de fortifications.
En 1282, Robert, comte de Boulogne, vendit la ville de Roulers à Gui de Dampierre, comte de Flandre, qui la destinait à son fils Jean[1].
Sous Maximilien Ier la ville fut ravagée par l’armée autrichienne (en 1488 et 1492), puis lors des guerres religieuses par la fureur iconoclaste (le 26 août 1566). Pendant la guerre de quatre-vingts ans, l’industrie drapière, naguère florissante, disparut. Ensuite, Roulers connut une période de pauvreté malgré quelques gloires locales : à Venise, Adrian Willaert (un habitant de Roulers) fut le premier compositeur de musique polyphonique.
En 1609, la Trêve de douze ans ramena la prospérité à Roulers jusqu’à ce qu'une nouvelle guerre éclatât en 1640. Par suite de la paix de Nimègue (1678), Roulers fut rattaché à la France et devint une place frontière. Il y vivait beaucoup de contrebandiers, la ville n’ayant plus de finances publiques et donc, plus d’argent pour réparer la halle du marché. La ville servit de camp de repli pour les armées anglo-hollandaises lors des batailles successives de la guerre de Succession d'Espagne (1704-1711) aux Pays-Bas. Le petit château finit par s’écrouler faute d'entretien (le 30 octobre 1704) et la tour en tombant détruisit la plus grande partie du marché couvert. Avec les décombres, on reconstruisit une halle plus petite, mais qui brûla elle-même en 1749. Les caves de ce bâtiment existent toujours sous la place du marché.
Malgré les catastrophes que Roulers a connues, l’église Saint-Michel restait en bon état. Toutefois, le clocher s’est écroulé le 19 janvier 1735 par un fort orage : on le reconstruisit. Ces trois grandes catastrophes et les reconstructions successives font que l’église offre aujourd'hui une juxtaposition de trois styles. Vers 1770, l’hôtel de ville de style rococo fut édifié.
Après la fameuse bataille de Waterloo, la ville échut au Royaume des Pays-Bas jusqu’à l’indépendance de la Belgique en 1830. L’indépendance, paradoxalement, ramenait la pauvreté à Roulers, mais la situation s'améliora grâce à la construction de la ligne de chemin de fer Courtrai-Bruges (1838) et l’invention de la machine à vapeur. De 1862 à 1872, on creusa le canal Roulers-Lys, ce qui dynamisa l’économie locale : le long du canal, la construction de quais attirait les activités industrielles à Roulers et fit croître la population.
Le 28 juillet 1875, une révolte d'étudiants, « De Groote Stooringe », éclata contre l’utilisation exclusive de la langue française au Petit Séminaire de Roulers[2]. Ce mouvement se réclamait d’Albrecht Rodenbach, écrivain qui animait plusieurs associations d'étudiants. « De Groote Stooringe » est depuis quelques années une fête culturelle à Roulers.
Pendant la Première Guerre mondiale, la ville avait souffert beaucoup de l’artillerie alliée. On reconstruisit la ville mais elle n’était pas sitôt reconstruite que la Seconde Guerre mondiale éclata ; en fait, la ville souffrit relativement peu de cette guerre ; les Polonais ont libéré la ville.
Dans les années 1960, on a utilisé la REO, halle aux légumes et aux fruits (celle-ci est aujourd’hui la plus grande de Flandre). La communauté urbaine de Roulers s’est formée en 1977 par la jonction de Roulers, Beveren, Oekene et Rumbeke.
Dans les années 1976-1979, on a construit une nouvelle gare avec deux tunnels qui remplacent quatre passages à niveau. A l’avenir, on veut renouveler tous les environs de la gare pour intégrer le Nord de la ville (le quartier Krottegem) au centre de la ville. Au début des années 1980, on a changé profondément la circulation une première fois. Aujourd’hui, la municipalité pense aux nouvelles mesures de sûreté concernant la prévention routière.
Monuments [modifier]
- Le Petit Séminaire de Roulers[2], au centre de la ville date de l'époque napoléonienne. C'est une institution bien connue grâce aux trois chefs de file historiques du mouvement flamand : Guido Gezelle, Hugo Verriest et Albrecht Rodenbach (1855-1898). Constant Lievens, missionnaire jésuite en Inde (apôtre du Chotanagpur) y étudia également.
- L’église Saint-Michel, l’hôtel de ville,
- Le château de Rumbeke,
- La brasserie Rodenbach,
- Musée du vélo et du cyclisme,
- Deux académies des arts: S.A.S.K. et Ardriaen Willaert,
Office du Tourisme (Ooststraat)
Transports [modifier]
- Gare SNCB moderne du chemin de fer Courtrai-Bruges
- Transport public urbain et régional (bus) bien organisé
- Près de l’autoroute A17/E403 Tournai/Courtrai-Bruges
(à 1 heure de Bruxelles et 30 minutes de Lille en France): trois sorties (6, 7 et 8)
Industrie [modifier]
Deux zones industrielles importantes (nourriture, électro) (Roeselare/Roulers-Haven/Port = Canal Roulers-Lys, Beveren-Noord/Nord) Roeselare Expo
Média [modifier]
Roularta Media Group, télévision régionale Wtv/Focus
Activités sociales et culturelles [modifier]
- Beaucoup d’écoles de tous les niveaux, mais pas d'université
- Centre culturel « De Spil »
- Centre de la jeunesse (Diezie), des jardins de récréation (Kerelsplein)
- Beaucoup d’unions et d’activités socio-culturelles
- Deux grands hôpitaux (direction privée et publique)
Environnement [modifier]
- Quelques jardins publics : Rondekom, Kleine Bassin, Grote Bassin/Sint-Sebastiaanspark, Sterrebos, Kleiputten
- Trois villages rustiques
- Cité-jardin (beaucoup de quartiers avec des arbres et des fleurs)
Activités sportives [modifier]
- Football : KSV Roeselare, stade Schiervelde (deuxième division nationale)
- Volley-ball : Knack Roeselare, salle de sport Schiervelde (première division nationale)
Programme de développement urbain [modifier]
On réalisera certains projets à court, à moyen ou à long terme.
On veut améliorer la sécurité routière et l’attraction de la ville. Il s’agit de la rénovation des environs de la gare, un projet d’urbanisation au centre (le site KBC à proximité de la place du marché) et des travaux aux certaines rues à la cité et à la périphérie.
En résumé, plus d’habitations, de parkings, de magasins, de bureaux, de salles d’exposition, de jardins publiques et moins de bouchons aux rues commerciales.
Un système électronique qui annonce les parkings libres.
Des couloirs d’autobus, des nouveaux arrêts d’autobus, des nouvelles relations d’autobus (Krottegem, Schiervelde, Tielt) pour un meilleur transport public et des passages bons pour les vélos et les piétons.
Une nouvelle académie des arts (S.A.S.K.) à la place Notre-Dame (Onze-Lieve-Vrouwemarkt) et une nouvelle bibliothèque avec un centre de la connaissance et de l’instruction.
L’extension de l’infrastructure sociale (l’hôtel de ville, site Noord/Boro).
Une nouvelle maison de repos et un nouveau centre d’accueil à l’hameau Zilverberg.
Un nouveau hôpital impressionnant (Heilig-Hart) à proximité de l’autoroute A17/E403 (Oekene). Le centre médical actuel deviendra éventuellement une maison de repos parce que le nombre des personnes âgées augmente vite.
On étudie la construction d’une nouvelle salle des événements (inter)nationaux à proximité de l’autoroute A17/E403 (Oekene).
Un bois de récréation pour les enfants.
Un terrain pour des conteneurs aux environs du canal Roulers-Lys.
Une maison de la nourriture (centre d’information)
Ville-Lumière flamande
Musée (Albrecht) Rodenbach
…
Les événements et le folklore [modifier]
- La statue de Peegie (Botermarkt) est un peu la mascotte de la ville et symbolise la « malice » et l’esprit commercial des habitants de Roulers.
- La Braderie (de Batjes),
- Le Nocturne (de Winkelnacht),
- La Semaine Internationale (de Internationale Week),
- Le Marché de la semaine (le mardi matin),
- Le Marché du 1er mai,
- Le Marché de Pentecôte (Sinksenmarkt),
- Le Marché de Noël (Kerstmarkt),
- De Groote Stooringe (Fête Culturelle d’origine flamande),
- Les foires/Kermesses (Kermissen),
- Carnaval,
- Happenings des rues commerciales (Meensesteenweg, Westlaanpromenade),
- La foire-exposition (de Jaarbeurs),
- L’entrée de Saint-Nicolas (de Intrede van Sinterklaas)
Personnalités [modifier]
- Jean Mahieu
- Adrien Willaert, compositeur
Notes [modifier]
- Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin, 1902 (réimpr. 1981) [lire en ligne], p. 250
- Petit Séminaire de Roulers
Liens externes [modifier]
- Site officiel de la ville, seulement en néerlandais excepté la rubrique touristique
- Site officiel du Petit Séminaire de Roulers, seulement en néerlandais
