Sylvain Chavanel

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Sylvain Chavanel
Image illustrative de l'article Sylvain Chavanel
Sylvain Chavanel au Grand Prix E3 2009
Informations
Nom Chavanel
Prénom Sylvain
Surnom Mimosa (France), La Machine (Flandre)
Date de naissance 30 juin 1979 (35 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipe actuelle IAM
Spécialité Puncheur
Baroudeur
Contre-la-montre
Équipe amateur
Vendée U
Équipe professionnelle
2000-2002
2003-2004
2005-2008
2009-2011
2012-2013
2014-
Bonjour
Brioches La Boulangère
Cofidis
Quick Step
Omega Pharma-Quick Step
IAM
Principales victoires
9 Championnats

médaille d'or, monde Champion du monde du contre-la-montre par équipes 2012 et 2013
MaillotFra.PNG Champion de France sur route 2011
MaillotFra.PNG Champion de France du contre-la-montre 2005, 2006, 2008, 2012, 2013 et 2014
2 classements annexes de grand tour
Jersey red number.svg Prix de la combativité du Tour de France 2008 et 2010

3 étapes de grand tour
Tour de France (3 étapes)
Sylvain Chavanel en 2003.
Sylvain Chavanel, vêtu du maillot à pois lors du Tour de France 2007.

Sylvain Chavanel (né le 30 juin 1979 à Châtellerault dans la Vienne) est un coureur cycliste français. Professionnel depuis 2000, il est membre de l'équipe IAM. Il a notamment été champion de France de cyclisme sur route en 2011, six fois champion de France du contre-la-montre, en 2005, 2006, 2008, 2012, 2013 et 2014 (il devance Eddy Seigneur et ses quatre succès) et a remporté trois étapes du Tour de France, en 2008 et 2010. Son frère cadet Sébastien Chavanel est également cycliste professionnel.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sylvain Chavanel naît à Châtellerault dans la Vienne le 30 juin 1979. Son frère cadet Sébastien, né en 1981, est également coureur professionnel depuis 2003. Ses trois autres frères, Frédéric, Bertrand et Cyril pratiquent également le cyclisme[1] et leur oncle Michel est président du Comité Régional Cyclisme du Poitou-Charentes[2],[3].

Professionnel depuis 2000, Sylvain Chavanel reste fidèle à l'équipe de Jean-René Bernaudeau (« Bonjour » de 2000 à 2002, puis « Brioches La Boulangère » de 2003 à 2004). Il passe ensuite chez Cofidis de 2005 à 2008, puis chez Quick Step à partir de 2009. Il a notamment remporté les Quatre jours de Dunkerque à deux reprises, ainsi que les semi-classiques belges À travers les Flandres et la Flèche brabançonne. Sur le Tour de France, il a remporté trois étapes, une en 2008 puis deux en 2010.

2000-2003 : l'espoir du cyclisme français[modifier | modifier le code]

Très jeune, Sylvain Chavanel est considéré comme un des grands espoirs du cyclisme français. Faisant ses armes dans la toute jeune équipe Bonjour, il est repéré par le grand public sur le Tour de France 2001 où il est l'équipier de François Simon, plusieurs jours maillot jaune.

En 2002 et 2003, il confirme ces espoirs. Il remporte le Trophée des grimpeurs 2002, les Quatre jours de Dunkerque 2002 et le Tour du Haut-Var 2003, se forgeant une carte de visite impressionnante pour son jeune âge. Il termine également deuxième du Tour du Poitou-Charentes en 2002 et 2003 et d'À travers le Morbihan 2003, troisième du Tour de Belgique 2002 et du Tour méditerranéen 2003. Il prouve en même temps ses qualités de rouleur sur les prologues et contre-la-montre courts, comme sur le Dauphiné libéré, le Critérium international ou Paris-Nice : 5e de ces deux courses en 2003, il obtient là ses premiers grands résultats internationaux à 23 ans.

Chavanel termine la saison 2003 à la 36e place mondiale.

2004-2007 : la difficile confirmation[modifier | modifier le code]

Durant la seconde partie de sa carrière, Chavanel tarde à se montrer à la hauteur du talent pressenti, ne parvenant jamais à dépasser le classement qui avait été le sien en 2003.

Au cours de cette période, marquée notamment par son transfert chez Cofidis fin 2004, Chavanel remporte quelques belles victoires : la Polynormande 2004, le Tour du Poitou-Charentes 2005 et 2006, dont il remporte 3 étapes, les Quatre jours de Dunkerque de nouveau, en 2004, le Tour de Belgique 2004, le Circuit de la Sarthe 2005 ou encore le Championnat de France contre-la-montre en 2005 et 2006.

Malgré ces succès de prestige, il ne parvient pas à s'imposer au niveau supérieur. 12e du Championnat de Zurich 2005, 12e encore du Critérium du Dauphiné libéré 2006, avec notamment une belle 5e place au sommet du mont Ventoux, 10e en 2007, 16e du Tour d'Espagne 2007, il ne pèse jamais réellement sur ces courses par étapes, et ne parvient pas à briller sur le Tour de France, où il ne remporte pas d'étape. Durant le Tour de France 2006, il fait partie lors de la 13e étape de l'échappée de cinq coureurs qui arrive avec près de 30 minutes d'avance sur le peloton et permet à l'Espagnol Óscar Pereiro d'être le vainqueur surprise de ce Tour[4],[5].

2008-2009 : la maturité[modifier | modifier le code]

2008 voit le retour d'un Chavanel offensif, qui trouve enfin un terrain à sa convenance sur les classiques flamandes du mois de mars.

Vainqueur d'étape en début de saison sur le Tour méditerranéen, puis deuxième du Tour de l'Algarve, il arrive en pleine confiance sur Paris-Nice où, profitant d'une course de mouvement les trois premiers jours, il s'empare du maillot jaune à l'issue de la 3e étape, à Saint-Étienne. Perdant son maillot le lendemain sur les pentes du mont Serein au profit du néerlandais Robert Gesink, il part à nouveau à l'offensive et remporte à Cannes la 6e étape. Il termine neuvième de ce Paris-Nice 2008 qu'il aura animé de bout en bout.

À la fin du mois de mars 2008, il participe pour la première fois à À travers les Flandres et à la Flèche brabançonne, qu'il remporte toutes deux, à 4 jours d'intervalle, chaque fois en solitaire. En juin 2008, il remporte pour la troisième fois le Championnat de France contre-la-montre.

Le 25 juillet 2008, il gagne la 19e étape du Tour de France à Montluçon, en battant au sprint son compagnon d'échappée Jérémy Roy. Il est élu coureur le plus combatif du Tour de France[6].

En juillet 2008, il s'engage pour deux saisons avec l'équipe Quick Step, où il retrouve son ancien coéquipier Jérôme Pineau[7].

Chavanel participe alors pour la deuxième fois à la Vuelta. Le 3 septembre, il termine deuxième de l'étape contre-la-montre à Ciudad Real de la Vuelta 2008, et prend la deuxième place dans le classement général, à 2 secondes de Levi Leipheimer. Le lendemain, entre Ciudad Real et Tolède, Chavanel et son équipe travaillent pour lui permettre de prendre deux fois 6 secondes de bonification aux sprints intermédiaires, et pour empêcher ses adversaires de faire de même. Il enfile ainsi le 4 septembre, à l'issue de la 6e étape, le maillot d'or de leader du Tour d'Espagne. Il le perd le lendemain sur la route d'Andorre au profit d'Alessandro Ballan, avant d'abandonner à quelques jours de l'arrivée. Cette saison qu'il termine avec 7 victoires lui permet de remporter le Vélo d'or français.

2009 commence aussi bien pour Chavanel que 2008. quatrième du Trophée Bunyola, à nouveau deuxième du Tour de l'Algarve, il participe à Paris-Nice, où il réalise une bonne 1re étape contre-la-montre en prenant la septième place, puis remporte, grâce à une bordure provoquée par l'équipe Rabobank, la 3e étape. Porteur durant trois jours du maillot de leader, il le perd dans l'ascension de la Montagne de Lure au profit d'Alberto Contador, mais termine tout de même troisième du classement général. Il finit cinquième du Grand Prix E3 et septième d'À travers les Flandres. Lors du Tour des Flandres, il passe à l'offensive de loin, notamment en compagnie de Manuel Quinziato mais il ne peut suivre son coéquipier Stijn Devolder dans le Mur de Grammont, lorsque celui-ci accélère après être revenu de l'arrière. Disputant Paris-Roubaix pour la première fois depuis 2001, il termine septième[n 1]. En juin, il prend une décevante deuxième place au championnat de France du contre-la-montre, battu par le vététiste Jean-Christophe Péraud[10]. Il participe au Tour de France, s'échappe à plusieurs reprises et prend la quatrième place de la 13e étape en ayant été victime d'une fringale. En août, il se met en évidence lors de l'Eneco Tour en remportant le prologue et en terminant à la seconde place du classement général.

2010 : leader de la Quick Step[modifier | modifier le code]

Après avoir terminé 14e de Paris-Nice, Chavanel dispute les classiques. Il termine 21e de Milan-San Remo, 22e de Gand-Wevelgem et 24e du Tour des Flandres. Il est à nouveau 24e lors de la Flèche brabançonne, qu'il a gagné en 2008. Il dispute les classique ardennaises et termine 16e de l'Amstel Gold Race. Il est victime d'une chute près de l'arrivée lors de Liège-Bastogne-Liège alors qu'il allait revenir dans le groupe Cunego-Voeckler après avoir attaqué après le franchissement de la côte de la redoute. Souffrant de fractures dentaires et d'une commotion cérébrale, il doit être opéré et n'est plus en mesure de s'entraîner pendant huit semaines. Cette chute et ses conséquences doivent le priver d'une participation au Tour de France 2010[11],[12].

Cependant, il revient à la compétition dès le Tour de Suisse[13] et figure dans la sélection de Quick Step pour le Tour de France[14]. Une semaine avant le départ du Tour, il est, comme en 2009, deuxième du championnat de France du contre-la-montre, devancé cette fois-ci de 25 secondes par Nicolas Vogondy[15].

Lors du Tour de France, il remporte à l'issue d'une échappée qu'il termine en solitaire la deuxième étape. Cette étape est marquée par les chutes de leaders comme Andy Schleck, Lance Armstrong ou encore Alberto Contador. Le peloton, attendant ces coureurs, laisse partir le Français qui endosse ainsi le maillot jaune[16] avec près de 3 minutes d'avance sur le Suisse Fabian Cancellara, précédent leader. Il ne le garde qu'une journée. Lors de l'étape d'Arenberg, il est en effet retardé par une chute de Fränk Schleck puis par deux crevaisons qui lui font perdre 4 minutes permettant ainsi à Cancellara de lui reprendre le maillot jaune[17]. Il remporte le 10 juillet la septième étape au terme d'une nouvelle échappée et reprend le maillot jaune aux dépens du Suisse, victime d'une défaillance[18]. Il perd à nouveau ce maillot dès le lendemain, lors de la première étape alpestre. À la fin du Tour, il est élu le coureur le plus combatif. C'est la deuxième fois, après 2008, qu'il obtient le prix[6]. À la fin de la saison, il est sélectionné par Laurent Jalabert pour participer à la course en ligne et au contre-la-montre au championnat du monde à Melbourne, en Australie[19].

2011[modifier | modifier le code]

Chavanel avec son maillot de champion de France sur le tour de France.

Après un début de saison où il est souvent à l'avant[réf. souhaitée], il manque la victoire de peu au Tour des Flandres. Alors qu'il semble le plus fort[réf. souhaitée], il échoue d'un demi roue face à Nick Nuyens qui remporte cette édition 2011. Une semaine plus tard, il chute lourdement dans la classique Paris-Roubaix, qui fut une véritable catastrophe pour l'équipe Quick Step puisque Tom Boonen abandonne à la suite de deux chutes et d'un problème mécanique. Le 26 juin 2011, à Boulogne-sur-Mer, il remporte le Championnat de France de cyclisme sur route après avoir résisté pendant 25 km au retour de Thomas Voeckler et d'Anthony Roux. Le nouveau champion de France participe ensuite au Tour de France. Victime d'une chute lors de la 5e étape, Chavanel est victime d'une luxation de l'épaule droite. Au bord de l'abandon les 2 jours qui suivent, il continuera l'épreuve jusqu'à son terme et termine à la 61e place, après avoir tenté plusieurs fois de s'échapper. Il participe ensuite au Tour d'Espagne où, échappé dès la 3e étape, il prend la deuxième place de l'étape et du classement général derrière Pablo Lastras[20]. Frustré et revanchard d'avoir échoué la veille, il s'empare du maillot rouge le lendemain, au sommet de la Sierra Nevada en s'accrochant au groupe des favoris. Il le conserve lors de la 5e étape pour 9 secondes par rapport à Daniel Moreno.

2012[modifier | modifier le code]

En 2012, Chavanel fait une nouvelle fois de Paris-Nice, où il a souvent obtenu du bons résultats, son objectif de début de saison, après quoi il prévoit de se tourner vers les classiques flandriennes. Sa préparation passe par le Tour de San Luis en Argentine où il obtient la neuvième place, puis le Tour d'Oman[21] où il obtient la quinzième place. Sur Paris-Nice, il obtient la huitième place finale. Il souffre cependant d'une bronchite durant cette course. Il renonce à participer à Milan-San Remo. De retour à la compétition pour À travers les Flandres[22], il en prend la deuxième place derrière son coéquipier Niki Terpstra. Deux jours plus tard, il participe à la victoire de Tom Boonen au Grand Prix E3, qui entre dans le calendrier de l'UCI World Tour lors de cette édition. Durant la semaine qui suit, il remporte les Trois jours de La Panne en s'imposant lors du contre-la-montre de 14 kilomètres le dernier jour. Il est le premier Français à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve. Ses deux premières victoires personnelles de l'année sont les 22e et 23e de son équipe, qui connaît un début de saison particulièrement réussi[23],[24].

Le 21 juin, quatre ans après son dernier titre, Sylvain Chavanel remporte pour la quatrième fois le championnat de France du contre-la-montre après 2005, 2006 et 2008, devançant Jérémy Roy de 13 secondes. Après avoir été longtemps leader virtuel, il termine ensuite troisième du prologue du Tour de France à Liège, devancé par Fabian Cancellara et Bradley Wiggins. Diminué par une bronchite, il abandonne lors de la 15e étape[25] et se prépare pour les Jeux olympiques, où il est sélectionné par Laurent Jalabert pour la course en ligne et le contre-la-montre[26]. Il effectue un contre-la-montre décevant, terminant à la 29e place, ralenti par sa roue qui touche le cadre de son vélo[27]. Il prend la vingtième place de la course en ligne. En août, il prend la deuxième place de l'Eneco Tour, course par étapes du World Tour disputée en Belgique et aux Pays-Bas. Ce résultat assure à la France une place parmi les dix premières nations du World Tour, et par conséquent un effectif de neuf coureurs au championnat du monde sur route[28].

Chavanel dispute les trois épreuves de ces championnats du monde. Avec ses coéquipiers d'Omega Pharma-Quick Step Niki Terpstra, Tom Boonen, Kristof Vandewalle, Peter Velits et Tony Martin, il remporte le nouveau championnat du contre-la-montre par équipes de marques. Il prend la quinzième place du contre-la-montre individuel, puis dispute la course en ligne, au service de Thomas Voeckler, désigné leader[29]. Celui-ci prend la septième place, tandis que Chavanel est 57e.

2013[modifier | modifier le code]

Sylvain Chavanel durant Paris-Nice.

Sylvain Chavanel entame la saison 2013 au Tour de San Luis en janvier[30]. Il participe ensuite en février au Tour de l'Algarve avant d'obtenir la septième place de la course d'ouverture des classiques flandriennes, le Circuit Het Nieuwsblad[30]. En mars, il souhaite être un protagoniste de Paris-Nice qui marque son premier pic de forme qui doit l'amener jusque Paris-Roubaix[30]. Il commence la « course au soleil » par une deuxième place sur le prologue, à une seconde de Damien Gaudin[31]. Chavanel gagne ensuite au sprint la sixième étape devant Philippe Gilbert[32] et termine finalement à la cinquième place à l'issue du contre-la-montre du col d'Èze[33]. Attendu la semaine suivante sur Milan-San Remo[34], la course est réduite de plus de 50 kilomètres en raison de chutes de neiges. Chavanel s'échappe en compagnie de Ian Stannard et d'Eduard Vorganov dans la descente de la Cipressa. Il passe ensuite le Poggio en tête avec Stannard mais est rejoint par un petit groupe peu avant l'arrivée. Il est quatrième d'un sprint remporté par Gerald Ciolek[35]. Le Français prend alors la tête de l'UCI World Tour[36]. En raison des conditions très difficiles dans lesquelles s'est disputée la Primavera, Chavanel renonce à participer à À travers les Flandres[37] mais est bien présent au GP E3 où il se classe sixième. Chavanel perd après la course la tête du World Tour au profit de Peter Sagan, deuxième à Harelbeke[38]. Le Français, comme en 2012, remporte ensuite les Trois jours de La Panne grâce à son succès lors du contre-la-montre et aborde le Tour des Flandres en outsider[39]. Lors d'une course marquée par la chute rapide de Tom Boonen, Chavanel ne peut suivre l'attaque de Fabian Cancellara dans le Vieux Quaremont et termine treizième à 1 minute 39 secondes du Suisse[40]. Sur Paris-Roubaix, un problème mécanique l'empêche de figurer aux avant-postes de la course et il termine 19e[41]. La première partie de sa saison se termine par une quatrième place dans la Flèche brabançonne[42].

De retour en mai au Tour de Californie où il est à plusieurs reprises dans les dix premiers d'étapes, Chavanel participe ensuite en juin au Critérium du Dauphiné. Aux Championnats de France organisés à Lannilis, il remporte tout d'abord le contre-la-montre avec plus de deux minutes d'avance sur le deuxième, Jérémy Roy[43], puis il termine à la deuxième place de la course en ligne derrière Arthur Vichot, le podium étant complété par Tony Gallopin[44]. Retenu par son équipe afin de participer au Tour de France, il se distingue en s'échappant dans les derniers kilomètres lors de la deuxième étape, sans réussite. Deux jours plus tard, Omega Pharma-Quick Step est battue d'une seconde par Orica-GreenEDGE lors du contre-la-montre par équipes. Lors de la quinzième étape, il est le dernier de l'échappée à être repris dans le Mont Ventoux. Il effectue aussi un travail d'équipier pour le sprinter Britannique Mark Cavendish, en particulier lors de la treizième étape, en étant l'un des protagonistes du coup de bordure, faisant exploser le peloton[45]. Une semaine après la fin du Tour de France, il est onzième de la Classique de Saint-Sébastien. Chavanel participe en août, à l'Eneco Tour, où il remporte la cinquième étape, un contre-la-montre de 13,2 km, devenant ainsi deuxième du classement général à 4 secondes de Lars Boom[46]. À la fin de l'épreuve à Grammont, il termine à la sixième place, à 1 minutes 20 secondes du vainqueur, son coéquipier Zdeněk Štybar. À la fin du mois de septembre, Chavanel participe aux championnats du monde de Florence. Avec sa formation Omega Pharma-Quick Step (OPQS), Chavanel remporte tout d'abord le contre-la-montre par équipes pour la deuxième année consécutive[47]. Trois jours plus tard, Chavanel participe pour la France au contre-la-montre individuel. Troisième au premier point intermédiaire, il rétrograde ensuite pour se classer vingt-deuxième à 3 minutes 48 secondes du vainqueur, son coéquipier allemand chez OPQS Tony Martin[48]. Il n'est ensuite pas retenu pour la course en ligne[49].

Le 22 août 2013, il annonce dans un entretien accordé au journal L'Équipe qu'il courra en 2014 pour l'équipe suisse IAM[50]. Il emmène avec lui son coéquipier et ami Jérôme Pineau[51].

2014[modifier | modifier le code]

Podium de l'édition 2014 des Quatre jours de Dunkerque : Sylvain Chavanel (2e), Arnaud Démare (1er), et Michael Valgren (3e).

Pour sa première saison avec l'équipe IAM, Sylvain Chavanel a comme premiers objectifs Paris-Nice puis les classiques flandriennes. Sur ces courses d'un jour, Chavanel est chef de file de son équipe en association avec Heinrich Haussler[52].

Palmarès, résultats et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

14 participations

  • 2001 : 65e du classement général.
  • 2002 : 36e du classement général.
  • 2003 : 37e du classement général.
  • 2004 : 30e du classement général.
  • 2005 : 58e du classement général.
  • 2006 : 45e du classement général.
  • 2007 : retrait de l'équipe Cofidis.
  • 2008 : 61e du classement général, vainqueur de la 19e étape et Jersey red number.svg supercombatif.
  • 2009 : 19e du classement général.
  • 2010 : 31e du classement général, vainqueur des 2e et 7e étapes, Maillot jaune porteur du maillot jaune pendant 2 journées et Jersey red number.svg supercombatif.
  • 2011 : 61e du classement général.
  • 2012 : abandon (15e étape)
  • 2013 : 31e du classement général.
  • 2014 : 34e du classement général.

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

3 participations

  • 2007 : 16e du classement général
  • 2008 : non-partant (17e étape), Maillot or porteur du maillot or pendant 1 journée
  • 2011 : 27e, Jersey red.svg porteur du maillot rouge pendant 4 journées

Classements mondiaux[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2004, le classement UCI concerne tous les coureurs ayant obtenu des points lors de courses du calendrier international de l'Union cycliste internationale (324 courses en 2004). En 2005, l'UCI ProTour et les circuits continentaux sont créés, ayant chacun leur classement. De 2005 à 2008, le classement de l'UCI ProTour classe les coureurs membres d'équipes ProTour en fonction des points qu'ils ont obtenu lors des courses du calendrier UCI ProTour, soit 28 courses en 2005, 27 en 2006, 26 en 2007. En 2008, le calendrier du ProTour est réduit à 15 courses en raison du conflit entre l'UCI et les organisateurs de plusieurs courses majeures. Les trois grands tours, Paris-Roubaix, la Flèche wallonne, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie, Tirreno-Adriatico et Paris-Nice ne sont donc pas pris en compte dans le classement ProTour 2008. En 2009 et 2010, un « classement mondial UCI » remplace le classement ProTour. Il prend en compte les points inscrits lors des courses ProTour et des courses qui n'en font plus partie, regroupées dans un « calendrier historique », soit au total 24 courses en 2009 et 26 en 2010. Ce nouveau classement prend en compte les coureurs des équipes continentales professionnelles. En 2011, l'UCI ProTour devient l'UCI World Tour et reprend dans son calendrier les courses qui l'avaient quitté en 2008. Il comprend 27 courses en 2011 et son classement ne concerne plus que les coureurs membres des 18 équipes ProTeam. Sylvain Chavanel est no 1 mondial du classement UCI à partir du 17 mars jusqu'au 22 mars 2013.

Année 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Classement UCI[55] 1202e 335e 176e 83e 36e 36e
Classement ProTour[56] 138e 154e 139e 108e
Classement mondial UCI[57] 22e 101e[58]
UCI World Tour[59] 55e[60] 45e[61] 24e[62]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Leif Hoste, initialement quatrième de Paris-Roubaix 2009, a été déclassé par l'UCI[8],[9]. Chavanel, initialement huitième, est reclassé septième.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Chez les Chavanel : "Mon frère, ce héros" », sur poitiers.maville.com,‎ 7 juillet 2010 (consulté le 18 septembre 2010)
  2. Michel Chavanel nouveau président du comité régional de cyclisme
  3. Composition du Comité Directeur du Comité Régional Cyclisme du Poitou-Charentes
  4. (en) « Grivko says that Astana will keep fighting in the name of Vinokourov », sur cyclingnews.com,‎ 14 juillet 2011 (consulté le 14 juillet 2011)
  5. (en) « Experience calls: Voigt claims the day », sur cyclingnews.com,‎ 15 juillet 2006 (consulté le 14 juillet 2011)
  6. a et b « Chavanel élu super-combatif », sur eurosport.fr,‎ 24 juillet 2010 (consulté le 25 juillet 2010)
  7. « Sy. Chavanel s'engage avec Quick Step », L'Équipe, 24 juillet 2008
  8. [PDF] (en) « Anti-doping Rule Violations », sur uci.ch, Union cycliste internationale,‎ 17 juillet 2014 (consulté le 29 juillet 2014)
  9. (en) «  Results - Cycling - Road 2009 - Men Elite Paris - Roubaix (FRA/HIS) - 12 Apr 2009 - Road race: Compiègne - Roubaix », sur uci.ch, Union cycliste internationale (consulté le 30 juillet 2014)
  10. « Chavanel «pas très fier» », sur lequipe.fr,‎ 25 juin 2009 (consulté le 21 juillet 2009)
  11. « Chavanel blessé au visage », sur lequipe.fr,‎ 25 avril 2010 (consulté le 25 avril 2010)
  12. « Chavanel privé de Grande Boucle », sur eurosport.fr,‎ 26 avril 2010
  13. (en) « Boonen, Chavanel return in Tour de Suisse », sur cyclingnews.com,‎ 11 juin 2010 (consulté le 16 juin 2010)
  14. (en) « Boonen to lead Quick Step in Tour de France », sur cyclingnews.com,‎ 23 juin 2010 (consulté le 23 juin 2010)
  15. « Vogondy au rendez-vous », sur eurosport.fr,‎ 24 juin 2010 (consulté le 24 juin 2010)
  16. « Chavanel, héros des Ardennes », sur eurosport.fr,‎ 5 juillet 2010
  17. « Il y en avait partout ! », sur eurosport.fr,‎ 6 juillet 2010
  18. « Chavanel, c'est la totale ! », sur eurosport.fr,‎ 10 juillet 2010
  19. Route - Championnats du monde - Élites - La sélection tricolore sur ffc.fr
  20. Manuel Martinez, « Chavanel frustré », L'Equipe,‎ 23 août 2011, p. 12
  21. (en) « Chavanel takes aim at Paris-Nice », sur cyclingnews.com,‎ 17 janvier 2012
  22. (en) « Chavanel back to racing at in Dwars Door Vlaanderen », sur cyclingnews.com,‎ 20 mars 2012 (consulté le 29 mars 2012)
  23. (en) « Chavanel continues Omega Pharma-QuickStep winning streak », sur cyclingnews.com,‎ 20 mars 2012 (consulté le 29 mars 2012)
  24. « Chavanel : "Je prend mon pied !" », sur velochrono.fr,‎ 31 mars 2012
  25. « Chavanel : "J'arrête pour me soigner" », sur cyclismactu.net,‎ 16 juillet 2012 (consulté le 16 juillet 2012)
  26. « Bourgain inscrit sur route aux JO ! », sur velochrono.fr,‎ 5 juillet 2012
  27. « Sylvain Chavanel : "Je suis écœuré" », sur cyclismactu.fr,‎ 1er août 2012 (consulté le 24 septembre 2012)
  28. « Jalabert peut dire merci à Chavanel », sur velochrono.fr,‎ 12 août 2012 (consulté le 24 septembre 2012)
  29. « Jalabert a choisi », sur velochrono.fr,‎ 10 septembre 2012 (consulté le 24 septembre 2012)
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