Raymond Delisle

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Raymond Delisle
Image illustrative de l'article Raymond Delisle
Raymond Delisle lors du Tour de France 1976
Informations
Nom Raymond Delisle
Date de naissance 11 mars 1943
Date de décès 11 août 2013 (à 70 ans)
Pays Drapeau de la France France
Équipes professionnelles
1965-1975
1976
1977
Peugeot-BP-Michelin
Peugeot-Esso-Michelin
Miko-Mercier-Hutchinson
Principales victoires
Championnat
MaillotFra.PNG Champion de France sur route 1969 3 étapes dans les grands tours
Tour de France (2 étapes)
Tour d'Espagne (1 étape)

Raymond Delisle est un coureur cycliste français, né le 11 mars 1943 à Ancteville (Manche) et mort le 11 août 2013 à Hébécrevon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est considéré comme l'un des meilleurs coureurs cyclistes français des années 70[1]. Débutant chez les amateurs en 1961, il passe dans la catégorie professionnel en 1965. Il accomplit sa dernière année professionnelle sous les couleurs de Miko - Mercier, en 1977, même s'il a été fidèle à l'équipe Peugeot de 1965 à 1976.

Puncheur redouté, adepte des longues échappées, même Eddy Merckx le craignait, il n'a pas le palmarès que ses qualités pouvaient présager[1], du fait que le peloton lui permettait rarement de s'enfuir. Champion de France, en 1969, il remporte le 14 juillet, la seizième étape du Tour de France, arrivant à Luchon. Il est, à ce jour, le seul coureur français à avoir remporté une étape, le jour de la fête nationale, vêtu du maillot tricolore[2]. Il gagne sa deuxième victoire lors de la douzième étape du Tour 1976, s'achevant dans la station de Pyrénées 2000, après une longue fugue dans le massif des Pyrénées. Terminant avec cinq minutes d'avance sur le deuxième et surtout sept sur des coureurs comme Ocaña, Poulidor, Van Impe ou bien Zoetemelk[3], il s'empare du maillot jaune (pour deux jours), en pouvant légitimement espérer le garder jusqu'à Paris. Mais lors de la quatorzième étape, une alliance entre Luis Ocaña et Lucien Van Impe lui est fatal[1]. Il termine néanmoins, cette année-là, quatrième au classement général final. Il participe à douze Tours de France, de 1965 à 1977, avec une autre place dans le Top 10 , neuvième lors du Tour 1977[4].

Lors d'une interview au journal L'Équipe le 7 juillet 1977, il indique au journaliste : « J'ai pris des amphétamines comme tout le monde. [...] 5 milligrammes qu'est-ce que c'est ? Vous prenez ça quand vous êtes fatigué et c'est rien du tout. Ce n'est pas dangereux. », montrant ainsi l'image qu'avait le dopage dans le peloton de ces années.

Après sa carrière cycliste, il devient agent commercial des cycles Orbea et de Cycleurope, fait fabriquer des vélos à son nom[réf. nécessaire]. Il est aussi hôtelier à Hébécrevon, dans la Manche, au Château de la Roque qu'il reconvertit en chambres d'hôtes. Il se suicide dans ce manoir, le 11 août 2013[2].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

Douze participations.

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

  • 1974 : non partant (19eb étape (dernière étape)), vainqueur de la 10e étape

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Delisle est mort », article publié dans le quotidien L'Équipe du lundi 12 août 2013.
  2. a et b « Mort de Raymond Delisle, éphémère maillot jaune », sur lemonde.fr
  3. « L'historique du Tour - Tour de France 1976 (Étape 12) », sur www.letour.fr (consulté le 20 août 2013)
  4. « L'historique du Tour - Palmarès et participations de Raymond Delisle », sur www.letour.fr (consulté le 20 août 2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]